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www.medjugorje.ws » Text version » Echo de Marie Reine de la Paix » Echo de Marie Reine de la Paix 181 (Mai-Juin 2005)

Echo de Marie Reine de la Paix 181 (Mai-Juin 2005)

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Message du 25 mars 2005:
«Chers enfants, aujourd´hui je vous
appelle à l´amour. Petits enfants, aimez-
vous avec l´amour de Dieu. A chaque ins-
tant, dans la joie et dans la tristesse, que
l´amour prédomine, et ainsi, l´amour
commencera à régner dans vos cœurs.
Jésus ressuscité sera avec vous et vous
serez ses témoins. Je me réjouirai avec
vous et vous protègerai de mon manteau
maternel. En particulier, petits enfants, je
regarderai avec amour votre conversion
quotidienne. Merci d’avoir répondu à
mon appel.»
Témoins du Ressuscité
Aujourd’hui chers enfants, Je vous
invite à l’amour. Marie nous exhorte ainsi
dans Son message du Vendredi Saint de
l’année 2005 et Jean, l’apôtre de l’amour qui
est au pied de la Croix avec Elle pour
recueillir le dernier soupir de Jésus, nous
exhorte de même: Très Chers, aimons-nous
les uns les autres, parce que l’amour vient
de Dieu: quiconque aime est engendré par
Dieu et connaît Dieu. Qui n’aime pas n’a
pas connu Dieu, parce que Dieu est amour
(1 Jn 4, 7-8). L’amour est là, sur cette Croix,
pierre d’achoppement (Rm 9,32) et signe de
contradiction
(Lc 2,34) pour que ce qui est
caché soi révélé. Maintenant nous savons
qui est notre Dieu: la Mort et le Résurrection
de Jésus nous le révèlent. La Lumière de
l’Esprit qui se répand d’elles sur le monde
éclaire le mystère caché depuis des siècles
dans l’esprit de Dieu
(Eph 3, 9).
Petits enfants aimez-vous avec
l’amour de Dieu, nous exhorte Marie. Et
c’est une mise au point importante parce
qu’aujourd’hui semble perdu le sens original
du mot amour. L’amour de Dieu est celui
révélé par Jésus avec sa vie; c’est celui
décrit par Paul dans le bien connu Hymne à
la charité
(1Cor 13).
Toujours, dans la joie et dans la tris-
tesse, que prévale l’amour et ainsi
l’amour commencera à régner dans vos
coeurs.
Vivre l’amour en toute circonstance
heureuse ou triste de notre vie. L’amour qui
vient de Dieu, en effet, ne dépend pas des
événements de notre existence, ce n’est pas
leur fonction. Ou mieux, c’est vraiment tout
le contraire parce que ce sont les événe-
ments de la vie qui assument le sens et la
valeur de l’amour avec lequel ils sont vécus.
Parce que si nous vivons les événements
dans l’amour de Dieu, nécessairement nous
transfusons en eux cette force salvatrice,
nous en désamorçons le mal, nous y greffons
le bien. L’amour commencera ainsi à régner
dans nos coeurs. De cette manière grandira
le Royaume de Dieu en nous et autour de
nous: Jésus ressuscité sera avec nous et nous
serons ses témoins.
Être témoins du Ressuscité signifie
admettre que Jésus vive en nous. Il ne suffit
pas de dire de croire en Dieu, il faut spéci-
fier à quel dieu se croit. Il ne suffit pas de
dire qu’on croit au Dieu d’Abraham,
d’Isaac, de Jacob et même pas qu’on croit au
Dieu incarné en Jésus si ensuite cela reste
une déclaration verbale qui n’a pas d’inci-
dence sur notre manière de vivre. Il ne suffit
pas de dire qu’on croit en Dieu-amour si
ensuite on doute de son amour, si on n’aime
pas le prochain de l’amour avec lequel Dieu
aime, si on n’est pas capable d’aimer ses
propres ennemis, si on n’est pas capable de
donner et demander pardon.
Certes, ce n’est pas facile guère et n’est
pas à notre portée. Mais nous avons l’Église,
les sacrements, les grâces ordinaires et
extraordinaires que Dieu ne manque pas de
nous accorder. Nous avons Marie qui est
réellement notre Mère, qui nous guide et
nous soutient, qui intercède pour nous. Nous
décidons sérieusement de nous laisser habi-
ter par le Christ. Marie se réjouira avec nous
et nous protégera de son manteau maternel.
Mettons-nous en chemin, même avec de tout
petits pas, mais fondés sur un grand désir
d’abandon à Dieu et non sur des calculs
mesquins. Laissons Marie guider notre
conversion quotidienne, vivre jour après
jour notre baptême. Elle regardera avec
amour cette option quotidienne pour le
Ressuscité ; et les petites œuvres de chaque
jour, réalisées dans cet esprit produiront,
sous son regard, des fleurs de conversions et
d’amour, peut-être peu apparentes pour le
monde mais infiniment agréables à Dieu
parce que ce sont des fleurs qui donneront à
maturité des fruits de Résurrection.
Nuccio Quattrocchi
Message du 25 avril 2005:
«Chers enfants, aujourd’hui encore je
vous invite à la prière dans vos familles.
Par la prière et la lecture des Saintes
Ecritures, que dans vos familles entre
l’Esprit Saint qui va vous renouveler.
Ainsi, vous deviendrez enseignants de la
foi dans votre famille. Par la prière et par
votre amour, le monde prendra un
meilleur chemin et l’amour commencera
à régner dans le monde. Merci d’avoir
répondu à mon appel. »
Prier et aimer
Nous sommes en train de vivre de grands
événements; pourtant, aussi grande que soit
l’émotion qu’ils suscitent en nous, nous ne
réussissons pas à modifier notre vie. Ce fut
le cas pour le Tsunami, ainsi peut-être en
sera-t-il pour les nombreuses foules qui ont
rempli le Vatican à l’occasion de la mort de
Jean Paul II et de l’élection de Benoît XVI.
L’émotion, même sincère, si elle ne porte
pas de fruits de conversion reste stérile com-
me le grain tombé sur la route ou sur les
pierres, ou encore dans les épines (Mt 13,18-
23). A elle seule l’émotion ne suffit pas; elle
peut amorcer mais est incapable de porter à
son accomplissement un processus de réelle
promotion humaine et encore moins de
conversion. Ainsi en est-il pour tout senti-
ment et pour les qualités, même éminentes,
de l’homme qui veut faire abstraction de la
nature propre de l’homme voulue par Dieu.
Dieu créa l’homme à son image; à l’image
de Dieu il le créa; homme et femme il les
créa
(Gen 1,27). Seul l’homme (homme et
femme) est appelé à partager, par la
connaissance et l’amour, la vie de Dieu
(Catéchisme de l’Eglise Catholique, §356).
Dans cet appel réside la grande dignité de
l’homme. Chercher ailleurs les raisons de la
dignité de la personne humaine, c’est défigu-
rer l’image divine dont l’homme est porteur
et ainsi rabaisser l’homme au rang d’une
quelconque créature. Oublier l’origine divine
de l’homme est à la base de toute violence
publique ou privée, de toute injustice, de tout
péché contre l’homme et contre Dieu.
Que faire? Il faut prendre au sérieux les
invitations de Marie, nous décider pour
Dieu,
Le choisir, vivre pour Lui.
Aujourd’hui encore je vous invite à la
prière dans vos familles.
Avant tout, renou-
veler la prière; c-à-d. non seulement recom-
mencer à prier mais prier de manière tou-
jours nouvelle, sans fatigue ni distraction,
mais vivante. Certes, ce n’est pas facile et
cela doit s’apprendre graduellement; c’est
en priant qu’on apprend à prier.
Ensuite,
prière dans notre famille. Et cela non seule-
ment parce que quand deux ou trois sont
réunis au Nom de Jésus, Il est au milieu
d’eux
(Mt 18,20) mais parce que la famille
est la cellule fondamentale de la société et
donc c’est d’elle que doit naître tout assai-
...TU ES PIERRE !
Mai-juin
2005 Edité par Eco di Maria, C.P.
27 31030 Bessica (TV)
(Italie) - Tel/fax 0423.470331
A. 21, n. 5- 6; Sped.a.p. art.2,com.20/c,leg.662/96 filiale di Mantova, Autor. n. 13 del tribun.MN: 8.11.86
Edition francaise: veuillez adresser tout courrier à notre secrétariat (adresse pag. 8)
181
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nissement social. Par la prière et la lecture
de l’Ecriture Sainte que dans vos familles
entre l’Esprit Saint qui vous renouvellera
.
Gardons bien à l’esprit cette suggestion de
Notre Mère, qui est aussi un souhait. Prière
et lecture de la Sainte Ecriture sont une uni-
té inséparable parce que c’est par l’Ecriture
que nous connaissons le Dieu auquel nous
nous adressons, et ceci est valable aussi bien
pour l’Ancien que pour le Nouveau
Testament. Notre Dieu est le Dieu
d’Abraham, d’Isaac et de Jacob
et Il s’est
révélé à nous en Jésus Christ. Qui croit en
moi
– dit Jésus – ne croit pas en moi mais en
Celui qui m’a envoyé
(Jn 12, 44-45) et enco-
re qui m’accueille, accueille Celui qui m’a
envoyé
(Jn 13,20b).
Seulement en Jésus nous pouvons
connaître et rencontrer Dieu; et l’Ecriture,
en particulier le Nouveau Testament, nous
révèle Jésus. Qu’entre dans votre famille
l’Esprit qui vous renouvellera.
C’est le
souhait de Marie et cela arrivera. L’Esprit
nous renouvellera dans l’amour, nous don-
nera Jésus, nous portera en présence du
Père. Ainsi la famille sera un modèle du
mystère trinitaire de la Vie de Dieu, comme
l’a dit J.P.II (Lettre aux familles n°6).
Vivifiés et régénérés par l’Esprit nous serons
capables d’enseigner la foi dans notre famil-
le et de collaborer à la construction de la
civilisation de l’amour prophétisée par Jean-
Paul II dans la Lettre citée ci-dessus. N.Q.
Quand je serai élevé de terre
j’attirerai tout à moi.
Jésus le disait pour annoncer ce moment
du salut incompréhensible et inattendu où,
sur la croix il aurait catalysé sur lui-même le
regard de tout homme. Le regard païen des
Romains comme le regard criminel des
bourreaux. Le regard indifférent ou sans
intérêt des passants comme le regard repen-
ti du larron à sa droite. Le regard contem-
platif de Jean comme celui de Marie, la
Mère douloureuse. C’est à travers leurs
yeux fixés sur celui qui « n’a ni apparence
ni beauté pour attirer nos regards »
(Is
53,2) que Jésus est arrivé jusqu’à leur cœur
et l’a changé.
On peut en dire de même pour notre
vieux Pape bien-aimé, Jean-Paul II, qui,
dans les derniers jours de sa vie, alors que
son corps était de plus en plus déformé par
le mal, attirait l’attention de tous: sur lui-
même, sur sa souffrance, sur la fenêtre d’où
il apparaissait une fois ou l’autre pour nous
accorder un pauvre geste, une bénédiction,
un sourire, avec le peu de forces qui lui res-
taient.
Vers sa croix, portée avec dignité, disons
mieux, avec cette mystérieuse souve-
raineté née d’une immense humilité, se
dirigeaient les regards de tous: chré-
tiens et non chrétiens, croyants et
agnostiques, vieillards et enfants… Le
monde était comme en suspens quand
le vieux Pape gravissait les derniers pas
de son calvaire pour aller s’éteindre en
paix, tout abandonné entre les mains du
Père, sur la croix de sa maladie.
Mystère de la foi,
mystère de la Croix…
Ce mystère, le Saint Père l’a vécu
et nous l’a enseigné. Aux jeunes réunis
en préparation à la Journée de la Jeunesse, le
dimanche des Rameaux, il avait dit :
«Chers Jeunes, cette fête renferme une
grâce spéciale, celle de la joie unie à la
croix qui résume en soi le message chré-
tien… Soyez donc témoins de la Croix glo-
rieuse du Christ. N’ayez pas peur ! »
Karol Wojtyla en a été témoin « partout
», grâce aussi aux télécaméras constamment
braquées sur lui, et sur sa souffrance sup-
portée avec fidélité au crucifié. Il suffisait de
le voir le Vendedi-Saint, lorsque, de sa cha-
pelle, il suivait la procession du chemin de
croix
, la croix serrée dans les mains et le
visage de Jésus à quelques centimètres du
sien, comme agrippé à Lui. « Quand je
serai élevé de terre j’attirerai tout à moi !
»
Redisons-le, comme pour souligner très
fort le paradoxe, ce sont vraiment ces
moments d’une impuissance à son
paroxysme qui ont permis de l’observer
et de l’admirer pleinement. Et qui donc
ont été les plus puissants !
« Je suis serein… »
« Je suis serein, soyez-le aussi. Prions
ensemble avec joie. A la Vierge Marie je
confie tout et sereinement
»Telles sont les
dernières paroles que Jean-Paul II, de toutes
ses forces et aidé par le Père Stanislas, son
secrétaire, a écrites sur un billet à l’intention
de ses collaborateurs. Tout à fait comme un
Agneau égorgé, quelques jours avant qu’on
lui tranche la gorge, par l’intervention de la
trachéotomie qui allait l’aider à respirer
mieux. Une opération qui hélas lui enlevait
la possibilité de s’exprimer ou mieux, de
nous redire encore combien il nous aimait.
Comme « l’agneau muet… » C’est ain-
si qu’il s’est laissé conduire par Dieu à la
dernière station de son Chemin de croix.
Un Pape privé de la voix, qui cependant a
réussi à parler au monde de façon claire et
audible pour tous. Silence éloquent que le
sien, silence sonore, qui a su parler directe-
ment aux cœurs, au-delà des formules et des
conventions dans le langage muet de
l’AMOUR. Comme Jésus dans le dernier
acte de sa Passion.
« Je suis serein » écrivait le Pape, com-
me pour nous dire qu’il faisait alors de sa
croix personnelle un tremplin pour se jeter
dans les bras de l’Eternel. Sa joie et ses
délices. Sommet d’une Pâque de
Miséricorde.
Il est mort au bout de ce long jour pascal
que célèbre la Liturgie. On était en cette
octave, sommet du mystère chrétien du
salut, qui, par un vouloir divin, débouche
dans le Dimanche de la Miséricorde.
Il vaut ici la peine de s’arrêter, car ce qui
apparemment peut être jugé coïncidence, en
réalité, dans une foi plus contemplative, se
révèle, de toute évidence, signe divin.
Les premières Vêpres du second
dimanche de Pâques venaient de sonner et le
Pape rendit alors son dernier soupir. Depuis
toujours il avait accueilli le message que
Dieu envoyait aux hommes par Sœur
Faustine Kowalska, la sœur polonaise qui,
dans les débuts des années 1900, suite à une
révélation mystique avait demandé un culte
de la Divine Miséricorde et l’institution d’un
jour consacré à ce culte: le dimanche in Albis.
Le jeune Wojtyla, revenant de l’usine où
il travaillait, s’arrêtait chaque jour pour prier
dans la chapelle où la Sœur avait reçu ces
révélations de Jésus lui-même. Fidèlement
le Pape avait gardé au Vatican l’amour de
cette mystique et de son message. Avec cou-
rage, il l’avait soutenue, en dépit de cette
presque excessive prudence de l’Eglise,
lorsqu’il s’agit de « révélations privées ».
Tenace dans son adhésion, le Saint Père
avait réussi, il y a cinq ans, à réaliser son
rêve: conférer l’honneur des autels à Sœur
Faustine, en la proclamant sainte et en fai-
sant du dimanche in Albis la solennité de la
Miséricorde.
Pour la petite Histoire: le Saint Père est
mort à 21h37 du samedi 2 avril. A 20 heures,
dans sa chambre on avait commencé la célé-
bration de la Sainte Messe de la Divine
Miséricorde. Après avoir reçu le Saint
Viatique et, une fois encore, le sacrement de
l‘Onction des malades, il a prononcé son
AMEN et s’en est allé vers les demeures
éternelles… Comment ne pas y voir la
signature de Dieu!
A ce sujet, Joseph Ratzinger a pu ensuite
commenter: « La lumière et la force du
Christ ressuscité ont rayonné dans l’Eglise à
partir de cette sorte de « dernière messe »
qu’il a célébrée dans son agonie et qui a cul-
miné dans cet Amen d’une vie entièrement
offerte par l’intermédiaire du Cœur
Immaculé de Marie, pour le salut du monde.»
Merci Saint Père Wojtyla !
La fête de la Miséricorde
Jésus a parlé à Sœur Faustine, pour la
première fois en 1931 de son désir d’insti-
tuer cette fête,: « Je désire qu’il y ait une
fête de la Miséricorde. Je veux que l’image
que je peindrai au pinceau, soit solennelle-
ment bénite le premier dimanche après
Pâques; ce dimanche devra être la fête de la
Miséricorde ».
Les années suivantes, Jésus
est revenu faire cette demande jusqu’à 14
fois dans des apparitions.
L’importance de cette fête s’est manifes-
tée dans des promesses : « Ce jour-là, qui-
conque viendra à la source de la vie, celui-
là obtiendra la rémission totale de ses fautes
et de leurs châtiments
», a dit Jésus.
Une grâce particulière est donc liée à la
communion reçue en ce jour avec piété : «
la rémission totale des fautes et de leurs châ-
timents.» Cette grâce —explique don I.
Rozycki— « est quelque chose de vraiment
supérieur à l’indulgence plénière. Celle-ci
consiste en effet seulement à remettre les
peines temporelles, méritées pour les péchés
commis. Par contre, dans les promesses ci-
dessus, Christ a lié la rémission des péchés et
des châtiments à la Communion reçue dans
la fête de la Miséricorde, l’élevant, à ce point
de vue, au rang de « second baptême».
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Me voici, je suis le serviteur du Seigneur
Quand la dépouille mortelle du Pape est
entrée triomphalement à Saint Pierre, en tra-
versant la foule venue sur la place pour l’ap-
plaudir, l’Eglise célébrait la fête de
l’Annonciation, jour où le Verbe divin,
entrant au sein de la Vierge, s’était dépouillé
de sa divinité pour assumer notre humanité.
En ce même jour, le Saint Père péné-
trait dans le sein maternel de l’Eglise,
après s’être dépouillé de sa propre huma-
nité pour entrer dans la divinité réservée
aux saints. Le Verbe divin était entré en
Marie pour parler aux hommes. Jean-
Paul entrait maintenant dans l’Eglise,
dont Marie est mère, après avoir tant
parlé aux hommes.
Antonio Socci écrit:
C‘était un engagement
d’amour fidèle. Et ce fut un
« totus tuus » jusqu’à la
fin. Chaque jour de sa vie,
il a renouvelé sa déclara-
tion d’amour à Marie, sa
reine éternellement jeune:
Quand l’opération l’a privé
de la voix, en se réveillant
il a écrit sur une feuille: «
Mais, qu’est-ce qu’ils m’ont fait ? »
«Cependant » a-t-il ajouté, « je suis tou-
jours totus tuus » .
Les six voyants de Medjugorje disent
qu’un jour la Vierge devant eux, a baisé
tendrement la photo de Karol Wojtyla
(l’image était sur un mur de leur chambrette)
et a dit que c’était elle-même qui l’avait
choisi pour l’Eglise et pour le monde.
Le grain qui meurt porte du fruit
Beaucoup ont prié. Peut-être tous. L’un
d’une façon, l’autre d’une autre. Même une
pensée d’estime et d’affection à l’égard du
Saint Père en ces jours résonnait comme une
prière dans le cœur de Dieu. C’est là le pre-
mier grand fruit de sa mort: la foule prie, le
monde prie.. On parle de Dieu, de
l’Evangile, de l’exemple que nous a donné
le Pape polonais en le vivant avec une fidé-
lité et un courage extrêmes, sans compro-
missions ni moyens termes. Il disait le
Christ. Il nous portait au Christ…
Mercredi, quelle audience !
Tel est le titre imprimé en caractères gras
dans L’Osservatore Romano (journal du
Saint-Siège) qui accompagnait la photo du
défunt. Tout près, une autre photo évoquait le
flot des pèlerins accourus pour lui rendre
hommage et qui, pendant des jours, s’est
déversé vers la basilique vaticane. Ils
venaient de partout et,
ignorant la fatigue, ils
supportaient des heures à
former une longue file ou
à s’y joindre. Oui, même
ce mercredi, jour des
audiences publiques, le
Saint Père avait son
audience. Une « audien-
ce universelle » avec,
pour salle, le monde et pour auditoire, toute
l’humanité. Cette fois il s’exprimait à bouche
fermée. Mais jamais il n’avait été plus clair.
« Elle ne paraîtra pas sur les journaux.
Pour la lire il faut effeuiller le vocabulaire
du cœur. Pour la comprendre, il faut la
grammaire de la foi » concluait le journal.
Récapitulés en Christ
Deux millions de personnes ont partici-
pé à ses funérailles. Elles s’entassaient dans
toutes les rues adjacentes au Vatican, sans
compter les grandes places romaines pour-
vues d’écrans géants. 200 délégations étran-
gères de souverains et chefs d’Etats unis aux
représentants de diverses religions, entou-
raient le cercueil nu, dépourvu de tout ori-
peau et posé directement sur le sol. Sur le
couvercle, simplement un évangile ouvert,
que le vent feuilletait librement jusqu’à le
fermer, comme pour dire: tout est fini, toute
parole est dite.
Le monde était recueilli autour de lui.
Même les grands et les puissants de la terre
paraissaient petits et sans
défense face au vrai «
Grand ». Mais ce n’était
pas un corps inanimé qui
attirait la foule, même
s’il avait appartenu à
l’Un des plus grands du
20ème siècle. Non, la
foule voyait en lui un Autre, celui que Jean-
Paul II nous a indiqué toute sa vie: «
Ouvrez les portes au Christ ! »,
comme il
continuait à nous dire. Et finalement il y a
réussi. Il « les avait tous récapitulés en Jésus
» alors qu’eux-mêmes, pleins d’attention,
veillaient son corps sans vie.
Saint tout de suite !
Bien des banderoles portaient, ce jour-
là, l’écriteau : »Saint tout de suite » com-
me pour forcer l’Eglise à canoniser le Saint
Père, renonçant ainsi à toute tradition. Par
acclamation. Naturellement c’est possible.
Mais le cardinal Ratzinger, aujourd’hui nou-
veau Pape, dans son homélie, a, en somme
anticipé une réponse à laquelle il fallait s’at-
tendre: « Nous pouvons être sûrs que notre
Pape bien-aimé se trouve maintenant à la
fenêtre de la maison du Père, nous voit et
nous bénit. Oui, bénis-nous, Saint Père.
Nous confions ta chère âme à la Mère de
Dieu, ta Mère, qui t’a guidé chaque jour et
te guidera maintenant à la gloire éternelle de
Son Fils, Jésus-Christ, Notre Seigneur.
Amen.
Stefania Consoli
Notre-Dame à Mirjana:
« En ce temps je vous demande
de renouveler l’Eglise »
Le Pape nous a quittés le
samedi 2 avril à 21h37, à Rome
en la vigile de la Fête de la Divine
Miséricorde, fête qu’il avait insti-
tuée en avril 2000. Ce matin-là
comme chaque second jour du
mois, Mirjana Soldo reçut son
apparition dans le nouveau bâti-
ment du Cénacle et pria pour les
incroyants avec la Vierge.
L’atmosphère était chargée
d’émotion car nous savions que
le Saint Père se trouvait entre la
vie et la mort. L’assemblée pria pour lui avec
une ferveur intense durant l’apparition et le
confia à la Mère de Dieu. Revenue de son
extase, Mirjana partagea ces mots avec tous:
« La Gospa nous a tous bénis de sa
Bénédiction Maternelle. Elle a dit que la
plus grande bénédiction que nous pouvions
recevoir sur terre était celle d’un prêtre. Elle
a aussi béni les objets religieux que nous
avions apportés. Puis, la Gospa a dit : ‘En
ce temps, je vous demande de renouveler
l’Eglise’. Je (Mirjana) lui ai alors répondu :
‘C’est une demande de taille ! Est-ce que
j’en serai capable ? est-ce que nous en
serons capables ?’ Alors la Vierge a dit :
‘Mais, mes chers enfants, je serai avec vous
! Mes apôtres, je serai toujours avec vous et
je vous aiderai! renouvelez-vous d’abord
vous-mêmes, renouvelez vos familles, et
alors tout sera plus facile’. Puis Mirjana
nous dit avoir posé une question
sur le Pape à la Gospa, mais cel-
le-ci ne lui a pas répondu.
Toutefois, elles prièrent ensemble
pour le Pape. »
Avec la Gospa,
le Pape est apparu à Ivan
Samedi 2 avril Ivan
Dragicevic se trouvait dans une
paroisse du New Hampshire, aux
Etats unis et, en raison de la différence de
fuseaux horaires avec l’Europe, il reçut son
apparition juste quelques heures après la
mort du Pape. Il expliqua que, lorsque la
Sainte Vierge lui apparut, elle était seule
comme d’habitude. Mais c’est alors que
le Saint Père lui-même apparut lui aussi,
à gauche de la Vierge ! Il était habillé
d’une longue robe blanche, recouverte
d’une longue cape d’or !
Ivan dit que le
Pape avait l’air très jeune. Le Saint Père et
la Sainte Vierge étaient tous deux dans une
grande joie. C’était, selon Ivan, d’une
incroyable beauté. Alors la Vierge dit à Ivan
: « C’est mon fils ; il est avec moi !
Nous savons que le Saint Père désirait se
rendre à Medjugorje,
s’il avait été invité
dans le diocèse. La vision que nous a rap-
portée Ivan n’est qu’un aperçu de ce que
sera son ministère à Medj. Dans une lettre
autographe du Pape à une de ses amies de
Cracovie, en réponse au témoignage qu’elle
lui avait envoyé à la suite de son pèlerinage,
sur les fruits de Medj. dans sa vie, J.P.II lui
écrivait qu’il se rendait lui aussi tous les
jours en pèlerinage à Medj., en esprit, afin
de joindre ses prières à celles des pèlerins
qui s’y rendaient en foule.
Vicka à Rome
pour les funérailles
Vicka laissa mari et enfants pour se
rendre aux obsèques du Saint Père à Rome.
Rappelons qu’elle l’avait rencontré plu-
sieurs fois dans le passé car elle lui amenait
des groupes de malades et d’handicapés de
son pays pour qu’il les bénit. Le Pape l’avait
aussi bénie comme jeune mariée avec Mario
son mari, juste après leur mariage à
Medjugorje. Vicka nous a toujours invités à
prier beaucoup pour le Saint Père et pour
toute l’Eglise.
sr. Emmanuelle
Nouvelles de la terre bénie
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Echo 181
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Vouloir à tout prix trouver des rapports
avec la présence de la Reine de la Paix à
Medjugorje, peut sembler forcé. Et pourtant
c’est à 18h43 - heure de l’apparition de la
Gospa -
que le cardinal Protodiâcre a annon-
cé solennellement au peuple : Habemus
papam !
Et quelques minutes plus tard le
card. JOSEPH RATZINGER apparaissait
au monde pour la première fois en habits
pontificaux et avec une émotion évidente qui
laissait deviner sa profonde sensibilité.
Et pas seulement. Mais 1981 est l’année
où le cardinal allemand était nommé par
Jean-Paul II Préfet de la Congrégation
pour la doctrine de la Foi,
charge qui allait
le fixer pendant 24 longues années auprès
du Saint Père, comme gardien fidèle de la
foi catholique dans une période où de déli-
cates questions morales en menaçaient l’in-
tégrité. Et, comme chacun le sait, cette
année est aussi celle où Marie apparais-
sait, pour la première fois, dans le petit
village d’Herzégovine…
Laissons au cœur de Dieu l’interpréta-
tion, mais, après un Pape qui s’est toujours
dit: « tout à Marie », c’est consolant de
trouver encore des traces de la Vierge dans
son successeur.
Humble ouvrier dans la vigne du Seigneur
« Chers Frères et Sœurs, après le grand
Pape Jean-Paul II, Messieurs les cardinaux
m’ont élu, simple et humble ouvrier dans la
vigne du Seigneur ».
Ce sont les paroles par
lesquelles le nouveau pontife a salué les
milliers de fidèles, vivement accourus
quand la « fumée blanche » a jailli de la
cheminée de la Sixtine, suivie du carillon
festif de toutes les cloches romaines. « Ce
qui me console c’est que le Seigneur sait
travailler et agir même avec de piètres ins-
truments et surtout je compte sur vos
prières. Dans la joie du Seigneur ressuscité,
sûrs de son aide permanente, allons de
l’avant. Le Seigneur nous aidera et Marie,
sa Très Sainte Mère sera avec nous. Merci.»
Exorde humble et serein, qui n’a rien à
voir avec ces termes que le cardinal s’était
vu attribuer à cause de sa fermeté quand il
affrontait d’épineuses questions doctrinales:
«le grand inquisiteur», disait-on. Beaucoup
le craignaient et ne l’appréciaient guère, sur-
tout dans les milieux où l’on aspirait à une
Eglise plus libérale, mais qui, en fait, risquait
de devenir tout simplement « libertine».
Bras droit de Wojtyla
En fait Jean-Paul II lui faisait aveuglé-
ment confiance pour affronter ce qui mena-
çait l’orthodoxie de la foi. Dans la mise au
point de nombreux documents apostoliques,
la sagesse du théologien bavarois apportait
la structure sur laquelle la veine créative et
humaine du Pape polonais tissait les impor-
tants messages destinés à l’Eglise. Binôme
qui a donné bien des fruits, même si, par son
attitude mesurée et peu communicative,
Ratzinger a pu être aussi défini comme le «
frigidaire des idées de Wojtyla ».
Il n’en était rien. Il suffit de voir que,
dans les jours où le Pape mourant se prépa-
rait à franchir le seuil de l’éternité,
Ratzinger - doyen du collège cardinalice -
orchestrait avec sûreté, mais aussi une dou-
ceur et une discrétion extrêmes, soit les der-
niers actes du Pontife et ses funérailles face
à un monde attentif et ému, soit les jours
fatidiques du Conclave, qui allait ensuite le
voir sortir revêtu des vêtements blancs du
successeur de Pierre.
« Prions pour que le Conclave dure peu »
C’est ce qu’il a eu l’occasion de dire aux
journalistes. Et ce qui a eu lieu. Son nom
rebondissait déjà dans les divers pronostics,
mais on ne s’attendait pas que dès le 4ème
scrutin, il aurait gagné un si large consensus
de cardinaux électeurs (il en fallait au moins
77 sur les 115). Donc, en un peu plus de 24
heures, le voilà élu Pape !
Qui est vraiment cet homme tenant
aujourd’hui les rênes d’une Eglise qui a
besoin de se renouveler et de prendre
vigueur, nous le verrons avec le temps.
Nous l’avons connu excellent théologien,
écrivain, enseignant. Maintenant nous le
voyons comme un père dont nous avons
grand besoin après avoir vécu la terrible
sensation de nous sentir orphelins avec la
mort de Jean-Paul II. Je crois pourtant que le
nouveau pontife nous surprendra, manifes-
tant des qualités que son rôle de « gardien
», en ces derniers temps, ne lui avait pas per-
mis d’exprimer en plénitude: la douceur
déjà mentionnée, la gentillesse et la simpli-
cité dans les manières, l’attention à chacun,
la compréhension, l’amabilité, la sensibilité
à la beauté qu’il exprime dans sa passion
pour le piano. Et puis la bonté, attribut que
le Pape Wojtyla appréciait infiniment, alliée
à sa foi et à sa remarquable intelligence.
Je m’appellerai Benoit XVI
Le choix de ce nom a surpris.
Impensable. Pourtant, si on connaît bien
l’homme, on peut comprendre ses raisons.
Vittorio Messori l’explique ainsi: « Paul
VI a proclamé Saint Benoit de Norcia
patron de l’Europe, et le choix de ce nom est
donc un rappel des racines chrétiennes de
cette Europe que la constitution de l’Union
n’a pas voulu reconnaître. »
D’autres voix relient ce choix à d’autres
de ses prédécesseurs. Le dernier qui l’a por-
té, Benoit XV, dans le siècle Jacques Della
Chiesa (pape de 1914 à 1922) est passé à la
postérité comme le pontife du non à la guer-
re et du oui à l’espérance après les tragédies
causées par celle-ci.
Coïncidence ou prophétie ?
On va avoir en Allemagne - exactement
à Cologne - la prochaine Journée
Mondiale de la Jeunesse.
Sa patrie l’ac-
cueillera, et lui accueillera les jeunes qui y
viendront du monde entier. Le rendez-vous
c’est le vieux Pape qui l’avait fixé, lui qui,
pendant toutes ces années a tellement aimé
les jeunes qu’il voulait pour eux cet impor-
tant meeting. Mais ce sera un autre Pape qui
va les rencontrer. Quelqu’un qui est de la
maison et qui saura sûrement trouver le
moyen de conquérir leur cœur, avec son ori-
ginalité personnelle et le désir de ne pas
perdre une tranche aussi précieuse de l’hu-
manité que celle des jeunes.
Les persécutés et les persécuteurs
Nous savons tous combien les horreurs
du siècle passé ont laissé un sillon profond
dans la mémoire de bien des peuples. Par-
dessus tout, le nazisme a infligé des bles-
sures mortelles chez ceux qui en ont subi les
ignobles violences, tout particulièrement la
Pologne. Mais Dieu, dans son extrême bon-
té, a voulu racheter les persécutés d’une
façon inaccoutumée, en appelant à son
autel, pour un si long pontificat, un pape
polonais, protagoniste dans l’histoire de ces
années noires
Par ailleurs la justice de Dieu ne se sépa-
re jamais de la miséricorde. Et ainsi aujour-
d’hui le Seigneur a voulu racheter les persé-
cuteurs eux-mêmes en choisissant un ponti-
fe né en terre germanique et qui d’ailleurs
avait souffert, en ces tristes années, comme
beaucoup de ses contemporains, les contre-
coups de la furie nazie.
De cette façon, le Seigneur a élevé à la
même dignité les deux peuples, soulignant
sa paternité universelle qui oublie mérite et
démérite pour se pencher sur tous ses fils.
Le monde a pleuré, le monde rit…
Nous avions vu la place Saint-Pierre se
remplir, des journées entières, d’une foule
sérieuse et endolorie, venue de partout pour
saluer le vieux Pasteur qui venait de mourir.
C’était une autre expression qui au contraire
imprégnait le visage de ceux qui accouraient
l’après-midi du 19 avril pour accueillir
l’annonce d’un nouveau pontife:
une
expression pleine de joie et d’attente, d’es-
pérance en de nouvelles naissances. Et tout
ceci dans le Temps de Pâques et de prin-
temps, oui, temps de réveil et de nouveauté.
Jean-Paul II, comme le grain, est mort
pour porter encore beaucoup de fruit. Benoît
XVI est le premier parmi tant d’autres de
cette branche féconde. Il nous fut donné
pour que chacun de nous pût en être nourri.
Le monde l’applaudit !
On l’applaudit et il étonne déjà tout le
monde en s’immergeant dans de vrais «
bains de foule » imprévus du protocole,
distribuant des sourires timides mais
joyeux, saluant avec les mains et les joi-
gnant devant lui avec le geste d’exultation
des sportifs victorieux. Il est là conquérant
les cœurs, avec des gestes simples et mesu-
rés, mais chargés de tendresse pour les bre-
bis qui lui sont confiées.
Le jour de l’intronisation il était
radieux, bien présent à lui-même, avec des
allures aristocratiques et en même temps
pleines d’humilité. Comme un mendiant, le
nouveau Pontife continue à demander
prières, soutien et amitié pour remplir avec
un plein sens de ses responsabilités, sa nou-
velle mission, soulignant toujours son
inadéquation à la tâche. Mais les paroles de
son homélie sont nettes, presque tranchantes
et elles ne laissent place à aucun doute ou
compromis.
C’est pour notre bien. Le Pape Wojtyla
pendant des années a attiré et ouvert les
cœurs de tant d’hommes. Aujourd’hui ce
Pape les formera par sa docte sagesse qui
connaît aussi l’art d’être compris de tous.
Accueillons-le dans notre cœur pour le
soutenir dans cette charge si lourde et si
importante. Prions pour lui et aimons-le. Ce
sera notre manière de dire merci à Dieu de
ne pas nous avoir laissés seuls.
S.C
.
Habemus Papam!
4
background image
BENOIT XVI
« Soutenez-moi ! »
« Ne pas avoir peur »
Dans mon âme, en ces heures, vivent
ensemble deux sentiments opposés: un
sens d’inadéquation et de terreur humaine
pour la responsabilité qui hier m’a été
confiée et une profonde gratitude envers
Dieu, qui n’abandonne pas son troupeau,
mais le conduit à travers les temps. Cette
intime reconnaissance pour un don de la
divine miséricorde prévaut malgré tout en
mon cœur. Et je considère ce fait comme
une grâce spéciale que m’a obtenue mon
vénéré Prédécesseur, Jean-Paul II. Il me
semble sentir sa puissante main qui serre
la mienne;
il me semble voir ses yeux sou-
riants et écouter ses paroles qui, en ce
moment, s’adressent particulièrement à
moi: « Ne pas avoir peur ».
Le Christ supplée à mes pauvretés
Surprenant toutes mes prévisions, la
Providence divine m’a appelé à succéder à
ce grand Pape. S’il est énorme le poids de la
responsabilité
qui se déverse sur mes
pauvres épaules, elle est sûrement sans
mesure la puissance divine sur qui je peux
compter. Le Seigneur m’a voulu son Vicaire.
Je lui demande de suppléer à la pauvreté de
mes forces, pour que je sois un Pasteur cou-
rageux et fidèle de son troupeau et toujours
docile aux inspirations de son Esprit.
Que ne brille pas ma lumière
En commençant son ministère, le nou-
veau Pape sait que sa tâche est de faire res-
plendir devant les hommes et les femmes
d’aujourd’hui la lumière du Christ: non sa
propre lumière mais celle du Christ.
A vous jeunes, mon affection
Dans l’attente de vous rencontrer à
Cologne à l’occasion de la Journée mondia-
le de la Jeunesse. Avec vous, chers jeunes,
future espérance de l’Eglise et de l’humani-
té, je continuerai à dialoguer, écoutant vos
attentes avec l’intention de vous aider à ren-
contrer toujours plus en profondeur le Christ
vivant, l’éternellement jeune.
LE JOUR DE L’INTRONISATION
Le 5
ème
Dimanche de Pâques, Benoît
XVI a présidé, avec la participation d’un
demi-million de fidèles, la Sainte Messe,
pour le début officiel de son ministère pétri-
nien.
C’est inouï mais je ne suis pas seul
En ce moment, moi, débile serviteur de
Dieu, je dois assumer cette tâche inouïe qui
vraiment dépasse toute capacité humaine.
Comment y arriver? En moi se ravive cette
prise de conscience: je n’ai pas à porter seul
ce qu’à vrai dire je ne pourrai jamais porter
seul. La foule des saints de Dieu me protè-
ge, me soutient et me porte.
L’Eglise est vivante!
C’est justement dans les tristes jours de
la maladie et de la mort du Pape que cela
s’est manifesté à nos yeux de façon mer-
veilleuse: l’Eglise est vivante. Et l’Eglise
est jeune… Elle est vivante parce que le
Christ est vivant, parce qu’il est vraiment
ressuscité. Dans la douleur, bien présente
sur le visage du Saint Père, lors des journées
de Pâques, nous avons contemplé le mystè-
re de la passion du Christ et ensemble nous
avons touché ses plaies. Mais dans toutes
ces journées, nous avons pu aussi, très véri-
tablement, toucher le Ressuscité. Il nous a
été donné d’expérimenter cette joie qu’Il
nous a promise, après un petit temps d’obs-
curité, comme fruit de sa résurrection.
Mon gouvernement sera de faire Sa volon-
té…
En ce moment je n’ai pas besoin de pré-
senter un programme de gouvernement, par-
ce que, en réalité le seul vrai est de ne pas
faire ma volonté, de ne pas suivre mes idées,
mais de me mettre avec l’Eglise tout entiè-
re, à l’écoute de la parole et de la volonté du
Seigneur et de me laisser guider par Lui, de
telle sorte que ce soit Lui-même qui guide
l’Eglise à cette heure de notre histoire.
DEUX SYMBOLES QUI
MARQUENT LE PONTIFICAT
Le pallium est un très ancien insigne
épiscopal qui indique l’autorité de l’Evêque
et son union avec le Siège de Pierre. Il est
tissé avec de la laine d’agneaux et de brebis.
Il comporte cinq croix imprimées en rouge:
symboles des cinq plaies du crucifié et trois
épingles, comme les clous qui l’avaient fixé
à la croix.
Je l’accueille comme le joug du Christ
Ce signe très ancien qu’on a mis sur mes
épaules peut être considéré comme une ima-
ge du joug du Christ, que le Serviteur des
Serviteurs de Dieu prend sur ses épaules. Le
joug de Dieu c’est la volonté de Dieu que
nous accueillons. Et cette volonté n’est pas
pour nous un poids extérieur qui nous oppri-
me et nous enlève la liberté. Connaître ce
que Dieu veut, connaître quel est le chemin
de la vie - c’était la joie d’Israël et c’est aus-
si notre joie: la volonté de Dieu ne nous
aliène pas, elle nous purifie - peut-être aussi
de façon douloureuse, et ainsi nous conduit
à nous-mêmes.
Je me charge des brebis
La laine d’agneau veut représenter la
brebis perdue et aussi celle qui est malade,
celle qui est faible, que le berger prend sur
ses épaules et emmène aux eaux de la vie.
L’humanité - nous tous - est la brebis
égarée qui, dans le désert, ne trouve plus sa
route. Lui est le bon pasteur qui offre sa vie
pour les brebis. Le Pallium dit avant tout
que nous sommes tous portés par le Christ.
Mais en même temps, il nous invite à nous
porter les uns les autres.
Trop de déserts
Il y en a tant qui vivent au désert. Et il y
a tant de formes de déserts. Il y a le désert de
la pauvreté, le désert de la faim et de la soif,
le désert de l’abandon, de la solitude, de
l’amour détruit. Il y a le désert de l’obscuri-
té de Dieu, du vide des âmes qui n’ont plus
conscience de la dignité de l’homme et de sa
route Les déserts extérieurs se multiplient
dans le monde, parce que les déserts inté-
rieurs sont devenus tellement vastes.
L’Eglise dans son ensemble et les
Pasteurs en elle, comme le Christ doivent se
mettre en route, pour conduire les hommes
au-delà du désert vers Celui qui nous donne
la vie, la vie en plénitude
Il ne rachète pas le pouvoir mais l’amour!
C’est là le signe de Dieu: Lui-même est
amour. Que de fois nous désirerions que
Dieu se montre plus fort. Qu’Il frappe dure-
ment, qu’Il écrase le mal et crée un monde
meilleur. Toutes les idéologies du pouvoir se
justifient ainsi, elles justifient la destruction
de ce qui s’opposerait au progrès et à la libé-
ration de l’humanité.
Le Dieu qui est devenu agneau, nous dit
que le monde est sauvé par le Crucifié et
non par les ‘crucificateurs’.
Le monde est
racheté par la patience de Dieu et détruit par
l’impatience des hommes.
Priez pour que j’apprenne à aimer Dieu
En ce moment je peux dire seulement:
priez pour moi, pour que j’apprenne de plus
en plus à aimer le Seigneur et son troupeau,
chacun de vous séparément et vous tous
ensemble. Priez pour moi, pour que je ne
m’enfuie pas, par peur, devant les loups.
Prions les uns pour les autres, pour que le
Seigneur nous porte et pour que nous appre-
nions à nous porter les uns les autres.
L’ANNEAU DU PECHEUR
L’anneau renferme l’image-sceau de
Saint Pierre avec la barque et le filet; il veut
donc signifier particulièrement que le sceau
authentifie la foi et symbolise la tâche
confiée à Pierre, d’affermir ses frères.
Dans un océan de souffrance
Nous autres, hommes, nous vivons déso-
rientés, dans les eaux salées de la souffran-
ce et de la mort, dans un océan d’obscurité
sans lumière. Le filet de l’évangile nous
arrache aux eaux de la mort et nous introduit
aux splendeurs de la lumière de Dieu, à la
vraie vie.
La mission de pêcheur d’hommes,
consiste à transporter les hommes depuis la
mer salée de toutes les aliénations vers la
terre de la vie, vers la lumière de Dieu. C’est
bien ainsi: nous existons pour montrer Dieu
aux hommes. Ce n’est qu’en rencontrant le
Christ comme le Dieu vivant que nous
savons ce que c’est que la vie
N’ayez pas peur qu’il vous dépouille !
N’avons-nous pas tous un peu peur - si
nous laissons entrer totalement le Christ en
nous, si nous nous ouvrons totalement à Lui
- peur qu’Il puisse enlever quelque chose à
notre vie? Ne risquons-nous pas de nous
trouver ensuite dans l’angoisse et privés de
la liberté ? Non! qui laisse entrer le Christ
ne perd rien, rien, absolument rien de ce qui
rend la vie libre, belle et grande. Non! Ce
n’est que dans cette amitié que s’ouvrent
vraiment les grandes possibilités de la
condition humaine. Ce n’est que dans cette
amitié que nous expérimentons ce qui est
beau et ce qui libère.
Je voudrais donc aujourd’hui, avec une
conviction pleine et entière, à partir de l’ex-
périence personnelle d’une longue vie, vous
dire, chers jeunes: n’ayez pas peur du
Christ! Il n’enlève rien et il donne tout. Qui
se donne à Lui reçoit le centuple. Oui,
ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au
Christ, et vous trouverez la vraie vie !
Je renouvelle ma promesse de fidélité
C’est Lui seul que je veux servir en me
consacrant totalement au service de son
Eglise. Pour soutenir cette promesse, j’in-
voque l’intercession maternelle de Marie
très sainte et c’est en ses mains que je
remets le présent et l’avenir de ma per-
sonne et de l’Eglise.
Qu’interviennent aus-
si par leur intercession les saints apôtres
Pierre et Paul et tous les saints ! Amen
5
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alors une doctrine froide et vide. Il ne s’agit
plus d’amour aristocratique de la sagesse,
comme pour la philosophie.
La théologie est la sagesse de l’amour,
l’effort qui tâche d’apporter à la parole le
vécu de la charité, de mettre en contact,
d’introduire dans l’histoire des hommes, des
histoires d’amour humbles et quotidiennes,
à partir de cette histoire sainte d’un Amour
crucifié où le Dieu Saint, trois fois saint,
nous a révélé Son Coeur.
Le théologien, c’est celui qui parle de
Dieu en racontant l’amour. C’est celui qui
maintient allumé, au coeur de l’Eglise, le
souvenir de cette histoire d’amour qui s’est
exprimée dans le silence du Vendredi-Saint.
C’est pourquoi la théologie se développe
dans un climat de silence, d’adoration,
d’écoute et elle enflamme le désir des réali-
tés futures et nouvelles.
Saint Jean de la Croix écrit, dans un de ses
textes mineurs, ces paroles: “Le Père a pro-
noncé une Parole qui fut son Fils, et il la
redit sans cesse dans un éternel silence.
C’est donc en silence qu’elle doit être écou-
tée par l’âme.”. La théologie s’élabore dans
le silence de l’adoration, dans l’humble
accueil de l’Esprit au coeur des croyants.
La théologie, dans ce sens—et seulement
dans ce sens— découvre les horizons dans la
nuit du monde; elle signale cette Patrie futu-
re, dont on a, selon le mot de Saint Thomas,
une connaissance vespérale, c’est-à-dire cet-
te connaissance de la pénombre, la lumière
du plein jour, du Jour rempli de l’amour,
étant encore à venir..
Nous attendons un autre temps et une
autre Patrie. Nous sommes pèlerins de la
Cité de Dieu et cela illumine notre coeur
d’une espérance infinie. Je termine avec la
définition du professeur de théologie qu’a
donnée Kierkegaard, grand témoin de la foi
dans notre temps de la modernité: “Le profes-
seur de théologie est quelqu’un qui a ce rôle,
parce qu’un autre est mort crucifié pour lui”.
Le Maître, c’est le Christ, vivant dans
son Eglise, dans la communion de ses pas-
teurs.
Le théologien est un chercheur du
Mystère dans cette Eglise que nous aimons,
chargé de témoigner de ce qui lui a été don-
né gratuitement—ou mieux, qui nous a été
donné—et pour allumer le désir de chercher
encore et d’écrire encore les histoires de la
charité dans les vicissitudes humaines.
Aimons toujours l’Eglise. L’histoire de notre
charité en touchera alors plus d’un et trans-
formera le coeur du monde. Restons tou-
jours dans l’histoire de l’amour, dans la
communion pauvre et crucifiée avec cette
Eglise qui, en dépit de toutes ses fautes et
ses déficiences, est l’Epouse toujours belle
du Seigneur.
Je conclus avec une image qui, à premiè-
re vue, paraîtra étrange, mais qui est aussi
ancienne que belle. Les pères de l’Eglise
disaient que l’Eglise c’est la lune... Oui, la
lune. Pourquoi? Parce que, comme la lune
elle ne resplendit pas d’une lumière qui lui
est propre, mais de la lumière du soleil; de
même l’Eglise ne doit pas resplendir de sa
propre lumière, mais briller, dans la nuit du
monde, de la lumière du Christ. L’Eglise est
toute relative à Lui. Non, ce n’est pas de
nous dont nous parlons. Ce n’est pas nous
que nous annonçons, mais bien Lui, le
Seigneur de notre vie, l’Amour crucifié d’un
Dieu qui a converti notre coeur, et nous a
rendus ses témoins. Dans le silence, nous le
contemplons et nous l’adorons. Voici donc
l’Eglise-lune... L’histoire de la lune c’est
l’histoire de l’Eglise! Bruno Forte
Entre ciel et terre
Suspendus en l’air. Ni en haut ni en
bas. Ni au ciel ni sur terre. Placés mysté-
rieusement dans cette dimension où manque
tout appui terrestre, mais où est absente
même la légèreté des choses célestes. C’est
un point vital coupé de tout, où tout inter-
rompt son cours.
Tel est bien l’espace où l’on habite la
croix. C’est là que nous nous trouvons
quand la réalité se présente différente de nos
désirs et de nos attentes. De la logique et des
besoins. Là, “entre ciel et terre”.La surprise
d’être suspendus.
Qu’est-ce alors qui nous maintient
dans cette hauteur déconcertante? Qu’est-
ce qui rend possible cet improbable équi-
libre? Sont-ce des forces cachées et incon-
nues? Non, seulement un petit “oui”, unique
et puissant. Une adhésion libre mais décisi-
ve à cette position incommode. Comme qui
dirait: un crochet qui est là. Mais pourquoi?
Pour combien de temps? Pour qui?
gémit
le profond malaise qui en ces moments nous
prend aux entrailles. Vraiment c’est difficile
de résister quand la “normalité” personnelle
est interrompue et qu’on n’a pas encore
abordé à un au-delà, c’est-à-dire à cet espa-
ce de paix qui naît admirablement de la
mort. C’est une condition de mal-être que
nous ne pouvons contrôler. Ni déterminer.
C’est l’affaire de Dieu. Lui seul le peut.
Nous ne pouvons qu’attendre et espérer.
Invoquer et croire. Pleurer et aimer. Dans
cet état de suspension, il semble en effet
que le seul organe en mouvement soit le
coeur.
Tous les autres sont devenus bizarre-
ment absents et silencieux. Comme paraly-
sés. Un sens de profonde solitude nous
entoure alors que nous constatons avec dou-
leur que nous sommes coupés des autres
hommes, qui (Dieu sait pourquoi), semblent
avoir les pieds bien sur terre. Nous regar-
dons en haut et le ciel lui-même nous paraît
plus loin que d’habitude.
C’est à ce moment qu’une subtile
désolation apparaît sur le bord de notre
âme,
comme un vautour prêt à enlever les
bribes de la seule paix qui peut-être nous est
restée. Que faire? Céder à la tristesse et au
regret? Ou, par un effort de foi, regarder au-
delà des limites de notre esprit et au-delà de
tout sentiment?
Oui, parce qu’il suffit de déplacer l’at-
tention de quelques centimètres, pour se
rendre compte que, à cette hauteur —sus-
pendu en l’air— il y a Quelqu’un d’autre.
Il est là, Lui encore “entre ciel et ter-
re”. Il nous regarde et nous aime. Ou mieux,
il s’offre, attendant que le Père recueille ses
soupirs intimes et les transforme en gouttes
de salut. Pour nous et pour les autres. Il est
l’éternel crucifié. La Victime immaculée et
sans tache. Celui qui, à chaque messe monte
sur ce podium de gloire pour amorcer enco-
re de nouveaux processus de résurrection.
Toujours prêt à repartir. Toujours seul dans
un long et éternel mémorial.
Un étrange soulagement nous entoure,
et le choc qui ébranlait le coeur devient
étrangement douceur. Un subtil plaisir où on
s’attarderait. Et c’est alors que nous décou-
vrons un autre appui. C’est Son côté, ouvert
et généreux. La peur initiale se fait consola-
tion. La peine, délice incompréhensible.
Notre situation n’est pas changée, mais
maintenant elle acquiert un sens. Et les
formes se perdent quand le coeur se dilate à
l’infini.
Stefania Consoli
C’est lui qui m’a ordonné évêque
Il se souvient encore avec affection et
reconnaissance de ce jour où le cardinal
Ratzinger imposa les mains sur sa tête: « Il
a su parler et toucher le cœur de tous et cet-
te immense foule de gens simples se sentait
rejointe par la beauté et la vérité d’une paro-
le de foi vécue. Spontanément, ce soir-là -
raconte l’archevêque BRUNO FORTE -
j’ai eu envie de lui dire que si, à ce moment-
là, il y avait eu élection par acclamation, cet-
te foule de milliers de personnes l’aurait
acclamé Pape ».
Théologien comme lui et enseignant
apprécié, Mgr Forte, évêque actuel de Chieti
et Vasto, fait ce commentaire: « Il sera le
Pape de la vérité et de l’amour
dont le
monde d’aujourd’hui a immensément
besoin. De vérité parce que le relativisme
envahissant, surtout dans le terrain moral est
le ver rongeur des consciences. D’amour
parce que la foule des solitudes qu’est sou-
vent la société post-moderne en a un immen-
se besoin et une nostalgie »
Le même Ratzinger, dans l’homélie de
préparation du Conclave, a mis en relief ces
deux éléments, comme une sorte de banniè-
re de son imminent (et imprévu) pontificat:
« Le cardinal Ratzinger a été totalement lui-
même, continue Bruno Forte, sans minimi-
ser rien de ce qui le caractérise: même en
cela, honnête jusqu’au bout. Les deux
paroles-clef de ce discours ont été: vérité et
miséricorde! On ne proclame pas la vérité
contre quelqu’un, mais par amour pour
tous.
On n’aime pas vraiment les autres si
on fait des rabais sur la vérité qui libère et
qui sauve Cela c’est le théologien, le pas-
teur, l’homme et le croyant à qui la
Providence a voulu confier les clefs de Saint
Pierre. Celui qui ne le connaît pas pourra
s’arrêter aux aspects plus extérieurs. Celui
qui le connaît sait que la vérité qu’il aime
tant s’irradiera de lui pour tant de monde.
Et je suis certain qu’elle ne sera pas difficile
à reconnaître par les cœurs qui seront libres
de peurs ou de préjugés. » Tel est le juge-
ment du disciple, du fils et de l’ami, Mgr
Forte qui, des années durant, a pu apprécier
de près les qualités du Pape Benoît, expo-
sées aujourd’hui aux regards de tous. « Que
le Dieu qui l’a appelé par amour pour nous
tous, accompagne tous ses pas. La mer de
l’Histoire a besoin de la barque de Pierre,
dont le timon est en des mains aussi sûres
que libres parce que éperdument confiantes
en l’Eternel.
Rédaction (Nouvelles ANSA)
Le théologien, c’est qui ?
Qu’est-ce que la théologie? Si je vou-
lais décrire quelle est la tâche du théologien,
je ne réussirais pas à trouver une meilleure
image que celle de ces explorateurs envoyés
par Moïse observer la terre promise par Dieu
et qui reviennent de Canaan portant ces
grappes de raisin, ces grenadiers, ces
figuiers qui enflamment le coeur du peuple
du désir de la conquête, mais ne lui cachant
pas les risques de l’entreprise.
Le théologien est en quelque sorte celui qui,
dans la communauté des croyants, en pro-
fonde fidélité à l’Eglise qui l’a engendré
dans la foi et lui donne les paroles de la foi,
doit scruter l’horizon, signaler la Patrie,
allumer dans le coeur des hommes la nostal-
gie de l’éternel et les pousser à devenir cher-
cheurs du Mystère, mendiants passionnés et
assoiffés d’absolu. La théologie n’est plus
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Le Sacré-Cœur:
fontaine de miséricorde
Je viens du Haut-Adige, région du nord
de l’Italie, qui est « une terre consacrée au
Sacré-Cœur ». Elle est ainsi définie par un
vœu fait par les habitants du lieu, il y a
quelque deux siècles et que j’éprouve forte-
ment en moi comme don de grâce, comme
source de protection, comme adhésion de
ma patrie, de mes racines, à ce Cœur débor-
dant de miséricorde personnelle profonde.
Ce vœu a été fait pour
implorer la protection
divine contre le péril
imminent d’une invasion
et il consiste à promettre
de célébrer toujours
solennellement le retour
annuel de cette fête.
Depuis l’enfance j’ai
vécu comme très signifi-
catif le fait que tout le mois de juin soit
consacré au Sacré-Cœur et
j’aime penser
que ce n’est pas par hasard que ce mois
suive le mois de Marie qui, en quelque
sorte le prépare.
La Mère de Dieu nous
porte toujours à son Fils: en contemplant ses
vertus, sa beauté, les mystères de sa vie,
nous sommes portés à contempler les mys-
tères de Celui qui l’a conçue et a été engen-
dré par Elle.
Je parle des mystères parce que le Cœur
du Christ est une réalité à contempler à la
lumière de la foi
, un mystère qui rassemble
en soi d’innombrables nuances de cette
sublime vérité qui ne sera dévoilée qu’au
ciel, dans toute sa beauté. Mais dès mainte-
nant il faut alimenter en nous notre soif de
Lui et le désir de connaître Dieu, parce que
Lui le premier veut se révéler aux créatures
qu’il aime. C’est dans ce but que je veux
essayer de méditer brièvement sur l’aspect
suivant: comment cet amour infini et éternel
et incommensurable qui était en Dieu depuis
l’éternité a voulu trouver sa demeure au
milieu des hommes, être parmi nous sur cet-
te terre, habiter au milieu de nous, se rendre
perceptible, visible. Le Cœur du Christ est
ce lieu où a pu se déverser tout ce feu irré-
pressible de charité
qui avant que le monde
fut, coulait continuellement du Père au Fils
et du Fils au Père dans la personne divine de
l’Esprit qui s’identifie à cet amour. Le
Sacré-Cœur est ce tabernacle où toute la plé-
nitude du courant trinitaire s’est mis à brû-
ler, s’établissant, pour la première fois dans
l’espace et dans le temps.
L’amour a pris forme, l’amour a pris
vie, il se rend visible pour tous! C’est cet
amour ardent et vivant qui a donné à Jésus la
force de vivre sa passion, c’est cet amour qui
a poussé le Christ à se donner Lui-même à
ceux qu’il aimait, à rester pour toujours par-
mi les hommes sous les apparences du pain
et du vin.
Le retour de ce saint mois dans l’an-
née de l’eucharistie prend en outre un
sens tout particulier.
Dans l’eucharistie est
pleinement présent le mystère du Sacré-
Cœur et ce mystère c’est celui d’un amour
infini et illimité, d’abord renfermé et caché
au Cœur de l’Homme-Dieu, et maintenant
renfermé et caché pour les siècles dans la
petite hostie consacrée.
Quoi qu’on puisse écrire, on ne pourra
jamais illuminer dignement une si grande
vérité, et, dans notre inaptitude, la prière
seule pourra nous venir en aide.
Francesco Cavagna
Venez, adorons!”
Ils sont bien nombreux les moments
particuliers que l’on vit à Medjugorje
mais, contrairement à ce qu’on pourrait pen-
ser, le plus important d’entre eux n’est pas
l’apparition, mais la célébration de la Sainte
Messe et l’Adoration eucharistique. Dès les
premières années, en effet, la Gospa a pous-
sé la Paroisse à mettre au centre Jésus
Eucharistie, vrai coeur de toute l’Eglise.
Sans hésitation on peut dire que Medjugo-
rje est devenu depuis des années un grand
cénacle eucharistique,
où l’adoration se
redécouvre comme expérience vivante de
Dieu. Cette redécouverte se fait d’une
manière toute naturelle et toute simple, sans
aucun sensationnalisme, tout bonnement en
ouvrant le coeur à Jésus.
Marie nous introduit
Dans sa dernière encyclique, le Pape dit
que c’est vraiment Marie qui nous amène à
contempler Jésus Eucharistie; et le moment
de l’Adoration Eucharistique manifeste très
bien le rôle de Marie dans notre vie: nous
porter à Jésus et nous enseigner à vivre de
Lui! La Reine de la Paix a éduqué progres-
sivement la Paroisse et tous les pèlerins.
C’est impressionnant de constater com-
ment déjà le troisième message de la Gospa
à la Paroisse est consacré à l’Adoration du
Saint Sacrement: on peut dire sans crainte
que, si Medjugorje est devenu un si grand
centre de prière, c’est parce qu’on a décou-
vert la grâce immense contenue dans le petit
Tabernacle: la Présence vivante, réelle et
substantielle du Sauveur du monde.
De Medjugorje, je ne veux pas seulement
faire un lieu de prière, mais réaliser la ren-
contre des coeurs”
a dit Marie dans un mes-
sage. Elle est certainement avec nous et elle
dit à son Fils: “Vois, ils n’ont plus de vin” et
certainement elle l’accompagne pendant que
Lui touche chacun de nos coeurs et elle nous
dit: “Dorénavant, fais ce qu’il te dira”.
Ce soir à Medjugorje
Voici mon témoignage à moi, un jeune
comme tant d’autres qui a vécu un certain
nombre de ces Adorations. Essayons de les
revivre ensemble...
Le chant “Kumbaya” commence à mi-
voix et puis de plus en plus soutenu, au fur
et à mesure que le Saint Sacrement s’ap-
proche de l’autel. Finalement voici qu’il est
sur la Table. Maintenant c’est Lui qui est
devant chacun de nous: le Soleil de Justice
nous visite surgissant d’en haut.
En peu de temps une atmosphère de
grand recueillement et de prière profonde
s’est créée: Peu à peu les yeux se ferment et
les coeurs se font plus attentifs pour écouter
la voix de l’Epoux Divin; De mieux en
mieux mon coeur comprend que quand
nous adorons l’Eucharistie, c’est vrai-
ment comme si chacun de nous était seul
avec toi, Jésus,
dans un dialogue intime, de
Père à fils: un fils qui, avec confiance,
s’abandonne pleinement entre des mains
paternelles d’immense tendresse.
L’Esprit nous accompagne...
“O Lumineuse Sagesse, dévoile-nous le
grand mystère...” chante un hymne litur-
gique dédié à l’Esprit-Saint. Oui, Jésus, ce
soir, en ce moment, est devant nous vivant et
vrai, mais nous pour le croire fortement,
nous avons besoin d’un Don de l’Esprit-
Saint qui nous rende capables de voir au-
delà des apparences: voilà pourquoi
l’Adoration se continue toujours avec un
chant d’invocation à l’Esprit Divin.
Le chant se poursuit dans toutes les
langues et mon esprit pense d’instinct à l’épi-
sode que racontent les Actes des Apôtres au
jour de Pentecôte: “Chacun les entendait
parler sa propre langue, selon que l’Esprit
leur donnait de pouvoir s’exprimer”.
Ce soir
encore nous sommes en train de t’invoquer,
Doigt de la main de Dieu, pour que tu
touches et éveilles nos coeurs! D’une langue
à l’autre on alterne les pauses laissées aux
seuls instruments, et alors le coeur peut com-
plètement s’approfondir dans l’Amour de
Dieu et se laisser remplir de sa suave présen-
ce. Dans ces moments j’ai senti que mon
esprit est désaltéré par “l’Eau vive” que
Jésus nous donne sans mesure et j’ai compris
en profondeur ce qu’est la prière du coeur à
laquelle la Gospa nous invite inlassablement!
...et nous guérit
Les instruments commencent à introdui-
re la douce mélodie du chant et tout à coup je
sens près de moi, qu’une fille commence à
pleurer doucement: c’est bien vrai, l’Esprit
nous touche et nous guérit dans notre moi
profond,
là où ne peut pénétrer aucun méde-
cin humain et nous nous sentons aimés, nous
nous sentons fils de Dieu ! J’ai expérimenté
que c’est bien là que se trouve la plénitude et
le sens profond de notre existence.
Etant devant le Seigneur et m’efforçant
de l’adorer avec tout mon être, Je me sens
accueilli, aimé et protégé: Jésus n’est plus
un nom lointain
, mais une Personne que je
commence à connaître et je sens le désir de le
connaître de mieux en mieux ! Je commence
à considérer Sa grandeur, Sa fidélité, Sa pré-
sence dans ma vie parce que toi, Frère
Slavko, tu m’as invité à le faire, tu m’as invi-
té à rendre grâce, ce qui va signifier ensuite:
adorer Dieu ! Dans la lumière de l’Esprit-
Saint, s’ouvre pour moi un monde nouveau,
ou plutôt, je commence à voir les interven-
tions de l’Amour de Dieu dans ma vie
:
comme pour Saint Paul, grâce à la prière
d’Ananie, les écailles tombent des yeux et
ainsi les yeux de nos coeurs commencent à
distinguer les pas de Dieu dans notre vie.
Jésus est notre vie !
Oui, debout devant Jésus, Lumière qui
illumine, nous nous rendons compte à quel
point II nous aime et alors grandit en nous la
confiance en Lui. Nous expérimentons que,
pour Jésus, rien de ce que nous vivons est insi-
gnifiant et qu’Il veut être notre plus grand
ami et confident.
Ainsi la prière ne sera
jamais répétitive parce que chaque jour nous
avons quelque chose à porter et à confier au
Seigneur ! Et peu à peu, dans ce dialogue avec
Lui, Il nous donne ses yeux et nos difficultés
se redimensionnent parce que nous savons
que nous n’avons plus à les affronter seuls:
Lui, le Dieu tout-puissant est avec nous!
Après avoir prié, la Bénédiction eucha-
ristique scelle la rencontre de joie avec le
Seigneur au milieu de nous: Il nous remplit
de paix et nous envoie annoncer au monde «
qu’il est ressuscité et présent aujourd’hui
parmi nous ». Voici la source des conver-
sions à Medjugorje:
le coeur réchauffé et
guéri dans une rencontre en profondeur avec
le plus grand ami de nos coeurs, qui a voulu
nous donner l’Eucharistie pour partager avec
nous tous les moments de notre vie. Il ne
nous reste qu’à redire: Venez adorons!
M.R.
7
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Villanova M. 1er mai 2005
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EN REFLECHISSANT
A L’AMOUR…
Notre effort pour rencontrer Dieu serait
vain si ce n’était Dieu Lui-même qui, dans
son infinie miséricorde, ait décidé de se
manifester à nous, malgré nos misères et nos
limites. Pour l’être humain, l’expérience de
Dieu est très subjective et se différencie de
personne à personne.
Je pense toutefois qu’on peut vérifier des
situations communes, semblables à des
étapes à travers lesquelles chacun doit pas-
ser dans son parcours vers Dieu. Un passage
obligé est celui d’apprendre à aimer le pro-
chain, non avec notre amour humain qui est
toujours imparfait, mais de la manière dont
Dieu nous aime, ou mieux, avec l’amour
même de Dieu.
Pour le chrétien, l’expérience fondamen-
tale est celle de permettre à l’amour divin
d’entrer en lui, de se laisser remplir de
l’Esprit Saint pour pouvoir ensuite reverser
sa Grâce sur les autres.
Personnellement, j’ai parfois réussi à
vaincre mon propre ego et me suis compor-
té de manière nouvelle envers le frère, j’ai
agi comme jamais auparavant je n’aurais
pensé pouvoir le faire.
Dans cette difficulté j’ai expérimenté Dieu
en moi parce que j’ai compris avoir réussi à
tenir ce comportement non en vertu de mes
forces mais grâce à la force que Dieu
m’avait donnée après que je lui l’aie deman-
dée dans la prière.
Quand on expérimente à l’intérieur de
soi cette ‘force’ s’évanouissent tous les
doutes sur l’existence de Dieu Père, sur
l’amour infini de Jésus et sur la puissance de
l’Esprit Saint; notre foi se renforce parce
que nous sentons en nous la proximité et
l’amour de Dieu.
En effet nous comprenons que ce n’est
pas nous qui agissons, mais que c’est Lui qui
agit en nous, c’est Lui qui nous donne la for-
ce de Lui ressembler dans l’amour, qui nous
aime ainsi, au point de nous faire aimer les
autres avec son amour même. En devenant
‘tout un’ avec Lui nous nous sentons fils du
Père en Jésus Christ dans la force de l’Esprit
Saint. Et la manière d’aimer de Dieu nous la
connaissons bien car c’est Jésus Lui-même
qui nous l’a révélée: «Je vous dis : aimez
vos ennemis et priez pour vos persécuteurs»
(Mt 6,44) «Qui ne prend pas sa croix et ne
me suit pas n’est pas digne de Moi. Qui aura
voulu sauver sa vie la perdra et qui aura
perdu sa propre vie à cause de Moi la sau-
vera»
(Mt 11,38-39).
Nous pouvons affirmer alors que Dieu se
rencontre quand nous pardonnons, quand
nous prions pour les personnes antipa-
thiques, quand nous nous sacrifions pour les
autres, quand nous mourons à nous-même,
etc… Pour réussir à se comporter ainsi il est
nécessaire pourtant de regarder les autres
avec les yeux de Dieu qui nous voit tels que
nous sommes mais en tant que ses créatures
très aimées, malgré nos misères et nos déso-
béissances. Il voit en nous sa marque et la
petite flamme du bien allumée malgré tout.
Si nous regardons les frères avec les yeux de
Dieu, nous les aimerons inconditionnelle-
ment et indépendamment de leurs défauts
parce que c’est ainsi que Dieu nous aime,
nous. Nous réussirons alors à sentir Dieu en
nous et son amour, à travers nous, pourra
parvenir jusqu’à eux.
Massimo Bigotto
Ne dis pas: «je suis jeune»
Une des affirmations les plus positives de
la vie: jouir en plein de l’enthousiasme et des
forces, se trouve sur les lèvres du prophète
Jérémie quand Dieu l’appelle à devenir son
instrument. Dieu effectivement, nous le
savons par l’Ecriture, s’est toujours servi
d’hommes pour annoncer sa Parole et réali-
ser son dessein de salut. Toujours, les
hommes appelés ont eu un premier moment
d’hésitation, de crainte parce qu’ils se ren-
daient compte de leur inadéquation et surtout
de leur indignité. Jérémie, disant: «je suis
jeune» se réfère à sa propre inexpérience, à
sa fragilité, et peut-être au fait que les jeunes
ont au cœur de grands désirs. «Je suis jeune
je n’y arriverai pas, c’est trop pour moi, et
puis… j’ai d’autres projets pour ma vie…
J’aurai besoin de me préparer, de suivre un
cours». Voici comment nous sommes devant
Dieu. Nous voulons la grâce du Seigneur, sa
consolation, son pardon mais nous n’arri-
vons guère à penser que Dieu ait besoin de
nous. Lui par contre ne se décourage pas et
continue à nous appeler. Surtout si nous
sommes jeunes.
mais va …
Si nous sommes jeunes, si nous avons
respiré sa présence à travers l’intervention de
Marie, sa Mère, nous sommes appelés à aller.
Aller où? Le Pape nous a toujours invités à
aller, dans un rôle de pèlerins, aux Journées
mondiales de la Jeunesse et il a parlé à notre
cœur. En particulier, pour Cologne il nous a
laissé cette parole: «Nous sommes venus
pour l’adorer» Si nous refaisons le chemin
des Mages, nous nous rendons compte que
ceux-ci ont vaincu leur hésitation avec un
enthousiasme juvénile: «Ils partirent».
L’enthousiasme pour la vérité qu’ils cher-
chaient a fait vaincre l’inexpérience. L’étoile et
la joie qui s’en suit en la voyant sont le signe
de ces aides, petites mais significatives que le
Seigneur accorde à qui se met en chemin.
Si le lecteur de ces lignes est jeune et a
été conquis par Marie, il reconnaît dans sa
vie quelques traits essentiels. Il y a besoin
d’aller, de sortir de l’ordinaire pour rencon-
trer la grâce. Si tu lis ce petit journal, tu te
rendras compte de sa pauvreté, de sa limita-
tion à l’essentiel. Ma foi, il est né comme ça,
dans l’inadéquation des moyens, dans l’inex-
périence professionnelle. Mais il nous
semble que le Seigneur a justement voulu
accompagner avec ses simples signes à Lui,
le chemin de cet instrument. Maintenant je
n’ai pas peur de te demander à toi qui es jeu-
ne, de « te mettre en mouvement» de « te
secouer » et d’aller. Vers qui?
vers ceux à qui je t’enverrai
Il y a des personnes qui ne peuvent rece-
voir Echo parce qu’elles sont âgées, ou
malades ou parce qu’elles ne le connaissent
pas. Qui est distributeur, depuis des années,
doit bien se rendre compte que du temps est
passé et qu’il n’a peut-être plus les forces
physiques voulues. Vas-y, toi, jeune, pour
devenir un petit instrument de cette grâce qui
t’a sauvé toi aussi.
Mets du concret dans l’enthousiasme qui
souvent te prend et transfigure ta journée. Si
tes rêves sont grands… pour changer le mon-
de, commence avec des petites choses com-
me de porter ce numéro à une personne qui,
à ton avis, peut apprécier ce don. Mets-toi en
contact avec des distributeurs déjà entraînés
pour expérimenter la joie simple et discrète
de qui se met au service. Comme Marie à la
suite de Jésus.
Don Alberto Bertozzi
Les lecteurs écrivent…
Stefania Errico de Lecce- Italie :
Merci pour votre travail et pour le bien que
vous répandez avec votre petite feuille. Voix
de celui qui crie dans le désert: préparez le
chemin du Seigneur. Il me semble que c’est
votre charisme: porter de l’eau à l’assoiffé,
bander les plaies du cœur à ceux qui sont
dans l’ignorance.
Francesca Pana de Papouasie
Nouvelle-Guinée: J’apprécie énormément
l’Echo de Marie. Je le lis et, avec cela, je
prie et je vois ce que la Mère attend de moi.
Cela m’aide moi-même et ma famille. Que
le Seigneur Jésus puisse vous aider toujours!
Dom Ernest Troshani de Scutari,
Albanie: Je vous écris avec beaucoup de
plaisir pour vous remercier infiniment de la
publication de l’Echo de Marie, qui m’est si
précieux à moi et aux gens d’Albanie.
Sr M. Klaretta d’Allemagne: Echo est
un journal de grande spiritualité, à travers
lequel nous parlent l’Esprit-Saint et sa Très
Sainte Epouse, Marie. C’est presque impos-
sible de trouver une feuille d’une dévotion
aussi profonde.
Au cours du mois de mars 2005 les lecteurs
francophones ont envoyé 5.366 euros. Notre
journal remercie tous les généreux dona-
teurs.
L’Echo de Marie Reine de la Paix est gra-
tuit. L’oeuvre vit d’offrandes.
* L’ECHO en cassettes-audio pour non-
voyants
(mensuel): les personnes intéres-
sées peuvent s’inscrire à l’adresse ci-des-
sous:
ENVOYEZ TOUT COURRIER
A NOTRE SECRETARIAT
Ayant dans le coeur les paroles de Dieu
et avec crainte et tremblement,
annonçons par notre regard
la présence du Seigneur Jésus.
Ainsi nous deviendrons bénédiction
et serons bénis.
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