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Echo de Marie Reine de la Paix 210 (Mai-Juin 2010)

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“Que la pensée du Christ lui-même nous
pénètre et stimule nos décisions, qu'elle
encourage nos actions et nous communique la
sagesse en toute chose, à chaque événement
et à chaque instant de notre vie. Le fruit en
sera une existence pacifiée au plus profond,
réconciliée, libre...”
Message du 25 mars 2010 :
“Chers enfants, aujourd’hui encore je
désire tous vous inviter à être forts dans la
prière et dans les moments où les épreu-
ves vous assaillent. Vivez dans la joie et
l’humilité votre vocation chrétienne et
témoignez à tous. Je suis avec vous et je
vous porte tous devant mon fils Jésus, et Il
vous sera force et soutien. Merci d’avoir
répondu à mon appel”.
Jésus sera pour vous
force et soutien
L’homme ne peut se passer de Dieu. La
tentation du diviseur serpente encore dans la
Création et continue à allécher, duper et
séduire l’humanité. Le vieux rêve de pou-
voir vivre sans Dieu non seulement ne résout
pas les problèmes existentiels de l’homme
mais, en troublant l’ordre de la création, il
sème en elle des germes de mort plutôt que
de vie. Sur le plan cosmique, comme sur le
plan individuel, faire abstraction de Dieu
n’aide pas à résoudre les grands problèmes
de l’existence, et tout progrès de la science
repropose à l’humanité deux voies : celle de
la vie et celle de la mort (cf. Dt 30, 15-20).
La liberté de choisir entre le bien et le mal,
conquise par Adam et Ève, exalte et en
même temps déprime l’homme; sans l’inter-
vention continuelle de Dieu, l’histoire
humaine serait déjà terminée depuis des mil-
lénaires. Mais Dieu n’abandonne pas l’hom-
me, il poursuit son projet d’amour et, dans la
plénitude des temps, il le réconcilie à lui-
même dans une communion bien plus pro-
fonde que celle qui est offerte dans l’Éden.
La venue du Christ dans le monde ne
marque pas seulement une nouvelle alliance
entre Dieu et l’homme, mais elle fait de
l’homme le nouveau temple de Dieu sur la
terre. Maintenant, l’homme sait que Dieu
peut habiter en lui! On est ici bien loin de la
proximité entre la créature et le Créateur
dans l’Éden! Maintenant, l’homme n’est
plus seulement l’image de Dieu mais, s’il le
veut, il peut en être le fils dans Son Fils
Jésus! On est bien loin de la théorie de l’évo-
lution de Darwin! Avec l’Incarnation, c’est
l’évolution dans le Christ qui s’ouvre et
s’offre à l’homme! Car le salaire du péché,
c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu,
c’est la vie éternelle en Jésus-Christ, notre
Seigneur (Rm 6, 23). L’homme est appelé à
suivre une voie difficile mais divine : la voie
déjà parcourue par le Christ et qui requiert
une libre acceptation de la volonté de Dieu
(un abandon à Lui), le renoncement à satan
et à ses promesses (qui sont entre autres des
mensonges et des tromperies) et le choix de
Dieu (choisissez Dieu, nous a maintes fois
dit Marie).
C’est la voie de la Croix, mais c’est la
Voie qui permet au Christ d’être présent dans
notre vie, d’achever ce qui manque aux souf-
frances du Christ, dans notre chair (cf. Col 1,
24). Aujourd’hui, je souhaite vous inviter à
être forts dans la prière et dans les moments
où les épreuves vous assaillent
. Nous avons
peur? Réfugions-nous en Marie; en Elle, le
tentateur ne pourra arriver jusqu’à nous. Je
suis avec vous et je vous porte tous devant
mon fils Jésus et Il sera pour vous force et
soutien
. Les épreuves de la vie sont souvent
dures et insoutenables sans l’aide du Sei-
gneur; mais Il est là, toujours prêt à porter
notre croix, à la porter avec nous et même à
notre place; puisons en Lui force et soutien
pour prendre notre croix et Le suivre (cf. Mt
16, 24-26). Vivez dans la joie et dans l’humi-
lité votre vocation chrétienne et témoignez à
tous.
La vocation chrétienne n’est autre que
l’appel divin à suivre Jésus-Christ. Ce n’est
pas l’appel à la douleur qui détruit mais l’ap-
pel à la souffrance dans la joie, à la douleur
qui engendre l’Amour, car Jésus est en nous,
et Marie est auprès de nous, les Anges et les
Saints sont à notre disposition, et tout ceci
nous le sentirons, nous en ferons l’expérience
et devons en donner notre témoignage pour
que la Croix apparaisse dans sa vraie lumière.
Avec Marie, arrêtons-nous devant Jésus
pour puiser en Lui l’antidote au poison du
vieux serpent. Arrêtons-nous avec l’humili-
nécessaire à nous laisser pénétrer par le
Mystère de sa mort qui porte le salut, à nous
laisser inonder par sa consolation qui
engendre la joie, la vraie joie, celle qui n’est
pas éphémère et que Dieu assure à ceux qui
sont humbles de coeur.
Nuccio Quattrocchi
Message du 25 avril 2010 :
“Chers enfants, en ce temps où, d’une
manière particulière, vous priez et recher-
chez mon intercession, je vous invite à
prier, petits enfants, afin qu’à travers vos
prières, je puisse vous aider pour que le
plus de coeurs possible s’ouvrent à mes
messages. Priez à mes intentions ! Je suis
avec vous et j’intercède auprès de mon
Fils pour chacun de vous. Merci d’avoir
répondu à mon appel”.
Priez pour mes intentions
Ce message de Marie s’ouvre avec un
évident signe de satisfaction pour la prière
qui, de tout le monde catholique, se lève vers
Elle, au début du mois de mai, et en fixe tout
de suite l’objectif : priez afin qu’à travers
vos prières, je puisse vous aider pour que
le plus de coeurs possible s’ouvrent à mes
messages
. Dans cette invitation, ce message
représente tout, et ceci souligne l’importance
et l’urgence de notre ouverture aux messages
qu’Elle nous donne à Medjugorje. Sa présen-
ce ainsi prolongée, son insistance sur le
besoin de revenir à Dieu, de la conversion, de
l’abandon à Dieu, de la prière, du jeûne…
sont des signes catégoriques d’un appel déci-
sif qui nous interpelle tous. Le nombre d’ap-
pelés qui se sont ouverts à ses messages
n’est-il pas encore complet?
Ce message de Marie est explicite,
vibrant, urgent, c’est un appel à resserrer les
liens autour d’Elle, en ce mois de mai tradi-
tionnellement conscaré à Elle et à la prière
du Saint Chapelet. C’est un appel qui ne
perd pas de temps dans des explications par-
ticulières : Priez pour mes intentions.
Nous tous qui nous disons catholiques, nous
connaissons bien ses intentions; que ce soit
nous qui croyons à ses messages, ou bien
ceux qui, parmi nous, manifestent de la per-
plexité ou en nient toute authenticité, nous
tous savons bien ce que sont ses intentions.
Dès l’appel à la divine Maternité, Elle a tou-
jours dit oui à la volonté de Dieu; il en a été
ainsi dans sa vie cachée -humble mais atten-
tive- durant laquelle Elle ne s’est jamais
éloignée de ce qui lui arrivait, mais toutes
ces choses, elle les gardait dans son coeur
(Lc 2, 19.51b). Il en a été ainsi tout au long
de la vie de son Fils, jusqu’à l’instant suprê-
me de sa Passion et de sa Mort, lorsque, aux
pieds de la Croix, Elle accepte en silence la
volonté du Père et offre à celle-ci, en même
temps que Jésus, Elle-même.
Nous connaissons bien tout cela, et nous
savons que nous sommes ses enfants, et Elle
est notre Mère depuis que Jésus l’a confiée
comme telle à l’Apôtre qu’Il aimait (Jn 19,
27). Depuis toujours, ses intentions sont de
faire la volonté du Père et d’honorer la
volonté du Fils qu’elle nous a donné en tant
que Mère. Elle est appelée à intercéder pour
le salut du monde et Elle, fidèlement, inces-
samment, infatigablement, elle s’y adonne :
Je suis avec vous et j’intercède auprés de
Mai-juin 2010
Edité par Eco di Maria, Via Cremona, 28 - 46100 Mantova (Italie) -
TEL. 0039/338.6708931
A. 26, n. 5 - 6
"Poste Italiane s.p.a. - Spedizione in Abbonamento Postale - D.L. 353/2003 (conv. in L. 27/02/2004 n° 46) art. 1, comma 2, DCB Mantova
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mon Fils pour chacun de vous. Son Fiat,
son Oui au Père ne peut se confiner à cet épi-
sode ou à un autre de sa vie : il résonne hier,
aujourd’hui et toujours; il est inscrit dans
l’Éternité car il est caché en Dieu et il est
gardé en Lui! Et nous? Saint Louis-Marie de
Montfort nous invite à entrer dans ce mystè-
re d’amour en nous appelant à une dévotion
à Elle qui soit intérieure, tendre, sainte,
constante, désintéressée
(Traité de la vraie
dévotion à Marie, thèse 106-110). Essayons
de ne pas être trop idiots pour ne pas recon-
naître le temps de sa présence parmi nous, ce
temps particulier de grâce, et veillons à ne
pas nous laisser prendre au dépourvu le jour
du retour glorieux du Christ. Cela n’a pas
d’importance si nous sommes encore ou non
dans ce corps mortel lorsqu’Il reviendra; la
qualité de notre attente de son retour n’aura-
t-elle aucun poids dans le jugement de Dieu?
Viens, Seigneur Jésus, viens vite nous sau-
ver! Viens par l’intermédiaire de la puissan-
te intercession de Marie, Ta et notre Mère!
Le Sacerdoce
au premier plan
EXPÉRIENCES D’AFRIQUE
Sur certains articles de l’ÉCHO de Marie
Reine de la Paix -le bulletin que je distribue
depuis maintenant des années dans diverses
communautés proches de chez moi- je lis
des témoignages de personnes qui ont visité
des terres lointaines et rapportent leurs sen-
sations et expériences vécues à ce moment-
là. Eh bien moi, je suis rentré depuis peu,
après un mois de bénévolat lié à un projet de
travail qui se déroule dans la République
Centrafricaine, et plus précisément dans une
Mission Catholique, dans la banlieue de
Bangui, qui en est la capitale. Je peux affir-
mer que cette nation est l’une des plus
pauvres de l’Afrique, à cause du manque de
moyens et de plans de développement, et de
sa position géographique qui ne débouche
pas sur la mer; une nation qui combat
chaque jour sa bataille non seulement pour
vivre, mais bien souvent pour survivre tant
bien que mal. Il n’existe pas de prévention
sanitaire, la mortalité est élevée à cause du
virus du SIDA que l’on connaît malheureu-
sement bien. L’État n’intervient pas, l’école
-là où elle existe- est payante, c’est pourquoi
l’analphabétisme se propage : il semble vrai-
ment que c’est une terre sur laquelle pèse le
destin d’être éternellement un « tiers monde
». Pourtant, les gens qui vivent là sont dési-
reux d’apprendre, d’avoir des relations avec
les autres : le bon sens existe chez ces per-
sonnes! Tout comme la foi chrétienne, qui
est enracinée sur une partie du territoire grâ-
ce surtout à l’œuvre de Pères Missionaires.
Je considère qu’il est maintenant temps
de se rendre vraiment compte de ce qui se
passe dans cette partie du monde, où il
n’existe pas -comme je le disais- de préven-
tion, où les hôpitaux se font rares et la pro-
tection de l’individu vient à manquer; où les
gouvernements n’existent que sur le papier
et ne se mobilisent que peu, voire pas du
tout, pour leurs habitants; où règne la cor-
ruption, l’inertie et l’ignorance.
Nous devrions tous nous rappeler que les
personnes, même si elles ont une autre
couleur de peau ou proviennent d’une ethnie
différente, ont les mêmes sensations que
nous. Moi, si j’ai mal à la tête, je sais ce que
je dois faire pour soulager ma douleur; de
nombreuses personnes,
au contraire, ne trouvent
pas d’aspirine, ou bien ne
peuvent pas se le permet-
tre! Le contact direct avec
certaines pauvretés dans
le monde, a suscité en
moi un nouveau sens
d’appréciation pour la vie
de tous, quels qu’ils
soient, tout comme nous
l’indique l’Évangile.
Dino Forte
Marie comme Mère
de tous les prêtres
Dans le contexte de l’Année Sacerdota-
le, je voudrais parler du lien entre la Vierge
Marie et le sacerdoce. C’est un lien profon-
dément enraciné dans le mystère de l’Incar-
nation. Lorsque Dieu décida de se faire
homme par son Fils, il avait besoin du «oui»
libre de sa créature. Dieu n’agit pas contre
notre liberté. Et il se passe quelque chose de
vraiment extraordinaire : Dieu est alors
dépendant de la liberté, du « oui » de sa
créature; il attend ce « oui ». Saint Bernard
de Clairvaux, dans l’une de ses homélies, a
expliqué de façon dramatique ce moment
décisif de l’histoire universelle, où le ciel, la
terre et Dieu lui-même attendent ce que dira
cette créature.
Le « Oui » de Marie est donc la porte à
travers laquelle Dieu a pu entrer dans le
monde, se faire homme. C’est ainsi que
Marie est réellement et profondément impli-
quée dans le mystère de l’Incarnation, de
notre salut. Et l’Incarnation, le fait de se fai-
re homme par son Fils était, depuis le début,
finalisée au don de soi; à se donner avec tant
d’amour dans la Croix, pour devenir le pain
pour la vie du monde. Ainsi, sacrifice,
sacerdoce et Incarnation vont ensemble et
Marie est au centre de ce mystère.
Parlons maintenant de la Croix. Jésus,
avant de mourir, voit sous la Croix, sa Mère;
et elle voit son fils bien-aimé et ce fils bien-
aimé est bien-sûr une personne, un individu
très important, mais il est plus encore : c’est
un exemple, une préfiguration de tous les
disciples aimés, de toutes les personnes
appelées par le Seigneur pour être « des dis-
ciples aimés » et, par conséquent, plus parti-
culièrement des prêtres également. Jésus
confie sa Mère aux soins des disciples. Mais
il dit aussi aux disciples : «Voici votre mère»
(Jn 19, 27). L’Évangile nous dit qu’à partir
de cet instant, Saint Jean, le fils préféré, prit
sa mère Marie « dans sa maison ». C’est la
traduction italienne; mais le texte grec est
beaucoup plus profond, beaucoup plus riche.
Nous pourrions le traduire par : il prit Marie
dans l’intimité de sa vie, de son être, dans la
profondeur de son être. Prendre avec soi
Marie, signifie l’introduire dans le dynamis-
me de toute son existence -ce n’est pas
quelque chose d’extérieur- et dans tout ce
qui constitue l’horizon de son apostolat.
Le Concile du Vatican II invite les
prêtres à observer Marie comme un
modèle parfait de leur existence
, en l’invo-
quant « Mère du suprême et éternel Prêtre,
Reine des Apôtres, Secours des presbytères
dans leur ministère ». Le Saint Curé d’Ars, à
qui nous pensons tout particulièrement cette
année, aimait répéter : « Jésus-Christ, après
nous avoir donné tout ce qu’il pouvait nous
donner, veut encore que l’on devienne les
héritiers de ce qu’il a de plus précieux : sa
Sainte Mère ». Ceci est valable pour tous les
chrétiens, pour nous tous, mais tout spécia-
lement pour les prêtres. Prions pour que
Marie rende tous les prêtres -avec tous les
problèmes du monde d’aujourd’hui-
conformes à l’image de son Fils Jésus, dis-
pensateurs du trésor inestimable de son
amour de bon Berger.
BENOÎT XVI
(De l’Audience générale du 12 août 2009)
Les dévotions populaires :
des sentiers vers le Ciel
En 1346, Sainte Brigitte de Suède reçut
en révélation de la part du Seigneur des orai-
sons à réciter chaque jour pour une durée de
douze ans et auxquelles elle fit des pro-
messes particulières. Mais est-ce vraiment
suffisant de dire des formules chaque jour
pour obtenir les grâces promises par Dieu?
Le Seigneur peut-il utiliser la mesure humai-
ne du Moi je te donne si toi tu me donnes?
De ce point de vue, de telles formes de dévo-
tion cachent un grand danger : celui d’ap-
pauvrir la relation personnelle avec Dieu à
un formalisme : l’esprit est étouffé par des
paroles toutes faites.
Devons-nous donc écarter ces prières
que le Seigneur s’est daigné de nous ensei-
gner avec tant de sollicitude à travers les
mystiques et les saints de tous les temps?
Que chacun l’évalue dans sa propre
conscience. Nous devons cependant com-
prendre une valeur pédagogique liée à ces
prières vocales : elles nous font comprendre,
avant tout, qu’il n’est pas possible de grandir
spirituellement si nous ne trouvons pas de
temps à consacrer chaque jour à Dieu.
C’est un chemin. Et l’arrivée de ce
chemin est un dialogue intime avec Dieu,
le fait de savoir savourer sa présence, une
affinité qui n’a plus besoin des mots; ces for-
mules sont ainsi comme des formules de
politesse pour commencer un discours, com-
me lorsque nous venons de rencontrer un
ami que l’on n’a pas vu depuis longtemps et
que nous ne savons pas encore bien quoi lui
demander ou lui raconter, même si nous sen-
tons que nous voudrions passer des heures
entières avec lui. C’est un chemin…
B.G.
UNE VOIX QUI CRIE
« L’enseignement que le prêtre est appelé à offrir, les vérités de la foi, doivent être inté-
riorisées et vécues à travers un chemin spirituel personnel intense. La voix du prêtre -et cela
n’est pas rare- pourrait sembler comme « la voix d’une personne qui crie dans le désert »
mais c’est justement en cela que consiste sa force prophétique : dans le fait de ne jamais
être homologué -ni homologable- à une culture ou à une mentalité dominante, mais de mon-
trer la seule nouveauté capable de créer un authentique et profond renouvellement de
l’homme, c’est-à-dire que le Christ est Vivant, qu’il est le Dieu proche de nous, le Dieu qui
œuvre dans la vie et pour la vie du monde, et qui nous offre sa vérité, sa façon de vivre ».
« Personne ne peut choisir tout seul le sacerdoce, ce n'est pas une façon d'arriver à une
sécurité dans la vie, pour conquérir une position sociale : personne ne peut se le donner, ni
se le chercher tout seul. Le sacerdoce est la réponse à l'appel du Seigneur, à sa volonté, pour
devenir des annonceurs non pas d'une vérité personnelle, mais de sa vérité ».
Benoît XVI (tiré de son homélie)
2
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Cet homme
du Suaire
On fait la queue pour entrer. Une queue
longue, ordonnée et, au fur et à mesure que
l’on s’approche, on voit qu’elle est de plus
en plus recueillie et silencieuse, car le
moment où l’on regarde, à distance de
quelques mètres, le linceul qui a enveloppé
Jésus après sa mort et qui renferme dans les
fibres du tissu en lin millénaire les traits de
son corps, les signes de la passion, la chro-
nique de la crucifixion, est solennel.
Dix ans après la dernière exhibition (à
l’occasion du Jubilé de l’an 2000), le Sacré
Suaire -
la relique la plus importante de la
chrétienté- a été une nouvelle fois exposé au
public (Turin, 10 avril - 23 mai). Une
affluence incroyable de pèlerins arrivés de
tous les pays du monde pour voir avec leurs
propres yeux cet homme qui, miraculeuse-
ment, a laissé ses traces sur un morceau de
toile, une photographie parfaite -en négatif-
imprimée de façon encore inconnue. Le
Dieu né de la femme a des traits précis qui
se laissent regarder pour
assouvir notre besoin de
visualiser le Mystère sans
recourir à l’imagination,
qui pourrait nous éloigner
de la vérité.
Jésus a un visage,
Jésus a un corps et nous
pouvons les contempler
.
C’est une grâce pour
laquelle on peut qu’être
reconnaissants. Ce qui
frappe profondément,
c’est de voir comment, en
fait, le corps de l’Agneau
a été martyrisé : des
coups de fouet partout;
même pas un centimètre
de peau n’a été épargné.
Un véritable massacre.
L’ampleur de la douleur
que le Christ a éprouvé
sans dire un mot est
racontée par les filets de
sang qui coulent des
endroits où les clous et
les épines ont transpercé,
sans pitié, l’innocence de
la chair; la même qu’Il
avait reçu de Marie, la
Mère immaculée. Le Crucifix n’est pas seu-
lement un récit, le Suaire nous Le livre
aujourd’hui…
Mais il y a autre chose en plus de la Pas-
sion, sur ce tissu blanc (qui malheureuse-
ment a été brûlé et taché lors d’un ancien
incendie). Il y a la Pâques du Ressuscité,
cette incroyable énergie de vie qui, en se
dégageant du corps inerte de Jésus, s’est
projetée sur le tissu et est restée là, fixée à
jamais. Puissance de vie, puissance de
lumière, stupéfiante force de résurrection
(selon certaines études qui viennent d’être
publiées, un éclair de lumière a irradié sur le
tissu une image que la science, encore
aujourd’hui, ne réussit non seulement à
reproduire, mais même pas à expliquer…).
Il reste à l’intérieur de nous quand on
s’en va, une présence vivante qui nous suit
partout et nous rappelle que Jésus est le
Vivant
, aujourd’hui comme hier, et il nous
demande de vivre avec Lui chaque instant
pour que le reflet de son visage soit recon-
naissable sur le nôtre; car, comme le Suaire,
nous aussi pouvons être l’évidence de la
Vérité : des images visibles de cet homme,
mort et ressuscité afin que ce soit toujours
Pâques pour l’humanité.
Stefania Consoli
Qui es-tu pour moi?”
« Pour moi, voir le Suaire est comme
rencontrer Jésus au moment où Marie de
Magdala le rencontra, le matin de Pâques,
dans le jardin, en sachant bien que « c’est le
Seigneur
» et non pas un autre (…).
Sur le Suaire, nous contemplons le fait que
« l’Auteur de la vie » (At 3.15) s’est fait
homme; le fait que le «
Verbe de la vie » (1 Jn 1.1)
s’est fait chair; le fait que
la vie de chaque homme
ne sera pas abandonnée
aux enfers. De ce qui est
arrivé, sans aucun témoin,
dans la maison de Nazare-
th, de ce qui est arrivé,
sans aucun témoin, dans le
tombeau de Jérusalem,
c’est nous qui sommes
maintenant témoins, car le
corps du Suaire est le
corps conçu en Marie à
Nazareth, c’est le corps né
par elle à Bethléem, c’est
le corps ressuscité des
morts à Jérusalem (…).
Tandis que notre esprit
pressent que le mystère du
Suaire renvoie inélucta-
blement au mystère même
du Christ, d’une part, nous
sommes fascinés par la
preuve que le Suaire a le
pouvoir de toucher les
cordes les plus profondes
de la personne humaine, et
de l’autre, nous n’osons
pas faire la seule chose qui transformerait
l’étonnement de notre esprit en la joie d’une
rencontre authentique avec le Seigneur res-
suscité et vivant, c’est-à-dire répondre en
toute vérité et liberté à la vraie question de
fond : «qui es-tu pour moi?»
Père Angelo Favero
Être mystiques
pour être demain
« Le chrétien de demain sera un mys-
tique, un homme qui aura fait l’expérience de
quelque chose, ou bien il n’existera pas du
tout », affirma le grand théologue allemand
Karl Rahner. Medjugorje ne serait-elle peut-
être pas devenue, dans les projets du Ciel,
une école du mystique pour l’Église et pour
l’humanité toute entière? L’urgence de cette
question se manifeste à Medjugorje après
chaque rencontre sérieuse avec des jeunes
qui ont redécouvert « le centre de leur vie ».
À notre époque, on abuse souvent du
mystique. Toute sorte d’aberrante anomalie
de l’esprit humain est emballée et introduite
sur le marché avec le nom de « mystique ».
Il est difficile de ne pas trouver de domaine
où le mystique n’ait pas sa place. Il est
désormais considéré comme la super-reli-
gion, la dernière et la plus essentielle. Il y a,
en somme, des mystiques de tout genre…
Connaître le Mystère
Dans le discours sur le mystique lié à
l’événement Medjugorje, il est important de
considérer le critère de mesure du mystique
chrétien. Le mystique peut être considéré
comme une « expérience de Dieu dans
l’intimité de son être ».
Il s’agit d’une rela-
tion d’« union » avec Dieu, il s’agit d’une
expérience pleine de mystère avec Dieu. Ce
qui est mystique, c’est la rencontre avec
celui en qui l’on croit. Le vrai mystique est
centré sur l’amour.
L’amour -celui qui est vécu- représente
l’objectif des principaux messages de Med-
jugorje. Le mystique chrétien possède en
plus une particularité digne de reconnaissan-
ce, il est radicalement ouvert. C’est souvent
seulement dans l’ouverture que l’on fait l’ex-
périence de Dieu. Une condition indispen-
sable pour appartenir au Groupe de prière à
Medjugorje (guidé par la Vierge à travers les
Messages à Jelena n.d.r.), c’est l’abandon
total, l’ouverture totale à Dieu. Mystique ne
signifie pas tranquille. À Medjugorje, on par-
le toujours de chemin. Medjugorje n’est pas
une destination, mais un appel, une sollicita-
tion. On recommence constamment, on s’in-
terroge sans cesse avec confiance sur le
degré de notre disponibilité à accepter l’ac-
tion de Dieu dans notre âme (…).
Un voyant au milieu des aveugles
Le mystique est comme un voyant au
milieu des aveugles; il vit la vraie réalité. Au
contraire, le non-mystique est comme un
poisson dans un aquarium. Le petit bassin
d’eau constitue son monde. Il est content d’y
être puisqu’il n’en connaît pas de meilleur. Il
ne sait pas qu’ils existe des lacs, des mers,
des océans, de vastes continents, une infinie
variété de créatures… À travers le verre de
son bassin, il entrevoit la silhouette d’êtres
humains, il se tient en retrait, effrayé, parce
qu’il n’en comprend pas la nature, il ignore
l’existence de formes de vie plus dévelop-
pées, il ne peut pas comprendre.
Ainsi, le mystique et le non-mystique
s’opposent. L’un est bien conscient de cette
différence, l’autre non, et il persévère, satis-
fait et rassasié, dans son isolement artificiel.
Cependant, le mystique cultive l’espoir que
le « poisson », le non-mystique, réussira lui
aussi, un jour, par la grâce, à passer par des-
sus le bord de l’aquarium pour conquérir la
richesse indescriptible et illimitée de l’autre
« Une onction silencieuse, imperceptible,
cachée, nous fait savourer la vie de Dieu
dans l’intimité de notre esprit. Ceci est la
Pentecôte qui se prépare à exploser com-
me un germe, au printemps, de la graine de
la résurrection plantée en nous le jour de
Pâques, une graine de vie nouvelle, une
graine de libération. Un grand bruit a
caractérisé la première Pentecôte. Le
silence accompagne l’éternelle Pentecôte
qui rythme l’ouverture graduelle des âmes
qui se livrent continuellement au contact
de Dieu ».
Tania Motta
« Il faut obéir à Dieu plutôt qu`aux
hommes. Le Dieu de nos pères a ressusci-
té Jésus, que vous avez tué, en le pendant
à une croix. Dieu l’a élevé par sa droite
comme Prince et Sauveur, pour donner à
Israël la repentance et le pardon des
péchés. Nous sommes témoins de ces
choses, de même que le Saint Esprit, que
Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. ».
(Actes des Apôtres 5,29)
3
Echo 210
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D’en-
haut
, l’on renaît!
d’Antonio Gacioppo
Nicodème était un pharisien du temps de
Jésus. Un homme cultivé mais toutefois
capable d’être humble car il était disposé à
chercher, dans la nuit de ses incertitudes, la
vérité de celui que tous disaient être un
Maître venu de Dieu. Une série de questions,
de perplexités dans la tentative de com-
prendre… « Vous devez renaître d’en-haut!
», se voit-il répondre avec fermeté par Jésus
(Jn 3,7).
Mais que signifie cette invitation qui,
aujourd’hui, est valable pour nous aussi?
Que devons-nous vraiment faire?
Par ces
mots, on a l’impression de réentendre l’ap-
pel incessant que la Vierge à Medjugorje
répète à chacun de nous : « Chers enfants…
je vous invite tous à la conversion ». Sans
cette conversion -qui est une véritable
renaissance d’en-haut- il est difficile de
comprendre l’époque dans laquelle on vit.
Le Seigneur Jésus nous a offert la pos-
sibilité de renaître d’en-haut à travers sa
Mère.
C’est Elle qui nous plonge dans
l’amour du Père et du Fils pour nous regéné-
rer dans notre dignité d’enfants de Dieu. Le
pardon et la paix sont les premiers fruits
dont on fait l’expérience.
L’extrait de l’évangile que l’on vient de
citer (Jn 3,1-21) nous offre des occasions
importantes qui peuvent nous aider à faire
plus attention à ce que notre Mère « crée et
engendre » à travers ses enfants qui s’offrent
inconditionnellement à elle : « En vérité, en
vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’en-
haut, il ne peut voir le royaume de Dieu. »
(Jn 3,3).
Le point de départ pour chaque
renaissance est de mourir en soi-même
pour être engendré par l’Esprit Saint.
D’habitude, les personnes qui viennent à
Medjugorje arrivent avec le poids de leur
croix ou de leurs épreuves, et notre Mère fait
monde, pour être introduit dans le « Mystè-
re de l’amour », dans le bonheur de la vie
divine (…).
Un point de répère pour le monde
Le monde de demain ne sera pas à
l’écoute de chaque chrétien, il se tournera au
contraire vers ces mystiques et ces comun-
nautés chrétiennes qui auront découvert la
voie vers les espaces infinis de l’expérience
de Dieu. Les mystiques vivent un rapport
sain et imperturbable avec le monde (…). Un
chrétien qui donc, bien qu’il vive dans le
monde, n’y appartient pas… C’est à cela que
la Vierge Marie nous invite à Medjugorje.
Medjugorje est un nouvel exode en ce
nouveau millénaire, une invitation à s’ouvrir
avec force une voie, à laisser derrière nous
nos sécurités fallacieuses pour aller à la ren-
contre de Dieu et en faire l’expérience, l’ex-
périence de l’amour éternel, pour avancer,
armés de vigueur, vers la « terre promise »
(l’avenir) où coulent le lait (la vie) et le miel
(l’esprit), et où le destin de l’humanité est
plus proche de son accomplissement.
Alfons Sarrach
« Le chemin prophétique de Medjugorje »
immanquablement sentir sa présence et sa
consolation. Mais cela ne s’arrête pas là. Le
réconfort et la grâce que nous offre Marie
sont l’aide qui nous permet de faire un plus
grand pas : mourir en nous-mêmes. Ce sont
bien les croix qui nous déshabillent, nous
dénudent; ainsi, nous sommes obligés de
chercher ce qui est vraiment essentiel pour
vivre et non pas pour survivre.
Rencontrer notre Mère est nous ren-
contrer nous-mêmes dans la vérité, mais
c’est surtout être embrassés par l’amour
maternel de Dieu qui nous aime comme
nous sommes, et dans cet amour Il nous
regénère, nous guérit, nous libère…
Medjugorje n’est pas fuir la croix, mais
monter sur la croix, comme le Fils de Dieu
nous l’a enseigné, et comme Lui-même l’a
fait. Medjugorje est accepter la croix avec-
dans-pour l’amour de Jésus : mourir en
remettant tout entre les mains du Père et
entrer dans le silence immaculé de Marie.
Pas n’importe quel silence, mais un silence
immaculé, où chaque bruit qui naît du moi
blessé est étouffé par la foi, par l’espoir, et
surtout par l’amour.
Ce que l’on éprouve est quelque chose
d’indescriptible, c’est la résurrection, car
ce qui meurt sur la croix c’est seulement
l’homme corruptible, le péché, le superflu;
c’est la libération de la morsure mortelle de
Satan! Si, dans les épreuves, nous sommes
ouverts à Dieu et nous cherchons la commu-
nion avec Lui, l’Esprit Saint nous engendre
comme des créatures nouvelles et il nous
offre sa vie, sa lumière, une nouvelle com-
préhension de ses lois et un nouveau regard
sur toute la création. Au fond, tout ceci
appartient à la réalité baptismale, et Marie
nous enseigne, dans sa simplicité, que si
nous voulons renaître d’en-haut et permettre
à l’Esprit Saint de manifester sa toute-puis-
sance, il est indispensable de remettre sa vie
à Dieu à travers son Coeur immaculé et
d’enlever de nous tout ce qui entrave le
triomphe de la vie du Ressuscité.
Il y a cependant un autre aspect à
prendre en compte : Marie nous fait
renaître dans le projet de Dieu.
Ceci nous
force à sortir de tout égoïsme (comme la
prétention de plier Dieu à notre volonté), de
toute fausse interprétation de Dieu, et nous
place dans la communion du corps mystique
du Christ. Sans cette ouverture intérieure
aux espaces infinis de Dieu, on risque
d’étouffer la grâce dans le dévotionnalisme
et de vivre une spiritualité qui verse du vin
nouveau dans de vieilles outres
.
Lorsque l’on est touchés par la grâce
de Dieu, toute notre personne est impli-
quée dans une nouveauté
que l’Esprit
dévoile peu à peu à l’âme. Comme cela est
arrivé à Marie, il en sera ainsi pour chacun
de nous, selon notre originalité.
Le discours de Jésus à Nicodème arrive à
un moment où il est nécessaire de sortir de
toute forme d’étroitesse mentale : « Ne
t’étonne pas que je t’aie dit : il faut que vous
naissiez d’en-haut. Le vent souffle où il
veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais
pas d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de
tout homme qui est né de l’Esprit » (Jn 3.8).
Ce sont des paroles fortes qui heurtent les
niveaux de staticité et de passivité dans une
âme ou dans un groupe. Lorsque Marie a
accepté l’annonce de l’ange, elle s’est
ouverte à la nouveauté, à une génération qui
Grâce à Marie, nous apprenons
qu’il faut être ouvert à la nouveauté
pour accueillir l’onction de l’Esprit.
On
ne peut pas demander à l’Esprit de nous
rénouveler, de nous guider, d’enduire
avec son amour tout notre être et, en
même temps, rester fermés à ses impul-
sions qui nous poussent vers la nouveau-
té. Ce point est très important pour vivre
une vie spirituelle qui ne se conforme pas
à la mentalité de ce siècle, mais qui se
transforme en modelant sa pensée à celui
du Christ (Cf. Rm 12,12)
”.
A.G.
va au-delà des lois humaines. Dans son
ouverture, la Vierge a été fécondée par l’Es-
prit; chacun de ses « oui » a toujours été
frais, virginal, ouvert au mystère de Dieu.
L’invitation de la Reine de la paix -le
fait de se mettre en position d’écoute et de
prière
pour pouvoir comprendre sa venue et
le projet de Dieu dans ce lieu saint- est tou-
jours actuelle et rappelle de près l’invitation
de Jésus à ses disciples dans le Getsemani «
Priez, afin que vous ne tombiez en tentation
» (Lc 22,40). Les tentations sont multiples.
Sur ce point aussi, l’extrait de l’évangile cité
plus haut est très clair : « Ce qui est né de la
chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est
Esprit. » (Jn 3.6), c’est pourquoi il est très
important d’apprendre à discerner ce qui
naît de l’Esprit de Dieu de ce qui naît de
notre moi. La Très Sainte Vierge Marie nous
a enseigné que ce discernement doit être fait
au quotidien, en offrant tout à l’Esprit Saint
et en permettant à sa lumière d’éclairer notre
moi pour le libérer de l’intérêt, de l’égoïsme
et surtout de la peur de perdre notre vie.
Nous sommes dans un temps litur-
gique éclairé par la lumière de la Pentecô-
te.
Demandons à notre Mère Immaculée de
nous aider à faire plus de place dans notre vie
à l’Esprit du Seigneur ressuscité. Elle nous a
offert de simples instruments, à travers les-
quels nous pouvons nous plonger dans la
puissante action de l’Esprit et devenir ainsi
des créatures nouvelles, mais surtout, Marie
est présente comme la Mère qui forme le
nouveau peuple sacerdotal, qui se réveille et
renaît d’en-haut, pour une nouvelle Pentecô-
te
que, dans le silence de nos âmes, notre
Père est déjà en train de préparer.
L'importance de la prière
La prière est la respiration de l'âme, le
lien intime avec son Créateur et son Sau-
veur...
La prière nous relie à Celui-là même qui
est notre Source
Un peu comme la plante a besoin d'eau
et d'engrais pour croître et se développer, la
vie divine déposée en notre âme au moment
du baptême ne peut grandir et se développer
jusqu'à atteindre sa maturité propre et uni-
que (c'est-à-dire "la plénitude de l'âge du
Christ" qui correspond à chacun de nous),
sans le pain des sacrements et ... l'eau de la
prière ! Ainsi, quels que soient nos états de
vie (laïques ou consacrées) et nos occupa-
tions personnelles, professionnelles ou
publiques, l'attitude intérieure de recueille-
ment devant Dieu est la première attitude
priante, celle qui nous relie à Celui-là même
qui est notre Source, la Source de toute vie.
(de « Marie de Nazareth »)
4
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Cette grâce
La nouvelle selon laquelle une Commis-
sion internationale du Vatican entamera
bientôt une enquête sur les événements de
Medjugorje (« dans la plus grande réserve »,
spécifie le communiqué officiel) a fait le
tour du monde. Les chiffres avec lesquels
les chargés de mission auront affaire sont
très nombreux : vingt-neuf ans d’appari-
tions, des millions de pèlerins, des milliers
de messages, d’innombrables conversions et
on ne sait combien d’appels à la vie consa-
crée, à la vie offerte, à la vie ressuscitée…
C’est déjà un fait établi que beaucoup de
personnes considèrent comme évident; on le
sait, les chiffres ne sont pas une opinion (et
ce sont peut-être justement eux qui ont atti-
ré l’attention!). On devra plutôt évaluer la
qualité de la grâce qui a transfiguré la vie
de nombreuses personnes, une grâce que ne
se contente pas de réveiller la foi des âmes,
mais qui veut les amener à la profondeur de
la vie de Dieu, à la pleine communion avec
la Très Sainte Trinité, à la conscience vivan-
te d’être les enfants de Dieu et par consé-
quent, héritiers…
Medjugorje porte
de façon indélébile
le sceau de notre
Mère et, en tant
que telle, elle se
grave chez ses
enfants de façon
directe, immédiate,
et non pas par l’in-
termédiaire de la
rationalité qui
caractérise le genre
masculin. En
quelques mots :
elle ne passe pas
par l’esprit, mais jaillit du coeur libre d’une
créature qui a adhéré à Dieu sans calculs,
sans évaluations complexes, mais simple-
ment en disant « oui », par foi et par amour.
Avec cette même instantanéité, Marie
nous communique cette grâce, à Medjugor-
je : un lait spirituel qui se verse en nous et
nous nourrit, qui nous fait grandir, nous fait
devenir adultes dans la foi, sans nous alour-
dir avec des questions comme comment ou
quand… Elle nous explique seulement
pourquoi : « Vous n’êtes pas conscients de
quel amour Dieu vous aime. C’est pour cela
qu’il me permet d’être avec vous, pour vous
enseigner
… » (Message du 25 mars 1988).
La meilleure façon de témoigner l’im-
mense valeur de Medjugorje, en ce moment,
ne sera donc pas d’accomplir des opérations
de maquillage pour apparaître au mieux,
elégant, acceptable selon les mesures de
valeurs humaines (en cachant peut-être sous
le tapis
ce que nous ne voudrions pas faire
voir parce qu’on ne le considère pas présen-
table
), mais de vivre avec passion et convic-
tion cette grâce là où chacun se trouve. Ce
sera la grâce elle-même qui communiquera
avec nous à travers les canaux invisibles de
l’Esprit. Ceux qui désirent la comprendre
devront simplement l’accueillir, avec une
âme franche et disponible. Ce ne sera pas
difficile d’en évaluer la portée.
Témoins
ou éternels
visiteurs?
Ces dernières années, partout dans le
monde, on a écrit des milliers de pages sur
Medjugorje : des informations, des chro-
niques, des récits, des enquêtes et des
réflexions, dont certaines sont très pro-
fondes au point de vue spirituel et théolo-
gique. En théorie, nous devrions être un
peuple déjà formé, conscient de l’entité de
cet événement, pour pouvoir témoigner avec
maturité et responsabilité les années passées
avec la Reine de la Paix. Nous devrions
briller comme des astres dans l’obscurité
d’une humanité confuse, souvent dépourvue
de références, d’idéaux constructifs, repliée
sur elle-même. Après des années de chemin,
le temps du recueil est arrivé. Si les fruits
sont réellement mûrs, ils ne pourront qu’être
convaincants et nous donner ainsi la raison
de tant de dévouement de la Mère de Dieu,
et du nombre de personnes qui, pour elle,
ont offert leur vie, leur réputation, et bien
d’autres choses encore… Toutefois, le
risque de s’arrêter en surface et de rester aux
premiers niveaux de la découverte nous
guette toujours.
Si, après 29 ans, il y a encore de nou-
veaux visages à Medjugorje, cela signifie
qu’il y a eu des personnes qui ont été effi-
caces pour témoigner et qui leur ont indiqué
la bonne direction; on s’étonne toujours
encore! Mais nous, ne nous arrêtons pas aux
enthousiasmes de la première heure, ne per-
mettons pas que des visites pressées et super-
ficielles nous fassent rester en marge. La
Mère de Dieu est venue nous chercher pour
nous conduire sur une longue route de
conversion, de guérison, de sanctification;
une route qui a différentes étapes, des par-
cours de tout genre : raides, plats, glissants…
mais il faut persévérer jusqu’au bout, surtout
lorsque nous rencontrons des épreuves.
Il faut de la conviction, de la fidélité
même lorsque ce que nous avions espéré
semble s’être écroulé ou avoir échoué. Il
faut rester libres intérieurement de toute
conclusion humaine pour que ce soit nous,
le don que Marie désire offrir aujourd’hui à
l’Église : des personnes qui savent avoir
confiance en Dieu, sûres qu’Il guide toute
chose à la perfection; des personnes qui sont
volontiers disposées à laisser le passé et à
accueillir la nouveauté que l’Esprit place
sans cesse devant nous.
On ne vit
que dʼamour
Il y a deux raisons pour lesquelles on
fixe une personne dans les yeux. Pour
découvrir quelque chose de caché derrière le
voile des apparences, ou bien pour commu-
niquer sans utiliser de mots quelque chose
d’important que nous gardons en nous.
«Alors Jésus, l’ayant regardé, l’aima… »,
avons-nous lu quelques lignes auparavant.
Ceux qui vont à Medjugorje pour voir
quelque chose pourraient économiser l’ar-
gent du voyage et rester chez eux. Mais
ceux qui s’y rendent pour avancer dans le
chemin vers la vérité, vers l’approfondisse-
ment de leur intériorité, peuvent être cer-
tains que Dieu, les ayant appelés, ne les
abandonnera pas. Lorsque, le soir, le soleil
se couche vers le ponant sur Medjugorje, et
le ciel au-dessus des montagnes emprunte
les teintes de l’amour, les personnes qui
prient savant qu’elles sont très près de
l’achèvement de leurs rêves les plus
intimes, de l’Amour Éternel. C’est cela le
message de Medjugorje pour ce millénaire
et pour tous les temps”.
Alfons Sarrach
« Le chemin prophétique de Medjugorje »
LʼUnique
C’était presque mon tour pour payer à la
caisse. Je faisais la queue, distraitement,
lorsque sans le vouloir, j’entends une
conversation entre deux jeunes vendeurs :
« Au mariage, j’y viendrai peut-être moi
aussi, mais moi, je ne rentre pas dans
l’église! », déclare le garçon avec décision.
Sa collègue reste un peu perplexe et, avec
simplicité, répond : « Et pourquoi pas,
qu’est-ce que ça te fait? … c’est seulement
un mariage! ». « Non, moi, je ne peux pas
entrer… », conclut le jeune homme. Et ça
finit là. Je paie et je m’en vais.
Mais quelque chose fait que je ne suis
pas en paix avec moi-même. En fait, je ne
me contente pas de cette réponse que j’ai
entendue comme ça, par hasard. Pourquoi
ce garçon « ne peut-il pas » entrer dans
l’église? Qu’est-ce qui l’empêche ou bien
qui l’empêche? Est-ce sa conscience qui
l’accuse d’éventuelles fautes? Est-ce une
prise de position contre l’institution ecclé-
siale? Est-ce le choix d’autres esprits pré-
sents en lui et qui pourraient « réagir » au
contact avec la grâce? Ou bien quelque
chose d’autre que je ne connais pas?
Je continuais à me le demander mais je
ne trouvais pas de réponse. Je n’aurais pas
pu. Celle-ci reste dans l’intimité de ce gar-
çon. Mais moi, je n’étais pas en paix avec
moi-même : comment fait-on à rester
«dehor » alors que « à l’intérieur » se trou-
ve l’Unique qui a hâte de nous rencontrer
pour nous offrir le bien? L’Unique, disposé
à éliminer toute accusation qui rend de
plomb nos fautes? L’Unique, le seul qui a
supporté l’infamie de la croix pour effriter
la formalité rigide du Temple et rendre leur
dignité aux derniers, aux petits, aux laissé-
pour-compte? L’Unique, le seul qui, par un
simple regard, faisait fuir les démons de
ceux qui étaient dominés par eux et en
souffraient?… Si tout cela est vrai, qu’est-
ce que fait ce garçon à rester « à l’extérieur
» de l’église?
C’est lui qui doit répondre. Moi, j’ai
seulement une prière : « Fais, ô Seigneur,
en sorte que sur ce trottoir ce jeune homme
puisse apercevoir l’Unique qui le rejoindra
à l’extérieur de l’église, dans le froid de
son indifférence, dans la morsure de ses
peurs, dans les piqûres de ses préjugés,
dans l’enfer qui l’opprime… ». « Alors
Jésus, l’ayant regardé, l’aima» (Mc 10,
21). Mais pourquoi est-ce l’Unique qui
sort, alors que les autres restent conforta-
blement dans leur fauteuil? Qui sait, peut-
être que c’est seulement cela que nous
devrions nous demander.
Reflets de lumière de la Terre de Marie
de Stefania Consoli
5
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L’histoire de l’évangile de Marc est elle aus-
si l’histoire d’un jeune, mais qui est cette
fois-ci à la recherche et non pas en fuite. Il
demande à Jésus des indications sur son ave-
nir, et le Maître, par son regard, lui livre ce
qui vaut le plus, au-delà de toute autre
demande : l’amour.
Sans amour, on meurt. Ou mieux, on
réussit à survivre, car nos fonctions vitales
sont actives, mais on est vides à l’intérieur,
démotivés, sans lumière, sans impulsions
créatives… L’amour nous rend humain, il
nous dit que nous sommes importants, il
nous donne des confirmations si nous ne
sommes pas sûrs de nous, il nous sert de
miroir si l’on ne comprend plus qui l’on
est… L’amour colore nos journées qui nous
apparaissent souvent en noir et blanc, il bri-
se la solitude qui rend aride le coeur et il
rend le sourire aux visages éteints et pleins
d’ennui. Aujourd’hui, plus que jamais, nous
en avons besoin. Ne cherchons pas d’autres
remèdes car ils sont fictifs, transitoires, et
disparaissent tout de suite : une fois que les
projecteurs qui donnent de la lumière à la
sensation de l’instant sont éteints, nous
sommes comme avant, sans perspectives
«Chers
enfants,
méditez sur
toute chose
humaine,
sur tout ce
qui ne vous
permet pas
de partir à la
suite de mon
Fils -sur
l’éphémère,
les imperfec-
tions et les limites- et penser ensuite à
mon Fils, à Son infinité Divine… »
(Message du 2 avril 2010 à Mirjana).
L’Amour nous a créés, et à Lui nous
retournons comme un fleuve en crue, pous-
sés par des courants qui ne peuvent pas s’ar-
rêter car ils sont inscrits dans le fait même
que nous sommes des créatures : « Chers
enfants! Aujourd’hui, je vous invite à
aimer de tout votre coeur et de toute votre
âme. Priez pour le don de l’amour car,
quand l’âme aime, elle appelle mon Fils à
elle. Mon Fils ne rejette pas ceux qui l’ap-
pellent et qui désirent vivre selon Lui. Priez
pour ceux qui ne comprennent pas
l’amour, qui ne saisissent pas ce que signi-
fie aimer. Priez pour que Dieu soit pour
eux un Père et non un juge. Mes enfants,
vous, soyez mes apôtres, soyez mon fleuve
d’amour. J’ai besoin de vous
… ».
Ce sont les paroles que la Vierge Marie
livraient à Mirjana le jour de son anniversai-
re, le 18 mars dernier. Simples, directes, plus
que compréhensibles. Mais s’il est facile de
comprendre l’invitation de notre Mère, il est
par contre plus difficile de la réaliser dans
notre vie, car nous sommes egoïstes, tous,
plus ou moins…
Cependant, on peut prier pour le don de
l’amour! Ainsi, nous réussirons à voir Dieu
dans les autres, où Il se manifeste de façon
unique, exceptionnelle. Contemplons-le.
Écoutons-le. Laissons-le, avec respect, être
libre d’être lui-même, sans tenter de le chan-
ger, sans le vouloir selon les images que l’on
a de Lui. C’est nous qui serons le fleuve
d’amour
qui donne du sens et de la paix à
ceux qui croient que Dieu est juge et non pas
père!
Avoir toujours confiance
dans le Seigneur!
Je vis mes journées comme dans des
limbes, plein d’espoir de trouver ce que j’ai
oublié, ce que je n’ai plus l’impression qui
m’appartient; ce manque qui m’a amené au
bord de la crise de nerfs, ce sentiment conti-
nuel de vide, qui m’use… petit à petit…
Qu’est-ce que je suis en train de cher-
cher?
Qu’est-ce qui m’a donné la force de
réagir, qu’est-ce qui m’a fait respirer alors
que j’étais complètement submergé? On
prépare notre valise, on ne réfléchit pas…
on part. Je demande à conduire. On ren-
contre du brouillard, du gel, du vent, de la
pluie orageuse… mon état est parfaitement
reflété par la nature du mois de janvier.
Medjugorje! Dès que mon pied touche
le sol, je ressens comme une sensation de
paix qui me monte jusqu’à l’esprit. Je suis
étonné, je ne dis rien. Je regarde les sourires
que des inconnus m’adressent alors que l’on
m’accueille dans la maison où je logerai.
Sans même me déshabiller, je m’endors sur
le lit, épuisé par les 11 heures de voyage.
Voilà le jour nouveau. La pluie tombe,
elle continue -imperturbable- de tomber. Il
fait nuit très tôt. Nous nous dirigeons vers
l’église, imposante, avec ses deux clochers.
Nous allons plus loin, sur un terrain. Une
multitude de bancs attisent ma curiosité. Et
là, imposant, surgit le Christ Ressuscité avec
ses bras ouverts qui te transmettent immé-
diatement le sentiment qu’il t’embrasse…
Une forte sensation de paix m’assaille.
J’ébauche un sourire, étonné, pour un court
instant, je suis heureux…
Il pleut et mon esprit est encore trop
assombri pour comprendre ce qui se passe
vraiment en ce lieu. Nous entrons dans
l’église, messe en croate. Je suis encore là
avec mes pensées qui ne s’en vont pas, avec
le regard abaissé. Une fois rentrés, on dîne,
encore des sourires, je me force de rendre un
sourire mais il continue à « pleuvoir »…
Le lendemain, je ne regarde même pas
par la fenêtre… je sais déjà. Il pleut. On va à
la Messe, encore en croate. Pour moi, cela
résonne comme un bourdonnement dans ma
tête, un murmure incessant. Plus tard dans
l’après-midi, lors d’un simple moment de
prière, près d’un bloc de pierre où l’on a
sculpté « Agneau immolé », quelque chose
toutefois arrive… Un éclair, une coupure
profonde, une caresse sincère… de qui? Me
demandai-je… à moi? Pourquoi? Je suis
bouleversé par cette électrocution -physique-
comme une épée qui te transperce de la tête
aux pieds, non pas une épée qui te procure de
la douleur, mais une épée qui te procure de la
paix. Comment est-ce possible? Dieu? C’est
toi? … et il continue à pleuvoir.
Mais le jour suivant, je vois au loin se
lever le soleil, je le respire en moi et j’ai
l’impression que ce n’est pas moi qui m’ap-
proche, mais c’est une rencontre… «
Convertissez-vous et croyez dans l’Évangile
» récite le psaume que j’écoute à la Messe, et
un frisson me monte le long du dos… un
frisson agréable, une autre caresse… et sou-
dain monte en moi le désir de lire quelque
chose de la Bible, intrigué par ce que j’ai
toujours -jusqu’à présent- appelé le hasard.
Je passe l’après-midi dans ma chambre,
je lis toute la Genèse… nous sommes ses
enfants! Il nous aime, il nous met toujours à
l’épreuve, mais Il nous aime, avec un A
majuscule. Il plaisante presque avec Abra-
ham, frappé par le fait qu’il était prêt à sacri-
fier son fils pour lui, il semble qu’il lui dise
: tu es fou? Te demanderais-je ceci? Moi, je
t’Aime, je ne veux que le bien, le mieux
pour toi et ta famille. Vous êtes tous indis-
tinctement égaux à mes yeux, tous égaux et
vous vous trompez. Et vous vous trompez
vraiment! Mais si vous comprenez, moi
j’oublie et je vous Aime même plus
qu’avant… Je suis surpris, incrédule, mon
Dieu m’Aime!! Il me demande seulement
d’y croire, d’avoir confiance, rien autre.
L’envie de me confesser est naturelle, ins-
tinctive, je me sens prêt, Seigneur, à t’ac-
cueillir dans mon coeur, mais je veux me puri-
fier, m’enlever cette saleté, faire cesser cette
pluie… Mais le Seigneur attend de moi une
recherche encore plus profonde, car il n’y a
pas de confesseurs. Je suis navré et je crois
que Dieu s’en occupera. Jusqu’à présent, c’est
toujours lui qui a pensé à tout, non?
Un nouveau réveil. Je suis impatient. Je
passe ma journée à repenser aux moments
de ma vie, aux choix, aux souffrances, aux
déceptions, aux manquements, mais je ne
suis pas malheureux, je ne m’attriste pas…
Le Seigneur veut seulement que j’y réfléchis
encore, que je me fasse un bon examen de
conscience… et, comme toujours, il a rai-
son. Il me fallait cette journée. Mon « sac à
dos » est prêt. Je dois le remplir de toutes
ces choses et aller le vider, pour pouvoir
recommencer à le remplir de choses extraor-
dinaires que je trouverai car, MAINTE-
NANT, je suis conscient qu’elles arriveront,
le Seigneur m’Aime!
Dehors, près de l’église, sur le parvis des
15 confessionnaux. Le gel, encore la pluie,
aucun confesseur italien… Je ne me décou-
rage pas, je ne bouge pas d’ici jusqu’à ce que
je n’aie pas vidé mon Sac à dos! Après une
heure d’attente sans résultat, je me promène,
j’égraine le Chapelet en avant et en arrière…
j’ai comme la sensation qu’on veut m’entra-
ver, me décourager, mais rien ne pourrait me
décourager au prix de « coller » un prêtre
lorsqu’il sort de la Messe… et cette pensée
se concrétise… j’arrête un prêtre : il est ita-
lien! J’entre, serein, prêt. Il me prend les
mains et déjà je me sens bien… il me donne
la bénédiction et de mon coeur jaillit le bon-
heur : je le sens, physiquement.
Je sors du confessionnal avec le sourire
imprimé sur mon visage, je voudrais sauter,
crier… Je suis heureux, mais combien cela
me manquait de ressentir la chaleur d’une
telle accolade! Les bras qui étaient prêts le
samedi me serrent fort maintenant… quelle
magnifique sensation, quel moment inou-
biable.
LE SOLEIL!!! Je me sens vivant, je me
sens vivant dans ce monde. Je ne me sens
plus tout seul parmi tous les autres, intolé-
rant, plein d’ennui, je me sens vivant. Je me
sens privilégié… le Seigneur m’Aime! Le
moment de remercier la Vierge est arrivé.
C’est ici, le centre névralgique du nouveau
monde est bien ici. On arrive ici plein d’en-
thousiasme et l’on rentre chez soi «complè-
tement transformé», mais en positif!! Qu’y
a-t-il de plus beau?
Je vais sur le Podbrdo avec Elena, ma
femme, qui partage avec moi cette mer-
veilleuse étape à Medjugorje. La colline des
Apparitions, la paix sur la terre. J’ai choisi
de remercier la Vierge, car elle est notre
E
N TÉMOIGNANT
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Le don de la prière
Nous ne remercions jamais assez Dieu
pour le don de la prière. La capacité de prier
ne nous appartient pas, c’est un don qui
nous vient d’En-haut « car nous ne savons
pas ce qu’il nous convient de demander dans
nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercè-
de par des soupirs inexprimables » (Rm 8,
26). L’homme ne sait pas prier tout seul, il
ne sait pas quoi demander, quoi dire à son
Seigneur, il ne sait pas le louer. Lorsque
l’Esprit prie en nous, alors nous prions vrai-
ment, et c’est ainsi que se crée la commu-
nion avec Dieu, dans une relation d’amitié,
d’amour. Il est alors important de prier selon
l’Esprit. Nous ne nous rendons pas toujours
compte de cette grâce, qu’est la prière, pour
laquelle notre Père a offert son Fils. Sans la
prière, que serait Dieu pour nous? Quel
serait notre rapport avec Lui?
Avec la prière, nous pouvons lui parler
pour lui raconter « nos affaires », pour
connaître sa pensée mais, surtout, pour
découvrir son amour. Avec la prière, Dieu se
met en somme à notre disposition pour nous
écouter et pour se manifester à nous. La priè-
re est une rencontre -le fait d’être avec Dieu-
dans laquelle nous pouvons entrevoir sa
beauté. Quel grand don! Comment ne pas le
remercier! C’est pour cela que la prière n’est
pas vraiment liée à des paroles, des fonctions
ou bien des rites particuliers : elle est étroite-
ment liée au don que Dieu fait toujours, à ses
amis « même dans le sommeil ».
Et ainsi, nous pouvons toujours prier,
pourvu que l’on accueille justement le don.
Alors, tout ce que nous faisons peut devenir
prière, même ce qui pourrait ne pas avoir
l’apparence de la prière.
Nous nous réjouissons et nous remer-
cions de ce don extraordinaire qui peut trans-
former toute notre existence, même lors-
qu’elle se fait plus difficile. Que Marie nous
tienne par la main afin que tout soit prière,
comme cela l’a été pour Elle. Ainsi, nous
saurons toujours voir l’amour de Dieu chez
les autres et dans la création.
Un modèle de Nouveauté
Nous aussi parfois, nous tombons dans la
même tentation que le peuple juif lorsque,
dans le désert, il se plaignait du lieu inhospi-
talier et coutumier, où ils mangeaient tou-
jours la même nourriture : la manne. Ils
disaient qu’ils étaient fatigués et dégoûtés de
cet endroit où la vie était monotone et plate,
sans aucune nouveauté. En fait, leur problè-
me n’était pas un problème de lieu ou de
nourriture, mais de cœur, dans la mesure où
ils s’étaient éloignés de Celui qui fait « fleu-
rir même le désert », de Celui qui rend toute
chose toujours nouvelle. Ils ne réussissaient
pas à se libérer d’une telle oppression… Le
Père s’attendrit de son peuple et dit : « Voici,
je vais faire une chose nouvelle » (Is 43,19)
et il envoya sur la terre une « chose » toute
nouvelle et belle : son Fils. Par lui, ils appri-
rent que la vie -même si elle est faite de
petits événements qui se répètent chaque
jour- peut être toujours nouvelle, toujours
belle. Grâce à lui, ils découvrirent de ne plus
être dans un lieu monotone et inhospitalier :
tout avait changé, tout était lumineux, même
là où auparavant il n’y avait que des
ténèbres. Tout devint harmonieux en eux et
autour d’eux, et ils arrêtèrent de se plaindre
et commencèrent à remercier leur Dieu.
Ainsi, nous aussi, lorsque nous sentons
que notre existence est insipide et peut-être
un peu monotone, tournons-nous tout de
suite vers Jésus, confions-nous à Lui, pour
ne pas tomber dans la même tentation que le
peuple dans le désert. Alors, à nous aussi, la
lumière nous apparaîtra, là où auparavant
nous ne réussissions pas à la voir; à nous
aussi, la réalité nous apparaîtra toute belle,
et non plus grise et monotone; et nous aussi,
nous remercierons notre Dieu de façon
spontanée. N’oublions pas de nous adresser
avec confiance à notre Mère, le plus beau
Modèle de Nouveauté, toute ressemblante à
son Fils, pour devenir nous aussi un signe de
nouveauté; comme Jésus, comme Marie.
Peut-être qu’il y a quelqu’un qui attend jus-
tement cela de nous.
S
I M P L E S
P
E N S É E S
de Pietro Squassabia
mère, notre guide, elle nous a accompagnés
vers Dieu, elle a toujours été là, aux pieds de
notre Croix, elle a toujours cru en nous.
Encore un rendez-vous le jour suivant :
on va chez le « grand Chef ». La montée sur
le Krizevac nous rappelle que chaque pas est
dur, fatigant, plein de dangers, mais si nous
avons l’esprit ouvert, le coeur ouvert, et la
prière, alors rien ne nous empêche d’arriver
au sommet. Cette Croix imposante nous
laisse bouche bée. Nous restons béats, tout
le silence qui nous entoure nous aide à
repenser à notre fatigue, à la fatigue que
nous affronterons mais elle nous fait aussi
penser à la fin, au sommet, il y a la Croix qui
nous libère de tout, il y a Jésus qui nous
redonne la Paix.
Voilà le mot, la signification de Medu-
gorje… Conversion, physique, pure, inté-
rieure et extérieure. Dieu m’a offert un peu
de cette conscience que nous avons perdue à
cause de la tentation dans le jardin de l’É-
den. Je me sens comme ça, ainsi grâcié.
Dieu a voulu me faire un don, un petit don
aux yeux de certains, mais qui, pour moi, est
très grand et j’en ferai un grand trésor.
La vie sera encore pleine de tentations,
elle nous mettra devant des épreuves que
nous croirons impossibles à surmonter, mais
ce sera une vie avec un arc-en-ciel présent
même pendant la pluie. Pendant le voyage de
retour, un ami a continué à me répéter dans
mon dialecte de Brescia : « FIDAS, FIDAS
SEMPER »… avoir toujours confiance dans
le Seigneur. Il ne nous déçoit jamais.
Giovanni Saiani
LA RENAISSANCE
La sensation d’être une invité appréciée,
désirée, est instantanée. Je me sens chez
moi, accueillie, chouchoutée, aimée. On res-
pire la paix, la tranquillité, la joie, tout le
contraire de mon état d’esprit. J’ai du mal à
retenir mes larmes et parfois mes efforts
sont vains. Je me sens écrasée par la douleur,
égarée et désarmée. Je comprend tout de sui-
te la sensibilité d’esprit des personnes qui
m’entourent : des exemples de vie vécue, de
conversion, de foi. C’est cela et bien plus
encore que Medjugorje m’a offert
, avec
ses lieux où Dieu te donne rendez-vous, à
travers sa Mère… Quelque chose explose
littéralement en moi face au Christ Ressusci-
té, devant la statue de la Vierge à la Croix
bleue, sur le Podbrdo, sur le Krizevac, après
la Confession et dans l’Église…
Je suis rentrée chez moi depuis deux jours
et les difficultés frappent à ma porte. Quoi
qu’il en soit, je suis heureuse car j’ai le Sei-
gneur dans mon coeur, la Vierge Marie me
protège et la prière me fortifie. Cette descrip-
tion de Medjugorje de Frère Ljudevit Rup?i?
raconte avec des mots ce que moi j’ai en fait
vécu : « Medjugorje n’est pas seulement un
village où la Vierge est apparue à quelqu’un,
où arrivent quelques millions de pèlerins, où
il se passe des choses insolites, mais c’est une
source inépuisable de grâce, une action
constante de Dieu à travers Sa Mère. C’est un
appel ininterrompu et, en même temps, c’est
l’offre de la vie divine et de la paix à travers
la foi, la conversion et la prière, avec des
conséquences imprévisibles pour l’Église,
partout dans le monde. À Medjugorje, la grâ-
ce qui purifie les pécheurs jaillit, elle redonne
la vue aux aveugles, elle renforce les faibles,
elle guérit les malades, elle ébranle les dor-
meurs et elle réveille à une nouvelle vie ceux
dont le souffle était mort ».
Elena Casucci
Une main ouverte
Pour moi et mon mari Nicola, un week-
end qui fait partie des moments qui mar-
quent nous attendait. Naturellement, s’agis-
sant de Medjugorie, ils te marquent en posi-
tif. Cette fois, la Vierge nous a envoyé son
invitation par l’intermédiaire d’une très bon-
ne amie, qui m’a appelée un après-midi où il
pleuvait… Cela faisait des jours que j’avais
le moral à zéro et je me sentais seule, per-
due, humiliée; je me voyais comme une per-
sonne/une maman/une épouse ratée, inutile.
Ce jour-là, peu de temps après l’enième fois
que je pleurais toute seule, Stefania m’ap-
pelle et me demande si je veux aller à Med-
jugorie pour quelques jours, fin avril. C’était
Marie qui m’invitait, je l’ai tout de suite sen-
ti. Et j’ai dit que, si Dieu le voulait, nous y
serions allés.
Naturellement, les derniers jours, l’idée
de devoir laisser les enfants à la maison s’est
beaucoup fait ressentir mais, comme je
l’avais prévu, la Vierge Marie nous avait
appelés et elle n’aurait pas permis que des
craintes ou des inquiétudes nous arrêtent, ni
que quelque chose n’aille pas bien. En effet,
il en a été ainsi : le voyage a été tranquille,
les enfants ont été très contents de rester à la
maison avec leurs grands-parents, et nous,
finalement, nous nous sommes un peu
concentrés sur nous mêmes.
Ces trois jours ont été forts, surtout pour
moi : même à Medjugorie j’ai pleuré, com-
me je le fais désormais très souvent à la mai-
son. Mais là, mes pleurs ont été libératoires,
un peu comme éliminer des toxines véné-
neuses du coeur et de l’âme. Ces toxines
reviendront, c’est normal et cela fait partie
de la vie tous les jours. Mais, à Medjugorie,
Marie m’a rappelé que je ne suis pas du tout
seule, jamais, même pas (mais au contraire,
surtout) quand je porte les petites et grandes
croix de la vie, quand je trébuche, quand j’ai
l’impression que le monde est horrible.
Je ne suis pas seule, car Elle est avec moi.
À Medjugorie, la Vierge Marie est représen-
tée, sur chaque statue, avec une main ouver-
te, tendue en avant. Et c’est cette main qui
m’émeut à chaque fois, car elle est là, prête à
serrer la tienne pour t’accompagner sur le
chemin, comme je fais toujours moi aussi
avec mes deux enfants. Ma Maman de Med-
jugorie m’a donné sa main encore cette fois-
ci et je sais qu’elle continuera à me la tendre,
toujours. Merci!
Maria Roselli
7
background image
Très chers lecteurs de l’Écho,
Nous, de la Famille de l’Écho, nous par-
tageons l’intime conviction que ce « petit
journal », comme aimait l’appeler son fonda-
teur, le Père Angelo Mutti, représente un ins-
trument spirituel qui jaillit du Cœur de la Rei-
ne de la Paix, au service de la grâce de Med-
jugorje, pour la véhiculer en chaque lieu,
physique et spirituel, là où il y a des coeurs
ouverts et prêts à l’accueillir. À cause de
récentes mesures législatives, depuis le 1er
avril de cette année, les tarifs postaux pour
l’envoi de revues et de bulletins ont presque
quintuplé, engendrant ainsi des frais à la char-
ge de l’Association de l’Écho qui pourraient
en compromettre l’équilibre économique -
déjà fragile- avec comme conséquence plus
que probable la cessation des publications.
Dans le but de préserver la continuité édi-
toriale de l’Écho, on se voit donc forcés à en
revoir -dès ce numéro- les modalités d’expé-
dition, en réduisant au minimum l’envoi de
copies individuelles et en essayant de trouver
une alternative en organisant, si possible, sur
chaque territoire, de nouveaux centres de dis-
tribution, en augmentant éventuellement le
nombre de copies envoyées à chaque distri-
buteur, dans le but d’assurer à toutes les per-
sonnes concernées la possibilité d’avoir
accès à l’édition papier de l’Écho. Il reste
bien-sûr toujours -là où il existe un accès à
Internet- la possibilité de télécharger gratui-
tement l’édition multilingue de l’Écho. Nous
comptons sur votre compréhension pour l’in-
évitable gêne occasionnée, et sommes toute-
fois certains que la Reine de la Paix saura
transformer cette épreuve aussi en un événe-
ment de grâce et de communion plus impor-
tant pour tous. De notre part, nous assurons
dès à présent tout le personnel qui s’est enga-
gé à garantir la continuité et la qualité d’une
œuvre qui nous a été gratuitement confiée et
que nous désirons servir.
L’équipe de l’Écho
N
OUS ARRÊTONS
-
NOUS ICI OU BIEN S
AGIT
-
IL D
UN AUTRE DÉFI
?
Cette fois, le danger de « fermer la baraque et les marionnettes » est vraiment réel. Le
défi arrive en grand style de la Poste italienne : une augmentation de 480% pour l’expédi-
tion des bulletins individuels! En fait, pour que vous receviez chez vous le petit Écho, cela
nous coûte maintenant presque cinq fois plus cher… Alors comment fait-on? L’Écho ne
gagne rien car, comme vous le savez bien, il n’a pas de prix de vente. Il ne vit que grâce à
la bonté des lecteurs. Nous savons bien que la crise -désormais tristement célèbre- a touché
un peu tout le monde, nous n’avons donc pas du tout l’intention de prétendre des efforts trop
importants de la part de ceux qui nous suivent depuis des années avec une sincère affection
et estime. Mais si les problèmes se discutent en famille, alors nous en parlons avec vous
tous, qui êtes plus que des membres d’une même famille dans l’esprit de la Reine de la
Paix… Qu’est-ce que l’on doit faire?
Il y a différentes hypothèses. S’arrêter ici et être reconnaissants pour avoir eu l’Écho
pendant 26 ans? Le rendre trimestriel et donc faire deux expéditions en moins par an? L’en-
voyer en bloc à quelqu’un qui, dans les villes, se charge de le livrer aux différentes adresses?
Organiser des collectes d’argent pour pouvoir couvrir les nouveaux coûts?… Ou bien y a-t-
il d’autres propositions?
Nous avons toujours eu la certitude que, si Marie désire l’Écho, il est certain qu’elle ne
nous laissera pas tous seuls. La Providence nous a toujours aidés et, si elle le veut, elle conti-
nuera à le faire. Prions, prions avec foi, demandons au Seigneur la lumière et les ressources
pour continuer à le servir grâce à ce petit instrument, tant attendu partout dans le monde (il
y a quelques jours, un message de la Côte d’Ivoire est arrivé en secrétariat : « Nous sommes
une communauté de quatre-vingt-dix personnes, envoyez-nous l’Écho car il nous aide à
réfléchir sur les messages de la Reine de la Paix et il nous sert pour notre formation spiri-
tuelle…»). Par conscience, nous ne nous sentons pas capables de « tout lâcher », mais le
problème est maintenant sérieux.
En attendant, nous publions cette édition et nous « sautons » le numéro de cet été,
juillet-août, comme l’année dernière, d’ailleurs. Ceci nous permettra d’économiser un peu
sur les coûts pour pouvoir ensuite reprendre en septembre. Nous aurons, par ailleurs, égale-
ment le temps de réfléchir sur ce que l’on peut faire, de prier pour écouter les suggestions
de l’Esprit et d’accueillir vos propositions. La responsabilité d’affronter ce nouveau défi au
mieux nous revient, à nous et à vous. L’imagination, la créativité et l’initiative de nous tous,
hommes et femmes de bonne volonté, ne manqueront pas! De tout coeur, merci.
La Rédaction de l’Écho de Marie
Lettre à la rédaction
« Cela fait maintenant 25 ans que je lis
l’Écho de Marie, créé et fondé par le Père
Angelo Mutti, et que je le distribue à tous les
amis du Groupe de prière de Nola qui, juste-
ment cette année, fête ses noces d’argent
avec la Reine de la Paix, qui nous a infatiga-
blement guidés avec ses messages durant ce
quart de siècle. Tout comme votre et notre
bulletin, nous avons commencé en sourdine,
ne pensant pas arriver là où nous sommes
maintenant, avec autant de personnes qui
continuent à prier et à se rendre sur la terre
bénie de Medjugorje.
Ma rencontre avec le Père Angelo, dans
sa paroisse de Villanova Maiardina en
décembre 1995, est encore vivante dans mon
esprit. Nous nous y rendîmes avec une délé-
gation pour lui montrer notre affinité et notre
affection (à ce propos, je vous joins une
copie d’une des nombreuses lettres qu’il
avait coutume de m’envoyer durant ces
années-là)
pour la grande initiative qu’il
menait avec l’Écho, qui était sans doute
devenue l’une des revues catholiques les
plus lues au monde. Je ressentis une forte
émotion lorsque je le vis, en 1997, dans la
Cathédrale de Sydney en Australie et à Cara-
cas en 1998 dans la Basilique consacrée à la
Vierge de Coromoto. Je me suis toujours
senti très flatté pour avoir moi aussi contri-
bué, à mon niveau, à divulguer cette presse
voulue par Marie. Elle n’a pas de publicité,
elle n’a pas de financements, si ce n’est les
offres des lecteurs. Cette année -qui est un
jubilé pour nous !- moi et tous les amis du
groupe de prière sommes heureux du che-
min que nous avons fait ensemble. Je
n’ajoute rien d’autre, surtout parce qu’à
chaque fois, je lis toujours les compliments
qui vous arrivent de toute part; je vous dis
seulement que nous le lirons et nous le
divulguerons jusqu’au dernier instant de
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L’Echo de Marie Reine
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de la Paix vit d’offrandes!
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BIC PASCITM1185
Pour la Suisse
Raiffeisenbank, 4114 Hofstetten
PC 40-4128-6
Konto Eco di Maria
Villanova M., 25 mai 2010
Resp. Ing. Lanzani - Tip. DIPRO (Roncade TV)
« Nous sommes la réalisation de
nos secrets, car c'est de nous que
dépend la bonne ou mauvaise tour-
nure des événements. Le Coeur de
Marie est prêt à tout nous donner si
nous lui ouvrons le nôtre. Et alors,
son projet de salut sera accompli ».
Père Angelo
notre vie, car nous savons qu’ainsi nous ren-
dons heureuse une personne qui veille sur
nous, du ciel, depuis longtemps. Je suis sûr
que le Père Angelo jouit de sa récompense
bien méritée au Paradis et que, de là-haut, il
souhaite que nous tous, un jour proche, puis-
sions le rencontrer à nouveau, comme nous
rencontrerons notre Mère Céleste qui nous
protège toujours sous son manteau et qui
veut tous nous sauver.
Avec estime et sympathie, je vous souhai-
te, à vous et à tous vos collaborateurs, que
vous puissiez récolter cent fois ce que vous
avez semé à la Gloire de Dieu.
Gennaro Caccavale
La seule véritable enfant
La Sainte Vierge n’a eu ni triomphes ni
miracles. Son Fils n’a pas permis que la
gloire humaine ne l’effleure, ne serait-ce que
par le léger souffle de son aile sauvage.
Personne n’a vécu, souffert ou est mort
ainsi simplement et dans une ignorance aus-
si profonde que sa dignité, une dignité qui la
place, par conséquent, au-dessus des anges.
Car finalement, elle est née sans péché,
quelle étonnante solitude! Une source aussi
pure et aussi limpide, aussi limpide et aussi
pure, qu’elle ne peut y refléter sa propre
image, faite pour la seule joie du Père -la
sacrée solitude!
Les vieux démons qui sont familiers à
l’homme -à la fois maîtres et serviteurs- les
terribles patriarches qui ont guidé les pre-
miers pas d’Adam au seuil du monde mau-
dit, l’astuce et l’orgeuil, toi, tu vois qu’ils
restent loin de cette créature miraculeuse
située hors de leur attention, invulnérable et
désarmée.
Georges Bernanos (1888-1948)
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