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www.medjugorje.ws » Text version » Echo de Marie Reine de la Paix » Echo de Marie Reine de la Paix 211 (Juillet-Octobre 2010)

Echo de Marie Reine de la Paix 211 (Juillet-Octobre 2010)

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Message 25. mai 2010
«Chers enfants, Dieu vous a donné la
grâce de vivre et de protéger tout le bien
qui est en vous et autour de vous, et de sti-
muler les autres a etre meilleurs et plus
saints ; mais Satan, lui, ne dort pas et, a
travers le modernisme, il vous dévie et
vous conduit sur son chemin. C'est pour-
quoi, petits enfants, dans l'amour envers
mon Coeur Immaculé, aimez Dieu par-
dessus tout et vivez ses commandements.
Ainsi votre vie aura un sens et la paix
regnera sur la terre. Merci d'avoir répon-
du a mon appel. »
Message 25. juin 2010
«Chers enfants, avec joie, je vous invi-
te tous à vivre joyeusement mes messages
; seulement ainsi, petits enfants, pourrez-
vous être plus près de mon Fils. Et moi, je
désire vous conduire tous uniquement à
Lui et, en Lui, vous trouverez la vraie
paix et la joie de votre coeur. Je vous bénis
tous et je vous aime d'un amour incom-
mensurable. Merci d'avoir répondu à
mon appel. »
Sens de la vie
et proximité de Jésus
Un monde qui, de plus en plus, a oublié le
passé et est déraisonnablement tourné vers la
nouveauté, est une proie facile pour ceux qui
veulent détruire, dans le coeur et dans l’âme
de l’homme, tout ce qui a le goût de l’éterni-
té et de la vérité. C’est le piège de Satan qui
induit à chercher, aimer et vénérer une réalité
fictive, apparente, superficielle, au lieu de la
vraie réalité, créée par Dieu et qui nous est
proposée et offerte, non pas pour une courte
période mais pour l’éternité. C’est l’éternelle
lutte entre la Vérité et le mensonge, c’est la
lutte pour la vie, la vie terrienne et la vie après
la mort, parce que c’est ici, durant cette exis-
tence terrienne que l’expérience d’une vie
paradisiaque ou d’une vie infernale commen-
ce déjà; l’au-delà fixe pour l’éternité ce que,
sur la terre, nous avons choisi, aimé, vécu!
La Parole de Dieu est connue de tous : il
suffit de l’écouter et de l’accueillir pour que
fleurisse en nous le salut, pour qu’elle pro-
duise la béatitude (cf. Lc 11, 27-28 ; Jn 12,
46-48). Encore aujourd’hui -et il en sera ain-
si jusqu’à la fin des temps- il existe deux
voies : l’une d’entre elles est celle qui mène
à la vie et au bien, l’autre, à la mort et au mal
(cf. Dt 30, 15-20). Le principe est toujours le
même : le choix entre Dieu et Satan, et c’est
toujours la même tentative de nous éloigner
de Dieu par l’adulation de la nouveauté, par
le leurre de nous présenter comme nouveau,
comme moderne ou alléchant, ce qui est ter-
riblement vieux tout comme l’est le serpent
qui nous le fait passer pour une nouveauté!
La vraie nouveauté est en Dieu et non pas en
Satan. En effet, Dieu est le Créateur, et ce
qu’il crée est toujours nouveau, jamais répé-
titif, toujours absolument original; au
contraire, Satan crée des clones, il ne fait
que se répéter dans son aveugle et vaine ten-
tative de détruire la Création.
Nous, nous dit Marie, nous avons reçu de
Dieu la grâce de vivre et de protéger tout
le bien qui est en nous et autour de nous,
et d’exhorter les autres à être meilleurs et
plus saints
. Nous pouvons combattre de
manière efficace Satan et ses adeptes; la
vieille séduction n’aura pas de pouvoir sur
nous, si nous nous réfugions dans le Cœur
Immaculé de Marie et si nous puisons en
Elle cette pureté que le mal ne peut attaquer,
et qui nous permettra d’aimer Dieu au-delà
de toute chose et de vivre Ses commande-
ments
: c’est cela qui donne un sens et une
vérité à notre vie, c’est cela qui assurera la
paix sur la terre; le reste n’est que duperie et
superficialité.
Le Message de juin nous indique une
voie pour aimer Dieu au-delà de toute cho-
se et pour vivre ses commandements
. C’est
la voie qui passe à travers le Cœur Immacu-
lé de Marie, pavée par les messages qu’elle
nous offre depuis 29 ans et qui nous rend ain-
si le chemin plus facile! Vivre Ses messages
avec joie pour être plus proches de Son
Fils
. Attention : vivre et non pas seulement
lire ou écouter ou raconter Ses messages,
mais au contraire, les vivre avec joie, ne pas
les subir avec peur ou avec une résignation
passive. Les vivre avec joie parce que c’est
seulement ainsi
que nous pourrons être plus
proches de Lui, citoyens de Son Règne. Ceux
qui me disent : “Seigneur, Seigneur!” n’en-
treront pas tous dans le royaume des cieux,
mais celui-là, le seul qui fait la volonté de
mon Père qui est dans les cieux
(Mt 7, 21) dit
Jésus; et la Volonté du Père, c’est celle qui
est vécue, jour après jour, par Jésus.
Accueillons Jésus dans notre âme, gardons
Sa Vie en nous et nous trouverons la vraie
paix et la vraie joie
. Cette paix et cette joie
qui ne viennent que de Lui (Jn 14.27 ; 15.11),
que le monde ne peut pas nous donner parce
qu’il ne les connaît pas, mais que nous, nous
pouvons connaître et vivre si Lui vit en nous.
Cette paix et cette joie que même le malin ne
peut nous arracher parce qu’elles sont en
Jésus-Christ et non pas dans le monde, elles
sont vraies et non pas éphémères et ne sont
donc pas à sa merci.
Nuccio Quattrocchi
Message 25. juillet 2010
«Chers enfants, je vous invite à nou-
veau à me suivre avec joie. Je désire vous
conduire tous à mon Fils, votre Sauveur.
Vous n'êtes pas conscients que, sans Lui,
nous n'avez ni joie, ni paix, ni avenir, ni
vie éternelle. C'est pourquoi, petits
enfants, profitez de ce temps de prière
joyeuse et d'abandon. Merci d'avoir
répondu à mon appel. »
Message 25. août 2010
«Chers enfants, avec grande joie,
aujourd'hui encore, je désire à nouveau
vous inviter : priez, priez, priez ! Que ce
temps soit pour vous un temps de prière
personnelle. Au cours de la journée, trou-
vez un lieu où vous prierez avec joie et
dans le recueillement. Je vous aime et je
vous bénis tous. Merci d'avoir répondu à
mon appel. »
Suivre Marie avec joie
Dans ces derniers temps, Dieu veut révé-
ler et manifester Marie, chef-d’oeuvre de
Ses mains
, dit Saint Louis-Marie de Mont-
fort dans son Traité de la vraie dévotion à
Marie
. Les « derniers temps » ont commen-
cé avec la venue de Jésus dans le monde.
L’humanité vit son dernier jour depuis que le
Soleil levant nous a visités d’en haut
(cf. Lc
1, 78b); c’est Sa venue qui inaugure le nou-
veau jour, le jour qui ne se couche pas, qui
ne cède pas aux ténèbres!
Nous sommes en train de vivre ce jour, le
jour du Seigneur, mais nous ne nous en ren-
dons pas compte; attirés par l’apparence,
l’Essence nous échappe; prêts à poursuivre
des idoles, nous ignorons l’ tre; habitués à
acheter et à vendre, la valeur de ce qui n’a
pas de prix nous échappe, et ainsi, nous ne
connaissons pas et nous ne cultivons pas la
paix, ni la Joie, ni l’amour!
Je désire vous guider tous à mon Fils et
à votre Sauveur. Vous n’êtes pas conscients
que, sans lui, vous n’avez pas de joie, ni de
paix, ni même d’avenir et de vie éternelle
,
nous dit Marie. C’est une invitation forte,
c’est un appel qui ne peut être prorogé, parce
que « aujourd’hui » -et non pas demain- je
peux décider, je peux changer de cap.
Demain, ce sera trop tard. Ce temps qui nous
échappe ainsi -si limité- a dans le Christ une
valeur d’éternité. Racheté en Lui, vécu en Lui
et avec Lui, l’instant n’est plus fuyant, mais il
investit et féconde l’avenir, il se revêt d’éter-
nel. Quelque soit notre condition humaine,
notre santé, notre identité terrienne, essayons
de vivre chacun de nos souffles dans le
souffle du Christ, et notre vie ne sera pas sans
avenir, elle ne sera pas sans espoir, elle ne
sera pas sans consolation, mais elle vivra de
Dieu et de Sa paix, de Sa joie, de Son éterni-
té, et notre jour ne sera pas un des nombreux
jours de l’attente mais, le Jour éternel de la
communion avec Jésus-Christ, dans le Père et
dans l’Esprit Saint. Mais comment faire?
Voici la réponse de Marie : priez, priez,
priez. Que ce temps soit pour vous le
Juillet - octobre 2010 Edité par Eco di Maria, Via Cremona, 28 - 46100 Mantova (Italie) - TEL. 0039/338.6708931
A. 26, n. 7 -10 "Poste Italiane s.p.a. - Spedizione in Abbonamento Postale - D.L. 353/2003 (conv. in L. 27/02/2004 n° 46) art. 1, comma 2, DCB Mantova
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temps de la prière personnelle. La prière
est le bon canal qui mène à la communica-
tion avec Dieu et, s’il est protégé par des
interférences et des dérangements, c’est le
canal idéal pour la communion avec Lui :
pendant la journée, trouvez un lieu où,
dans le recueillement, vous puissiez prier
avec joie
. Ce qu’Internet ne pourra jamais
faire est à ta portée : tu peux communiquer
avec Dieu, tu peux le faire personnellement;
il suffit de trouver un lieu adapté au
recueillement et de prier avec joie.
Il n’est pas difficile de trouver ce lieu (au
pire, il suffit de le chercher à l’intérieur de
soi); il est beaucoup plus difficile de prier
avec joie
, car cette condition exclut toute
prière qui n’implique pas le cœur; et pour-
tant, c’est vraiment la prière du cœur qui
meut et émeut Dieu, comme nous l’enseigne
Jésus dans l’Évangile, et comme nous l’en-
seigne Marie depuis tant d’années à Medju-
gorje. Prier avec le cœur est harmoniser les
battements de son cœur avec ceux du Cœur
de Jésus, jusqu’à ce que nous ne les distin-
guions plus des Siens, jusqu’à ce que nous
nous présentions au Père dans un unique
Fils. Prier avec le cœur signifie se perdre
dans l’Amour qu’est Jésus, c’est faire l’ex-
périence de la Vie éternelle; c’est collaborer
à la construction du Règne de Dieu. La priè-
re à laquelle Marie nous invite est la perle de
grand prix
pour laquelle on doit savoir tout
donner avec joie (cf. Mt 13, 45-46); il ne s’a-
git donc ni d’une évasion ni d’une fuite de la
réalité, mais de la concrétisation de la vie
dans le Christ, qui est la seule qui nous assu-
re la vraie Vie, déjà sur cette terre.
N.Q
.
«
Je te remercie, Seigneur,
car tu viens sur le petit âne
et non pas sur les chérubins,
Tu viens dans l’humilité
et non pas dans la grandeur.
Tu viens dans les langes d’un nouveau-né
et non pas dans l’armure d’un guerrier,
Tu viens dans la mangeoire
et non pas dans les nuages du ciel,
entre les bras de ta Mère
et non pas sur le trône de ta majesté.
Tu viens sur l’ânesse
et non pas sur les chérubins,
tu viens vers nous et non pas contre nous,
tu viens pour sauver et non pas pour juger,
pour nous rendre visite dans la paix et non
pas pour condamner dans la fureur.
Si tu viens ainsi, Seigneur Jésus,
au lieu de te fuir, nous courrons vers toi».
Pierre de Celle
Le sacerdoce dans le Christ
est le fruit de la Passion
Les nombreuses et riches réflexions sur
le sacerdoce, au cours de l’année qui lui a
été dédiée (et qui s’est conclue le 10 juin,
solennité du Sacré Cœur) ont sûrement élar-
gi notre regard sur le grand
don que Jésus a fait à son
Église, et qui peut n’être
compris qu’à la lumière du
sacerdoce du Christ lui-
même, l’Eternel Prêtre. Mais
quels sont les éléments qui
constituaient le sacerdoce de
Jésus?
Dans une belle homélie, à
l’occasion de la Fête du Cor-
pus Domini, le Pape Benoît
XVI
a invité « à méditer sur
le rapport entre l’Eucharistie
et le Sacerdoce du Christ », à
la lumière des textes
bibliques. En voici quelques
extraits très intéressants.
« La première chose
dont il faut toujours se rap-
peler est que Jésus n’était
pas un prêtre selon la tradition judaïque.
(...) Il n’appartenait pas à la descendance
d’Aaron, mais plutôt à celle de Judas, et
donc, légalement, la voie de la prêtrise lui
était interdite. La personne et l’activité de
Jésus de Nazareth ne se situent pas dans le
sillage des prêtres anciens, mais plutôt dans
celle des prophètes.
Selon cette ligne, Jésus prit les dis-
tances d’une conception rituelle de la reli-
gion
, en critiquant la position qui donnait de
la valeur aux préceptes humains liés à la
pureté rituelle plutôt qu’à l’observance des
commandements de Dieu, c’est-à-dire à
l’amour pour Dieu et pour son prochain qui,
comme le dit le Seigneur, « vaut plus que
tous les holocaustes et les sacrifices ». (...)
Donc, Jésus n’est pas reconnu comme un
Messie sacerdotal, mais prophétique et
royal.
Alors, en quel sens Jésus est-il prêtre?
La passion du Christ est présentée comme
une prière et comme une offrande. Jésus
affronte son « heure », qui le mène à la mort
sur la croix, plongé dans une profonde priè-
re, qui consiste en l’union de sa propre
volonté avec celle du Père. Cette double et
unique volonté est une volonté d’amour.
Vécue dans cette prière, la tragique
épreuve que Jésus affronte est transfor-
mée en une offrande, en un sacrifice
vivant
. Jésus, en ayant obéi jusqu’à l’extrê-
me de la mort sur la croix, est devenu une «
cause de salut » pour tous
ceux qui Lui obéissent. C’est-
à-dire qu’il est devenu le plus
grand Prêtre, pour avoir lui-
même pris sur lui tout le
péché du monde, comme
«Agneau de Dieu».
C’est le Père qui lui
confère cette prêtrise, à
l’instant même où Jésus tra-
verse le passage de sa mort et
de sa résurrection. Ce n’est
pas un sacerdoce selon le sys-
tème de la loi mosaïque, mais
« selon l’ordre de Melchise-
dek », selon un ordre prophé-
tique, qui ne dépend que de
son exceptionnelle relation
avec Dieu.
Le sacerdoce du Christ
comporte la souffrance. Jésus a vraiment
souffert, et il l’a fait pour nous. Il était le
Fils, et il n’avait pas besoin d’apprendre
l’obéissance, mais nous oui, nous en avions
et nous en avons toujours besoin. C’est
pourquoi le Fils a pris notre humanité et,
pour nous, il s’est laissé « éduquer » dans le
brasier de la souffrance, il s’est laissé trans-
former par elle, comme le grain qui, pour
porter des fruits, doit mourir dans la terre. À
travers ce processus, Jésus a été « rendu
parfait ». (…)
La passion a donc été pour Jésus com-
me une consécration sacerdotale. Dans
l’Eucharistie, Il a anticipé son Sacrifice, un
Sacrifice qui n’est pas rituel, mais personnel.
Lors de la Cène, Il agit selon cet « esprit éter-
nel » avec lequel il s’offrira ensuite sur la
Croix. (….) C’est cette force divine qui trans-
forme l’extrême violence et l’extrême injusti-
ce en acte suprême d’amour et de justice.
Ceci est l’œuvre du sacerdoce du Christ,
dont l’Église a hérité et qu’elle prolonge
dans l’histoire, dans la double forme du
sacerdoce commun des baptisés et du sacer-
doce ordonné des ministres, pour transfor-
mer le monde avec l’amour de Dieu ».
« Nous devons savoir recon-
naître que perdre quelque chose,
ou plutôt, perdre nous-mêmes
pour le vrai Dieu, le Dieu de
l’amour et de la vie, est en fait un
gain, une façon de se retrouver
plus pleinement.
Celui qui fait confiance à
Jésus expérimente déjà, en cette
vie, la paix et la joie du cœur, que
le monde ne peut pas nous don-
ner, et ne peut nous enlever une
fois que Dieu nous les a offertes.
Cela vaut donc la peine de se lais-
ser toucher par le feu de l’Esprit
Saint! La douleur qu’il nous pro-
cure est nécessaire à notre trans-
formation ».
Benoît XVI
La Chaîne
de l’Amour
D’un coin perdu du
Zimbabwe (Afrique),
une religieuse a envoyé,
en Aide à l’Église qui
Souffre, un message de sincère remercie-
ment pour avoir envoyé des centaines de
chapelets
destinés à des personnes
pauvres qui sentent la prière comme leur
unique espoir
.
Sœur Clara a expliqué que les chapelets
ont été distribués dans toute sa « Mission
Fatima » comme faisant partie d’un pro-
gramme pastoral qui invite les paroissiens à
consacrer leurs maisons au Sacré-Cœur de
Jésus. « Nous sommes vraiment heureux
d’avoir reçu les chapelets. Depuis que nous
avons commencé à les distribuer, nous avons
été surprises de la réponse des gens », écrit
Sœur Clara. «Les personnes étaient vrai-
ment pleines de joie pour ce qui arrivait,
elles chantaient et dansaient, émues, en
remerciant Dieu car, de cette façon, il les
visitait. En étant en contact avec les afri-
cains, on s’aperçoit qu’ils ont un grand sens
de Dieu, et un grand désir de le connaître à
travers les Écritures. Ce à quoi ils répondent
vraiment, ce sont les occasions de prier
ensemble en tant que communauté, et l’ini-
tiative du chapelet est une merveilleuse
façon de le faire».
Certains rapports suggèrent que les gens
dans tout le Zimbabwe occidental se trou-
vent dans une condition de pauvreté à cause
de la politique gouvernementale d’investis-
sement et de développement qui favorise
d’autres régions qui sont plus en accord avec
le régime.
(de : Aide à l’Église qui Souffre)
2
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Être
avec…
«Lorsqu’il en établit douze, Jésus « les
appela pour les avoir avec lui » (Mc 3.14).
Jésus ne choisit pas de héros, prophètes,
guérisseurs, exorcistes, orateurs ou messa-
gers. Il choisit les douze pour qu’ils soient
avec lui. Ensuite, ils seront envoyés. Mais il
choisit tout d’abord des compagnons de vie,
non pas des gens qui fassent des choses pour
lui, mais avec lesquels il puisse « créer une
maison ».
Le premier objectif de Jésus n’est pas
la conversion, mais la compagnie des
hommes, la communion
. Et peut-être que
le Règne commence par rendre la vie plus
affectueuse. Nous faisons tous l’expérience
du fait qu’être avec quelqu’un est quelque
chose de magnifique : avec la personne
aimée, avec un ami, un compagnon. Être
avec la personne aimée est une expérience
suffisante pour effacer de nos journées les
amertumes; prendre la route avec un ami est
suffisant pour effacer tant de pas perdus.
Être avec quelqu’un est une expérience
suffisante pour rédimer certaines de nos
journées vides ou agitées. Être avec les per-
sonnes que l’on aime est la première guéri-
son de la vie, la thérapie de base de l’exis-
tence. Être avec quelqu’un, c’est sortir de la
condamnation de la solitude ennemie.
L’âme isolée tombe malade; l’homme mala-
de et isolé meurt. Aimer des personnes qui
nous aiment en retour suffit à remplir notre
vie, et même beaucoup de vies. Être avec
l’être aimé, son ami ou son conjoint, c’est
sortir du règne de devoir toujours faire des
choses, du règne de la compétition, et entrer
dans le règne de la gratuité. Jésus en choisit
douze « pour créer une maison » avec eux,
pour qu’ils fassent une expérience de vie
avec lui. La guérison de la vie est de la libé-
rer de la maladie de la solitude, de la tyran-
nie de devoir toujours faire des choses, de la
fascination de la quantité, et proposer à nou-
veau la fascination de la communion.
Créer une communion est l’objectif
primaire de l’histoire sacrée. C’est la ligne
de partage des eaux, la lame qui sépare les
deux versants de l’histoire. D’un coté, les
constructeurs de communion, qui font ce
que Dieu fait, créent la proximité et l’allian-
ce. Et ils sont appelés amis de Dieu, amis du
genre humain, gardiens de l’histoire. De
l’autre côté, les constructeurs de sépara-
tions, d’inimitiés et de méfiances, de
peurs et de murs
. Et ce sont ceux qui font
ce que le diable fait, dont le nom (de diabál-
lo
, je sépare, j’oppose) signifie justement
«le séparateur», qui éloigne l’homme de
l’homme, qui le sépare de lui-même.
Marie est, dans l’Évangile, créatrice de
relations. Même dans sa maison avec Jose-
ph, le centre de la vie n’est pas le moi ni
même le toi. Le centre est dans la relation,
dans le fait de se chercher et de se trouver, à
travers la distance, pour un nous, le nœud
qui resserre les vies ensemble. Notre géné-
rosité nous porte, parfois, à sauter les étapes,
à forcer les échéances. Lorsque nous avons
rencontré le Christ, nous avons ressenti l’ur-
gence de faire quelque chose pour quel-
qu’un. Et cela est très beau, mais en même
temps prématuré. Peut-être que nous avons
sauté la première partie du discipolat : être
avec lui. Pour la plénitude de l’existence, il
est nécessaire de construire, de créer une
maison ».
(tiré de :Les maisons de Marie- E. Ronchi)
Sur le visage des hommes
de Francesco Cavagna
Il y a des personnes qui portent sur leur
visage l’amour de Dieu, comme s’il y était
sculpté. Ces personnes révèlent Sa présence,
Sa bonté infinie, dans chacune de leur
action. Nous pouvons les rencontrer sur les
routes que nous parcourons chaque jour.
D’habitude, nous ne les remarquons pas, car
nous sommes concentrés sur ce que nous
avons à l’esprit de faire. Mais parfois, lors-
qu’une situation difficile ou une prière a
creusé en nous ce vide si précieux et néces-
saire, cela arrive à l’improviste… Nous
devons être éveillés, avoir en nous le souffle
de son Esprit qui ouvre les yeux de notre
âme. Et alors nous les reconnaissons, ou
plutôt, nous reconnaissons Dieu sur le visa-
ge de ces personnes.
Le Seigneur se sert d’elles pour faire le
bien, il les utilise comme instruments, il se
sert de leurs actions les plus ordinaires pour
se manifester au monde, pour arriver à tous
ses enfants. C’est son désir le plus grand. Il
veut que chacun de nous Le connaisse, que
les personnes qui sont loin de Lui se rappel-
lent de Lui. Et ces personnes ne font rien
d’extraordinaire. Elles vivent et aiment :
leur amour est extraordinaire.
Savons-nous encore nous étonner des
silencieux miracles qui se produisent chaque
jour? Des personnes comme nous ont un
visage plein d’espoir, des yeux limpides, un
sourire clair, même si elles vivent dans ce
monde où nous vivons tous, avec tant de
souffrances et tellement plein de contradic-
tions. Elles gardent la vie de Dieu en elles…
Je me trouvais à la gare de Mestre en train
de parler avec une personne de nom âge que
Dieu m’avait fait rencontrer. Cette personne
me disait qu’elle ne croyait pas, mais elle
continuait à me poser des questions sur ce
qui était en train de se passer, sur la raison
pour laquelle tant de jeunes gens si jeunes,
sereins et normaux, choisissaient de passer
leur temps avec les pauvres de cette gare
inhospitalière. Quand les gens savent que
j’étudie la théologie, ils ont l’habitude de
me remplir de questions à caractère philoso-
phique… j’arrive assez bien à résister pen-
dant le discours, mais je sais bien que ce ne
sont pas certaines théories qui peuvent ras-
sasier le besoin profond que je sens caché
dans leurs cœurs. Je lui demandai simple-
ment : «Mais toi, tu arrives à reconnaître
Dieu sur le visage de certaines per-
sonnes?»
. Elle a répondu que non, mais tout
de suite, elle a regardé autour d’elle et m’a
demandé de lui montrer ces personnes. Et
elle s’est mise à observer avec un regard dif-
férent les visages sereins des personnes qui
étaient autour de nous, comme si elle voulait
chercher, essayer de « regarder au-delà »
comme moi je faisais. C’est Jésus lui-même
qui nous l’a dit. « Vous l’aurez fait à moi »
« Mes plus petits frères ». Pour nous, ce
n’est pas toujours facile, nous sommes
concentrés sur ce que les personnes doivent
nous donner, nous attendons quelque chose
pour nous, et ainsi nos intérêts prennent la
première et unique place dans la relation
avec les autres. Nous ne sommes plus
capables de contempler le mystère que
chaque personne cache en elle. Nous ne
savons plus nous étonner des silencieux
miracles qui se produisent chaque jour.
Mais le Seigneur ne cesse de nous pour-
suivre, et parfois il utilise ces personnes
pour ouvrir tout à coup notre regard, pour
nous dire qu’Il est là, pour nous reconduire
à Lui. C’est là que commence le chemin
pour le rechercher, toujours, pour nous for-
cer de le trouver en chacun de nous.
Car ces personnes sont comme des flam-
beaux allumés, et il est certain que nous aus-
si nous devrions chercher à devenir tels,
mais la grande révélation est que Dieu est en
chacun de nous. Dieu a choisi de s’incarner,
de prendre un visage humain, et il a consa-
cré éternellement la dignité de toute vie.
Oui, lorsque nous saurons le reconnaître,
même sur ces visages marqués de tristesse et
de souffrance, dans les regards bas et affli-
gés, dans les cicatrices des victimes de l’in-
différence du monde d’aujourd’hui, alors
oui, vraiment, nous pourrons dire que nous
avons commencé à aimer. Nous saurons et
nous sentirons que Dieu est en chacun de
nous, que Dieu est partout, que Dieu est
Dieu. Et nous cesserons de nous comporter
comme des patrons de notre vie. Chaque
chose reprendra sa juste dimension. Et nous
serons libres, libres pour aimer.
INDE
«L’esprit de la première Église!»
Monseigneur John Kattrukudiyil,Évêque
du diocèse d’Itanagar en Inde, nous raconte
son Église, vivante, jeune et capable de faire
des miracles!
« Les apôtres, après la Résurrection de
Jésus, sont très troublés. Certains retournent
faire le travail qu’ils faisaient auparavant; ils
ne savent pas, en effet, quoi faire. Cependant,
après la Pentecôte, de pêcheurs timides
qu’ils étaient, ils deviennent des évangélisa-
teurs, parce qu’ils ont dans le cœur la paix et
la force qu’ils ont reçues de l’Esprit Saint.
Dans mon Diocèse aussi, il y a une grande
œuvre de l’Esprit Saint; la présence des
Catéchistes dans mes Communautés est pour
moi, en effet, un miracle. Il y a une Église qui
vit, qui évangélise, parce qu’il y a beaucoup
de laïques qui travaillent depuis de nom-
breuses d’années. Ils m’étonnent par leur foi!
Dans notre pays, il y a beaucoup d’ani-
mistes (37%), et ce n’était pas facile de faire
naître ici le Christianisme, mais beaucoup de
jeunes se sont aperçus que, pour s’approcher
de Dieu, on n’a pas besoin de sacrifices, de
tuer des animaux… Un jeune m’a dit qu’il a
suivi pendant un certain temps un catéchiste
qui a transformé sa vie, parce qu’il lui a fait
connaître un Dieu ‘grand’ : avec d’autres
jeunes, il a commencé à prier. À Arunashal,
beaucoup de Paroisses naissent parce qu’il y
a de grands signes de l’œuvre de Dieu. Sou-
vent, la théologie ne touche pas le cœur de
l’homme, elle reste seulement dans sa tête,
dans ses pensées. La Parole de Dieu, par
contre, va directement droit à l’âme et trans-
forme intérieurement. Chez nous, on vit une
Catéchèse qui commence au début, tout
comme dans les premières Communautés
chrétiennes. Il y a beaucoup de fraîcheur
chez les croyants, et le Baptême est donné
avec joie à ceux qui désirent le recevoir.
Nous assistons, parfois, à des expériences
semblables à celle qu’a vécu Saint Paul à
Damas; il y a en effet des personnes qui ont
une très belle conversion après avoir persécu-
té les chrétiens pendant longtemps. Beau-
coup de personnes prient pour qu’il y ait
chez les autres aussi une conversion du cœur;
on fait également beaucoup de prières de
guérison. L’Esprit Saint donne ses dons que
l’on voit même chez ceux qui ne savent ni
lire ni écrire, mais qui ont une foi profonde ».
3
Echo 211
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Prendre à sa charge
« Que cela m’arrive à moi plutôt qu’à un
de mes enfants… mille fois, à moi! ».
Une phrase de ce genre a un poids très fort,
et pourtant, il m’est arrivé de l’entendre
maintes fois; et je me suis tout de suite dit :
« Mais cela n’est pas normal, car les
hommes -instinctivement- sont portés à évi-
ter le mal, « à sauver leur peau », à tout prix!
Qu’est-ce qui pousse alors un parent à pro-
noncer des affirmations de cette portée?
Il n’y a pas de rai-
son, car cette prompti-
tude au sacrifice pour
quelqu’un d’autre n’est
pas le fruit de l’esprit,
d’un calcul lucide, mais
elle naît d’un amour
immense, pur, qui fait
que la personne s’ou-
blie totalement et est
tournée vers l’autre,
l’enfant qu’elle a
engendré.
C’est avec ce genre
d’amour que Marie, à
Medjugorje, nous
aime et nous invite à
aimer nos frères
. Un
amour capable de se charger des peines qui
pourraient arriver à notre prochain, pour le
préserver, en en assumant les éventuelles
conséquences et en les brûlant dans un
amour qui « excuse tout… espère tout, sup-
porte tout » (1Cor 13.7).
Vouloir le bien d’autrui (et c’est ceci que
nous entendons lorsque nous disons à quel-
qu’un : « je t’aime! ») n’est pas un souhait,
mais un acte qui nous implique activement :
en repoussant le mal qui le menace, nous
procurons du bien à notre prochain. Et la
meilleure façon est de se protéger avec sa
vie, tout comme une mère fait avec son
enfant.
Ce n’est pas toujours facile, ni conve-
nable. Parfois, la morsure de la douleur se
fait particulièrement aigüe dans notre chair,
lorsque nous offrons à Dieu notre vie en
faveur des autres. Nous en ressentons le
poids, nous vivons des sentiments négatifs
qui n’ont pas raison d’exister, nous nous
sentons presque écrasés par le mal… C’est
le prix que l’on doit payer si nous voulons
être efficaces dans notre action de salut.
Mais le poison ne pénétrera pas dans nos
profondeurs, car l’Esprit lui-même le rendra
inoffensif, si nous nous offrons à Dieu avec
un cœur sincère et généreux : « Le nourris-
son s’ébattra sur l’antre de la vipère, Et l’en-
fant sevré mettra sa main dans la caverne de
serpents venimeux… » nous assure le pro-
phète Ésaïe (11.8).
Alors notre vie prendra un caractère
sacerdotal, capable d’assumer les consé-
quences du mal pour le consommer dans le
brasero de l’amour, pour le faire monter au
ciel « comme un parfum de bonne odeur, un
sacrifice que Dieu accepte, et qui lui est
agréable » (Ph 4.18).
Nous serons prêtres, pères et mères,
capables d’engendrer les autres à la vie en
les préservant de la mort. Mais nous aussi,
nous en tirerons notre avantage : en guéris-
sant dans l’amour, qui se fait saint et imma-
culé, dans la mesure où l’on s’oublie soi-
même et l’on s’offre à l’autre… « Portez les
fardeaux les uns des autres, et vous accom-
plirez ainsi la loi du Christ. » (Gal 6, 2).
Stefania Consoli
Entendre la voix de Dieu
du Père Kreso Busic
Des voix qui se multiplient et qui rebon-
dissent d’une partie à l’autre de la planète se
succèdent en continu; des voix qui s’addi-
tionnent à d’autres, des voix qui s’opposent
et qui, souvent, n’engendrent que du tapa-
ge… « Mes brebis entendent ma voix; je les
connais, et elles me suivent » dit Jésus dans
l’Évangile (Jn 10.27).
Ceux qui veulent suivre le Seigneur et se
faire guider par l’unique voix qui exprime
«la vérité toute entière» doivent savoir la
reconnaître parmi les autres. Mais comment
faire à la reconnaître distinctement? Com-
ment et où pouvons-nous écouter la voix de
Jésus? Souvent, en disant qu’il faut écouter
la voix de Jésus, on pense à quelque chose
de surnaturel, aux locutions intérieures, à
demander à un voyant une parole pour nous.
Mais ceci est un comportement encore
immature, car nous devons tous développer
la capacité d’une nouvelle écoute, la capaci-
té d’entendre la voix de Dieu et d’être sûrs
lorsqu’il nous guide.
Ce qui est fondamental, c’est de puri-
fier et de guérir l’image déformée de Dieu
à l’intérieur de nous
, et ceci peut se faire
seulement en faisant l’expérience de Jésus
vivant, réel, dans notre vie. Comment? Nous
devrions faire mûrir à l’intérieur de nous le
oui à Dieu, un oui toujours plus libre et
simple. Nous pourrons expérimenter la paix
qui est l’empreinte de l’Esprit Saint, dans la
mesure où un oui plus profond à la volonté
de Dieu grandira en nous.
À différentes reprises, sur les pages de
l’Écho, on a parlé d’offrir sa vie, comme
une bonne voie vers une connaissance de
Dieu de plus en plus profonde. Cette offre
n’est seulement qu’une autre expression de
ce oui intérieur, et celle-ci reste l’unique
passage des ténèbres à la lumière, du vieux
au nouveau. Car « sans cette offre à Dieu,
nous n’entrerons jamais dans un contact
immédiat avec Dieu, mais seulement avec
un reflet, avec une œuvre de Dieu ou avec
une idée de Dieu. Je veux faire quelque cho-
se pour Dieu, mais en fait, j’ai peur de l’ac-
cueillir. Alors, le contact avec la vie divine
devient faible, toujours plus étouffant ». Et
le chrétien qui, après tant d’années de che-
min, au lieu de s’élever en devenant toujours
plus la créature nouvelle, entame un proces-
sus inverse de décadence, de fatigue, il se
renferme à nouveau dans les formules reli-
gieuses, dans les boîtes, où l’esprit de passi-
vité intérieure cède face aux épreuves de la
vie.
L’offre est la capacité de l’âme d’écou-
ter le son de Dieu, son harmonie, et de
connaître la voix de Celui qui me parle, qui
me forme, me façonne; cette vraie voix du
Bon Berger qui nous rend plus forts et plus
libres. Nous savons tous que les animaux
suivent la voix et les odeurs : ces deux facul-
tés leur permettent de reconnaître la person-
ne qu’ils ont devant eux et d’être sûrs. Mais
combien de fois de plus devrions-nous déve-
lopper les capacités et la puissance que notre
âme possède! La capacité principale est jus-
tement celle d’être en situation d’écoute, de
s’abandonner avec confiance à Dieu.
L’ouverture intérieure, la capacité de
donner et l’esprit de sacrifice naissent du
fait de reconnaître et d’écouter la voix de
Dieu
; la paix intérieure naît en nous et reste
même dans les difficultés de la vie et guérit
la confiance et la foi en Dieu. Alors, pour
moi, comme croyant, il est important de
connaître Celui en qui j’ai remis ma
confiance, et de mieux comprendre ce qu’Il
a révélé. Plus j’écoute la voix de Dieu, plus
je développe la foi qui me pousse à
connaître de façon plus profonde la person-
ne en qui j’ai confiance; et plus je connais
cette personne -c’est-à-dire Jésus-Christ-
plus je l’aime. Parce qu’en le connaissant, je
découvre la vraie valeur de son sacrifice,
son pardon, tout simplement, je découvre
combien Jésus-Christ m’aime vraiment.
C’est seulement ainsi que les
brouillards créés par la peur, par la
méfiance et l’impatience disparaîtront
. Et
c’est seulement ainsi que l’homme vieux,
avec toutes ses façons de regarder la vie, de
juger le monde, commencera à mourir en
moi : en laissant de côté mon égoïsme et en
permettant que l’amour de Dieu forme en
moi une créature nouvelle, qui voit la réalité
avec un regard nouveau, libre. Je commence-
rai à penser d’une nouvelle façon, à regarder
les personnes différemment; j’apprendrai à
prier originalement et à entrer en relation
avec le créé en le reconnaissant comme un
don de la bonté infinie du Seigneur.
« La charité porte à faire « tout à tous »
« La charité porte à faire « tout à tous » (1 Cor 9.22), pour s’adapter non seulement
aux besoins de ses frères, mais aussi à la mentalité, au caractère, aux goûts, à la per-
sonnalité de chacun. Aimer son prochain selon Dieu, en reconnaissant en chaque
homme l’image, la créature, le fils du Père céleste, ne signifie pas désincarner la cha-
rité en la réduisant à une forme d’amour froid, stéréotypé, qui embrasse tout le mon-
de en masse, sans tenir compte de chaque individualité. Et il est certain que Jésus a
aimé tous les hommes avec un amour divin; toutefois, à travers les pages de l’Évan-
gile, on peut comprendre que son amour avait des nuances et des modalités différen-
tes selon les personnes à qui il s’adressait. Ce n’était pas un amour standardisé, ni
même indifférent aux exigences particulières de chaque personne. Pensons, par
exemple, à la diversité de son comportement envers chaque disciple, ou bien envers
les amis de Béthanie : il ne traitait pas Pierre comme Jean, ou bien Marte comme
Marie.
La charité rend attentif à traiter chaque frère selon le caractère concret de sa situa-
tion individuelle -tempérament, sensibilité, qualités, limites- pour lui faire ressentir la
chaleur d’une affection qui s’efforce de s’adapter à sa personne et d’alléger ses poids.
« Que le Dieu de la persévérance et de la consolation -écrit Saint Paul- vous donne
d’avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus-Christ...
Accueillez-vous donc les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis, pour la
gloire de Dieu. » (Rm 15.5-7).
Anonyme
4
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Nous n’avons
pas besoin
dʼautre chose
Tout est si simple. Entièrement naturel et
plus normal que ce que l’on pourrait penser.
L’amour d’une mère est presque évident, il
est immédiat. D’une certaine façon, il est
instinctif, quoiqu’il requiert de la volonté
pour que la mère trouve du temps et de la
place pour sa créature.
L’amour d’une mère ne doit pas être étu-
dié ou analysé pour être compris. Il s’ap-
prend dès la naissance. On le reçoit en abon-
dance pendant l’enfance, jusqu’à ce qu’il
prenne en nous des marques indélébiles
d’éducation, de croissance, de formation…
Il nous accompagne toujours, même dans le
souvenir qui devient nostalgie lorsqu’il subit
un éloignement ou une absence définitive.
« Voici ta mère » dit Jésus, mourant, au
disciple fidèle aux pieds de la croix. « Voici
tes enfants… » continue à répéter le Seigneur
à Marie, chaque jour présente à Medjugorje
avec un amour incomparable, plein de grâce.
La trentième année des apparitions a
commencé, et les pèlerins accourent de plus
en plus nombreux. Pour faire quoi? Qu’est-
ce qui les pousse à se mettre en voyage?
Chacun a ses motivations. Les modalités et
les approches sont différentes. Et pourtant,
tous trouvent la même chose : une mère qui
les accueille avec un amour immense. Un
amour qui régénère, assainit, réconforte. Un
amour qui oriente nos pas vers Dieu, éterni-
té de bien.
Nous n’avons pas besoin d’autre chose.
C’est si simple… Pourquoi se casser la tête
et tenter d’interpréter le Mystère pour ensui-
te le mettre en cage dans de stériles catégo-
ries humaines? Comme des enfants, permet-
tons que son amour nous rejoigne et nous
pénètre. Tout sera clair, compréhensible.
Nous saurons exactement quoi faire durant
le temps qui nous attend, nous serons
capables de répondre avec plénitude et
conviction : « Me voici, Seigneur, qu’il soit
fait de moi ce que Toi tu désires ». Comme
Elle l’a déjà fait, d’ailleurs.
Terre
de
sagesse
« Voici l’époux! Allez à sa rencontre! »
crie une voix à minuit et, dans l’obscurité,
les femmes se levèrent pour aller vers lui.
Pour faire de la lumière, elles prirent des
lampes avec elles, avec une provision d’hui-
le pour ne pas risquer de rester dans le noir.
C’est une scène que nous connaissons
bien. Jésus la raconte dans une parabole
dans l’Évangile selon Matthieu (Mt 25, 1-
13). Une scène de joie, car les femmes
s’étaient sagement procurées de l’huile pour
éclairer leur attente amoureuse : l’huile de
l’espoir, dans la foi certaine que l’époux
serait arrivé. D’autres par contre, moins
attentives -peut-être paresseuses ou dis-
traites, mais sûrement superficielles-
n’avaient pas fait de provision, en partant
peut-être du principe que leurs amies y
auraient aussi pensé pour elles…
Goutte après goutte, depuis presque
trente ans, Marie à Medjugorje nous offre
l’huile de la grâce
, de la foi : « Chers
enfants! Aujourd’hui, je vous invite à com-
mencer ensemble, avec moi, à construire le
Royaume des Cieux, à oublier ce qui vous
est personnel et, guidés par l’exemple de
mon Fils, à penser aux choses de Dieu.
Qu’attend-il de vous? Ne permettez pas à
Satan de vous ouvrir les chemins du bon-
heur terrestre, des chemins sur lesquels mon
Fils n’y est pas. Mes enfants, ces chemins
sont trompeurs et de courte durée. Car mon
Fils existe. Je vous offre le bonheur éternel
et la paix, l’unité avec mon Fils, avec Dieu.
Je vous offre le Royaume de Dieu!
», dit la
Vierge Marie à Mirjana le 2 août dernier.
Des années d’attente, avec Marie, du
Règne qui arrivera. Des années durant les-
quelles il est nécessaire de faire une bonne
réserve de grâce à travers une vigilance fidè-
le et sage : « … priez pour que dans le mon-
de entier vienne le règne de l’amour. Priez
afin que bientôt règne un temps de paix, ce
que mon cœur attend avec impatience
… »
(25.6.95). « Avec vous, je désire renouveler
la prière pour l’arrivée d’un temps nouveau,
d’un temps de printemps
» (25.10.00), avait
dit notre mère dans le passé.
Où nous trouvons-nous aujourd’hui?
Il suffit de regarder autour de nous et de lire
les journaux… C’est la nuit de l’attente.
L’époux viendra, cela est sûr. Mais entre
temps, alors que nous attendons, nous ver-
sons dans nos lampes intérieures une prière
ardente, qui sache éclairer le noir qui oppri-
me et rend ténébreux le monde. Nous fai-
sons des provisions de grâce, la grâce que
nous communique Marie par son exemple,
par ses paroles, par sa présence vivante et
vivifiante. Nous aurons en nous la lumière
pour aller à la rencontre de Jésus, qui vient
pour récapituler en lui toute chose.
Un des secrets délivrés aux voyants
parle d’un signe visible et indestructible qui
apparaîtra à Medjugorje et y restera pour
toujours. Mais « ce sera trop tard » pour
ceux qui n’auront pas accueilli à temps l’in-
vitation à se convertir, aver-
tit Marie. Ils ne pourront
pas participer au banquet de
la fête. Un peu comme les
vierges idiotes de la parabo-
le qui sont restées sans
l’huile de la foi : alors que
quelqu’un attend que « tout
soit sous contrôle » avant de
se décider à se livrer à
Marie et à ses projets de
salut, le temps passe et la
porte risque de se fermer. «
Seigneur, Seigneur, ouvre-
nous, crient les jeunes filles.
Mais il répondit : « En véri-
té, je vous le dis : je ne vous
connais pas! ».
Marcher dans la foi
implique de l’engagement, de la créativité
et souvent même la douleur de ne pas réus-
sir à changer son coeur. Cela requiert de la
force, de la sincérité et tant de bonne volon-
té.
Nous ne sommes pas toujours disposés à
nous impliquer entièrement, et c’est ainsi
que nous reportons notre « oui », ou bien
nous confions cet effort à d’autres. « Donc,
veillez, car vous ne connaissez ni le jour ni
l’heure », conclut Jésus dans la parabole.
Mais il y a une invitation en plus pour
ceux qui, par contre, depuis désormais des
années, vivent avec amour les messages de
Marie, maintenant ainsi leurs lampes inté-
rieures resplendissantes. Avant qu’ils ne
passent la porte et que celle-ci ne se ferme
derrière eux, ils peuvent ouvrir les bras en
croix et renforcer les battants de la porte
pour que le passage reste ouvert, même pour
ces retardataires qui, malgré tout, souhaitent
y entrer. Accepter de se tenir droit sur sa
propre croix, avec générosité et courage, en
faveur des autres, est une grande charité. Si,
en plus, cela est vécu en communion avec
les autres, on devient plus solides et plus
forts; ainsi, les portes du règne resteront
grandes ouvertes pour que toute l’humanité
puisse passer la porte et trouver son salut.
Temps
de
gloire,
temps
de
croix
Au cœur du mois de septembre, la fête
qui exalte la Croix du Christ jaillit (le 14
pour l’exactitude). C’est une célébration à
laquelle les gens sont très sensibles en Her-
zégovine -comme nous avons déjà eu l’oc-
casion de l’écrire d’autres fois- et tous les
ans, le sommet de la montagne Krizevac se
remplit de gens, qui montent pour rendre
hommage à la grande croix blanche,
mémoire de celle où Jésus fut crucifié sur le
Golgotha.
C’est bien sûr l’occasion de faire la fête,
vu que c’est justement à travers la croix que
le Seigneur a obtenu le salut pour nous tous.
Mais il est aussi facile de fêter quand la
croix ne nous touche pas dans la chair,
quand elle reste en-dehors de nous… Cela
est par contre un peu plus ardu quand, dans
l’épreuve, nous voyons s’évanouir ces rêves
de gloire
que nous avions espéré alors que
nous suivions Jésus « vers Jérusalem ».
Essayons d’être plus concrets. En géné-
ral, sur la route vers Dieu, nous trouvons en
une personne un bon guide. Nous avons
confiance et nous nous
confions à elle, bien que les iti-
néraires proposés soient diffi-
ciles et les passages étroits et
risqués. Malgré la fatigue,
nous continuons à regarder
notre guide avec estime et res-
pect, nous identifions nos pas
avec les siens, avec le risque
d’idéaliser l’homme et de s’at-
tendre qu’il corresponde à
notre vision des choses…
Cependant, l’instant où
l’idéal est mis à l’épreuve
arrive,
et il ne nous promet
plus le consentement, mais au
contraire, parfois, il nous pro-
cure même un désaccord
public. « Seigneur, avec toi, je
suis prêt à aller en prison et à la mort », dit
Pierre à Jésus. Mais Jésus lui répondit : «
Pierre, je te dis : le coq ne chantera pas
aujourd’hui, avant que tu n’aies nié à trois
reprises de me connaître » (22, 31 -34).
Les issues face au danger sont tou-
jours ouvertes et attirent notre faiblesse,
l’insécurité, la peur. Parfois, il suffirait de
reconnaître ses craintes et de se confier
humblement à ceux qui peuvent nous aider,
pour rester cohérents avec ce en quoi nous
avions cru et ce que nous avions soutenu. Et
rester ainsi en paix, en laissant que les évè-
nements qui ne dépendent pas de nous aient
leur propre cours, même si cela n’est pas
toujours prévisible et clair à nos yeux.
La difficulté nous démasque, elle pas-
Reflets de lumière de la Terre de Marie
de Stefania Consoli
5
background image
Maintenant, c’est à mon tour!
Il y a des moments dans la vie de chacun
de nous où l’on perçoit un appel très particu-
lier que l’on sent n’être adressé qu’à nous.
L’intuition et l’écoute s’imposent dans l’âme
et dans l’esprit, et réveille le cœur et le cer-
veau. Comme un éclair dans la nuit, nous
sommes frappés par un message, par une
voix, par un son qui, immédiatement, nous
interroge et attend une réponse. À cet instant,
toute notre personne, dans sa plénitude, est
appelée à répondre : pourquoi Dieu me
demande-t-il quelque chose à moi et non pas
à l’autre qui est à côté de moi? La tentation
de regarder derrière soi, pour voir si ce doigt
indique quelqu’un derrière nous, nous fait
nous retourner, mais il renforce le message
qui nous a été donné. Il n’y a plus de doute,
maintenant, c’est à mon tour, et Lui veut
vraiment que ce soit moi son instrument.
C’est seulement moi qui peux faire cette
chose-là, sûrement pas parce que je suis
plus capable ni même plus expert, au
contraire, qui sait combien de personnes
auront à critiquer! Cependant, le Seigneur a
besoin de moi pour réaliser ce qu’il m’a
demandé. C’est peut-être justement de mon
inexpérience que le Seigneur a le plus
besoin, mon oui suffit.
C’est ainsi que se réalise la rencontre
avec le Dieu vivant. L’appel et la grâce sont
communiqués maintenant et seulement à
moi, pourquoi les ignorer? Dans notre liber-
té, nous pouvons dire oui et être dans la joie,
nous pouvons dire non et partir avec la tris-
tesse dans le cœur.
En effet, de quoi suis-je plus préoccupé?
De réaliser ce que le Seigneur m’a demandé
ou bien du jugement des hommes? Combien
de fois nous conseillons à Dieu ce qu’il peut
nous demander : « Dieu, demande-moi tout
mais pas cela!… » Mais si j’offre tout à
Dieu, j’offre aussi mes bras, mes mains, ma
voix… il est certain qu’à cet instant, ce n’est
pas moi-même que je communique mais
l’action de Dieu.
Souvent, nous enterrons nos talents et
nous vivons dans le brouillard pour ne pro-
voquer personne de manière à ce que, ainsi,
personne ne puisse nous juger, mais mainte-
nant c’est le temps de grâce où le Seigneur a
vraiment besoin de moi. Le Seigneur me
demande quelque chose d’original, il
semble que cette voix nous frappe justement
là où nous sommes le plus sensibles, comme
un vent chaud qui porte les parfums de la
mer et réveille des sensations nouvelles.
Maintenant, c’est à mon tour de me dévoiler,
de me mettre comme une lampe sur un bois-
seau
pour que tout le monde puisse me voir
dans ma vérité et pour que je puisse être un
instrument. Combien de personnes ont ri de
Saint François croyant qu’il était fou, et lui
s’est laissé voir nu et misérable parce qu’il
servait le vrai Père…
Nous avons été appelés à la vie depuis
l’éternité, et l’appel à la vie se répète à
chaque fois et de manière différente, il aura
des couleurs et des sons toujours nouveaux,
mais il aura un seul nom : Jésus. Mainte-
nant, c’est à mon tour d’incarner l’amour du
Christ dans ma vie, pour être le temple saint
de sa présence.
Alessandro Macinai
se au crible la pureté de nos intentions : « Je
suis avec lui par convenance, car tôt ou tard
j’en recevrai un intérêt? Ou bien parce que,
librement, je partage un chemin qui peut
même me pénaliser, mais qui vaut la peine
d’être vécu jusqu’au bout? ». Nous devrions
nous le demander avec sincérité.
La menace d’une défaite est toujours
aux aguets. Cela ne nous plaît pas. Le
risque d’apparaître perdant, de se sentir
vaincu ne plaît à personne. Il n’est pas faci-
le d’être impopulaire, et encore moins accu-
sé ou pris pour cible. Mais c’est le prix à
payer pour porter des fruits, surtout au nom
du Christ qui a justement choisi seulement
cette voie : « Heureux serez-vous, lorsqu’on
vous outragera, qu’on vous persécutera et
qu’on dira faussement de vous toute sorte de
mal, à cause de moi. Réjouissez-vous et
soyez dans l’allégresse, parce que votre
récompense sera grande dans les cieux; car
c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes
qui ont été avant vous. » (Mt 5.10-12).
Jésus l’explique clairement : « Si le
monde vous hait, sachez qu’il m’a haï
avant vous…
Si l’on m’a persécuté, on vous
persécutera aussi » (Jn 15.18.20). Mais
alors, si l’on se dit chrétiens, pourquoi
fuyons-nous sous la croix? Pourquoi aban-
donnons-nous notre place après avoir lon-
guement marché, même s’il s’agit d’un lieu
ignoble comme celui du Calvaire? Ce sont
des questions profondes et personnelles,
auxquelles chacun -s’il le veut- pourra
répondre dans le secret de son coeur. Mais
célébrer la Croix et son exaltation implique
au moins le désir d’être avec le Christ,
pauvre et crucifié, qui la choisit pour qu’el-
le soit son trône de gloire et non pas la cau-
se d’une trahison ou d’une fuite.
E
N TÉMOIGNANT
« Dieu accueille dans Son éternité ce
qui, maintenant, dans notre vie, faite de
souffrance et d’amour, d’espoir, de joie et
de tristesse, grandit et devient. L’homme
tout entier, toute sa vie est prise par Dieu
et est, en Lui, purifiée, elle reçoit l’éterni-
té… Le Christianisme n’annonce pas seu-
lement un salut de l’âme dans un au-delà
imprécis où tout ce qui, dans ce monde,
nous a été précieux et cher, serait annulé,
mais il promet la vie éternelle, « la vie du
monde qui viendra » : rien de ce qui nous
est précieux et cher ne se détruira, mais
trouvera sa plénitude en Dieu ».
Benoît XVI
(Solennité de l’Assomption de Marie)
Tiré du journal de Sœur Faustine
« Jésus lui dit : « Mon enfant, avec ta
patiente soumission à ma volonté, tu me
donnes la plus grande gloire et tu t’assures
des mérites si grands que tu ne pourrais les
obtenir ni par des jeûnes ni par des mortifi-
cations de quelque genre que ce soit. Sache,
mon enfant, que si tu soumets ta volonté à la
mienne, tu attires sur toi ma prédilection.
J’apprécie ton sacrifice, il est plein de dou-
ceur. Je trouve en lui ma satisfaction, il est
puissant! ».
« Oh, victime aimée de mon Père! Sache,
mon enfant, que toute la Très Sainte Trinité
a en toi Sa toute particulière prédilection,
pour le fait que tu vis uniquement de la
volonté de Dieu. Aucun sacrifice n’est com-
parable à celui-ci… Je m’unis à toi d’une
façon tout à fait spéciale, car toi, tu aimes
plus ma volonté que les grâces ».
La paix que je cherchais
Je me suis retrouvée - une jeune parmi
tant d’autres- encore une fois à Medjugorje
pour le Festival, au début du mois d’août.
Cette fois, nous étions vraiment nombreux!
Certains disaient, des dizaines et des
dizaines de milliers… Mais ce ne sont pas
les chiffres qui font la qualité de cet évène-
ment (qui se répète depuis plus de vingt
ans), mais plutôt la qualité d’une rencontre,
la rencontre avec Marie qui, comme tou-
jours, sait trouver la bonne façon de nous
rencontrer tous, un à un, dans le secret de
notre cœur.
J’avais perdu la paix depuis un peu de
temps. Différentes situations dans ma vie
quotidienne me semblaient ne pas aller dans
le bon sens. Tout ce que je désirais semblait
avoir des passages barrés… Je courais, je
m’essoufflais, mais j’avais l’impression de
n’attraper que des papillons!
Dans le monde, on combat intérieurement
entre la tentation à se décourager, et donc à se
déprimer et à se rebeller, et à chercher ainsi
ces distractions qui nous occupent l’esprit de
façon superficielle pour oublier plus facile-
ment le problème… Mais ensuite, lorsque le
soir, tu fermes les yeux avant de t’endormir,
ces préoccupations -comme des fantômes-
reviennent et t’enlèvent le bien dont tu as le
plus besoin : la paix! Voilà pourquoi, cette
fois encore, j’ai accepté l’invitation de Marie,
elle qui, de la paix s’est fait Reine!
Je suis arrivée à Medjugorje avec
quelques amis; eux aussi à la recherche de
réponses pour leur vie. Ensemble, nous
avons assisté à ce que le programme nous
proposait. Les témoignages étaient intéres-
sants, les instants musicaux amusants, mais
plus que toute autre chose, ce sont les ado-
rations du soir devant l’Eucharistie qui
offrent aux jeunes ce dont ils ont vraiment
besoin : Jésus-Christ vivant, qui te commu-
nique sa tendresse et son amour; qui te sug-
gère d’entreprendre des voies auxquelles tu
n’aurais jamais pensé dans ta vie; qui te
console et te réconforte, en t’encourageant à
vivre la douleur comme une occasion de
grandir et de mûrir…
Le noir de la nuit favorise l’intimité,
l’entretien cœur à cœur. La musique, les
brèves paroles des
chants, aident à créer
une atmosphère de
paix. Oui, de paix.
Justement ce que
j’étais venue cher-
cher à Medjugorje. Je
l’ai trouvée dans le
silence de l’Adoration, non pas dans le cha-
hut… Je l’ai trouvée dans mon cœur, prête à
remonter à la surface des préoccupations qui
l’envahissaient avant mon départ. Je l’ai
trouvée en Jésus, qui m’attendait là…
Je ne l’ai plus quittée : je l’ai ramenée
avec moi chez moi, avec le Christ, qui conti-
nuera à me l’offrir chaque jour, si je permets
qu’Il reste vivant, présent dans mon cœur.
Ce sera mon devoir de la garder, car les
agressions du monde tenteront rapidement
de me l’enlever à nouveau. Mais si je réus-
sis à créer en moi une place où je pourrai
vivre constamment l’adoration « dans l’es-
prit et dans la vérité », personne et rien ne
pourra me l’arracher. Ainsi, je serai vrai-
ment une enfant attentive et responsable du
don de la Reine de la Paix!
E.B.
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Se rappeler
« Je me rappellerai des œuvres du Seigneur… » (Sir 42.15)
Se rappeler d’un évènement heureux est un peu comme revivre la joie de cet instant. Il
est alors important de se rappeler des œuvres que le Seigneur accomplit en nous et chez les
autres; il est important se rappeler des dons de grâce reçus.
Le souvenir du bien reçu aide à aimer, à affronter les difficultés de chaque jour. Un tel
souvenir porte toujours de la joie, comme le dit le psaume : « Lorsque je pense à toi sur ma
couche, je médite sur toi pendant les veilles de la nuit. Car tu es mon secours, et je suis dans
l’allégresse à l’ombre de tes ailes » (Ps 63). Oui, on ne peut se passer de se réjouir dans le
Seigneur lorsque l’on se rappelle de Lui. Le souvenir favorise l’éloge à Dieu, le remercie-
ment pour toutes Ses merveilles. Le souvenir des œuvres de Dieu est beauté de l’âme et
nourriture, il est bouclier et défense envers le malin. Ainsi, l’avenir ne nous fait pas peur car
l’Espoir demeure en nous.
Le démon nous fait perdre la mémoire du Bien reçu et il nous annonce un avenir tou-
jours sombre, impossible à vivre, pour effrayer notre âme et la faire sienne. La perte de la «
mémoire » nous met dans une constante situation de faiblesse, de désorientation, où le mal
peut avoir bon jeu. C’est pour cela que la « mémoire » est un don important que l’on doit
demander à Dieu : seulement Lui peut nous l’offrir. Et c’est nous qui devons la garder dans
le silence; oui, dans le silence, parce que tout ce qui fait du bruit en nous, comme la rancu-
ne, l’incompréhension, la discorde, l’envie, l’ambition, le désir ardent de posséder, empêche
à l’âme de se rappeler.
L’évangile nous parle d’une personne qui faisait silence intérieurement, qui « gardait
toutes ces choses dans son cœur » (Lc 2.5). Nous savons que cette personne, c’est Marie.
C’est Elle qui nous aide à nous rappeler des œuvres de Dieu, c’est Elle qui nous rappelle
continuellement le don le plus beau du Père : Jésus. C’est donc à Elle que nous recourons
pour ne pas oublier le bien reçu. Remettons-nous à Elle, qui veut être notre mémoire. Ain-
si, le bien reçu ne sera pas stérile, mais il ira en notre faveur et en celle des autres.
La Taille des plantes
Des études récentes montrent que les plantes, lorsqu’elles sont taillées, « souffrent ». Et
c’est ainsi que la taille -qui est indispensable pour de nombreuses plantes- surtout les plantes
fruitières, représente pour elles une « souffrance ». Sans la taille, le fruit ne se développe
pas du point de vue du goût et de l’abondance…
Jésus, dans l’évangile selon Saint Jean, nous parle d’une vigne (cette vigne, c’est Lui)
et de sarments (ces sarments, c’est nous). Le Père est l’agriculteur qui taille les sarments
pour qu’ils portent de nombreux fruits. Les tailles que nous expérimentons dans la vie de
chaque jour ne doivent pas, alors, nous étonner : sans celles-ci, notre vie est stérile. Il est
impensable de pouvoir nous détacher de la Vigne pour ne pas subir de telles tailles, car cela
serait une illusion dans la mesure où : « Celui qui demeure en Moi et en qui Je demeure por-
te beaucoup de fruit, car sans Moi vous ne pouvez rien faire » (Jn 15,5).
Habituons-nous, alors, à voir les « tailles » de chaque jour, non pas comme quelque cho-
se de négatif, à éviter, mais comme un don, comme une occasion de grâce. Et ne combat-
tons contre personne parmi ceux qui favorisent notre taille : nous nous retrouverions à com-
battre tous seuls, contre l’unique adversaire qui est Satan, car il est certain que Dieu ne sera
pas avec nous pour combattre contre son frère. Nous apprenons de Marie que c’est seule-
ment en aimant qu’elle a toujours porté des fruits en grande abondance. Demandons-lui de
nous offrir un cœur toujours attentif pour savoir reconnaître l’Agriculteur qui vient nous
tailler, pour ne pas l’éloigner. C’est peut-être ainsi que nous porterons des fruits de joie pour
nous et pour beaucoup d’autres.
S
I M P L E S
P
E N S É E S
de Pietro Squassabia
Le monde embrasse l’Écho
On ne s’attendait pas à une réponse aus-
si affectueuse et solidaire du monde entier!
Une véritable embrassade à l’Écho, qui
souffre à cause d’une augmentation dispro-
portionnée des tarifs d’envoi postal -comme
nous l’avons partagé avec vous dans le der-
nier numéro de l’Écho (210).
Nous nous étions demandés : « Nous
arrêtons-nous là ou bien est-ce un autre
défi? »
. Et ensuite, nous avons pris le temps
pour réfléchir et attendre vos propositions.
Il en est arrivé vraiment beaucoup, à tra-
vers des lettres, des coups de fils, des mes-
sages. Certains se sont rendus disponibles au
service. D’autres nous ont envoyé des
offrandes en argent. D’autres encore ont eu
des expressions d’estime et d’encourage-
ment : une véritable incitation « à ne pas
lâcher » malgré les sérieuses difficultés éco-
nomiques. En somme, une compétition de
solidarité et d’amitié, qui nous pousse à
défier l’évidence de coûts encore très élevés,
et à continuer à croire en la Providence qui -
si elle le voudra- nous aidera pas après pas
À vous tous, un grand MERCI, car si
l’Écho continue à visiter les angles les plus
cachés de la terre, c’est le mérite de votre
générosité.
MERCI à vous qui nous avez exprimé
des paroles de compréhension et de récon-
fort.
MERCI à ceux qui nous ont envoyé de
l’argent pour les frais.
MERCI à ceux qui se sont mis à notre
disposition pour distribuer l’Écho.
MERCI à ceux qui le télécharge sur
Internet et qui, malgré tout, nous envoient
une contribution…
MERCI, mille fois merci, à ceux qui
prient le Seigneur afin que l’Écho poursuive
son travail; afin qu’il continue à servir d’écho
à la grâce que Marie, à Medjugorje, nous
offre en abondance. Nous reprenons donc,
avec un espoir renouvelé et avec une foi en
Dieu « purifiée dans le brasier » de l’épreuve.
La force de la communion nourrit et soutient
notre engagement et la responsabilité à conti-
nuer. Pour cela, et pour beaucoup d’autres
choses encore, l’Écho vous remercie et, à son
tour… embrasse le monde entier! red.
Dans l’attente
d’une goutte d’eau
En acceptant l’invitation d’une amie, je
me suis retrouvée à vivre quelques jours sur
l’île de Fuerteventura, aux Canaries.
Depuis longtemps, j’ai offert ma vie au Sei-
gneur et je sais que tout ce qui m’arrive est
entre ses mains et récapitulé en Lui.
La nature de cette île m’a beaucoup frap-
pée et ses caractéristiques extérieures m’ont
portée à en contempler la dimension spiri-
tuelle. J’ai saisi des signes
contradictoires : une nature
aride comme je n’en avais
jamais vue : désertique et, à
côté (heureusement elles ne
sont pas nombreuses) des
constructions humaines
presque trop imposantes, entourées de luxu-
riants palmiers et de fleurs aux mille cou-
leurs… J’étais entourée de l’océan, avec un
soleil cuisant, et pourtant l’air semblait léger
comme celui de la montagne.
Vu que les jours ouvrables on ne célé-
brait pas la Messe et l’église était fermée, je
suis montée sur la montagne pour prier, pour
comprendre ce que le Seigneur voulait me
dire après m’avoir conduit en ce lieu… La
montagne était faite de pierres volcaniques,
la terre était marron et poussiéreuse. Pas une
plante, un insecte, un petit oiseau… Épar-
pillés ici et là des petits arbustes, presque
complètement secs, attirèrent mon attention.
Ils étaient fanés mais pas complètement
morts. Ils étaient maintenus en vie par un fil.
Ils étaient là, à l’extrémité de la survie, dans
l’attente d’une goutte d’eau…
Je les comparai immédiatement à la
condition des hommes… De l’homme « à
demi-mort » de la parabole du Bon Samari-
tain
: blessé par le mal rencontré dans sa vie,
et qui attend une goutte d’amour pour pou-
voir se reprendre et éclore dans son origina-
lité. De l’homme d’aujourd’hui, que le Sei-
gneur, par sa grâce - goutte après goutte-
maintient en vie, mais dont l’esprit est
presque mort; et pourtant, Dieu, dans son
immense sagesse et patience, « ne détériore
pas de roseau déjà abîmé, il n’éteint pas de
mèche allumée », mais il attend, il s’offre, il
aime…
Des âmes du purgatoire, qui ont besoin de
notre attention pour être aidées à accepter
l’offre de Jésus pour pouvoir ensuite se relever
et entrer dans la plénitude de la vie… Alors,
surgit en moi une prière spontanée de béné-
diction et d’intervention pour les vivants et
défunts de l’île : une prière de supplication au
Père afin que le vent fort qui soufflait puisse
porter l’Esprit Saint aux âmes besogneuses;
qu’il puisse leur donner de la vigueur et qu’il
leur offre une occasion de conversion et de vie
pleine… J’avais à l’esprit le passage biblique
des os desséchés (Ez 37.1-14) qu’on lit la
Veille de la Pentecôte : « Prophétise, et parle à
l’esprit! Prophétise, fils de l’homme, et
annonce à l’esprit : Ainsi parle le Seigneur :
Esprit, viens des quatre vents et souffle sur ces
morts, pour qu’ils revivent... Je prophétisai,
selon l’ordre qu’il m’avait donné. Et l’esprit
entra en eux, et ils reprirent vie, et ils se tinrent
sur leurs pieds...».
Dans ce lieu inaccessible et ouvert à tout
type d’esprit, j’ai ainsi senti le besoin de
vivre mon sacerdoce royal pour être cette
goutte d’amour offerte, capable d’atténuer
toute brûlure et de ramener à la vie ce qui
semble mort.
Elena Ricci
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Les lecteurs écrivent
Elena Belotti de Montello (Bergame -
Italie) : « … Pour vous soutenir en ce
moment critique, je continuerai à vous ver-
ser la contribution annuelle selon mes dispo-
nibilités, en vous demandant cependant de
ne plus m’envoyer l’Écho chez moi; je me
chargerai de le télécharger sur Internet déjà
à partir du prochain numéro. Je prie pour
que la Vierge Marie continue à vous soutenir
afin que votre voix continue à porter le
témoignage de la foi dans toutes les maisons
du monde ».
Piero Lucani de Bologne (Italie) :
«Après avoir lu, dans le numéro du mois de
mai, que vous étiez obligés de réduire vos
frais, je vous communique que je peux télé-
charger sur Internet les prochains numéros et
vous éviter ainsi un envoi postal. Merci pour
ce que vous faites et je souhaite que cela
puisse continuer avec l’aide du Seigneur ».
Arda Ramos de Puerto Rico : « Nous
vous transmettons tant de bénédictions de la
part de ceux qui reçoivent l’Écho à Porto
Rico : de nombreuses personnes tirent béné-
fice de cette belle revue qui nous parle de ce
lieu béni… ».
Elsa Molina de Cuba : « Je suis une lec-
trice assidue de l’Écho de Marie. Lorsqu’un
exemplaire m’arrive entre les mains, je le
renvoie à d’autres personnes qui, comme
moi, aiment le lire. Envoyez-nous régulière-
ment quelques copies et, bien que notre
situation actuelle ne nous permette pas de
vous envoyer une offrande, nous avons
confiance en Dieu qui nous aidera à vous
soutenir pour recevoir ces si belles pages…».
Barbara et Luciano Forlini de Lido di
Jesolo (Venise) : « Nous vous remercions de
tout cœur pour l’Écho qui, tous les deux
mois, nous met dans une autre «dimension»,
loin des futiles problèmes de cette terre.
Nous le trouvons toujours dans notre parois-
se, que Dieu vous bénisse. Nous vous
envoyons une modeste offrande. Si cela est
possible, nous souhaiterions recevoir chez
nous une cinquantaine de copies de votre
petit journal pour pouvoir le distribuer et dif-
fuser encore plus les messages de la Très
Sainte Vierge Marie, la Reine de la Paix ».
Manuel Navos des Philippines : « J’ai
reçu le colis contenant l’Écho de Marie. Je
vous remercie et remercie Dieu à travers
notre Mère bénie car ce que vous m’avez
envoyé m’aide énormément dans ma mis-
sion parmi les détenus. J’espère que vous
pourrez m’envoyer le plus grand nombre
possible de copies afin que je puisse les dis-
tribuer dans les prisons que je visite, et il y
en a beaucoup… Les détenus, par leurs
prières, rendent ce qu’ils reçoivent ».
Simone Fezans de Coublucq (France):
« Merci pour tout continuez, nous avons
besoin de vous… Bien à avous et en union
de prière pur le triomphe de Marie, notre
Mère ».
Alfred (90) et Yvette (84) Legendre de
Le Laus (France) : « Très chers frères et
soeurs, merci du fond du coeur pour l’echo
que nous venons de recevoir. Tout y est
richesse et nourriture pour l’ame. De tour
Coeur nous vous restons unis dans une
meme prière à Notre Dame ».
Monsieur Grillet de Grenoble (Fran-
ce) Vous remercie de continuer l’Echo. Il ne
faut pas qu’il manqué.
Christiane Ghestem de Annentières
(France) : « Il y a si longtemps que je
n’avais reçu l’Echo que j’en étais toute émue
de l’avoir… J’attens impatiemment votre
journal qui est si rice spirituellement. Merci
à l’avance de me l’envoyer, si – joint un don
pour vous aider dans cette si belle oeuvre.
Avec tous mes remrciements et union de
prière ».
Denise et Jean-Paul Bagard de Stras-
bourg : « Bonjour, Merci mille fois à toute
l’Equipe pour le bonheur que nous avons à
lire l’Echo de Marie. C’est un moment de
spiritualité intense qui nous nourrit et nous
rapproche du Christ et de nos frères et
soeurs sous la protection matérnelle de notre
Sainte Vierge Maire ».
« Je romps le silence pour
vous donner du courage… »
Père Peter de la Chartreuse de Pleter-
je (Slovénie) : « Je vous remercie pour l’É-
cho qui, comme toujours, m’envoie un peu
de la terre sainte -Medjugorje- où je suis
arrivé il y a vingt-et-un ans de l’Amérique,
mon pays natal, pour y passer l’été… Les
voies du Seigneur sont ainsi… et j’ai
confiance que, tout comme il a créé une voie
pour les hébreux dans la Mer Rouge, de la
même façon, il préparera une voie pour l’É-
cho, que je rappelle chaque jour dans mes
prières, et tout particulièrement sur l’autel.
À Medjugorje, j’ai été le premier étran-
ger à entrer parmi les moines de l’Erzegovi-
na, et ensuite, je suis venu ici à la Chartreu-
se, il y a dix-huit ans, où plus tard j’ai été
ordonné prêtre. Maintenant, je romps un peu
le silence et la vie retirée de la Chartreuse,
seulement pour vous donner du courage
pour poursuivre. De nombreux enfants de
Marie dans le monde entier prient pour cette
intention. Une année jubilaire commence
pour Medjugorje : trente ans sont passés
depuis la première apparition sur le Podbr-
do. Je suis sûr que la Reine de la Paix ne
nous laissera pas orphelins de l’Écho! ».
Un facteur de l’Écho
qui a quatre-vingt-dix ans
Père Diego Camia de Rapallo (Italie) :
« Très chers amis, j’ai lu hier soir d’un trait
le numéro 210 de l’Écho de Marie. Je l’ai
trouvé très beau et très utile pour tous les
chrétiens et les non-chrétiens. Je cite seule-
ment une phrase : « Vous n’êtes pas
conscients du grand amour avec lequel Dieu
vous aime… ». Comme cela est vrai, ce que
nous dit et fait la Vierge Marie pour nous!
J’ai entendu parler des difficultés écono-
miques pour l’envoi postal. Si vous voulez
envoyer dans mon colis le nombre d’abon-
nements privés que vous avez ici à Rapallo,
je me prête volontiers à les remettre à toutes
les adresses. Cela ne me coûte rien, et pour
la Vierge Marie, je le fais volontiers, même
si j’ai 90 ans, mais la Sainte Vierge me don-
ne encore tant de force et la santé. Je vous
joins un chèque pour le colis que j’ai reçu, le
double de la somme habituelle, pour vous
donner du courage en ce moment de difficul-
tés économiques. Que la Reine de la Paix
vous aide et vous soutienne parce que vous
nous faites tant de bien. Je vous remercie en
priant et je vous envoie mes salutations en
vous souhaitant tout bien ».
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POUR LA SUISSE
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PC 40-4128-6
Konto Eco di Maria
Villanova M., 14
Septembre
2010
Resp. Ing. Lanzani - Tip. DIPRO (Roncade TV)
« Quand je dis « ME VOICI Seigneur »,
alors la réponse de Dieu part aussi. Il me
concède le don d’aimer, il me donne son
empreinte de douceur et de tendresse; il me
donne une étreinte qu’aucun homme sur la
terre ne peut me donner, et moi, j’accepte
de vivre sa vie et je me mets en route, dans
une foi renouvelée. Ceci car, c’est à partir
de cette expérience vivante que je commen-
ce à croire plus fermement que c’est Lui qui
guide ma vie, qu’Il guide les événements
dans le temps et dans l’univers ».
Bonne route à vous tous!
L’unité de l’amour
L’unique Christ est offert à notre con-
templation, et nous dit : “ Quiconque croit
que Jésus est le Christ, est né de Dieu; et
quiconque aime celui qui l’a engendré,
c’est-à-dire le Père, aime celui qui est né de
lui, c’est –à-dire le Fils notre Seigneur
Jésus-Christ ”. Et la suite : “ C’est à cela que
nous connaissons que nous aimons le fils de
Dieu ” (Jean, 5, 1-2). Comme si l’on disait :
à cela nous connaissons que nous aimons le
Fils de Dieu. Il a dit le Fils de Dieu, après
avoir dit un peu plus haut les fils de Dieu;
car les fils de Dieu sont le corps de l’unique
Fils de Dieu ; et comme il est la tête et nous
les membres, il n’y a qu’un seul Fils de
Dieu. Celui donc qui aime les fils de Dieu,
aime le Fils; et celui qui le Fils, aime aussi
les fils de Dieu. Quels fils de Dieu? Les
membres du Fils de Dieu. En aimant, il
devient membre lui aussi, et par l’amour il
entre dans la structure du corps du Christ, et
il n’y aura plus qu’un seul Christ s’ aimant
lui-même… Mais si tu aimes ton frère, peut-
être est ton frère que tu aimes, et n’aimes
pasl le Christ ? Comment serait-ce possible,
puisque tu aimes les membres du Christ?
Donc, quand tu aimes les members du
Christ, c’est le Christ que tu aimes; quand tu
aimes le Fils de Dieu, tu aimes aussi le Père.
L’amour est inséparable. Choisis ce que tu
aimeras; le reste suivra.
De “Le visage de L’Eglise” (Saint Augustin)
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