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www.medjugorje.ws » Text version » Echo de Marie Reine de la Paix » Echo de Marie Reine de la Paix 207 (Novembre-Décembre 2009)

Echo de Marie Reine de la Paix 207 (Novembre-Décembre 2009)

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L’éternel aujourd’hui de Dieu est descen-
du dans l’aujourd’hui éphémère du monde,
et entraîne notre aujourd’hui passager dans
l’aujourd’hui éternel de Dieu. Dieu est si
grand qu’il peut se rendre petit. Dieu est si
puissant qu’il peut se rendre impuissant et
venir nous rencontrer comme un enfant
sans défense, afin que nous puissions l’ai-
mer. Dieu est si bon qu’il peut renoncer à sa
splendeur divine, et descendre dans une
étable, afin que nous puissions le trouver et
pour que, ainsi, sa bonté nous touche nous
aussi, qu’elle communique avec nous et
qu’elle continue à œuvrer par notre inter-
médiaire. C’est cela, Noël.
Message du 25 septembre 2009:
« Chers enfants, travaillez avec joie
et persistance à votre conversion. Offrez
toutes vos joies et vos tristesses à mon
Coeur Immaculé pour que je puisse vous
mener tous à mon Fils Bien–aimé, afin
qu’en son Coeur, vous trouviez la joie. Je
suis avec vous pour vous enseigner et vous
mener vers l’éternité. Merci d’avoir
répondu à mon appel. »
Travailler
à sa propre conversion
La conversion à laquelle Marie nous
invite -et c’est le cinquième appel dans ces
huit derniers messages- est nécessaire à
notre vie, et même indispensable pour que
celle-ci ne soit pas rabaissée à la dimension
physique ou biologique, mais élevée à l’éter-
nité à laquelle Dieu l’a appelée. Afin d’évi-
ter tout équivoque, il est important de répé-
ter que notre existence terrienne n’est pas
seulement quelque chose qui prépare à la vie
éternelle, conçue comme vie après la mort;
la vie éternelle commence en ce monde, elle
est vie dans l’Esprit Saint, elle est vie vécue
dans la grâce de Dieu. Cette conscience doit
illuminer et orienter nos actions, nos choix,
nos relations, nos programmes, tout ce que
nous pensons, faisons, programmons, crai-
gnons, espérons…
Nous devons -jour après jour- marcher
avec Dieu, respirer le duo Saint-Esprit, pour
que, progressivement -mais avec une pro-
gression continue et inexorable- Jésus vive
en nous. Ceci est vivre la conversion à
laquelle Marie nous appelle. Ce n’est pas un
parcours facile, ce n’est pas un choix que
l’on fait une fois pour toutes, mais c’est une
pratique qui s’explique en toutes circons-
tances, et qui exige humilité, vigilance,
détermination et surtout un abandon confiant
à la Volonté du Père. Chers enfants, tra-
vaillez avec insistance et avec joie à votre
conversion
. C’est ainsi que Marie nous
exhorte, et c’est une invitation qu’elle nous
fait, plus que jamais, avec accablement et
inquiétude. Prenez garde au travail qui assu-
re notre subsistance matérielle, nous ne
sommes pas aussi diligents pour reconnaître
l’importance de ce travail auquel Marie nous
invite; et pourtant, c’est justement ce travail
qui construit notre éternité; tout autre travail
a une finalité bien plus limitée, même dans
son importance ou sa nécessité. Il faut donc
travailler à notre conversion, mais ce n’est
pas tout; il faut travailler avec insistance,
c’est-à-dire avec assiduité, avec détermina-
tion, avec force, et encore, cela ne suffit pas;
Marie nous demande aussi de travailler avec
joie
. Ce n’est pas une prétention excessive,
au contraire, elle souligne la caractéristique
de tout ce que l’on fait par pur amour. Et il
s’agit d’une vraie joie, d’une joie pure car,
dans ce cas, nous ne savourons pas seule-
ment l’amour humain, mais bien l’Amour de
Dieu! Et c’est à partir de cette expérience que
notre conversion commence et grandit. Au
cours de ce chemin, Marie est avec nous: Je
suis avec vous pour vous enseigner et vous
guider vers l’éternité
. Qu’attendons-nous
d’autre? Qu’il ne nous arrive pas à nous aus-
si, aujourd’hui, de ne pas reconnaître le
temps où nous avons été visités
(cf. Lc 19,
41-44)! Marie non seulement nous rappelle,
mais elle nous suggère également une vie
concrète pour travailler à notre conversion :
Offrez toutes vos joies et tristesses à mon
cœur Immaculé
. Offrons à Marie ce qu’Elle
nous demande, et que ce soit une offrande
d’amour, un don de ses enfants aimants, et
avec ce qu’elle que nous demande, offrons-
lui également tout ce qui urge dans notre
cœur, pour que tout de nous soit purifié par
son Immaculation, et qu’Elle puisse ainsi
nous guider tous à son Enfant préféré afin
que, dans son cœur, nous trouvions la joie
.
C’est en Jésus que nous pouvons connaître la
joie, la vraie joie, celle qui n’est pas éphémè-
re, parce qu’elle réside dans la communion
avec Jésus et elle ne peut être entaillée par les
circonstances de la vie. Ceci est la joie qui
nous accompagne également dans les diffi-
cultés et les tristesses, celle qui nous permet
d’annoncer l’Amour de Dieu, même dans la
nuit la plus profonde!
Nuccio Quattrocchi
Message du 25 octobre 2009:
« Chers enfants, aujourd’hui enco-
re je vous apporte ma bénédiction et je
vous bénis tous; je vous invite à croître
sur ce chemin que Dieu a commencé à
travers moi pour votre salut. Priez, jeûnez
et témoignez joyeusement de votre foi,
petits enfants,et que votre coeur soit tou-
jours rempli par la prière. Merci d’avoir
répondu à mon appel. »
La voie
que Dieu a entreprise
Ceci est un message à écouter et à médi-
ter comme tous les autres, mais c’est un
message à conserver dans son cœur avec un
soin particulier car il apporte une semence
qui semble promettre une floraison finale-
ment proche : la conclusion de la voie que
Dieu a entreprise à travers Marie
.
Comme toujours -mais cette fois je sens
le devoir de le déclarer explicitement- je
recours à l’intercession de Marie pour que
mes paroles ne dérangent pas les siennes.
Chers enfants, aujourd’hui aussi je
vous porte ma bénédiction, et je vous bénis
tous et vous invite à grandir sur cette voie
que Dieu a entreprise à travers Moi, pour
votre salut.
Avant tout, sa bénédiction. C’est
un grand don, à ne pas sous-évaluer minime-
ment. Sa bénédiction permet d’entreprendre
la voie, pour ceux qui ne sont pas encore en
chemin, de continuer pour ceux qui sont déjà
sur la route, de courir pour ceux qui se trou-
vent déjà près du but; en effet, sa bénédiction
est pour tous, et nous tous en avons besoin.
Car cette route est une route qui ne reste pas
en-dehors de nous, mais qui fait partie de
nous, de notre personne et de notre nature la
plus vraie, qui est divine et non pas terrienne,
qui est éternelle.
Nous devons grandir comme des
enfants de Dieu, nous devons grandir en
tant qu’en enfants de Dieu. Et qui, mieux
que Marie, peut être notre Mère? Je vous
invite à grandir sur cette voie que Dieu a
entreprise à travers Moi, pour votre salut
.
Cette voie entreprise par Dieu à travers Elle,
cette voie qui est Marie, est la voie pour
laquelle Dieu est venu au monde, est né
Homme, c’est la voie à travers laquelle le
monde trouvera le salut. “Par l’intermédiai-
re de Marie, le salut du monde commença; et
c’est encore par l’intermédiaire de Marie
qu’il doit s’achever” (Saint Louis-Marie
Grignion de Montfort: Traité de la vraie
dévotion à Marie
, thèse 49). Cette voie est la
même que celle qui passe par Lourdes, par
Fatima, par Medjugorje, et par tant d’autres
lieux dispersés dans le monde, plus ou
moins connus, officiellement reconnus ou
non, mais qui portent toujours le salut, étant
donné qu’ils ont été visités par Elle.
Déjà, dans les messages du 25 août et du
25 septembre 1991, Marie fait référence à
Fatima en déclarant, dans le premier messa-
ge, de vouloir accomplir à Medjugorje ce
Novembre-decembre 2009 Edité par Eco di Maria, Via Cremona, 28 - 46100 Mantova (Italie) - TEL. 0039/338.6708931
A. 25 n. 11 - 12 Sped. a. p. art. 2, com. 20/c, leg. 662/96 filiale di Mantova, Autor. n. 13 del tribun. MN: 8.11.86
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qu’elle a commencé à Fatima, et en deman-
dant, dans le second message, d’aider le
triomphe de Son Cœur Immaculé. Cette
voie entreprise par Dieu
sera menée à ter-
me par Lui; le Christ reviendra, selon les
Ecritures, et Dieu habitera avec les hommes
et essuiera toute larme de leurs yeux, et la
mort ne sera plus, et il n’y aura plus de
deuil, ni cri, ni douleur, car les premières
choses ont disparu
(cf. Ap 21, 3-4).
Priez, jeûnez et témoignez avec joie
votre foi, mes enfants, et que votre cœur
soit toujours rempli de prière.
Dès les pre-
miers jours de sa présence à Medjugorje,
Marie nous invite à la prière et au jeûne,
mais beaucoup d’entre nous négligent de les
réaliser ou bien les réduisent à une contribu-
tion extérieure qui n’implique pas notre
cœur. Prenons soin de ne pas réduire la priè-
re à une expression verbale qui naît des
lèvres et s’arrête là, mais faisons-en un élan
du cœur qui s’exprime -même sans paroles-
mais avec des gémissements d’amour. Que
notre cœur soit toujours rempli de prière
,
pour donner des ailes aux paroles articulées
par nos lèvres.
N.Q.
“Afrique, courage,
lève-toi et marche!”
C’est avec ces paroles que se conclut le
long Message adressé à tous, dans lequel les
évêques ont synthétisé le fruit de leur
réflexions et de leur intentions à réaliser
dans les diocèses à partir de maintenant.
Nous reportons ici quelques extraits particu-
lièrement évocateurs pour que, nous aussi,
nous participions au destin de cette terre
extraordinaire qui -allons savoir pourquoi-
est destinée depuis des siècles à porter de
très lourdes croix.
Nous vivons dans un monde plein de
contradictions et en pleine crise. La scien-
ce et la technologie font des pas de géant
dans tous les aspects de la vie, fournissant
ainsi à l’humanité tout ce qu’il faut pour fai-
re de notre planète un lieu merveilleux pour
nous tous. Cependant, des situations tra-
giques de réfugiés, une pauvreté extrême,
des maladies et la faim tuent encore aujour-
d’hui des milliers de personnes chaque jour.
Dans tout cela, l’Afrique est la plus
touchée. Elle est riche en ressources
humaines et naturelles, mais on laisse de
nombreuses personnes de notre peuple à se
débattre dans la pauvreté et la misère, dans
des guerres et des conflits, parmi les crises et
le chaos. Il est très rare que tout cela soit pro-
voqué par des désastres naturels. Cela est plu-
tôt dû, en grande partie, à des décisions et des
actions humaines de personnes qui n’ont
aucune considération pour le bien commun et
ceci, souvent, grâce à une tragique complici-
té et une conspiration
criminelle entre les
responsables locaux et
des intérêts étrangers.
Mais l’Afrique
ne doit pas désespé-
rer
. Les bénédictions
de Dieu sont encore
abondantes et atten-
dent d’être exploitées
avec prudence et justi-
ce en faveur de ses
enfants… Il y a beaucoup de bonnes nou-
velles dans différentes parties de l’Afrique.
Mais les moyens de communication
modernes préfèrent souvent les mauvaises
nouvelles et semblent se concentrer sur nos
malheurs et nos défauts, plutôt que sur les
efforts positifs que nous accomplissons. Des
nations sont sorties de longues années de
guerre et se déplacent graduellement vers les
sentiers de la paix et de la prospérité. Nous
vous invitons tous, indistinctement, à collabo-
rer pour recueillir les défis de la
Réconciliation, de la Justice et de la Paix en
Afrique. De nombreuses personnes souffrent
et meurent : il n’y a pas de temps à perdre.
Nous vous invitons tous à vous laisser
réconcilier avec Dieu. C’est ainsi que l’on
ouvre la voie à la vraie réconciliation entre
les personnes. C’est ainsi que l’on romp le
cercle vicieux de l’offense, de la vengeance
et de la contre-attaque. En tout cela, la vertu
du pardon est cruciale, même avant tout
aveu de faute. Ceux qui disent que le pardon
ne fonctionne pas devraient essayer de se
venger, et voir ensuite ce qui se passe. Le
vrai pardon promouvoit la justice du repen-
tir et de la réparation qui conduisent à une
paix qui va aux racines du conflit, et qui font
de ceux qui étaient victimes et ennemis, des
amis, des frères et des sœurs. Car c’est Dieu
qui rend ce type de réconciliation possible.
De nombreux fils et filles d’Afriques
ont quitté leur maison pour chercher
demeure sur d’autres continents.
Beaucoup d’entre eux se portent bien et
contribuent efficacement à la vie de leur
nouveau pays de résidence. D’autres luttent
pour survivre. Nous les recommandons tous
à la bonne attention pastorale de l’Eglise, la
Famille de Dieu, où que nous sommes.
«J’étais étranger et vous m’avez accueilli»
(Mt 25, 35) n’est pas seulement une parabo-
le sur la fin du monde mais c’est également
un devoir à satisfaire aujourd’hui.
L’Afrique a besoin d’hommes poli-
tiques saints qui libèreront le continent de
la corruption, qui travailleront pour le bien
des gens et qui sauront comment galvaniser
d’autres hommes et femmes de bonne
volonté, en-dehors de l’Eglise, à s’unir
contre les maux communs qui obsèdent nos
nations.
La famille de Dieu s’étend au-delà des
frontières visibles de l’Eglise, elle inclut
l’humanité toute entière. Quand nous pen-
sons à des sujets somme la réconciliation, la
justice et la paix, nous nous rencontrons tous
au niveau le plus profond de notre humanité
commune. Ce projet nous concerne tous, et
il requiert une action commune. Nous éle-
vons alors notre voix pour appeler tous les
hommes et femmes de bonne volonté. Nous
nous adressons plus particulièrement à ceux
avec qui nous professons la même foi en
Jésus-Christ, mais également aux hommes
et femmes d’autres fois.
Les sociétés multinationales doivent
cesser la dévastation criminelle de l’envi-
ronnement
pour leur exploitation avide des
ressources naturelles. C’est une politique
myope que de fomenter des guerres pour
obtenir de rapides profits provenant du
chaos, au prix de vies humaines et de sang.
Est-il possible que personne ne soit capable
ou ne veuille interrompre ces crimes contre
l’humanité?
L’Afrique n’est pas impotente. Notre
destin est encore entre nos mains. Tout ce
qu’elle demande, c’est la place pour respirer
et pour prospérer. L’Afrique s’est déjà mise
en marche, et l’Eglise se déplace avec elle,
en lui offrant la lumière de l’Evangile. Les
eaux peuvent être agitées, mais avec le
regard pointé sur le Christ notre Seigneur
(cf. Mt 14, 28-32), nous arriverons sains et
saufs au port de la réconciliation, de la justi-
ce et de la paix. Afrique, lève-toi, prends ton
grabat et marche!
(Jn 5, 8).
Donner à l’Afrique
la possibilité de s’exprimer
“Chers amis,
Je vous écris de Rome, où je participe au
synode des évêques sur l’Afrique. Il est tard,
ce soir. En me levant ce matin, dans une
chambre d’hôtel près de la place Saint-
Pierre, j’ai eu pendant un instant l’impres-
sion de ne pas me trouver à ma place. “Une
journée comme aujourd’hui, je devrais
être chez moi, à Lira, en Afrique!”, ai-
je pensé instinctivement. Mais je me
suis tout de suite rendu compte que
c’est justement l’Afrique qui m’a ame-
né à Rome. Avec d’autres évêques, j’ai
été en effet choisi par la conférence
épiscopale pour représenter l’Ouganda
à la seconde assemblée spéciale du
synode des évêques pour l’Afrique”.
C’est ainsi que nous écrit le Père
Giuseppe Franzelli, évêque de Lira
(Ouganda), présent -comme il le raconte lui-
même- à l’Assemblée spéciale pour
l’Afrique : une occasion de grâce pour s’im-
merger dans les évolutions et les plaies du
continent africain qui, comme le raconte le
Père Giuseppe : “est encore affligé par diffé-
rents conflits armés mais encore plus par la
pauvreté, par des conditions climatiques
défavorables, une dégradation de l’environ-
nement, la corruption, l’exploitation de ses
ressources naturelles de la part de multina-
tionales étrangères avec la complicité des
gouvernements locaux, d’énormes injustices
sociales, de maladies comme la malaria, la
tuberculose et naturellement le Sida, et par
de récurrentes sécheresses, et les famines
qui en découlent, et qui sont en effet des
causes d’ultérieures divisions, injustices et
de nouveaux conflits.
Me voici donc à Rome, du 4 au 25
Octobre, avec plus de 240 évêques réunis
avec le Pape
, pour un intense échange d’ex-
périences, de discussion, de prière et de dis-
cernement, pour tenter d’identifier des voies
et des moyens concrets pour construire la
paix, rétablir la justice et réconcilier un
continent blessé par trop de divisions. C’est
pourquoi, malgré mon éloignement de mes
gens, je suis heureux d’être ici, à un moment
où l’Eglise universelle met l’Afrique au
centre de son attention”.
A
U
SOUDAN
DE TERRIBLES
MASSACRES DE CHRÉTIENS
Le Synode pour l’Afrique a consacré une
attention plus particulière au Soudan, un pays
divisé entre le Nord, principalement arabe et
qui a imposé la loi coranique, et le Sud, chré-
tien et animiste. Les attaques aux chrétiens se
mulitplient, dénonce Monseigneur Kussala,
un évêque du pays : “Le 13 août dernier, les
rebelles sont entrés dans l’église de ma
paroisse et ont pris beaucoup de personnes en
otage. Tandis qu’elles s’enfuyaient dans la
forêt, ils en ont tué sept : ils les ont crucifiées
aux arbres”. Vivre l’Evangile au Soudan est
un choix difficile, on court le risque du mar-
tyr : “Nous vivons vraiment dans ce sens,
car ils sont en train de tuer des gens, ils brû-
lent leurs maisons, leurs églises : c’est ça, le
martyre”. Les chrétiens vivent dans la peur.
“Mais nous, nous ne voulons pas mourir :
tout ceci renforce la foi des gens, les gens
continuent à venir à l’église”.
Source : ZENIT
2
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À la dernière place
d’Antonio Gacioppo
Durant l’année consacrée au sacerdoce,
l’Église propose à ses enfants différents
modèles de vie sacerdotale. Chacun d’entre
eux ouvre une lueur sur ce qu’est l’unique
sacerdoce : celui du Christ,
auquel participe chaque bapti-
sé, même si ce n’est d’une
autre façon.
Le petit frère universel,
Charles de Foucauld, par sa
vie simple peut nous aider à
cueillir quelques éléments
pour vivre un sacerdoce saint
et immaculé, et répondre ainsi
à la voix de l’Esprit et aux exi-
gences de l’Église. Une brève
allusion au parcours sacerdotal
de Frère Charles nous permet
de comprendre ce qui compte
dans son sacerdoce : vivre la
vie du Christ, l’imiter en
tout
.
Être le dernier
Dans un premier temps, face à la propo-
sition des supérieurs de l’ordre des
Trappistes de devenir prêtre, il refuse, car
pour lui être prêtre n’est pas être à la derniè-
re place; le prêtre doit diriger, enseigner,
recevoir des honneurs, alors que Charles de
Foucauld veut être caché, ne pas avoir de
place reconnue, être socialement le dernier,
devenir, toujours plus, le pauvre de Jésus et
reproduire à l’intérieur de lui-même le silen-
ce de Nazareth. Au fond, il veut vivre ce
qu’enseigne l’évangile; son seul critère de
mesure pour se rapporter à Dieu et aux dons
de Dieu : “choisir la dernière place”.
«S’étant assis, il appela les Douze et leur
dit : Si quelqu’un veut être le premier, qu’il
soit le dernier de tous et le serviteur de tous»
(Mc 9, 35).
«Un disciple n’est pas plus que le maître,
ni le serviteur plus que son seigneur; il suf-
fit au disciple d’être traité comme son
maître, et au serviteur comme son seigneur.»
(Mt 10, 24-25).
«Ne vous faites pas appeler “directeurs”;
car un seul est votre Directeur, le Christ. Le
plus grand parmi vous sera votre serviteur;
quiconque s’élèvera sera abaissé, et qui-
conque s’abaissera sera élevé» (Mt 23, 11-
12).
Enfin, dans l’évangile de Luc, où l’on
parle spécifiquement du choix des places,
Charles de Foucauld comprend trois choses
fondamentales : «… ne te mets pas à la pre-
mière place … cède-lui la place … va te
mettre à la dernière place …»
(Lc 14, 7-11).
Mais après, il arrive qu’à Nazareth, après
un certain temps passé dans la prière et dans
la réflexion, le 26 Avril 1900, il accepte le
sacerdoce. Il comprend que celui-ci est conci-
liable avec la pauvreté et avec la dernière pla-
ce tant désirée, bien plus encore, elle est
l’imitation la plus parfaite de Jésus. Quand
Charles se place devant le sacerdoce et se
laisse interroger par celui-ci, sa vie prend un
autre tournant, qui ne consiste pas tellement
dans l’ordination sacerdotale en tant que tel-
le, mais dans une compréhension plus pro-
fonde du fait qu’il vive pour le Christ.
À nous aussi, cette année consacrée au
sacerdoce -dans laquelle tous les fidèles sont
impliqués- nous offre la possibilité de don-
ner un tournant à notre vie, tout comme cela
est arrivé à Charles de Foucauld. La grâce de
cette année doit nous introduire dans le mys-
tère du Christ, le plus grand prêtre, qui nous
aide à célébrer avec lui notre culte saint, spi-
rituel et aimé de Dieu (cf. Rm 12). Tout
chrétien est marqué par l’onction sacerdota-
le afin qu’il puisse
rester devant Dieu le
Père en lui offrant sa
propre vie pour deve-
nir un vaisseau de son
amour miséricordieux
vers toute réalité.
Chaque tournant est
une conversion, un
retour à l’essentiel, et
Charles de Foucauld
nous enseigne, par
son expérience, à en
récupérer quelques
morceaux très impor-
tants pour notre vie
spirituelle, sans les-
quels on risque de vivre une vie de foi qui
tombe dans un dévotionalisme au lieu d’être
centrée sur la puissance du Christ
Réssuscité.
Victime avec Jésus
La première raison qui pousse Charles
de Foucauld à penser au sacerdoce est
l’Eucharistie
, cependant, ce dernier ne se
voit pas comme un multiplicateur de rites
mais comme lui-même le dit : offrir Jésus au
Père sur l’autel pour sa gloire et le salut des
hommes dans la sainte Eucharistie, comme
lui-même s’est offert pendant la Cène;
cela
signifie également que les prêtres doivent
s’offrir avec Jésus sur la croix, en souffrant,
avec Jésus, l’agonie, la passion et la mort
dans la mesure où il plaira à Jésus de les
appeler à partager son calice et à être vic-
times avec lui.
Le tout se résume en disant
que, même sur l’autel, le prêtre doit prendre
la dernière place, c’est-à-dire celle du cruci-
fix, de l’agneau immolé, en se donnant lui-
même pour le troupeau que Dieu lui a confié.
Charles de Foucauld refuse la première place
-que de nombreuses personnes recherchent
par pure ambition humaine ou comme place
de commandement pour diriger les fidèles
selon leur propre façon de voir les choses-
parce qu’il perçoit que le pouvoir sacerdotal
qui lui est conféré par l’Esprit de Dieu est
pour le service des pauvres de Jahvé, qui ont
besoin que le prêtre s’offre lui-même, uni à la
victime pascale, pour ouvrir la voie non pas
avec les paroles mais avec la puissance du
sacrifice du Christ qui opère en eux.
Le grain qui ne pourrit pas
Une autre chose que Frère Charles com-
prend bien, c’est que le sacerdoce exige une
donation absolue à Jésus : le martyre
. Le
véritable martyr est celui qui donne sa vie
avec amour et le sacerdoce ne peut être éloi-
gné de cette réalité, autrement on est éloi-
gnés de la Victime.
Avant d’être tué, Frère Charles avait l’in-
tention d’écrire à une cousine à qui il était
très lié; dans la lettre, il faisait référence à
l’extrait de l’évangile où l’on parle du grain
de blé : «Si le grain de blé ne meure pas, il ne
porte pas de fruit» (Jn 12,24). Se trouver à la
dernière place signifie donc vivre la dyna-
mique du grain de blé; si le prêtre ne vit pas
cette dynamique de transformation, il risque
de pourrir au lieu de grandir dans le grand
don que Dieu lui a confié.
Dieu ne veut pas de super hommes, et
Frère Charles n’en était pas un, mais il veut
des hommes qui savent rester à leur place.
Cette place est la plénitude et l’harmonie de
tout l’être dans sa totalité; donc, bienheu-
reux l’homme qui sait chercher en tout la
volonté de Dieu, qui sait fuir à chaque faus-
seté, hypocrisie, orgueil, vanité, toutes ces
choses qui font pourrir le grain de blé. Frère
Charles dirait : bienheureux celui qui sait
choisir la dernière place, car en elle Dieu
demeure et celui qui Le trouve, trouve tout.
Tous les hommes sont des hommes de
Dieu
Enfin, le bon Charles comprend que le
sacerdoce requiert une charité universelle,
une consacration inconditionnée à tous les
hommes. Dans son besoin d’imiter le Christ,
il s’ouvre aux musulmans et en particulier à
la tribu des Touaregs, afin qu’eux aussi
soient récapitulés dans le Christ, et il le fait
avec l’exemple, le silence, la joie, la dispo-
nibilité, la confiance; dans une totale simpli-
cité, il annonçait l’évangile à travers les ver-
tus. Ce n’étaient pas les paroles qui étaient
importantes, mais que la Parole vive en lui.
Si Dieu, à travers l’Eglise, nous invite à
réfléchir sur le sacerdoce, c’est parce qu’il
veut réveiller son peuple sacerdotal (que
celui-ci soit ministériel ou royal); il veut le
libérer de l’esprit du monde pour lui donner
son Esprit; il veut l’ouvrir à la charité uni-
verselle, conçue comme service à toute la
création dispersée dans l’univers. Dieu, qui
est Père, aidez-nous à reconnaître et à vivre
ce temps de grâce, et que ce soient les saints,
avec Marie la Saintissime, à intercéder pour
chacun de nous, afin que chacun dise son
“oui” à Dieu et à son œuvre.
Les laïcs
“co-responsables” du clergé
Un nouveau regard pour les laïcs dans
l’Eglise. C’est Benoît XVI qui offre ce
regard, à l’occasion d’un Congrès à Rome il
y a quelques temps. En rappelant, lors de
son intervention, les fruis du Concile
Vatican II, le Pape a toutefois mis en éviden-
ce la constante tendance à identifier l’Eglise
avec la hiérarchie.
Le Pontife a signalé le danger d’une
vision purement sociologique de la notion
de Peuple de Dieu, en observant que le
Concile n’a pas eu l’intention de provoquer
une fracture, une autre Eglise, “mais un
véritable et profond renouvellement, dans la
continuité de l’unique sujet Eglise, qui croit
dans le temps et se développe, en restant
cependant identique, unique sujet du Peuple
de Dieu en pèlerinage”.
“Ceci exige un changement de mentalité,
plus particulièrement par rapport aux laïcs -
a souligné le Saint-Père- passant du fait de
les considérer comme des ‘collaborateurs’
du clergé, au fait de les reconnaître réelle-
ment comme ‘co-responsables’ de l’existen-
ce et des actions de l’Eglise, favorisant ainsi
la consolidation d’un laïcisme responsable
et engagé”.
Réd.
L e S a c e r d o c e a u p r e m i e r p l a n
3
Echo 207
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A l’heure
de notre mort
de Stefania Consoli
Ave Maria! Je te salue Marie, comblée
de toute grâce et je t’en prie: rappelle-toi de
moi, surtout en cette heure où je laisserai
mon corps…
Nous le répétons tous -peut-être de
façon un peu distraite- presque sans écouter
les paroles que nous-mêmes prononçons.
Mais la Vierge, au contraire, est attentive, et
à chaque fois que nous récitons l’Ave Maria,
elle écoute notre crainte : ne
nous laisse pas seuls lorsque
nous ne pourrons plus rete-
nir notre souffle, quand l’in-
connu prendra la place
d’une existence chère et
connue…
Mais, si ce moment nous
paraît lointain -l’homme,
par nature, refoule l’idée de
la mort- nombreuses sont les
morts que -quotidiennement- nous devons
affronter, de façon plus ou moins conscien-
te. Réfléchissons-y.
N’est-ce peut-être pas une mort que
d’accepter avec bienveillance des situations
qui nous sont défavorables? N’est-ce pas une
véritable mort que de quitter des personnes
aimées, des lieux sûrs, de vieilles habitudes
pour suivre ces vifs tournants que la vie nous
propose parfois? Et aussi quand nous vou-
drions crier nos raisons face à ce que nous
considérons comme injuste, et malgré cela,
nous choisissons de mettre de côté notre
indignation pour faire place au pardon? La
mort, c’est également quand nous nous sen-
tons vaincus, déçus, abandonnés…
Mère, reste avec moi dans ces moments-
là. Sans ton aide, je me sens perdu. Ce qui
allait bien auparavant, tout à coup n’existe
plus, et moi, je n’existe plus
Face à la mort qui nous menace sous ses
différents aspects, nous nous défendons ins-
tinctivement : nous sommes créés pour la vie,
non pas pour la destruction! C’est pourquoi
une rébellion naît dans tous nos membres.
Mais c’est justement l’anéantissement que
Dieu a choisi comme voie maîtresse; un
manque de bon sens pour
l’esprit humain, et toute-
fois une grande sagesse,
car c’est le prélude d’une
vie ressuscitée. D’une
façon surprenante, le
Christ a changé la finalité
de la mort : en supprimant
son caractère définitif, il a
rendu la mort comme un
simple passage. Mais
quelle angoisse parfois que de la traverser, et
quel égarement; quelle lutte qui se déchaîne
dans tout notre être! Cela devient un véritable
drame pour l’homme vivant...
C’est pourquoi nous invoquons Marie, la
mère, la sœur, l’amie qui déjà habite l’éterni-
té avec son corps immaculé. Elle sera à nos
côtés pour nous enseigner l’abandon à Dieu,
comme en cette heure vécue par son Enfant
sur la croix. Elle nous dira comment attendre,
confiants et calmes, comme pendant ces
moments où elle-même mourait à son bon
vouloir pour exécuter la volonté divine.
La nouvelle créature qui demande à
naître en nous a besoin de ces morts conti-
nuelles, nécessaires à purifier le passé et à
préparer la place à ce qui ne sera plus sujet
à corruption. Nous devons seulement le
croire. Alors, prie pour nous, Marie!
En suivant les pas
de l’Immaculée
Il semble parfois que le péché nous
prenne d’assault et que le mal propère, par-
tout. L’humanité semble suffoquée par le
désordre, les maladies, le désespoir… Nous,
nous savons que tout cela est la conséquen-
ce amère du péché originel de l’homme, de
sa rébellion contre le Créateur qui, malheu-
reusement, nous touche souvent de très près.
Nous nous demandons que faire pour être
les témoins d’une vie nouvelle en Jésus-
Christ, victorieux sur la mort et sur le péché.
Le plus grand désir de Dieu est que nous
retournions vers Lui, vers l’harmonie avec
Lui, celle qui précédait le péché originel. Et
celle-ci ne peut se faire qu’à travers un che-
min graduel de renonciation à nous-mêmes,
de sacrifice, de communion authentique qui
nous rend purs -ou mieux encore- purifiés,
renouvelés, réintégrés dans la grâce divine
qui est vie. En deux mots, elle nous rend
enfants de Dieu, immaculés (cf. Phil 2, 15).
Le chemin vers un état “immaculé” passe
nécessairement à travers l’offrande de la vie,
qui est le comble de notre amour envers Dieu,
et aussi le passage obligé vers la résurrection.
En renonçant à disposer de nous-mêmes pour
laisser à Dieu tout notre espace intérieur,
nous permettons que ce soit Lui qui vive,
pense, agisse en nous et à travers nous. Alors,
nous nous purifions en nous transformant en
créatures nouvelles, capables de dépasser la
logique et les schémas que le monde nous
impose ou que nous-mêmes fabriquons, et
qui nous conditionnent.
Ceci nous permet de vivre “immaculés”,
capables d’élever notre regard, et nous
ouvre à de nouveaux points de vue à partir
desquels on peut observer la réalité. Ainsi,
notre vue intérieure devient plus précise car
elle est purifiée, rendue immaculée par le
regard de Dieu qui nous scrute et nous
connait (cf. Sal 139).
La condition d’immaculation ne nous
rend pas de “super hommes”. Nous restons
faibles et avons besoin de la grâce.
Toutefois, unis avec Dieu et donnés à Lui
avec pureté, nous pouvons vaincre plus faci-
lement notre propension au péché et à la
rébellion, et si nous nous trompons, nous
réussissons à nous aimer et à nous regarder
avec miséricorde. Dans sa bonté, Dieu nous
fait don de Marie la Saintissime, notre Mère
immaculée, l’unique créature immaculée
dès sa conception. Elle s’offre pour nous et
avec nous, et nous ouvre la voie pour deve-
nir l’humanité nouvelle sur le chemin de
l’état de plénitude en Dieu.
M.A.
La dévotion au Cœur
Immaculé de Marie
Pour comprendre la dévotion au
Cœur Immaculé de Marie, une brève
indication peut suffire.
«Cœur» signifie
dans le langage de la Bible, le centre de
l’existence humaine, la confluence de la rai-
son, de la volonté, du tempérament et de la
sensibilité, où la personne trouve son unité
et son orientation intérieure. Le «cœur
immaculé» est, selon Mt 5-8, un cœur qui, à
partir de Dieu, est arrivé à une parfaite uni-
té intérieure et qui, par conséquent, «voit
Dieu». La «Dévotion» au Cœur Immaculé
de Marie signifie donc se rapprocher de cet-
te attitude du cœur, où le fiat - «que ta
volonté soit faite» - devient le centre qui
informe toute l’existence entière.
«Mon Cœur Immaculé triomphera».
C’est un mot-clé du «secret de Fatima»,
devenu justement célèbre. Qu’est-ce qu’il
signifie ?
Le Cœur ouvert à Dieu, purifié
par la contemplation de Dieu, est plus fort
que les fusils et les armes de toutes espèces.
Le fiat de Marie, la parole de son cœur, a
changé l’histoire du monde, car celle-ci a
introduit dans ce monde le Sauveur, car grâ-
ce à ce « Oui », Dieu pouvait devenir hom-
me dans notre espace, et maintenant c’est
ainsi qu’il reste pour toujours. Le malin a un
pouvoir en ce monde, nous le voyons et
nous en faisons sans cesse l’expérience; il a
un pouvoir, car notre liberté se laisse sans
cesse éloigner de Dieu.
Mais, à partir du moment où Dieu lui-
même a un cœur humain, et a ainsi détourné
la liberté de l’homme vers le bien, vers Dieu,
la liberté pour le mal n’a plus le dernier mot.
Depuis lors, c’est cette parole qui vaut :
«Vous aurez des tribulations dans le monde;
mais prenez courage, j’ai vaincu le monde»
(Jn 16, 33). Le message de Fatima nous invi-
te à nous remettre à cette promesse.
Joseph Ratzinger +
(tiré du : Commentaire théologique
au message de Fatima)
“Et c’est ainsi que l’Enfant de Dieu,
tout en existant dans la forme de Dieu,
abaissa les cieux et discendit auprès de
ses serviteurs… en accomplissant la cho-
se la plus nouvelle de toutes, la seule
chose vraiment nouvelle sous le soleil, à
travers lequel se manifesta de fait l’infi-
nie puissance de Dieu... Dieu veut repo-
ser en nous, il veut renouveler la nature
également par notre conversion, il veut
nous faire partager sa divinité.”
(B. XVI, audience générale du 6 mai 2009)
“Ô, Reine de mon cœur,
Pour m’attirer à toi, que tu versas de pleurs !
En méditant ta vie écrite en l’Evangile,
J’ose te regarder et m’approcher de toi ;
Me croire ton enfant ne m’est pas difficile,
Car je te vois mortelle et souffrant comme moi.
Tu m’apparais, Marie, au sommet du Calvaire,
Debout, près de la Croix,
comme un prêtre à l’autel ;
Offrant, pour apaiser la justice du Père,
Ton bien-aimé Jésus, le doux Emmanuel.
Un prophète l’a dit, ô Mère désolée
« Il n’est pas de douleur
semblable à ta douleur ! »
Ô Reine des martyrs, en restant exilée,
Tu prodigues pour nous tout
le sang de ton cœur !
Bientôt je l’entendrai cette douce harmonie;
Bientôt, dans le beau ciel, je vais aller te voir!
Toi qui vins me sourire au matin de ma vie,
Viens me sourire encore... Mère, voici le soir !
Je ne crains plus l’éclat de ta gloire suprême ;
Avec toi j’ai souffert... et je veux maintenant
Chanter sur tes genoux, Vierge,
pourquoi je t’aime...
Et redire à jamais que je suis ton enfant!”.
Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus
4
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Le Visage de Dieu
Quand le Père demanda à son Enfant de
se rendre sur la terre pour rendre neuves
toutes les choses,
il dit : je te confie une mis-
sion difficile, c’est vrai, mais je t’offre une
aide efficace : tu pourras percevoir ma pré-
sence partout, voir mon aspect, mon Visage
dans toute la création. De cette façon, je
serai avec toi dans la mission que je te
confie. Et ainsi, l’Enfant qui partageait plei-
nement le désir du Père, se renda sur la ter-
re et la transforma, selon la volonté du Père,
et la rendit toute neuve et belle. Alors, com-
me par enchantement, la connaissance du
Seigneur remplit toute la terre
et une trans-
formation merveilleuse eut lieu, telle que le
loup habita avec l’agneau, Et la panthère se
coucha avec le chevreau; La vache et l’ours
eurent un même pâturage, le lion mangea de
la paille. Le nourrisson s’ébattit sur l’antre
de la vipère
(Is 11,5) et l’on donna aux
hommes la capacité de faire le bien, contrai-
rement à ce qui se passait auparavant.
Alors les gens découvrirent l’amour de
Dieu dans toute la création qui voyaient
alors avec des yeux nouveaux, et ils recon-
nurent, avec surprise, son visage dans les
autres et dans la création. Ils comprirent la
beauté de l’univers qu’ils virent comme une
œuvre de Dieu, comme un don merveilleux
de son amour, un don à accueillir, à valoriser
et à s’échanger. Ensuite, l’Enfant de Dieu, à
ses amis qui demandaient des explications
sur cette beauté toute nouvelle, dévoila le
secret en disant : j’ai aimé les personnes et
les choses créées non pas pour elles-mêmes,
mais parce que je voyais en elles le Visage
du Père, parce qu’en elles j’aimais le Père.
Et ainsi, aimant en elles le Père, je les ai
aimées d’un amour immense, du même
amour que celui qui me lie au Père. Et c’est
cet amour qui a rendu nouvelles toutes les
choses, ce n’est pas autrement. Et il ajoute
ensuite : vous aussi vous pourrez en faire
autant; vous aussi vous pourrez contribuer
avec Moi à rendre nouvelles toutes les
choses si vous apercevez dans les autres et
dans la création le Visage du Père, si vous
aimez le Père dans les autres et dans la créa-
tion. C’est seulement ainsi que vos efforts ne
seront pas vains, c’est seulement ainsi que
vous ne tiendrez pas compte du mal reçu.
C’est seulement ainsi que vous ne serez pas
des esclaves des idoles qui vous offrent la
liberté, tandis qu’ils vous enlèvent toujours
quelque chose, jusqu’à ce qu’ils vous enlè-
vent également la vie.
Bethléem est dans la joie
Comme elle est belle, aujourd’hui,
Bethléem! Elle est différente. Elle semble
exprimer une grande joie. C’est certaine-
ment la joie de Dieu pour son retour sur la
terre grâce à une jeune Femme. Sa joie est
tellement irrépressible que l’on peut l’aper-
cevoir partout, même au-delà de Bethléem.
Dieu explose de joie pour la petite
Femme humble qui s’est rendue pleinement
disponible à sa venue, et c’est ainsi qu’il l’a
élue à devenir Mère, rendant ainsi sa joie
complète. Oui, la Jeune fille -devenue Mère-
permet à son Seigneur de réaliser son
“rêve”: celui de revenir sur la terre pour res-
ter avec les hommes, pour partager sa vie
avec eux, après son absence due à l’antique
refus. Dieu a tant attendu ce moment, car il
a toujours désiré revenir sur terre depuis le
moment où l’homme le rejeta, depuis le
moment où l’homme préféra refuser le para-
dis terrestre, ce paradis que la présence de
Dieu avait justement réalisé sur la terre.
Aujourd’hui, le sein d’une jeune Femme
l’a ramené parmi nous, et l’Enfant repose
dans une mangeoire, à l’intérieur d’une
étable, rendue toute belle par la présence de
l’Enfant et de la Mère. Mais ne nous attris-
tons pas si l’Enfant a été “contraint” de
naître dans une étable. Pour Lui, même une
étable lui va sûrement très bien, pourvu
qu’il habite avec nous. Attristons-nous plu-
tôt si nos cœurs ne l’accueillent pas, s’ils
refusent de Le rencontrer, Lui qui est Dieu,
spécialement venu pour rester avec nous.
Cet amour qu’il porte à l’homme ne
l’abandonnera jamais, même dans les
moments les plus difficiles, même sur la
croix, au point de dire : “J’ai soif”, une soif
non pas d’eau mais d’amitié de l’homme...
L’Enfant qui vient en ce Noël nous rap-
pelle peut-être justement cela : le désir
constant de Dieu de rester avec nous, de par-
tager sa joie avec nous. Alors, ne nous mon-
trons pas indifférents à sa venue, mais
soyons prêts à l’accueillir. La Mère, qui se
réjouit avec son Enfant et avec nous, nous
aide à accueillir son Enfant avec promptitu-
de, toujours, en tout moment où Il vient.
S
I M P L E S
P
E N S É E S
de Pietro Squassabia
On peut donner le paradis
“On ne peut pas rencontrer Jésus pour le
connaître, l’aimer, l’imiter, sans un recours
concret, constant et obstiné à l’évangile; sans
que ce recours ne fasse intimement partie de
notre vie; et c’est ainsi que chaque petite
action est un événement immense dans lequel
le paradis nous est donné, dans lequel nous
pouvons donner le paradis. Ce que nous
devons faire importe peu : prendre un balai ou
un stylo. Parler ou bien se taire, repriser ou
bien faire une conférence, soigner un malade
ou bien taper à la machine. Tout ceci n’est pas
l’enveloppe d’une réalité splendide, la ren-
contre de l’âme avec Dieu renouvelée à
chaque seconde et qui, chaque seconde, s’ac-
croît de grâce, toujours plus belle pour son
Dieu. Chercher le caractère profond de
l’évangile au milieu des besogneux :des gens
que l’on doit rencontrer avec douceur. Mais
qu’est-ce que c’est la douceur? C’est ce qui
réussit à toucher sans blesser, accompagné de
joie. Voilà ce paradis reçu dans la prière et
donné dans la rencontre. Il ne nous est pas
demandé d’être forts dans les moments de
souffrance. On ne demande pas au blé d’être
fort quand on le moud, mais de laisser que la
meule du moulin en fasse de la farine”.
Madeleine Debrel (1904-1964)
La liturgie suggère…
Notre offrande immaculée actualise la Parole
L’Ordonnance des Lectures pour la Messe invite les fidèles à donner une réponse effi-
cace à la Parole, écoutée non seulement par la prière mais également par “l’offrande de
soi-même”.
Cette expression renvoie aux paroles de Marie et à son entière disponibili-
té au projet de Dieu : “Me voilà, je suis la servante du Seigneur; qu’il me soit fait selon
ta parole!”
(Lc 1,38). Cette disposition spiritelle fondamentale, qu’il faut stimuler pen-
dant le déroulement de la liturgie de la parole, explose dans sa plénitude dans la secon-
de partie de la Messe -la liturgie eucharistique- et plus précisément dans la Prière eucha-
ristique, dont un des principaux éléments est l’offrande : “…l’Eglise, et en particulier
celle qui est réunie en ce moment et en ce lieu, offre au Père, dans l’Esprit Saint, la vic-
time immaculée. L’Eglise souhaite que ses fidèles non seulement offrent la victime
immaculée, mais apprennnent également à s’offrir eux-mêmes”
(Principes et
Normes d’usage du Livre de Messe Romain 55f). Dans l’Eucharistie, toutes les poten-
tialités de la parole de Dieu, proclamée dans la première partie de la Messe, atteignent
ainsi leur plénitude de réalisation. Par conséquent, la réponse à la Parole atteint aussi
son niveau maximum d’expression.
(tiré de :
Le rite de la Messe
– Père Ferdinando Cappelletti)
M
ESSAGE À
M
IRJANA DU
2
OCTOBRE
2009
“Chers enfants, tandis que je vous regar-
de, mon coeur se serre de douleur. Où allez-
vous mes enfants? Etes-vous tellement ron-
gés par le péché que vous ne savez pas vous
arrêter? Vous vous justifiez par le péché et
vous vivez selon le péché.
Agenouillez-vous au pied de la Croix et
regardez mon Fils. Il a vaincu le péché et il
est mort afin que vous, mes enfants, viviez.
Permettez-moi de vous aider afin que vous
ne mourriez pas mais que vous viviez avec
mon Fils pour toujours. Merci!”.
Peut-être que notre “pas” collectif est si
rapide qu’il semble impossible de l’arrêter, si
bien que Marie est contrainte à nous le
demander : Où allez-vous mes enfants? …ne
savez-vous pas vous arrêter?
Il serait honnête
de répondre en disant la vérité : “Non, Mère,
nous n’arrivons pas à nous arrêter car, désor-
mais, cette folle course qui implique toute
l’humanité devenue folle meut automatique-
ment nos pas et nous, nous ne nous savons
plus où ils nous mènent... ”.
Quel drame! Ceci est le vrai péché :
l’homme créé à l’image de Dieu, pourvu d’in-
telligence et d’un esprit capable de lui com-
muniquer le Savoir divin, n’est plus maître de
lui-même et ne sait plus contrôler les forces
obscures qui le meuvent. Le péché nous rend
aveugles et nous, en plus, nous nous en défen-
dons : vous vous justifiez avec le péché, com-
mente Marie, serrée dans son manteau de
Douloureuse. C’est ainsi que, tandis que le
péché nous rend esclaves, nous continuons à
courir vers un gouffre d’aliénation, de mort.
Mais il y a un lieu, une aire de repos où
Marie nous donne rendez-vous. Elle est déjà
là, dressée vers le ciel, depuis désormais deux
mille ans; et elle veille. Du pied de la croix de
Jésus, Marie nous regarde et nous propose de
regarder son Fils : un jeu de regards qui sau-
ve, qui crée des liens de communion où le
Mal ne peut pas entrer car coule un amour
pur, l’Esprit, qui n’est que vie, vie pour tou-
jours
. Demandons à notre orgueil de plier les
genoux
. C’est la seule façon de s’arrêter.
C’est seulement ainsi que nous pourrons fina-
lement ouvrir les yeux et comprendre vrai-
ment où nous allons.
S.C.
5
background image
Approuvés
à
tous prix
Medjugorje est critiquée? Heureusement!
Medjugorje est attaquée et incomprise? Que
Dieu soit bénit! Medjugorje est l’objet de
calomnies et de médisances, sur la bouche de
tous? Dieu merci!
Celui qui croit qu’un événement ainsi
important et décisif puisse avoir la vie facile,
l’adhésion et le consensus des hommes, est
probablement naïf, et par ailleurs, ne consi-
dère pas assez la voie tracée par Jésus, qui a
choisi d’être une pierre sur laquelle on tré-
buche, qui a vécu pour mourir en croix, scan-
dale pour les païens et manque de bon sens
pour les Judéens; qui a proposé aux siens la
persécution, une ignominie pour Pierre, le
chef des apôtres… Et pourtant c’est seule-
ment cela qui compte pour les disciples du
Christ. Certainement pas comme cause de
souffrance en soi, c’est évident, mais comme
unique voie de salut, de résurrection.
Et alors, pourquoi s’inquiéter autour de
rumeurs? Pourquoi se troubler si l’on n’est
pas compris, ou pire encore, gravement
calomniés? Pourquoi vouloir à tous prix que
la réalité de Medjugorje soit reconnue, pour
se sentir bien, au lieu de s’occuper d’être
nous-mêmes reconnus de Dieu comme ceux
qui suivent vraiment la voie de leur Enfant,
l’outragé par excellence, mais également la
Vérité unique et ultime?
De nombreux compromis, trop, prennent
place dans le cœur et dans les habitudes de
ceux qui ont accueilli la présence de Marie
à Medjugorje : pour être acceptés, on
consent de se taire, de masquer, de confiner
dans de légères dévotions ce qui, au contrai-
re, devrait être un chemin passionné et radi-
cal vers l’école de la Reine de la Paix;
tendre mais également inflexibile dans ses
demandes de conversion absolue, sans
demi-mesures.
D’une part, les promesses du Ciel nous
attirent, et de l’autre, nous voudrions
qu’elles nous soient offertes sur un plateau
d’argent! Décidons-nous. La voie que nous
propose la Vierge est une autre voie. Elle
n’est pas la “petite maman du ciel” qui veut
nous faire rester enfants, disposés à aller à
Medjugorje seulement pour sucer des bon-
bons et se sentir bien; seulement pour avoir
des sensations extraordinaires à raconter à
notre retour aux collègues ou aux amies, ou
pour faire partie d’un mouvement qui nous
fait sentir moins seuls. Marie est venue pour
mettre fin à tout arrangement qui instrumen-
talise la grâce pour des intérêts humains,
pour de petits intérêts de pouvoir, d’affirma-
tion sur les autres, et même de profits éco-
nomiques…
La presse et les médias diffusent-ils des
évaluations défavorables? Alors pour se
faciliter la vie, on leur donne avec une extrê-
me désinvolture des boucs émissaires pour
qu’ils soient lapidés : “…il est avantageux
qu’un seul homme meure pour le
peuple…”, (cf. Jn 18,14), en espérant que,
une fois les projecteurs éteints sur la victime
du moment, tout retourne au calme comme
avant, et que nous recommencions à être
bons avec notre Vierge bien-aimée.
Des enfants mûrs, grands, fortifiés par
les épreuves et prêts à affronter avec Elle la
bataille contre les ténèbres du Mal qui
menacent l’humanité. Voici les personnes
qui appellent Marie. Des personnes dispo-
sées à se laisser changer à trois cent soixan-
te degrés dans leur façon de faire, dans leur
mentalité, pour adopter le style du Christ,
l’Agneau immolé qui s’offre sans condi-
tions (et sans compromis) au Père, en pas-
sant par les mains des persécuteurs. Son
corps sera détruit, on essaiera d’en effacer le
souvenir, mais rien ni personne ne pourra
faire taire la Vérité qui désormais, depuis
des siècles, ressurgit en permanence et s’af-
firme sur les mensonges du Malin.
Ainsi, nous aussi, les “chers enfants” de
Marie, ne nous occupons pas des hommes,
de ceux qu’ils peuvent dire, de leurs appro-
bations, de leurs menaces, des condamna-
tions possibles. La grâce de notre temps est
très rapide et elle se presse à réaliser les pro-
jets que Dieu a établi de façon irréversible.
Il ne consent pas de retards ni de revire-
ments. C’est à nous de nous mettre au pas,
pour profiter également de la joie du des-
sein. Ne risquons pas de rester en retrait.
L’histoire du salut est encore en cours, et
la grâce que Dieu concède pour l’achever
est toujours nouvelle : «Ce qui manque aux
souffrances du Christ, je l’achève en ma
chair, pour son corps, qui est l’Eglise», écri-
vait Saint-Paul (Col 1,24). Et alors, pour-
quoi se reposer paresseusement et se
contenter de petites gratifications reli-
gieuses,
au lieu de répondre avec générosité
à ceux qui nous appellent : Me voilà,
Seigneur, envoie-moi!
Le besoin
de
prier
Ceux qui reviennent de Medjugorje
ramènent d’habitude avec eux un désir qu’en
quelque sorte la grâce de ce lieu a transformé
en une véritable urgence : prier! Pendant le
temps passé dans l’église à réciter le chapelet
avec de nombreuses autres personnes, ou
bien en silence sur le mont des apparitions,
ou bien encore en grimpant sur le Mont qui
marque la Via crucis, les pèlerins entrent dans
une dimension qui les enveloppent et les atti-
rent dans le profond de leur âme; une dimen-
sion où l’on se sent bien car Dieu est présent,
une dimension où les mor-
sures du quotidien
tendent à
disparaître pour faire place à
une tranquillité toute offerte,
qui a le goût silencieux du
paradis. Et tandis que l’es-
prit se dilate, le cerveau
s’ouvre pour comprendre les
réalités du ciel sans effort,
presque comme s’il voyait
des images défiler sur un
écran, tandis que le cœur,
comme une pellicule, enre-
gistre les visions et les
enferme à l’intérieur de lui.
C’est cela, un homme
qui prie. C’est cela, un
homme qui se laisse saisir
par une prise invisible qui
le place sur un plan où il est facile d’écouter
la voix de Dieu, où il est normal de considé-
rer proches les anges, les archanges, les
saints du ciel, avec lesquels il est possible de
dialoguer en toute intimité confiante.
Priez, priez, priez…recommande Marie.
Parce qu’elle sait ce que signifie vivre la
réalité simple de chaque jour, immergés
dans cet état de grâce, capables de transfigu-
rer chaque instant, même les moments désa-
gréables, qui restent ainsi à leur place sans
trop capturer notre attention, et notre temps.
Priez! nous demande-t-elle. Et nous, obéis-
sants, nous prions. Oui, mais quelle est la
prière “selon Marie”?
Comme nous le disions, à Medjugorje,
on est pratiquement entraînés par un flux de
prière qui, depuis maintenant 28 ans, coule
ininterrompu à travers les âmes et les lèvres
de millions de pèlerins; cependant, à leur
retour à la maison, la première ferveur
risque de s’atténuer si elle n’est pas alimen-
tée et précieusement gardée. L’instinct nous
porte alors à “créer des bandes”, à chercher
d’autres personnes avec qui partager le
besoin de s’immerger en Dieu. Ou mieux
encore, plutôt que l’instinct naturel, c’est
l’Esprit Saint -simple et pur principe de
communion- qui nous oriente vers les autres
à former l’Eglise. Dans le monde entier, les
GROUPES DE PRIERE sont donc très
nombreux, il se sont formés de façon natu-
relle pour répondre justement aux besoins
de ceux qui, rescapés par Medjugorje, dési-
raient continuer à prier au nom de la Reine
de la Paix.
Tenter de définir des traits communs est
impossible, vu la variété et le nombre; nous
connaissons la source d’inspiration, mais
nous ne savons pas comment elle est inter-
prêtée. Il est sûr que l’intention est toujours
bonne et louable; mais il est juste de se
poser une question : dans ces groupes, com-
ment prie-t-on? Peut-être que beaucoup
répondraient en disant qu’est-ce que l’on
prie. Mais ce n’est pas la même chose…
“Je suis allée dans une église où, tous les
vendredis soirs, un “groupe de Medjugorje”
se rencontre, raconte Federica. “L’église était
archi-pleine. Quelques jeunes, avec des ins-
truments de musique, animaient les chants en
faisant participer tout le monde. Mais ensuite,
quand il s’agissait de prier le chapelet… une
vraie course! Les Ave Maria se répétaient
rapidement, l’un après l’autre, comme par
rafales. Je n’arrivais pas à suivre leur ryth-
me… je me sentais essoufflée, et surtout, je
me demandais : mais comment fait-on à vivre
la prière de cette façon? Même pas un
moment de silence pour entrer
à l’intérieur de soi et contem-
pler Dieu... Quel sens a cette
hâte? Naturellement, je suis
reconnaissante à ces jeunes qui
s’impliquent eux-mêmes au
service de nous tous, mais cet-
te façon de prier ne suscite que
des émotions, elle enflamme
l’affection, mais ne facilite pas
la rencontre avec Dieu dans
l’Esprit. Bref, j’ai passé deux
belles heures, agréables… j’ai
prié, oui, mais je ne suis pas
sortie transformée de l’égli-
se!”.
Priez, priez, priez… Le
désir existe. La bonne volonté
aussi. Bien plus encore, nous
en ressentons même le besoin. Alors, deman-
dons à Marie de prier en nous avec son style
simple et profond : Elle qui habite la Trinité
connait la voie pour entrer dans le cœur de
Dieu; mieux encore, elle connait même les
raccourcis! Laissons-nous guider comme
des enfants, avec simplicité, sans trop en fai-
re. Peut-être que les églises ne seront plus si
pleines, mais la prière, sûrement, s’élèvera
dans le ciel.
Reflets de lumière en provenance de la terre de Marie
de Stefania Consoli
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A qui parle le Pape?
Un Pape comme ça, je ne m’y attendais
pas! Toujours gentil, souriant et presque
timide, qui donne l’impression d’une grande
fragilité et au contraire, quand tu t’y attends
le moins, lors de certaines occasions impor-
tantes, montre un courage et une stature
morale hors du commun. Il laisse le langage
un peu soutenu des hommes d’Eglise et il
parle clairement. Le pauvre! Peut-être que
lui aussi, à force de supporter des choses au
goût amer, perd la patience et, comme l’on
dit, “enlève quelques petits cailloux de ses
pantoufles sacrées”.
Qu’est-ce qu’il est en train de se passer
dans l’Eglise? Là, il faut un tournant décisif
-qui dans le langage biblique s’appelle
“conversion”- un mot peu apprécié par
l’homme en général, et par le monde entier.
C’est peut-être pour cette raison, pour le
fait que la Vierge à Medjugorje demande
toujours et avant tout la conversion, que
Medjugorje provoque une véritable aller-
gie
chez nos pasteurs, bien partagée par de
nombreux prêtres et laïcs engagés et illumi-
nés? Le zèle que de nombreux pasteurs met-
tent pour combattre le “danger” de
Medjugorje est singulier, comme s’il n’y en
avait pas d’autres plus graves… le “danger”
ne peut pas venir de Celle qui invite à la
prière, à se nourrir de la parole de Dieu, à
fréquenter les sacrements de la confession et
de l’Eucharistie; de Celle qui ne dit rien de
différent que la Vierge à Lourdes et à Fatima
: prière et pénitence. Et si sa présence parmi
nous est si prolongée, ce n’est pas à cause
d’une loquacité inhabituelle de la Mère du
Seigneur, mais parce que l’heure est grave et
que la souffrance matérielle et spirituelle de
ses enfants est grande.
On ne peut non plus détacher la person-
ne de Marie du lieu choisi pour se mani-
fester
; parce que la grâce suit la logique de
l’Incarnation
: elle se fait concrète et active
dans le temps et dans l’espace que Dieu veut
et que l’Esprit Saint désire. Il n’est pas juste
non plus de se retrancher derrière le fait que
l’Eglise ne s’est pas encore prononcée. Cet
état d’attente du prononcement de l’Eglise
ne légitime pas plus de sévérité et de restric-
tions que ce que ne fait le Saint-Siège, avec
des cas de véritable arbitre.
Pourquoi les groupes de Medjugorje,
pour prier, sont-ils contraints à demander
aux maires les stades de leurs villes au lieu
de demander aux prêtres leurs églises?
Pourquoi tout le monde peut parler de tout,
mais les voyants ne peuvent pas donner leur
témoignage et sont chassés des Diocèses
comme la peste? Le peuple de Medjugorje
(aujourd’hui 20 millions de pèlerins) ne veut
pas de privilèges, mais il veut les mêmes
droits que les autres fidèles, et s’il y a des
choses à éclaircir, il est temps que quelqu’un
fasse un premier et sérieux discernement sur
les faits et sur les fruits de Medjugorje; sans
craindre de se salir les mains ou de nuire à sa
carrière. Parfois, les péchés d’omission et
les solutions “à la Ponce Pilate” sont plus
graves que tant d’autres péchés. Et c’est là
qu’en faisant quelques réflexions person-
nelles, j’ai trouvé la réponse à la question : à
qui parle le Pape? Quand, le 12 septembre
dernier, le Pape a ordonné quelques nou-
veaux évêques et a leur a délivré une série
d’exhortations paternelles, surtout à être
fidèles, prudents et bons. Nous soulignons
ici quelques passages, et chacun d’entre
nous pourra en tirer ses conclusions.
L’effet
Medjugorie
Comme il est étrange de parler d’un
effet, et pourtant, je n’arrive pas à trouver de
meilleur terme pour synthétiser mon après
Medjugorie.
Cela fait maintenant deux mois que je
suis rentrée de mon voyage, et heureusement,
comme certains de mes amis me l’avaient
déjà annoncé -et comme je le sens également
moi-même- j’ai ramené avec moi à la maison
un petit bout de ma Medjugorie. Quelque
chose a changé, le quotidien est toujours bien
assaisonné d’une multitude de problèmes et
de choses à faire, mais il arrive un moment le
soir où, justement, je retrouve ma
Medjugorie, où j’arrive à respirer à nouveau
la paix que j’avais trouvée sur ces monts.
Une fois le dîner terminé, on commence
à s’organiser pour aller au lit, et moi je crie
: “Marco, tu te bouges?”, “Fabio, prends
Luca!”, et dans le chaos le plus total, on
change la couche, les enfants se lavent les
dents, ils vont faire pipi, on met notre pyja-
ma et quand on est prêts, on se glisse tous
dans le grand lit. Il y a peu de temps encore,
nous aurions allumer la télé, ou bien j’aurais
raconté une histoire aux enfants, alors que
maintenant nous faisons tous ensemble le
signe de la croix et nous nous mettons à
prier, c’est marrant non? Après sept ans de
mariage, se retrouver à prier le chapelet avec
ton mari… on n’y avait même jamais pensé
à réciter le chapelet… et en plus ensemble,
c’était inimaginable…!!!
Moi, je récite les Ave Maria, et Fabio et
Marco me répondent, tandis que le petit
Luca, avec sa tétine dans la bouche, reste là
à nous écouter, en paix et en silence, presque
comme s’il était transporté par la grâce qui,
à ce moment-là, descend dans notre
chambre à coucher; ponctuellement, entre le
vingtième et le trentième Ave Maria, je com-
mence à ne plus recevoir de réponse :
d’abord, c’est Marco qui s’effondre, ensuite
Fabio, et à la fin Luca, alors que moi je ter-
mine mes prières.
Un de ces nombreux soirs, à un certain
moment, je me suis demandée : mais LA
TELE?, c’est stupéfiant… elle est toujours
restée éteinte, et c’est étrange car, ces der-
nières années, nous avons toujours été
accompagnés par cet appareil électro-ména-
ger qui, inexorablement, continuait à parler,
et il arrivait parfois qu’en plus de nous tenir
compagnie, il monopolisait toute la soirée.
Maintenant, j’écoute mes enfants rire, pleu-
rer, faire leurs caprices, et j’écoute égale-
ment le silence, et je découvre ainsi que,
parfois, il te dit plus qu’une télé allumée.
La voici, c’est elle, la Medjugorie que
j’ai ramenée avec moi à la maison, et que
j’essaierai de garder avec la prière et avec
l’engagement, sachant que je serai récom-
pensée par la paix et par la communion avec
ma famille et avec Dieu.
Cinzia Vinchi
Le son du silence
Il fait nuit. Dans un silence où tout se
tait, mêmes les oiseaux s’unissent, dans leur
sommeil restaurateur, à ce silence qui n’est
pas silence, mais perception d’un son à pei-
ne perceptible qui se dégage du profond de
l’âme, qui vibre à la pensée que ce son puis-
se être perçu par Celui qui nous a générés. Et
alors, notre cœur est réchauffé par une cha-
leur qui est pur abandon, et ensuite bat la
chamade… et toi, tu essaies de le comprimer
de peur qu’il puisse exploser, qu’il puisse
sortir de ton corps pour s’unir au cœur pal-
pitant du Seigneur. Mais on ne commande
pas le cœur…
c’est ainsi que, dans cette
communion profonde dans son Saint-Esprit,
Dieu -à qui rien n’est impossibile- à travers
nous, peut à nouveau créer, générer, vivifier,
entrer dans les cœurs où il n’y a plus d’espé-
rance et d’amour pour recréer la paix et les
ramener à l’équilibre d’origine.
Tout cela est possible par l’intermédiaire
de l’union en Dieu, avec l’offrande de notre
vie. Mais pas tous seuls. Pensons combien il
est grand d’être un seul cœur et une seule
âme
avec les frères que Dieu met à côté de
nous! L’offrande de la vie en communion est
une prière d’une puissance extraordinaire…
Il suffit seulement de lui offrir notre oui,
déterminé, sincère. Et Dieu l’utilisera.
Andrea Casade
i
“Comme les 72 disciples envoyés par le
Seigneur, le presbytère doit être une personne
qui porte la guérison, qui aide à épurer la bles-
sure intérieure de l’homme, son éloignement
de Dieu”. Lors d’une autre occasion, le Pape
expliquait bien que le mot episcop-évêque
signifie une personne qui surveille pour le
bien de ceux qui lui sont confiés; non pas un
policier ou un surveillant pénitentiaire.
Le Pape continue : “Nous ne lions pas les
hommes à nous, nous ne cherchons pas le
pouvoir, le prestige, l’estime pour nous-
mêmes. Nous conduisons les hommes vers le
Christ et ainsi vers le Dieu vivant”.
“Dans la société civile et -bien souvent-
également dans l’Eglise, de nombreuses per-
sonnes à qui l’on a confié une responsabilité,
travaillent pour eux-mêmes et non pas pour la
communauté”.
“La prudence est quelque chose de diffé-
rent de l’astuce. Elle exige la raison humble,
disciplinée et vigilente, qui ne se fait pas
éblouir par des préjudices, mais qui cherche la
vérité, même si elle est inconfortable”.
“C’est seulement si notre vie se déroule
dans le dialogue avec Jésus-Christ, si ses
caractéristiques entrent en nous et nous façon-
nent, que nous pouvons devenir des serviteurs
vraiment bons”.
Nous sommes reconnaissants au Saint-
Père pour ces réflexions utiles, et également
pour l’Année Sacerdotale qui a été décidée
par lui, et qui nous permet de prier plus inten-
sément pour nos pasteurs et de les confier à la
Vierge Marie.
Père Nicolino Mori
Réjouis-toi Marie!
Réjouis-toi... tu nous ouvres au secret du Dessein de Dieu
Réjouis-toi... tu nous mènes à la confiance dans le silence
Réjouis-toi... tu es la première des merveilles du Christ Sauveur
Réjouis-toi... tu récapitules la richesse de sa Parole
Réjouis-toi... Échelle en qui Dieu descend sur la terre
Réjouis-toi... Pont qui unit la terre au ciel
Réjouis-toi... tu as gardé en ton cœur le Mystère
Réjouis-toi... en qui est illuminée la foi des croyants
Réjouis-toi... Épouse inépousée !
Hymne Acathiste à la Mère de Dieu
7
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LES LECTEURS ECRIVENT
Père Franco Loddo de Contratación
(Guadeloupe) : “Frères et Sœurs dans le
Christ, cela fait longtemps que je ne reçois
plus votre précieuse publication en espagnol
“María Reina de la Paz”, et j’en ressens le
manque… Depuis le début, j’ai suivi le
déroulement du phénomène religieux de
Medjugorje qui, selon l’opinion du Saint-
Père Jean-Paul II, est la suite de Lourdes et
de Fatima.
A chaque fois que je reçois de vos nou-
velles, je les utilise pour maintenir à haut
niveau la ferveur de nos chers malades de ce
“Lazzaretto”, dans lequel nous, les
Salésiens, nous nous trouvons depuis plus
d’un siècle. Le culte à la Vierge Marie, avec
le titre de “Auxiliadora del Critistianos”, est
tellement profond chez le peuple de nos
chers lépreux, que sur la Montagne qui
domine notre vallée, on a érigé un
Monument. Tous les samedis je monte là-
haut, jusqu’à 1 850 mètres, malgré mes 80
ans, pour la célébration de la Sainte Messe à
huit heures du matin.
Je sais que vous avez besoin d’aides, et éga-
lement d’aides économiques pour pouvoir
poursuivre votre précieuse publication; et
pour cela j’écrirai à mon frère en Italie afin
qu’il vous envoie une contribution à mon
nom. Dans l’union de la prière”.
Sœur M. Franca d’Afrique du Sud :
“Je souhaite de tout cœur lire l’Echo, il me
donne tant de force. Je suis allée deux fois à
Medjugorje et cela m’a donné une joie telle
que j’essaie de la communiquer à tout le
monde, avec le désir de prier et de faire les
autres prier. Je distribue l’Echo en anglais, et
ceux qui le reçoivent sont contents. Que le
Seigneur vous récompense de tout le bien
que vous faites.
Aida Ramos de San Sebastian (Porto
Rico) : “Recevez mes salutations les plus
chaleureuses. Comme d’habitude, je vous
envoie un chèque en contribution à l’Echo
qui nous rend si heureux et nous alimente
spirituellement.
Ghislaine Bouchet de France : “En
vous remerciant pour cette précieuse nourri-
ture spirituelle, je vous assure mon affection
fraternelle”.
Geneviève Gamel de France : “Chers
amis, merci pour l’Echo de Marie qui me
soutient dans ce chemin vers Dieu, parfois
un peu ardu. Restons union de prière et d’es-
pérance”.
Berti M. De Castello de Porto Rico :
“Merci pour le merveilleux travail que vous
faites. Pendant longtemps, j’ai perdu le
contact avec vous et votre revue m’a beau-
coup manqué. En plus de mon adresse, je
vous envoie également une petite offrande.
Je garde un petit recueil des précédents
numéros de l’Echo car nous les utilisons
dans notre groupe de prière.”.
Sœur Margaret Mary Onyema du
Nigeria : “Avec le cœur plein de joie, je sou-
haite vous remercier pour votre assiduité et
votre fidélité dans l’envoi de votre revue
bimestrielle. Je prie le Seigneur pour qu’il
vous envoie des hommes et des femmes au
cœur généreux pour financer votre publica-
tion.
Merci pour l’occasion que vous me
donnez de diffuser la dévotion à Marie à tra-
vers votre publication. Reine de la paix, prie
pour nous!”.
Nous vous
sommes reconnaissants!
Tout d’abord, pour la bonté avec laquel-
le vous accueillez l’Echo dans vos maisons,
mais également pour la fidélité qui vous
incite à le demander ou à le chercher quand,
pour une raion ou une autre, il retarde ou
n’arrive pas.
Nous vous sommes reconnaissants
pour la confiance que vous mettez en nous et
dans notre façon de transmettre Marie, ses
paroles, ses pensées, ses messages…
Et nous sommes reconnaissants à ceux
qui nous manifestent de façon vive leur
satisfaction et leur désir de continuer à lire
l’Echo, à travers des lettres, des appels télé-
phoniques, des e-mails…
Le Secrétariat, auquel arrivent différentes
voix
, raconte :
“Allô, le Secrétariat de
l’Echo de Marie?”
Voix étonnées : “Mais l’Echo existe
encore?”… et en plus de la surprise, la joie
de l’avoir redécouvert dans une église, en
même temps que le désir de le recevoir
encore;
voix reconnaissantes : “Nous sommes
des consacrées, nous avons souffert, c’était
un sacrifice spirituel de ne plus l’avoir!”
;
voix besogneuses : “Nous avons été tou-
chés par la grâce à Medjugorje, et l’Echo
nous aide à la vivre au quotidien, c’est une
nourriture spirituelle qui manque souvent
dans les paroisses : continuez, car nous
avons besoin de l’Echo!”
;
voix confuses : “Qu’est-ce qui se passe
à Medjugorje, on entend tant de choses
négatives… vous, vous continuez?”.
A toutes ces voix, et à beaucoup d’autres
qui, en silence, expriment leur rapproche-
ment avec la prière, ou de façon plus concrè-
te à travers un don (qui plus que jamais nous
aide à continuer), nous disons MERCI! Oui,
merci de tout cœur, car sans vous l’Echo ne
peut pas vivre
, il ne peut pas continuer à
faire echo à Marie qui, à Medjugorje, parle,
encourage, nous appelle…
Nous sommes reconnaissants à vous,
donc, lecteurs et distributeurs, pour tout
cela; mais aussi pour la patience que vous
avez démontrée au cours de cette année qui
va bientôt se conclure, durant laquelle nous
avons dû affronter de très nombreux défis,
d’énormes difficultés, de tous types. Les
choses n’ont pas toujours été comme nous le
voulions…
Nous continuons à croire que l’Echo est
une réalité spirituelle générée par Marie,
pour atteindre des milliers d’enfants dans le
monde qui disent être contents de recevoir
“du courrier” de sa part. Et c’est justement
pour cela que l’Echo ne peut pas avoir la vie
facile! L’Ancien Adversaire tente toujours
de bloquer les plans de la Vierge, on en fait
continuellement l’expérience : il veut nous
faire perdre du temps en créant des imprévus
et des difficultés inattendues qui provoquent
de pénibles retards ou d’inutiles obstacles.
Si nous ne vivions pas en nous remettant
constamment à Dieu, afin qu’Il mène à bon
terme notre engagement, continuer serait
impensable! Mais nous, nous croyons et
nous espérons, c’est pourquoi nous osons
aussi... Et alors : Deo gratias!
La rédaction
Comme une famille
L’Echo crée, comme une famille formée
en grande partie par vous lecteurs qui êtes
nombreux et habitez dans différentes
régions, sur tous les continents. Le fait que
vous êtes nombreux est justifié par les
demandes de ce petit journal qui, pour
chaque numéro, est tiré à plusieurs centaines
de milliers d’exemplaires, dans de nom-
breuses langues.
Aujourd’hui, l’Echo s’adresse à vous,
comme à des membres de la famille, et par-
le avec vous comme l’on s’exprime en
famille. C’est avec plaisir que l’Echo rejoint
vos maisons, car il sait que vous le garder
précieusement. Oui, parce que l’Echo a
besoin d’être gardé précieusement dans une
famille : la nôtre, celle de l’Echo; disons,
gardé de façon spirituelle, avec vos prières et
votre amour, autrement, il n’arrive pas à
vivre, car l’Echo est fait de choses de
l’Esprit. En outre, l’Echo a besoin de jambes
robustes pour vous rejoindre, car vous habi-
tez aussi très loin, à des milliers de kilo-
mètres, et vous avez besoin d’un service
efficace. Oui, l’Echo a besoin de moyens et
de ressources adéquates pour l’impression,
l’emballage et la distribution. Aujourd’hui,
les équipements qui gèrent le journal ne sont
plus en mesure de remplir leur fonction de
façon efficace et doivent être remplacés.
C’est pourquoi l’Echo vous demande
une aide car nous savons que nous pouvons
compter sur vous. Alors, merci! Grâce à
votre soutien, l’Echo aura encore la possibi-
lité de maintenir notre famille vivante pour
la joie peut-être de nombreuses personnes,
et aussi pour la joie de notre Mère, qui, selon
nous, est l’inspiratrice et la gardienne de ce
petit journal.
Pietro Squassabia
Villanova M., 25 Novembre 2009
Resp. Ing. Lanzani - Tip. DIPRO (Roncade TV)
Que le silence de la Vierge Marie
soit notre maison où nous reposer
tranquilles pour attendre
l’Avènement du Seigneur.
Comme une mère ouverte dans l’intimité
Elle accueille la créature,
que ce soit notre esprit attentif
à la grâce qui descende pour féconder
et à nouveau générer
le Fils de Dieu parmi nous,
dans notre oui, dans notre désir
d’être la chair de l’Emmanuel...
BON AVENT et BON NOEL à tous!
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A NOTRE SECRETARIAT
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Modifications, offrandes, etc.
S
EGRETERIA
E
CO DI
M
ARIA
Via Cremona, 28 -
46100 Mantova - ITALIE
E-mail : segreteria@ecodimaria.net
Eco su Internet: http://www.ecodimaria.net
L’Echo de Marie Reine
L’Echo de Marie Reine
de la Paix vit d’offrandes!
de la Paix vit d’offrandes!
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VIREMENTS INTERNATIONAUX
Chèques Postaux DIJON (France)
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