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www.medjugorje.ws » Text version » Echo de Marie Reine de la Paix » Echo de Marie Reine de la Paix 199 (Mai-Juin 2008)

Echo de Marie Reine de la Paix 199 (Mai-Juin 2008)

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Message du 25 mars 2008
«Chers enfants, je vous invite à tra-
vailler à votre conversion personnelle.
Vous êtes encore loin de la rencontre avec
Dieu dans votre cœur. C’est pourquoi,
passez le plus de temps possible dans la
prière et l’adoration de Jésus au Très
Saint Sacrement de l’autel afin qu’Il vous
change et mette en vos cœurs une foi
vivante et le désir de la vie éternelle. Tout
passe, petits enfants, seul Dieu demeure.
Je suis avec vous et je vous encourage
avec amour. Merci d’avoir répondu à mon
appel.»
Dieu dans le coeur
Mon âme languit et désire ardemment
les parvis du Seigneur. Mon coeur et ma
chair exultent dans le Dieu vivant.
Ces affir-
mations du Psaume 83 (84) devraient être
sur les lèvres de chaque chrétien; ce ne sont
pas de simples mots mais l’expression d’un
halètement, d’un frémissement, qui parcourt
et secoue toute la personne, âme et corps.
Notre rapport avec Dieu ne peut pas se limi-
ter à une relation formelle, qui n’implique
pas tout l’être dans la profondeur de l’âme et
des entrailles. Dieu n’est pas le thaumaturge
auquel recourir dans le besoin. Dieu est la
vie, notre vie, et sans Lui nous ne pouvons
pas vivre, même si nous avons l’illusion de
le faire. Chers enfants, je vous invite à tra-
vailler à votre conversion personnelle,
nous dit la Gospa. Se convertir, c’est chan-
ger de référence c’est mettre Dieu au centre,
se tourner vers Lui et tout orienter à Lui;
notre conversion est d’abord une action de
notre personne, c’est notre conversion per-
sonnelle. La responsabilité qui en découle
est également personnelle et ne peut être
éludée. La Mère nous invite à travailler pour
notre conversion personnelle; ce n’est pas un
simple souhait, c’est un rappel affligé, pré-
occupé, urgent, vital.
Vous êtes encore loin de la rencontre avec
Dieu dans votre coeur, nous dit Marie, et cha-
cun de nous, laïque ou consacré, doit s’inter-
roger avec beaucoup de sérieux. Il ne s’agit
pas de nourrir quelque bon sentiment, ni
d’obtempérer à quelque obligation; le respect
formel du magistère de l’Église n’est pas suf-
fisant; il ne suffit pas d’énumérer le mal qui
ne s’est pas fait, pas plus que le bien effectué.
Il s’agit de s’interroger sur la rencontre avec
Dieu dans notre propre coeur
. Notre Dame
affirme que nous sommes encore loin de cet-
te rencontre, et de Sa part ce n’est pas seule-
ment un reproche mais une aide concrète à
ouvrir les yeux et le coeur, à ne pas nous
tromper, à ne pas continuer à nous abuser,
quand bien même ce serait de bonne foi.
Passez le plus de temps possible dans
la prière et l’adoration de Jésus au Très
Saint Sacrement de l’autel afin qu’Il vous
change et mette en vos cœurs une foi
vivante et le désir de la vie éternelle.
C’est
le remède, la voie principale de la rencontre.
Nous ne pouvons pas atteindre Dieu sans
passer par Jésus; nous seuls ne sommes pas
à même d’accomplir cette action, mais nous
devons laisser Jésus agir en nous, désirer
Son action en nous, nous abandonner à Lui,
pour que soit pleine notre communion avec
Lui, à laquelle nous avons été appelés par le
Père (cfr 1 Cor 1, 9). La Parole de Dieu et la
vie sacramentelle sont les canaux essentiels
à la communion avec le Christ, mais leur
efficacité peut être compromise par notre
indisponibilité, notre fermeture à l’amour.
Sans une foi vive, sans le désir de la vie éter-
nelle, nous courons le risque de rendre stéri-
le l’Amour de Dieu et vaine la Croix du
Christ (cfr 1 Cor 1, 17).
La vie éternelle n’est pas seulement la
vie après la mort mais c’est la vie en Christ,
et donc la vie qu’il faut commencer déjà en
ce monde. Qui mange ma chair et boit mon
sang a la vie éternelle et moi je le ressusci-
terai au dernier jour (J. 6, 54); mais atten-
tion, parce que quiconque de manière
indigne mange le pain ou boit le calice du
Seigneur, sera coupable du corps et du sang
du Seigneur (1 Cor 11, 27).
Tout passe,
petits enfants, seul Dieu demeure.
Cessons
de chercher des miettes d’existence, souvent
illusoires et éphémères. Arrêtons-nous d’en-
vier la nourriture des porcs (cfr Lc 15, 15-
16); notre nourriture est Christ Jésus.
Amarrons notre vie à celle du Christ et nous
resterons avec Lui et en Lui pour l’éternité.
Nuccio Quattrocchi
Message du 25 avril 2008
«Chers enfants, aujourd’hui encore je
vous invite à grandir dans l’amour de
Dieu comme une fleur qui sent les rayons
chauds du printemps. Ainsi, petits enfants,
vous aussi grandissez dans l’amour de
Dieu et portez cet amour à tous ceux qui
sont loin de Dieu. Recherchez la volonté de
Dieu et faites du bien à tous ceux que Dieu
a placés sur votre chemin; soyez lumière et
joie. Merci d’avoir répondu à mon appel.»
Grandissez dans
l’amour de Dieu
Chaque fleur sent les rayons chauds du
printemps, grandit, s’épanouit, et ponctuelle-
ment se renouvelle le miracle de la nature qui
renaît. Mais l’homme n’est pas ainsi réceptif à
la chaleur de l’amour de Dieu, il ne s’ouvre
pas à cet Amour. Il se dupe de pouvoir s’en
passer, de pouvoir fleurir sous un autre soleil.
Marie aujourd’hui encore nous invite à
grandir dans l’amour de Dieu comme une
fleur qui sent les rayons chauds du prin-
temps
. Mais bien différente est la croissance
à laquelle particuliers et nations aspirent
aujourd’hui, comme hier: Toutes les forces
sont tendues à augmenter le bien-être écono-
mique. Mais si celui-ci est un objectif licite
lorsqu’il s’agit de la majorité de l’humanité,
qui ne disposent pas ou peu des articles de
première nécessité, c’est un scandale, qui crie
vengeance devant Dieu, de continuer à déve-
lopper la richesse des peuples les plus riches,
au prix du gaspillage des ressources qui met-
tent en péril la vie même de notre planète.
Notre-Dame parle, rappelle, exhorte,
sollicite, invite; mais qui l’écoute? Pourtant
viendra le jour où le Fils de l’Homme se
révélera
(Lc 17, 30) et s’écroulera le château
de fausseté dans lequel nous nous sommes
barricadés. Et si ces jours n’étaient abrégés,
aucun être vivant ne serait sauvé; mais à
cause des élus ces jours seront abrégés (Mt
24, 22).
Notre Mère se prodigue pour aug-
menter le nombre des élus et, malgré ce qu’il
semble, il est vrai aussi que de plus en plus
dans le monde se rencontrent de belles
âmes, transformées par Son Amour, soute-
nues par Sa grâce. Elles ne sont pas encore
très nombreuses à revêtir nos villes de
lumière et de joie mais il n’est pas rare d’en
rencontrer dans nos rues. Ce sont des fleurs
d’amour cultivées par Elle et offertes au
monde pour que germe l’espérance et gran-
disse le désir du retour au Père. Une de ces
fleurs a un nom, Toni et une date de naissan-
ce 10.07.98. Elle a fleuri en hâte et, le 1°
avril de cette année, a été transplantée dans
le jardin du Père, après une maladie terrible
que Marie a transformée en ascèse de com-
munion avec Christ et avec l’Église.
Recherchez la volonté de Dieu et faites du
bien à tous ceux que Dieu a placés sur
“Où est l’Église,
là est l’Esprit de Dieu;
où est l’Esprit de Dieu,
là est l’Église et toute grâce”
Saint Irénée
Mai-Juin 2008
Edité par Eco di Maria, C.P.
47 31037 LORIA (TV)
(Italie) - Tel. 0423.470331
A. 24 n. 5 - 6 Sped. a. p. art. 2, com. 20/c, leg. 662/96 filiale di Mantova, Autor. n. 13 del tribun. MN: 8.11.86
Edition francaise: veuillez adresser tout courrier à notre secrétariat (adresse pag. 8)
199
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votre chemin; soyez lumière et joie. Toni a
cherché et aimé la volonté du Père au point
de ne pas demander la guérison mais de fai-
re Sa volonté en la reconnaissant comme
son unique bien
et, passant ainsi par la val-
lée de larmes, l’a changée en une source (Ps
83 (84)), source perpétuelle de bien pour
ceux que Dieu a mis sur son chemin et de
lumière et de joie pour tous. Laissons-
nous croître dans l’amour de Dieu.
Tous nous sommes appelés à ceci; c’est
pourquoi Marie nous visite encore. C’est une
croissance qui doit fleurir en amour pour tout
homme, qu’il soit juste ou pécheur. Une
croissance qui doit porter à maturité le fruit
de l’habitation du Christ dans l’homme,
unique possibilité de rédemption et de salut
pour chacun et pour le monde. Grandissez
dans l’amour de Dieu et portez cet amour
à tous ceux qui sont loin de Dieu.
Porter
l’amour de Dieu équivaut à porter Jésus,
Amour incarné, et nous pouvons nous acquit-
ter de ce devoir si Jésus est vivant en nous. En
ce cas il suffit de se faire proche, se faire pro-
chain, à qui il est loin de Lui, pour que Jésus
soit présent et - si Dieu veut - accueilli. Ne
sont pas nécessaires de grands discours, ni
des raisonnements savants. Mieux vaut un
sourire, un geste de solidarité, d’amour
simple et sincère; c’est à travers eux que
Jésus se communique; le reste, il le fera, Lui.
Chercher la volonté de Dieu et faire du
bien
c’est, encore une fois se laisser vivre de
Jésus et, en Lui, s’ouvrir à la Volonté du Père
et accomplir le bien (cfr Rm 12) pour ceux
que Dieu a placés sur notre chemin.
N.Q.
Il tenait à ce voyage. Il l’avait attendu et
c’est pourquoi il n’a pas épargné son énergie et
sa disponibilité pour faire fructifier ses jour-
nées dans la terre de l’Amérique. À peine une
semaine, du 15 au 20 avril: temps trop bref
pour l’étendue du territoire et la diversité des
gens, religions, institutions; et pourtant il a
réussi, le Pape Benoît XVI, à exprimer sa pen-
sée à tous, avec une sollicitude affligée, pater-
nelle et pastorale, en se laissant entraîner par
l’enthousiasme qui vibrait dans les lieux et
dans les coeurs des participants.
À tous il portait un message précis - en
l’adaptant aux perspectives de ceux qui
l’écoutait le message de l’espérance évangé-
lique. “Christ, notre espérance”, en fait, le
thème de sa visite pastorale, mais encore
davantage la clé de lecture du voyage apos-
tolique: liberté, vérité, paix, droits de l’hom-
me, que le Pontife a porté dans les différents
lieux où il a été reçu.
D
ANS LE
T
EMPLE DU
B
ASE
-
BALL
D’espérance il a parlé dans le temple du
base-ball des Yankees de New York à 45.000
participants joyeux lors d’une Messe célébrée
dans une alternance d’Anglais, Espagnol et
latin, dédiée à l’Esprit Saint en mémoire de la
Pentecôte: “L’Église des États-Unis, en
accueillant dans son sein ses fils immigrants,
est allée en grandissant, grâce aussi à la vita-
lité du témoignage de foi des fidèles de langue
espagnole”, a affirmé le Pape. “C’est pour-
quoi » - a-t-il ajouté - “seulement si vous res-
tez unis au Christ et entre vous, votre témoi-
gnage évangélisateur sera crédible et s’expri-
mera en nombreux fruits de paix et de récon-
ciliation au milieu d’un monde si souvent
marqué par des divisions et des heurts.”
À
L
’ONU,
POUR UNE
M
ISSION
C
OMMUNE
Une assemblée différente, mais pas moins
accueillante, l’attendait dans l’immeuble de
verre des Nations Unies. En raison du carac-
tère officiel de la circonstance, les mots réson-
naient, amicaux et fraternels: “Votre Sainteté,
de beaucoup de manières, notre mission nous
unit à la vôtre” s’est exclamé Ban Ki-moon, le
Secrétaire Général; “l’Organisation des
Nations Unies est une institution laïque, com-
posée de 192 États. Nous avons six langues
officielles, mais aucune religion. Cependant,
s’il nous est demandé, à nous qui travaillons
pour les Nations Unies quelle est notre moti-
vation, nombreux sont ceux qui répondront
avec un langage de foi …’Mission’ est vrai-
ment le mot que nous utilisons le plus souvent
pour notre travail dans le monde!.”
Pour sa part le Saint-Père, entre autres
choses, a rappelé aux 3.000 représentants des
État du monde “la responsabilité de protéger la
dignité de la personne humaine et ses droits.”
Les discours, cependant, sont devenus
encore plus explicites avec ceux qui font un
chemin de foi:
Aux religieux, dans la Cathédrale: “La
vraie vie peut être trouvée seulement dans la
réconciliation, dans la liberté et dans
l’amour qui sont des dons gratuits de Dieu.
Voici le message d’espérance que nous
sommes appelés à annoncer et à incarner
dans un monde dans lequel égocentrisme,
avidité, violence et cynisme semblent si
souvent étouffer la croissance fragile de la
grâce dans le coeur des hommes”.
À la Synagogue avec les Juifs: “Je suis
ici pour exprimer à la communauté hébraïque
de New York mon respect et mon estime.”
À la rencontre oecuménique, dans
l’église de S. Joseph avec 15 différentes
Communautés: “nous devons en premier
lieu nous rappeler que l’unité de l’Eglise
dérive de la parfaite unité de la Trinité. En
mettant notre espoir seulement en Dieu, je
suis confiant que nous atteindrons cette uni-
té d’espérance, de foi et d’amour qui, seule,
peut convaincre le monde que Jésus est l’en-
voyé du Père pour le salut de tous.”
Aux recteurs des Universités catho-
liques de Washington: “La plénitude de la
vérité ouvre à un jeune l’aventure de la
vie… les universités peuvent être des instru-
ments d’espérance.”
J
EUNES
: S
OYEZ
ÉTOILE
-
GUIDE
POUR LES
A
UTRES
!
Mais le discours le plus long et le plus
dense, Benoît XVI l’a destiné aux 20.000
jeunes qui, unis aux séminaristes ont partici-
pé à la veillée dans le terrain sportif du
Séminaire à New York. Le Pape a présenté
six modèles de vie de vénérables, bienheu-
reux, saints, originaires des Etats-Unis ou
immigrés, rapprochés par l’amour envers
Dieu et envers leurs frères. En partant de
l’expérience de vie de ce groupe très hétéro-
gène (pauvres et riches, laïques, prêtres et
religieuses, la fille d’un Indien guerrier, un
Haïtien esclave…) le Saint-Père a approfon-
di avec les jeunes le concept de liberté, une
valeur très délicate si mal comprise et usée à
tout propos et hors de propos: “La liberté
peut être mal comprise,
ou mal utilisée,
jusqu’à ne pas conduire au bonheur que
nous attendons, mais vers un sombre scéna-
rio de manipulation… Et à la place de la
vérité s’est répandue l’idée que, en donnant
sans discrimination valeur à tout, on assure
la liberté et on libère la conscience. C’est ce
que nous appelons relativisme. Mais quel
but a une “liberté” qui, ignorant la vérité,
poursuit ce qui est faux ou injuste?.”
Cela vaut la peine de s’arrêter sur ces
paroles qui constituent un peu le leitmotiv du
pontificat du Pape Ratzinger qui, avec sa sen-
sibilité philosophique et théologique, nous
aide à donner la juste valeur à ces termes que
nous utilisons tous mais que peu compren-
nent vraiment: “La vérité n’est pas une impo-
sition. Ni simplement un ensemble de règles.
Elle est la découverte d’Un qui ne nous trahit
jamais; d’Un auquel nous pouvons nous
confier toujours. La vérité est une person-
ne: Jésus Christ.
Voilà
la raison pour
laquelle la liberté authentique n’est pas un
choix de… un dégagement de
… c’est un
choix d’engagement pour... La lumière de
Christ vous invite à être étoile-guide pour les
autres, en marchant sur la voie du Christ qui
est un chemin de pardon, de réconciliation,
d’humilité, de joie et de paix.”
U
N
R
APPORT
P
ERSONNEL DANS LA
P
RIÈRE
Les jeunes, qui cette année rencontreront
à nouveau le Pape à Sidney pour les JMJ, ont
accueilli avec joie l’invitation: “La chose la
plus importante est que vous développiez un
rapport personnel avec Dieu. Ce rapport s’ex-
prime dans la prière. Dieu, en vertu de sa
propre nature, parle, écoute et répond. Amis
n’ayez pas peur du silence et du calme,
écoutez Dieu, adorez-le dans l’Eucharistie!”
F
ÊTÉ À LA
M
AISON
B
LANCHE
Précisément le jour du son quatre-vingt-
unième anniversaire le Saint-Père a été reçu
à la Maison Blanche, où il s’est entretenu en
colloque privé avec le président Bush,: “Les
anniversaires se célèbrent normalement
avec les amis proches, et c’est pourquoi tou-
te la Nation se sent émue et honorée par le
fait que vous ayez décidé de passer cette
journée avec nous”, a dit Bush à son hôte.
Des expressions de gratitude sont parve-
nues au Pontife de toutes les autorités de l’É-
tat: “À notre pays bigarré le Saint Père
apporte un message universel d’espérance et
de salut”, a dit le vice-président Cheney dans
le discours final, “Il a rencontré une nation
qui se trouve à affronter beaucoup de défis,
un peuple dont la foi résonnante affirme que
notre nation a été fondée selon Dieu; elle
poursuit Ses buts et s’incline à Sa volonté.”
Notre souhait aux Américains est qu’ils
sachent vivre d’une manière cohérente tout ce
que le Pape leur a transmis et, dans l’esprit
évangélique s’opposent avec force à la peine
de mort, en usage dans certains États dans le
Pays, et que malheureusement 60% des
catholiques américaine soutiennent encore!
Le Pape, messager d’Espérance aux U.S.A.
2
background image
L
E
V
ISAGE
: F
IDÈLE À L
’O
RIGINAL
C’était le 22 février 1931 quand Jésus,
dans le silence d’un couvent et d’un coeur,
fit entendre sa voix pour confier à une
pauvre Soeur, alors inconnue, une demande
tout à fait particulière.
Sainte Faustine raconte, dans son Journal:
“Le soir, étant dans ma cellule, je vis le
Seigneur Jésus vêtu d’un vêtement blanc:
une main levée pour bénir, pendant que
l’autre touchait sur la poitrine le vêtement,
qui laissait sortir deux grands rayons, l’un
rouge et l’autre pâle. Après un instant, Jésus
me dit: ‘Peins une image selon le modèle
que tu vois ; dessous, écris: Jésus je me
confie en Toi!
Je désire que cette image soit
vénérée, d’abord dans votre chapelle, puis
dans le monde entier. Je promets que l’âme
qui vénèrera cette image ne périra pas. Je
promets déjà sur cette terre, mais en parti-
culier à l’heure de la mort, la victoire sur
les ennemis. Moi-même je la défendrai com-
me ma propre gloire. (…)
En lisant le Journal on peut remarquer
que pendant sa vie Soeur Faustine a souvent
entendu la voix de Jésus, lequel, à de nom-
breuses reprises, lui parla encore de l’image
demandée par Lui-même.
“Je veux que l’image, que tu peindras
avec le pinceau, soit bénite solennellement
le premier dimanche après Pâques; ce
dimanche doit être la fête de la
Miséricorde.”
(Journal n. 47-49)
Tout le Journal est une succession conti-
nuelle de révélations qui allant de pair avec
le cheminement mystique de la sainte,
dévoilent progressivement un dessin divin
de portée inimaginable. La tragédie de la
Première Guerre Mondiale était encore vive
dans ses effets ravageurs et personne, à l’ex-
ception de ceux qui avaient pris au sérieux
le message de Fatima, n’imaginait qu’après
un peu plus d’une décennie, la Terre serait
encore précipitée dans un chaos bien pire!
La Miséricorde Divine, qui sait tout et
fait tout concourir au bien dans le Mystère
de Sa Toute Puissance et comme toujours en
agissant aux confins du Monde et en choi-
sissant les voies les plus impensables et les
instruments les plus humbles, décide d’oeu-
vrer à travers une image!
L
ES
I
MAGES
:
O
BJET DE
D
ÉVOTION
P
ROFONDE
Le directeur spirituel de Sainte Faustine,
don Michele Sopocko ordonna à un artiste
de peindre le tableau de Jésus
Miséricordieux. L’image, réalisée avec le
conseil et la présence de soeur Faustine, est
conservée actuellement dans le Sanctuaire
de la Divine Miséricorde (Vilnius, Lituanie).
Une seconde image fut commissionnée,
après la mort de la sainte polonaise à un autre
peintre, par les Soeurs de sa Congrégation.
Elle était destinée à la chapelle de la maison
de Cracovie, mais à la place fut choisie une
seconde image, peinte comme ex-voto par un
troisième peintre. Singulier le fait que la
décision ait été prise par l’archevêque de
Cracovie, fortuitement présent. Justement
son successeur, l’archevêque Karol Wojtyla
serait plus tard le principal instrument de
confirmation et diffusion du culte à la Divine
Miséricorde. Et cette image est celle qui par
la suite est devenue l’image traditionnelle de
Jésus Miséricordieux, dont la copie a été
bénite par Jean-Paul II dans l’Église du Saint
Esprit en Sassia, le jour de la première Messe
solennelle dans le Dimanche de la Divine
Miséricorde, le 23 avril 1995..
L
ES
V
OIES
P
RODIGIEUSES
:
UN
M
IRACLE
À cette histoire, jusqu’ici mentionnée
seulement en quelques traits saillants,
d’autres faits s’ajoutent, comme les pièces
d’un puzzle, dans un contexte qu’il n’est pas
encore donné de connaître pleinement.
Lia Galdiolo, un iconographe de Padoue
(Italie), a l’intuition de dessiner une icône
de Jésus Miséricordieux grandeur nature, en
s’inspirant de la vision de Sainte Faustine.
L’oeuvre est bénite par J.P.II lors de sa visi-
te à la ville. En l’an 1990 l’image se trouve
à Villa «O Très sainte», dans le diocèse de
Trente. C’est ici que pendant une rencontre
de prière un fait très important se produit.
Ugo Festa est un homme qui doit alors
atteindre les quarante ans, cloué sur une
chaise roulante par une sclérose en plaques,
sans espoir de guérison; il est en outre affli-
gé d’autres maladies graves. Accompagné
par une amie il se rend, le 29 avril 1990, en
audience auprès du Saint-Père. Le Pape,
après avoir béni les cinq icônes de Jésus
Miséricordieux qu’Ugo avait porté avec lui,
lui recommande de se confier au Coeur de
Jésus et à l’intervention de “sa” soeur
Faustine. Il lui recommande en outre de se
rendre à Villazzano, où siège une commu-
nauté de prière et d’étude composée de chré-
tiens qui reviennent au noyau théologique de
toute la Bible, renfermé dans la grande révé-
lation que “Dieu est Miséricorde” (1 J. 4,8).
Ugo accepte la proposition et rejoint la Villa
«O Très Sainte» au moment où se déroulait
une semaine d’évangélisation et spiritualité à
laquelle il se trouve ainsi prendre part.
Le quatrième jour, pendant qu’il prie dans
la chapelle, il devient participant d’une expé-
rience unique: l’illustration du Christ de
l’icône devant laquelle il est en train de prier
devient vivante et lui tend les bras. Au point
qu’Ugo Festa est presque pris de peur et qu’il
ne réussit pas à accepter le geste de Jésus, qui
se répète bien cinq fois. A ce point, Ugo
demande: “Me tirer là-haut, est-ce que tu en
es capable?.” L’illustration du Christ sort
de l’icône pour la sixième fois, se rap-
proche: le malade se sent touché et se
retrouve debout avec les bras levés devant
l’image de Jésus.
Le 2 août 1990 Ugo Festa
peut marcher de nouveau; et en outre tout a
disparu: l’épilepsie dont il souffrait.
L’
ACTION
: M
ISSIONNAIRE ET
M
ARTYR
Ugo depuis ce moment n’arrête pas de
prier et remercier Dieu et le 19 août revient
auprès du Pape pour lui raconter tout ce qui
lui est arrivé.
Le miracle est inséré dans les actes du
procès qui portera sur les autels et confirme-
ra le lien mystérieux entre le Saint-Père et la
Soeur polonaise, unis dans la mission de fai-
re connaître au monde entier la Miséricorde
Divine. La vie d’Ugo Festa change radicale-
ment, jusqu’à partir comme infirmier volon-
taire pour aider Mère Teresa dans ses mis-
sions en Inde et en Afrique ou chez lui à
vouer sa vie à l’assistance au plus misé-
rables, surtout extra-communautaires.
Le dernier sceau, à cette radicale et spec-
taculaire conversion fut le meurtre d’Ugo
Festa
dans sa maison de Torrebelvicino,
dans la province de Vicence. Ce sont deux
des très nombreux extra-communautaires
auxquels il prodiguait son aide qui l’ont tué.
P
OINT D
ARRIVÉE
: M
EDJUGORJE
!
Mais l’histoire de cette
icône n’est pas finie encore
parce que, sur demande de
celui qui était alors
Archevêque de Split Mgr.
Frane Franic, le tableau fut
bientôt expédié à Split à
l’occasion d’une importante
procession pour la paix,
avec pour destination
Medjugorje. Par la suite elle
fut placée dans la Chapelle
de l’adoration et ensuite
transférée à la Chapelle du
cimetière de Surmanci où
elle reste jusqu’à la béné-
diction de la nouvelle église
de Surmanci, le 7 avril
2002.
Le petit village de Surmanci se trouve
dans la vallée de la Neretva, de l’autre côté
de la Colline des apparitions..
. simple
hasard ou signe clair de l’union indissoluble
entre la Miséricorde Divine et Celle qui, de
cette Miséricorde, a été et sera toujours le
seul canal choisi par Dieu?
“Le rayon pâle représente l’eau qui justifie les
âmes; le rayon rouge représente le Sang qui
est la vie des âmes... Les deux rayons sortirent
du fond de Ma miséricorde, quand sur la croix
Mon Coeur, déjà en agonie, fut transpercé par
la lance.”
(Journal n. 299)
Q
UELQUES
E
XPLICATIONS
SUR LE
S
YMBOLISME DE L
’I
CÔNE
L’icône représente le geste de Jésus, qui se fait
présent au milieu «du lieu où étaient rassemblés
et cachés les disciples par peur des Juifs» (J
20,19). Les signes de la résurrection de Jésus
sont ses vêtements resplendissants, les mains,
la poitrine, les pieds transpercés; les portes bar-
rées sont par contre le signe de la peur des dis-
ciples, de l’obscurité qui est dans leurs coeurs.
Jésus appuie les pieds sur un carré, la terre, qui
est tabouret de Ses pieds et éclairée par Sa pré-
sence. Avec la pointe de Ses pieds Il touche la
limite du carré, signifiant qu’est terminé Son
chemin et qu’il est en train de revenir du Père.
Le carré d’or placé intérieurement représente
la terre nouvelle et éternelle, le Paradis, où
désormais tout homme peut entrer avec Lui
(or signifie lumière, éternité et royauté).
Sur la partie en ombre (la foi) les mots révélés
à Soeur Faustine Kowalska sont écrits: sur le
devant “Jésus je me confie en Toi” et “Ma paix
soit avec vous”. Jésus porte un vêtement blanc
et doré (signe de gloire éternelle): il a une
longue tunique (Ses oeuvres justes), l’épaule
gauche couverte par le manteau (qui repré-
sente le pèlerin, le Messie), La droite porte
l’étole d’or (qui signifie que Sa mission a été
accomplie), Les hanches ceintes par l’écharpe
sacerdotale (Il est l’unique et éternel Prêtre);
le noir qui entoure Son visage représente les
divines ténèbres, le Mystère de Dieu qui se
révèle à l’homme sans jamais s’épuiser; l’or
représente l’éternité du Christ.
La main gauche indique Sa Miséricorde qui
jaillit de la poitrine transpercée, la droite Sa
Résurrection advenue le troisième jour, et
exprimée dans les trois doigts unis, tandis que
l’index et le majeur indiquent les deux
natures, humaine et divine de Jésus.
Les visages de la
Divine Miséricorde
de Andrea Coffa
3
Echo 199
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Continuons de contempler les louanges
que nous trouvons dans les Litanies
“Lauretane” et portons notre attention sur:
ARCHE DE L’ALLIANCE
Cette litanie contient deux termes très
chers à l’ancien Testament: alliance et arche.
Il n’y a pas un autre peuple sur la terre avec
qui la divinité ait stipulé un pacte qui le ren-
dait peuple élu et héritier de bénédictions.
L’arche était le signe de cette “présence”
puissante et élective de Dieu, c’était le grand
signe rassurant le peuple qui combattait pour
la conquête de la terre promise. Dans le Saint
des Saints du Temple elle était gardée et
vénérée, c’était le coeur du peuple d’Israël.
Notre Mère certainement, étant une per-
sonne, est plus importante qu’une arche qui,
malgré la valeur du matériau, était seule-
ment un objet, un signe, un récipient sans
coeur. Marie a su donner tout son coeur
immaculé à Dieu au point d’être choisie
comme demeure, arche, par l’auteur de la
nouvelle et éternelle alliance: Christ Jésus.
La Vierge devient ainsi pour le nouveau
peuple le “tabernacle” vivant où le Fils de
Dieu s’incarne pour entrer dans l’histoire.
Maintenant ce devoir est dévolu à l’Église
dont Marie est image. Dans les arches fami-
liales on conservait le pain, élément qui crée
la communion et fonde la famille; la Vierge
Marie, gardant dans son sein le Christ, Pain
descendu du ciel, devient aussi l’écrin qui
garde et médite dans son coeur chaque paro-
le du Seigneur et en même temps la donne à
nous, ses enfants.
PORTE DU CIEL
Le titre de “porte” ramène notre atten-
tion au moment dramatique pour toute l’hu-
manité où, à cause du péché originel, furent
fermées à Adam et Ève les portes du paradis
terrestre. Portes gardées par un Chérubin
avec une épée de feu.
Maintenant avec la rédemption opérée
par le Christ, cette porte close a été rouverte
pour entrer, non plus vraiment dans un jar-
din terrestre, mais dans le coeur même de
Dieu. Marie concevant dans son sein très pur
le Fils du Très-Haut que nous invoquons
“Clé de David” devient la porte royale de
laquelle est passé le grand Roi et par laquel-
le passe l’humanité rachetée pour entrer en
présence de Dieu. Sûrement la porte a un
rôle fondamental et entrer par elle est garan-
tie d’être accueilli et non traité comme
voleurs. Et c’est encore plus beau de passer
par une porte décorée, parce qu’elle nous
fait ressentir être attendu et accueilli.
ÉTOILE DU MATIN
À Marie ne pouvait pas manquer ce titre,
tant pour la beauté de l’étoile, que par ce
qu’elle annonce. Les étoiles sont objet d’ad-
miration auprès de tous les peuples.
Beaucoup de personnes rendent symbo-
liques les étoiles: elles habitent en haut du
ciel, elles sont intouchables, formées de
lumière pure, elles brillent sans aveugler,
immuables, ne se consument pas, immo-
biles, elles ne se déplacent pas, ce sont des
yeux qui, du ciel, restent à regarder. Parmi
toutes les étoiles il y a celle “du matin” qui
resplendit de beauté et intensité particu-
lières. Dans le monde gréco-romain elle
L’essence du grain
Même une vie normale, faite de nombreuses choses apparemment sans importance, peut
être vécue saintement. Il en a été ainsi pour Amedeo, époux et père de cinq enfants. Il est vrai
que c’était une personne très capable et estimée. Mais ceci est peu de chose. Le plus impor-
tant, peut-être, dans sa vie, a été l’amour pour sa femme, pour sa famille et pour les autres,
amour qui tirait aliment d’une grande disponibilité à pardonner tout et à tous; amour qui vivait
d’une grande confiance en Marie et en Jésus, en Jésus abandonné à qui il confiait toute sa vie.
Mais le mal qui le mina, alors qu’il était encore dans la plénitude de ses forces, et l’ac-
compagna pendant presque trente ans, fut occasion d’une grâce spéciale. Après des opéra-
tions chirurgicales répétées au cerveau, il vécut une situation de souffrance toujours davan-
tage acceptée. Il sut accueillir la grâce que cette situation lui donnait, faisant un chemin vers
une purification croissante, vers une privation continuelle qu’il acceptait jusqu’à dire à tous
ceux qui lui demandaient de ses nouvelles que «tout allait bien, très bien». Seule une vision
savante de la vie pouvait évidemment lui suggérer de telles affirmations, seul l’Esprit pou-
vait lui faire dire ceci. En acceptant avec paix sa situation, il s’allégeait toujours plus de tout
ce qui pouvait l’appesantir, jusqu’à réduire à presque rien l’importance de sa vie, mais un
rien dans le sens qu’entend Chiara Lubich quand elle dit que seul le ‘rien’ parvient au Ciel.
Sa vie fut comme le grain de blé qui, après avoir pourri en terre porte beaucoup de fruit,
à l’imitation de Jésus. Et ainsi sa mort porta des fruits abondants, même pour sa femme qui,
ayant intensément craint la perte imminente de son mari, après qu’il soit parti au Ciel a fait
l’expérience d’un si grand amour de la part de Dieu qu’elle a pu dire: “l’amour est vraiment
aveugle et Dieu me le démontre”. Voici ce que peut faire Dieu avec notre ‘rien’. Ce que fait
Dieu quand nous le laissons agir. Et tandis que je pense à la vie d’Amedeo il me vient à dire
que cette maladie, qui pouvait alors à juste titre sembler une mésaventure, en réalité a été
un cadeau que le Père lui a fait; elle a été une grande occasion que lui a offerte la Providence
pour devenir ce ‘rien’ qui permet d’entrer au Ciel, de voir Dieu et de demeurer avec Lui dans
un bonheur qui ne connaît pas de déclin.
Me voici!
«De toi se disent des choses splendides, cité de Dieu»
(Psaume 86)
Ces mots du psaume semblent écrits exprès pour Elle… L’Esprit manifeste des choses
splendides de Marie, l’Église chante toujours ses merveilles, comme quand elle l’appelle:
gloire de Jerusalem, joie d’Israël, honneur de notre peuple. C’est comme dire qu’Elle est
gloire, joie, et honneur de tous les peuples, de toutes les générations. Marie est la cité de
Dieu, précieuse et protégée. C’est pourquoi l’Eglise la nomme: maison d’or, tour d’ivoire,
ville fortifiée, demeure de Dieu.
Combien Tu es belle Marie, combien Tu es précieuse. Grâce à Toi, grâce au fruit de ton
sein, Jésus, nous sommes devenus précieux nous aussi, nous qui aux yeux de Dieu étions
“rien”, comme s’exprime le prophète quand il dit: «toutes les nations comptent comme
poussière sur la balance, elles sont comme rien devant Lui, comme rien et vanité elles sont
retenues par Lui» (Is 40,15-17). Oui, tous les peuples, avec leur capacité et leurs moyens,
devant Dieu ne sont rien: rien et vanité sont-elles estimées par Lui, tandis que Marie, pauvre
et humble, est précieuse. Mais comment la petite fille de la Palestine a-t-elle pu devenir ain-
si précieuse, ainsi pleine de grâce? Cela est certainement dû à son “me voici!” Ce fur son
prompt accueil offert à son Seigneur qui la rendit si belle, plus que de longues fatigues ou
des pénitences continues, ou beaucoup d’études… Il semble presque que ce «Me voici je
suis la servante du Seigneur» ait fait exploser en Elle la grâce…
Et Dieu n’a pas pu faire moins que la combler de son amour. Sa disponibilité à aimer et
à se faire aimer a été si agréable à son Seigneur que tout de suite, à l’annonce de l’Ange, Elle
ait été rendue splendeur de grâce pour devenir la Mère de Dieu. Elle n’a pas dû attendre,
accomplir diverses entreprises...: tout de suite le Père a réalisé en Marie son plan de salut.
La Vierge Sainte venant à Medjugorje, veut nous faire comprendre peut-être comment il
est important aussi pour nous de dire rapidement notre “Me voici!” Elle veut nous indiquer
la route pour aller au Père, qui est le chemin qu’Elle a parcouru, mais que le Fils a aussi par-
couru. Accueillons, alors, l’invitation de la Mère: Dieu; ainsi, peut-être, Dieu pourra accom-
plir des merveilles aussi en nous pour le bien de tant de nos frères.
L
ES
L
ITANIES
...
P. Ludovico Maria Centra
S
I M P L E S
P
E N S É E S
de Pietro Squassabia
était nommée Vénus, nom de la déesse de la
beauté. Nous savons que Vénus n’est pas
une étoile mais une planète et donc resplen-
dit de lumière réfléchie, mais pour nous
c’est de peu d’importance et la rend encore
plus semblable à la Sainte Vierge qui brille
de la lumière de Dieu.
La caractéristique la plus grande de cet-
te “étoile” est qu’elle est la première à appa-
raître au crépuscule, et la dernière à dispa-
raître dans l’aurore. C’est l’étoile qui annon-
ce le jour. Marie est celle qui a plus que tou-
te autre annoncé notre jour sans fin. C’est
l’Étoile du matin qui avec son Amen a intro-
duit dans le monde la Lumière vraie, Christ
Seigneur. La Toute Belle ne voile pas la
beauté du Verbe, mais la traduit en lumière
accessible qui n’éblouit pas; la comparant,
comme fait Antoine le Grand, à la lune plei-
ne, Notre-Dame devient un instrument pour
les pèlerins qui marchent dans les ténèbres
de la vie afin de pouvoir atteindre la destina-
tion espérée. La lumière qui émane de
Marie, vraiment parce que lumière divine, a
mille reflets comme un autre phénomène
céleste: l’arc-en-ciel. Toujours selon St
Antoine, pont entre ciel et terre, route qui a
permis à Dieu de descendre en terre et qui
permet à l’homme de monter en ciel. Nous
regardons vers elle pour que sa beauté nous
transforme et nous rende beaux, parce que
c’est le désir de notre Très sainte Mère: que
nous soyons comme Elle, que nous demeu-
rions où Elle est, dans le Coeur de Dieu.
4
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L’autel, l’agneau et la croix
KNOCK
une apparition peu connue
Un petit village caché dans l’ouest de
l’Irlande. Un événement où beaucoup d’in-
connu subsiste. Mais pas à lui, ce Pape qui a
“poursuivi” Marie un peu partout, là où la
Mère s’est montrée à ses enfants: “J’ai res-
senti un désir très fort de venir ici, le désir
d’accomplir encore un autre pèlerinage au
Sanctuaire de la Mère du Christ, la Mère de
l’Église, la Reine de la Paix. Mon désir ne
vous surprendra pas. Commençant dès ma
première jeunesse et dans mon Pays, ç’a été
pour moi une pratique de faire des pèleri-
nages aux sanctuaires de la Sainte Vierge....”
Par ces mots Jean Paul II commençait son
homélie en 1979, centenaire d’une appari-
tion très singulière et dont on parle peu.
Reportons-nous dans ce village de la fin du
dix-neuvième siècle, lors d’une orageuse
soirée d’été.
Naturellement, il y n’avait pas un sanc-
tuaire mais seulement une petite église de
pays. Comme d’habitude Mary Beirne, la
sacristine, s’activait à fermer la porte. Mais
quelque chose de différent attira son atten-
tion: une lumière intense venait d’un côté du
bâtiment et là, à première vue, «il lui sembla
voir des statues de Marie, Joseph et Saint
Jean accolées à un nouvel autel sur lequel se
trouvaient un agneau et une croix».
Cependant, elle n’en fit pas beaucoup de cas,
car justement par une nuit orageuse comme
celle-là, l’année précédente deux statues
avaient été perdues. C’est pourquoi elle pen-
sa que le curé avait acheté ces statues pour les
remplacer: “Mais pourquoi les laisser là, sous
la pluie battante?” - se demandait la femme.
Plus tard, accompagnée de sa sœur, elle
revint pour comprendre un peu mieux cette
“étrangeté”, et avec une stupeur grandissante,
elle découvrit que les statues…remuaient!
“C’est la Sainte Vierge!”, s’exclama l’aînée
des deux sœurs, et elles coururent avertir
famille et connaissances.
C’est alors que cette apparition insolite
se montra dans toute sa réalité, comme il est
rapporté par David M. Lindsey dans son
livre La Femme et le Dragon, Apparitions de
Marie
: “Le mur entier était éclairé par une
intense lumière, visible dans le lointain. Les
‘statues’ étaient suspendues à environ 50
centimètres de la terre. L’autel avec
l’agneau et la croix était entouré d’anges qui
voltigeaient autour de lui. Marie, la plus
grande des trois, portait un manteau et une
écharpe blancs et un long voile sur la tête,
qui lui descendait jusqu’aux pieds. Sur la
tête couverte par le voile, il y avait une cou-
ronne d’or. Entre la couronne et le bord du
voile, une rose d’or. Ses mains étaient soule-
vées à hauteur des épaules et son regard,
absorbé dans la prière, était tourné vers le
ciel. Saint Joseph se trouvait à la droite de
Marie; il avait la tête baissée en avant et les
mains jointes en prière. Saint Jean l’Évangé-
liste avait une mitre d’évêque et se trouvait
à gauche de Notre-Dame, la main droite
était levée et le bras gauche tenait ce qui
paraissait être la Sainte Bible.
Pendant que la petite foule s’agenouillait
devant l’apparition en prière, les visiteurs
célestes continuaient à rester en silence. Pas
un mot n’était prononcé. Seulement après de
nombreuses heures, les apparitions disparu-
rent subitement.”
Nous pouvons imaginer ce que l’événe-
ment déchaîna immédiatement: Bientôt
l’Archevêque fonda une commission pour
mieux étudier les faits et tout de suite ils
mirent en évidence des anomalies. La pre-
mière fut que, normalement, dans les appari-
tions la Sainte Vierge se révèle seule et ne
manque jamais de faire connaître son messa-
ge. Mais cette fois… silence total. En outre
le “groupe” s’était montré seulement une
fois, et à un nombre de voyants inhabituel
(bien 15 personnes de tous âges). Alors de
fortes suspicions commencèrent à entourer
les récits des témoins comme un nuage de
poussière. Mais ceci ne dura guère, car une
écoute plus approfondie convainquit la com-
mission sur la sincérité de ceux qui s’étaient
trouvés présents cette nuit à l’événement .
C’est pourquoi on n’empêcha pas le culte en
cet endroit, aux fidèles qui commencèrent
avec le temps à rendre le petit pays but de
pèlerinages. Aujourd’hui tous les ans un mil-
lion et demi de personnes s’y rendent.
L’E
XPLICATION EST DANS L
’A
POCALYPSE
Qu’est-ce que, en réalité, a voulu nous
dire le Seigneur en nous montrant cette scè-
ne? Don James, un moine franciscain qui
étudia l’apparition écrit”: [Saint Jean] tenait
en main un livre. Mais si nous voulons
découvrir le message de Knock il faut ouvrir
le Livre de l’Apocalypse. C’est le livre qui
contient l’interprétation de l’histoire univer-
selle. Il est imprégné du grand thème de la
rédemption dans ses trois phases cosmiques.
Il y a d’abord le mystère de l’ “Agneau
immolé depuis la fondation du monde.”
Ainsi Saint Jean décrit, dans le chapitre trei-
ze, le plan éternel de rédemption symbolisé
de manière si simple et touchante par
l’agneau qui fut vu à Knock. En second lieu
il y a le mystère de la femme “habillée de
soleil” qui est vue en tourment sur la terre. Il
y a finalement la Cité de Dieu dont il est dit,
qu’elle possède la Gloire de Dieu dont
l’Agneau est la lampe.”
Aussi David M. Lindsey - dans le livre
duquel nous avons puisé ces renseignements -
détermine dans l’apparition de Knock une
claire référence à l’Apocalypse: “L’apparition
à Knock resta en silence et il sembla qu’elle
ne donnât aucun message; mais en réalité il
n’en fut pas ainsi. Parfois le silence est plus
éloquent que les paroles. Il faut analyser avec
attention l’apparition pour découvrir le mes-
sage silencieux qu’il recèle. Marie parut avec
son époux terrestre, Saint Joseph, et avec son
fils adoptif, Saint Jean l’Évangéliste ; Elle
portait la couronne d’or de la Reine du Ciel…
Au centre de l’autel l’Agneau immolé brillait,
comme le vit dans l’Apocalypse St Jean, sur
l’autel d’or du ciel.”
“Voici que Je reste à la porte et je frappe”
(Ap 3, 20)
Peut-être savez-vous que le verbe
anglais “to knock” signifie “frapper.” Si
quelqu’un écoute ma voix et m’ouvre la por-
te, je viendrai chez lui, je dînerai avec lui et
lui avec moi”,
écrit Jean dans l’Apocalypse
(Ap 3, 20). C’est ce que nous dit l’Écriture,
et que nous suggère aussi la lecture des
temps que nous sommes en train de vivre:
Jésus Christ frappe à la porte de notre coeur,
frappe au seuil de notre vie, et il attend que
nous le fassions entrer pour porter à l’ac-
complissement ses promesses.
Le rappel de l’apparition de Knock est
éloquent: les temps sont mûrs, la Mère nous
invite à nous unir à son oeuvre de co-
rédemption. Laissons présenter par Jean le
livre qui nous indique que faire pour partici-
per à la victoire finale sur le Dragon.
Hâtons-nous, et ne manquons pas l’occasion
d’être parmi ceux qui «ont vaincu par le
sang de l`Agneau et grâce au témoignage de
leur martyre, car ils ont méprisé leur propre
vie jusqu’à mourir» (Ap 12,11).
Rédaction
LES PÈLERINAGES DE CHARITÉ
En 2007 nous avons effectué 13 “pèleri-
nages de charité” portant plus de 2300 quin-
taux de biens de premières nécessités (surtout
alimentaires, détersifs et produits d’hygiène)
chargés sur 180 fourgons ou camionnettes
pour aider beaucoup de pauvreté dans la
Bosnie tourmentée: camps de réfugiés, cui-
sines populaires, hôpitaux, maisons de retrai-
tés, orphelinats, centres sociaux, etc..
L’engagement continue encore cette année
car l’augmentation des biens de première
nécessité est en train de se produire aussi en
Bosnie, où il n’y a de travail presque pour per-
sonne, et où la misère augmente. Dans peu de
jours nous partirons avec 20 fourgons directe-
ment vers la grande pauvreté du nord, centre
et sud de la Bosnie.
En continuelle augmentation se comptent
les demandes d’adoptions à distance d’enfants
(environ 30 par mois) pour aider beaucoup de
familles en extrême difficulté. Nous cher-
chons d’autres parents adoptifs.
Merci à nos amis qui depuis tant d’années
nous accompagnent dans ces voyages.
Maintenant nous avons ouvert un nouveau
chapitre important: nous emmenons en Italie
des enfants de Bosnie pour visites spéciali-
sées, opérations et soins spéciaux. Ainsi, une
fillette de Mostar à laquelle avaient été dia-
gnostiquée une cécité imminente et totale, a
vu son problème résolu définitivement en trois
voyages en Italie et deux opérations! Nous
suivons un cas analogue d’un enfant de
Konjic. Et puis un enfant avec un bras grave-
ment brûlé a été pris en charge et nous suivons
pas à pas les différentes opérations qu’il doit
subir. Nous avons découvert récemment un
cas pitoyable: une jeune fille de 18 ans, terri-
blement brûlée en presque tout le corps depuis
l’âge de 5 ans, et à laquelle aucun soin n’avait
jamais été pratiqué (en outre, elle avait été vio-
lentée); en grandissant, ses plaies se sont
ouvertes: en de nombreuses déchirures pro-
fondes et sanglantes qui lui procurent des dou-
leurs atroces. Elle a été transportée dans un
hôpital italien disposant d’un équipement ultra
perfectionné, qui commencera par soigner les
plaies les plus profondes. Mais toutes ces
interventions sont chères et nous ne savons
plus à qui demander de l’aide. Nous espérons
que quelques personnes riches nous lisent et
laissent parler leur coeur. Merci!
Alberto Bonifacio–Centre Renseignements
Medjugorje–voie S. Alessandro, 26–23855
Pêchez (LC)–tél. 0341-368487 – fax 0341-
368587. Offres éventuelles à: A.R.P.A.
Association Reine de la Paix (même adres-
se)–n° CCP. 46968640
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Le printemps apporte
de nouvelles “fleurs”
Un dimanche de soleil à la fin de l’hiver,
et le Podbrdo se remplit de fidèles qui mon-
tent et qui descendent en priant en silence
ou à voix-basse, par petits groupes. On
entend parler surtout en croate, mais il y a
aussi des familles de pèlerins provenant de
l’Italie ou de la Slovénie, et il y a les parti-
cipants aux différentes Communautés pré-
sentes en ce lieu. Souvent avec un sourire ils
échangent un salut qui est tout autre que
superficiel car dans un bref regard passe la
bénédiction divine
, se sentir frères dans la
joie de savoir que chacun a répondu à la
même invitation: il a voulu échanger le
cadeau du soleil dominical en donnant à
Dieu un peu de son propre temps, dans ce
jour qui appartient à Dieu.
Nous arrivons presque les derniers au
sommet, saluant ceux qui descendent, et ces-
sant de prier à haute voix avant d’arriver à
l’endroit des apparitions. Nous nous age-
nouillons silencieusement autour de la statue.
C’est la tombée de la nuit et la colline n’est
pas encore illuminée en cette saison. Chacun
exprime quelque prière intime discrètement
en levant et abaissant le regard. De Là-Haut,
Marie nous regarde tendrement en lisant le
murmure de nos lèvres. Uni à son coeur
maternel je commence à entendre les âmes
des frères et des soeurs que le Seigneur a pla-
cés à côté de moi comme un cadeau inesti-
mable, et je remercie la Gospa de nous avoir
appelés et choisis de toute tribu, langue,
peuple et nation
; je la remercie d’avoir voulu
et formé cette famille spirituelle, pour la
communion qui règne entre nous.
Et tout est parti d’ici, de cet endroit,
depuis ce jour maintenant lointain, de cette
étoile qui marque la naissance à la grâce
d’un grand nombre d’âmes. C’est vraiment
notre “berceau” et c’est pourquoi il est juste
qu’en cette soirée de dimanche nous soyons
à voix basse réunis pour rendre à notre Mère
notre simple, petit, ‘merci’.
“La saison recommence”
Recommence la chaleur, recommencent
les pèlerins, et avec eux les affaires, le trafic,
le travail. Ici à Medjugorje on peut dire:
“recommence la saison.” C’est la troisième
année que, par grâce de Dieu, je peux séjour-
ner dans cette terre bénie, et désormais je
réussis à reconnaître assez bien les parois-
siens des pèlerins, et la manière de penser des
uns et des autres. S’il est vrai que nombreux
sont les habitants du lieu qui voient seule-
ment le flux des étrangers du point de vue de
leurs intérêts, il est vrai aussi que beaucoup
vivent leur travail comme un service qu’ils
rendent à Dieu à travers le prochain.
Avec “la saison” ce ne sont pas seule-
ment aux affaires à reprendre vie, commen-
ce aussi une dynamique spirituelle qui voit
impliquées beaucoup d’âmes qui – plus ou
moins consciemment - cherchent de l’aide,
et des âmes qui, avec leur prière, avec leur
sérénité et leur décision pour Dieu, sont
appelées à être des canaux de grâce. Et si du
point de vue organisation c’est un été com-
me un autre, qui à première vue rapportera
un peu plus d’argent mais moins que le sui-
vant, dans la vie de l’Esprit Saint la saison
qui vient sera unique et irremplaçable: dans
ce berceau de conver-
sions viendront enco-
re de nouvelles âmes,
dont la vie changera
radicalement et se
vérifieront des ren-
contres spéciales vou-
lues par Dieu, qui lais-
seront des empreintes
éternelles dans de
nombreux cœurs. Et
qui prie et s’offre pour
les pèlerins sait avoir
la grande responsabili-
té d’accompagner et
offrir à Dieu tout ceci, et combien de sacri-
fices sont nécessaires pour faire naître un
petit et précieux oui dans un coeur blessé.
La bénédiction grâce à l’auto-stop!
Je sors après le petit déjeuner pour faire
quelques emplettes, et en allant en voiture
vers Citluk je prends un jeune auto-stop-
peur: “Comment t’appelles-tu?” (mainte-
nant je me débrouille plutôt bien avec le
croate).“Andrija”, me répond-il. “Ah, c’est
la première fois que je connais quelqu’un
d’ici avec ce prénom…cela veut dire que ta
fête tombe le trente novembre. Moi, c’est
Francesco et je suis Italien; cela s’entend
vraiment?”
Andrea a vingt-cinq ans, exactement
comme moi; d’habitude dans ces cas-là, je
pense avec gratitude au don immense que
m’a fait le Seigneur en m’appelant très jeune
dans ma Communauté. Aujourd’hui non.
Aujourd’hui je pense au fait que tous deux,
même si nous avons grandi différemment,
nous nous trouvons à “oeuvrer” dans cet
endroit de grâce, nous nous trouvons à mener
des tâches concrètes dans un jour quel-
conque, à dérouler une vie “normale” que
toutefois la Sainte Vierge accueille et présen-
te au Seigneur comme sacrifice de louange.
“Aimes-tu vivre à Medj. ou trouves-tu
qu’il y a trop de pèlerins? Quand ils sont
trop nombreux, est-ce qu’ils te dérangent?.”
“Non, non, Medjugorje me plaît, et me plaît
ainsi, vraiment avec tous les gens qui vien-
nent là… les pèlerins ne me dérangent pas.”
“Crois-tu aux apparitions de la Gospa?.”
…Il est clair qu’ici tous y croient. “Ses
apparitions ont-elles changé ta vie?.” Et
c’est la demande qui compte: en réalité,
combien sommes-nous qui prêtons attention
à la voix de notre Mère? Moi le tout pre-
mier, suis-je en train de porter ou non son
dernier message dans mon esprit et dans
mon cœur? Suis-je en train de le mettre en
pratique aujourd’hui même, pendant cette
rencontre fortuite?
Cher André, tu ne t’attendais certes pas
que d’avoir été pris en stop par ce moine en
civil finirait sur un journal qu’on lit dans le
monde entier: que chaque lecteur te trans-
mette une bénédiction et alors, combien de
grâces vont pleuvoir sur toi!
Le vent de l’âme
Pendant tout l’hiver et le printemps le
temps à Medjugorje est scandé par l’alter-
nance de deux vents: celui du sud et celui du
nord nommé communément “bora.” Celui
du sud porte nuages et pluie en diminuant
l’amplitude thermique diurne avec des tem-
pératures constantes et douces. Par contre,
quand souffle le ‘bora’ l’air devient clair et
limpide; le ciel se rassérène, et le matin sévit
un froid piquant tandis qu’à midi le soleil
chauffe avec force en donnant espoir à tout
ce qu’il rencontre. Mais maintenant, à partir
de mai et durant les mois suivants, le vent du
nord sera mitigé, apportant un air subtil et
frais, tempéré et toujours agréable, tandis
que le courant sud nous vaudra une chaleur
plus franche, entrecoupée de brefs orages
d’été, indispensables pour nettoyer l’air et
rafraîchir la nature.
Ainsi, dans le chemin spirituel de
chaque âme alternent saisons et courants
divers. Qui rentre de Medjugorje sait que
dans la vie quotidienne il rencontrera de
nouveau des difficultés variées. Aux
périodes où le Seigneur accorde à l’âme
beaucoup de signes, grâces et consolations
alternent des phases au cours desquelles
notre foi est éprouvée et notre chemin spiri-
tuel “vérifié”. En réalité, quand l’âme mûrit
vraiment, on peut s’apercevoir combien ces
périodes d’épreuves sont vraiment les plus
utiles et fécondes, capables à elles seules de
mener à maturité notre rapport envers Dieu.
Le mois le plus beau
Mai, mois depuis toujours consacré à
Marie, est vraiment à Medjugorje, peut-être
le mois le plus beau! Les hirondelles revien-
nent fendre le bleu intense du ciel qui se
découpe entre les deux clochers de l’église
paroissiale, pendant qu’à la fin de la messe
vespérale le coucher du soleil s’exprime en
ses plus belles couleurs. C’est une paix
sereine et profonde qu’on respire dans les
soirs d’été; le silence qui se fait toujours
plus fort semble entrer dans l’âme pour
transformer, guérir, préparer la place à l’ac-
tion de l’Esprit que Dieu, continuellement,
nous transmet.
Francesco Cavagna
Apparition annuelle à Mirjana
pour son anniversaire
18 mars 2008
« Je n’ai jamais vu la Sainte Vierge
s’adresser à nous de cette façon – a rappor-
té la voyante - elle a étendu les mains vers
nous et, avec les mains étendues comme
cela, Elle a dit : »
“Chers enfants, Aujourd’hui je tends les
mains vers vous, n’ayez pas peur de les
accueillir, elles désirent vous donner
l’amour, la paix et vous aider pour le salut.
C’est pourquoi, chers enfants, prenez-les.
Comblez mon cœur et je vous mènerai vers
la sainteté. Le chemin sur lequel je vous
conduis est difficile, rempli d’épreuves et de
chutes. Je serai avec vous et mes mains vous
tiendront. Soyez persévérants afin qu’à la
fin du chemin nous puissions tous ensemble,
dans la joie et l’amour, nous tenir par la
main avec mon Fils. Venez avec moi, n’ayez
pas peur. Je vous remercie”.
2 avril 2008
“Chers enfants, aujourd’hui encore, tan-
dis que je suis avec vous dans le grand
amour de Dieu, je désire vous appeler: Etes-
vous avec moi? Votre oceur est-il ouvert
pour moi? Permettez-vous que je le purifie
avec mon amour et que je le prépare pour
mon Fils? Mes enfants, vous êtes choisis car
dans votre temps une grande grâce de Dieu
est descendue sur la terre. N’hésitez pas,
accueillez-la. Je vous remercie”.
C e l a a r r i v e à M e d j u g o r j e …
6
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Le Pape exhorte à
la “maternité spirituelle”
des prêtres
Benoît XVI, par une lettre, a manifesté
sa satisfaction pour une campagne d’adora-
tion eucharistique et de “maternité” pour la
sainteté des prêtres du monde. Comme nous
l’avions déjà signalé, la campagne propose
aux “âmes féminines consacrées”, en sui-
vant l’exemple de Marie, d’adopter “spiri-
tuellement des prêtres pour les aider avec
l’offrande de soi, l’oraison et la pénitence.”
L’initiative vise à que “de chaque angle de la
terre, s’élève toujours à Dieu, sans cesse,
une prière d’adoration, remerciement,
louange, demande et réparation, avec le but
principal de susciter un nombre suffisant de
vocations saintes à l’état sacerdotal.”
Dans ton ventre…
«Dans ton ventre se rallume l’amour
par lequel, chaud dans la paix éternelle,
cette fleur a ainsi germé…»
Célèbres sont ces vers que Dante
Alighieri, poète italien (1265-1321) - écrivit
dans sa Divine Comédie. Ils se trouvent avec
exactitude entre les lignes d’une prière
extraordinaire à la Vierge Marie, que l’au-
teur imagine dans la bouche de St Bernard.
Les paroles d’un chant de don Giosy
Cento, moins populaire que le poème ci-
dessus, mais certainement très connu, peu-
vent lui servir de contrepoint: «Dans ta mai-
son, Marie j’ai respiré ton ‘oui’: une propo-
sition d’amour, Dieu te jette dans Son coeur.
Et l’infini s’incarne, en silence descend le
Mystère…».
D’où l’invitation à nous demander:
qu’arrive-t-il quand nous disposons notre
âme comme Marie? Qu’a trouvé en Elle le
Très-Haut? Et que doit-Il trouver en nous ?
Un ventre embrasé d’amour! Un coeur
accueillant préparé par la Parole même de
Dieu: Dieu prépare la créature à L’accueillir
Lui-même. Un ventre allumé, ou embrasé,
incandescent, comme le coeur des disciples
d’Emmaüs après que Jésus leur avait parlé
des Écritures et qu’ils l’avaient vu et recon-
nu à la fraction du ‘Pain’,
Un ventre chaud qui porte à la
paix! Saint Augustin ose dire que
Marie fut plus grande pour avoir
accueilli la parole dans son coeur
que pour l’avoir accueilli dans son
sein. Paix qui naissait dans son
coeur imprégné de la parole. Paix
parce qu’obéissante à la volonté de
Dieu (ob-audire signifie écouter en
restant devant: qui obéit n’annule
pas sa liberté, mais l’exalte).
Paix parce que fidèle au projet
unique de Dieu, qui ne peut pas
vouloir autre chose que l’amour de
l’âme et pour l’âme. Paix parce que
don pour les autres. La paix, en
effet, au-delà de l’avoir dans le coeur,
devient nécessairement motif de partage:
«Tu peux oublier la personne avec laquelle
tu as ri, jamais celle avec laquelle tu as
pleuré»
(Kahlil Gibran).
Germer une fleur! “… Il a regardé l’hu-
milité de sa servante” chante Notre-Dame
dans le Magnificat. Il en est vraiment ainsi, o
Mère. Ton sein est comme un jardin fleuri car
toutes les vertus y trouvent place: simplicité,
humilité, silence, prière, abandon, amour,
fidélité, confiance… Seulement peut ainsi
naître la Fleur qui dépasse le temps et les sai-
sons, toujours pleine de beauté et de parfum.
Terre accueillant ta vie, terre préparée avec
les semences de l’Esprit, où le Fils de Dieu
prend demeure et… l’Infini s’incarne!
p. Horace Renzetti o.f.m. cap
De grâce en grâce
de Stefania Consoli
Que nous réserve le chemin derrière le
Seigneur de l’histoire, le seul qui a défié la
mort avec son offrande et qui l’a anéantie?
Que nous a procuré ce Crucifié qui en exha-
lant dans l’amour son dernier souffle a don-
né vie à son Église, justement comme le
Père qui, en respirant sur Adam avait donné
origine à l’humanité? Que nous a obtenu
cette pierre qui, en roulant du sépulcre le
vidait de la corruption, ouvrant la voie à
l’espoir d’un jour sans déclin?
Grâce sur grâce. C’est ce que nous
recevons en ce temps de printemps où les
bourgeons laissent toujours davantage la pla-
ce aux fleurs pleines de couleurs et de par-
fums, dans la promesse de fruits mûrs. Un
fleuve de grâce nous est donné, une succes-
sion de nouveautés célestes qui jaillissent
d’une séquence de fêtes liturgiques, de plus
en plus denses de lumière et de splendeur.
Pâques a déjà fait sa part: cinquante
longs jours chargés de vie jaillissante, res-
suscitée; jours dans lesquels une force toute
spéciale a agi, pour porter une nouvelle clar-
té dans les angles sombres de nos coeurs,
fermés sur eux-mêmes et esclaves de
l’amour propre. Une force capable de labou-
rer dans la profondeur les mottes durcies de
notre âme et faire sortir ce qui s’étiolait inté-
rieurement, dans un état de mort apparente,
mais en réalité active de manière sordide et
voilée: vieilles rancunes, frustrations, bles-
sures non cicatrisées et jamais pardonnées…
Les jours suivants cette Pâque à
Jérusalem le Maître instruisait ses disciples
pour les préparer à la mission. Le même
sort, Jésus le réserve aussi à nous, tous les
ans, dans un temps pascal riche de Sa pré-
sence, pour nous dire que le parcours vers le
Père est un exode continuel de nous-mêmes,
de notre propre mentalité qui aisément
recherche ses assouvissements dans ce mon-
de, d’une justice fausse qui se dresse à la
défense d’un moi égoïste, d’une logique de
pouvoir qui nous arme sans fin contre qui vit
à nos côtés, dans la volonté de l’écraser et
d’exercer notre domination sur lui.
Le résurrection qui a anéanti la mort
en lui ôtant le dernier mot, nous a indiqué
comment une vie faite de petits arrange-
ments, de compromis paresseux et d’accom-
modements de circonstance, s’oppose à la
possibilité de renouvellement intérieur pro-
fond que chaque passage pascal nous pro-
pose. Souvent, en effet, par peur de se trom-
per et pour ne pas risquer “plus que de rai-
son”, nous nous enfermons dans des
domaines étroits réduisant nos actes au
minimum indispensable; nous nous conten-
tons d’une existence racornie, faite de
choses racornies, dans l’illusion d’être tran-
quilles. En réalité nous sommes en train de
réduire non seulement au minimum notre
manière d’agir, mais aussi l’oxygène de
notre âme, qui se nourrit de créativité et
d’initiatives dans l’Esprit Saint.
Cette stagnation existentielle, fruit de nos
insécurités et peurs, bloque en effet le proces-
sus dynamique, propre de l’existence chré-
tienne: un cycle continu d’offre, mort et
résurrection, qui chaque fois nous élève au-
dessus des humaines orientations et nous met
en relation avec le Très-Haut. Admettons-le:
combien de fois donnons-nous le nom de
“calme” à notre passivité, et de “tranquillité”
à notre immobilité? Et au lieu de voler très
haut, nous nous traînons lamentablement…
Au contraire, si nous nous convain-
quions de détourner le regard de nous
mêmes, de nos besoins, de nos attentes et
prétentions et que nous laissions opérer
l’Esprit Saint qui - dans ce temps - se répand
de manière excellente, nous nous aperce-
vrions que la réalité est bien au-delà de
notre petite optique. Beaucoup de pro-
blèmes s’effriteraient comme poussière en
révélant toute leur inconsistance. Les néces-
sités se réduiraient, parce que tout nous sera
donné au moment opportun et par des voies
que nous n’aurions jamais imaginées. Les
doutes s’évanouiraient en fumée pour faire
place à un abandon confiant. Les sentiments
recevraient la paix, pas celle que donne le
monde, mais la paix que le Ressuscité a
voulu laisser (cfr J. 14,27): une paix qui est
absence de préoccupations parce que nous
les avons confiées à Dieu, une paix qui
engendre la joie dans le cœur, dans la certi-
tude que le mal n’a aucun pouvoir sur nous,
si Jésus règne souverain au centre de notre
être (cfr J. 14, 30).
Dieu nous attire au-delà des frontières
de notre micro-monde pour nous faire goû-
ter les beautés du Sien. Mais il faut se lais-
ser guider et surtout: se fier! Nous passerons
de grâce en grâce à travers le mystère de
l’Ascension, puis de Pentecôte. Nous
vivrons la plénitude dans la fête de la Trinité
Très Sainte, pour ensuite rencontrer encore
Jésus seul, tout donné à nous dans la fête du
Corpus Domini et du Sacré Coeur.
Et comme un tissu qui réunit des fils dif-
férents, en ce mois de mai le manteau de
Marie s’étendra de manière spéciale sur tous
ses enfants pour protéger les grâces que
Dieu distribue dans ce temps.
Un silence profond enveloppe nos âmes
et nous prépare à accueillir ces perles qui
nous sont destinées. C’est la manière juste
pour ne pas les disperser et pour dire un
grand merci à notre Père, bon et providentiel.
“Les laïques en étant
dédiés à Christ et consa-
crés par l’Esprit Saint,
sont de manière admirable
appelés et instruits pour
que l’Esprit produise en
eux des fruits toujours plus
abondants... les laïques, en
opérant partout sainte-
ment comme adorateurs,
consacrent à Dieu le mon-
de lui- même.”
(Catéchisme de l’Église
Catholique n°901)
7
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Villanova M.,
1er mai 2008
2008
Resp. Ing. Lanzani - Tip. DIPRO (Roncade TV)
Que nous bénisse Dieu
tout puissant,
Le Père, le Fils et l’Esprit Saint
Amen
Seigneur enseigne-moi...
à souffrir
Tu as fait de la souffrance la peine de la
faute et le prix de la rédemption: elle fait
partie du châtiment; apprends-moi à devenir
participant de la souffrance rédemption.
Seigneur, que je comprenne, aime et loue
ton projet!
Tu as laissé l’homme courir par ses voies,
faire sa volonté contre la tienne; mais tu ne
l’as pas abandonné à son sort: tu as infligé la
peine parce que tu es justice; mais tu as pro-
mis la libération parce que tu es miséricorde.
Tu as voulu que le mal de la peine devint le
mérite de la libération pour que la justice
devint instrument de miséricorde.
Admirable ton projet, Seigneur! Tu l’as
réalisé dans ton Fils et tu as voulu qu’il
prît–et Il a voulu prendre–la condition
d’homme souffrant et mortel, pour qu’avec
la souffrance et la mort il détruisit en moi
l’une et l’autre, et où la faute abondait il fit
surabonder la grâce.
Enseigne-moi à m’unir avec amour et, je
te le demande hardiment, s’il est pos-
sible–(mais rien n’est impossible à ta toute
puissance)–de m’unir avec joie aux souf-
frances de ton Fils et de sa Mère Marie.
Enseigne-moi à comprendre que je dois
compléter, pour mon salut, ce qui manque
aux souffrances du Christ; ce qui manque,
non que ma souffrance ajoute quelque chose
aux mérites du Christ, mais parce que cela
constitue la condition indispensable pour en
devenir participant; enseigne-moi à suppor-
ter la souffrance–oui, à la supporter parce
que tu ne nous commandes pas de l’aimer,
même si tu nous commandes d’aimer de
devoir souffrir comme devoir d’expiation,
comme preuve d’amour, comme instrument
de salut, comme moyen d’apostolat, comme
l’espérance, la grande espérance du prix.
Combien de raisons, Seigneur, pour
accueillir la souffrance non seulement avec
résignation, ce qui est insuffisant pour un
vrai disciple de ton Christ, mais avec amour
et avec joie; avec une joie semblable à celle
de ton Fils qui se sentait comme angoissé
tant qu’il n’avait pas reçu le baptême qu’il
devait recevoir (Lc 12, 50), ou à celle de son
Apôtre qui en était envahi en toutes tribula-
tions (2 Cor 7, 4).
Donne-moi, Seigneur, de comprendre ce
grand mystère de la souffrance!
p. Augustin Trapè o.s.a.
(3) à suivre
LA CONFESSION
est une médecine
En recueillant les confidences de beau-
coup de personnes pendant le déroulement
de ma carrière médicale, je me suis rendu
compte de combien a raison l’Église de défi-
nir l’homme comme une créature trinitaire
où les trois parties, corps, âme (psyché) et
esprit sont étroitement interconnectées. La
maladie d’une partie se répercute toujours
sur les autres, et on atteint la guérison totale
de la personne seulement en agissant en tous
les trois niveaux.
Jusqu’à quelques décennies on se préoc-
cupait seulement de soigner le corps; puis la
Médecine Psychosomatique a valorisé aussi
la partie psychique de la personne. L’homme,
cependant, ne se porte pas bien encore et la
santé, entendue comme équilibre parfait de
l’individu entier (équilibre qui est révélé par
une sensation forte de paix intérieure),
semble un but encore très lointain. La solu-
tion consiste à avoir le courage de considérer
que notre composant spirituel a aussi des
nécessités qui ne peuvent pas être négligées.
Quand je demande à un de mes patients
ce qu’il désire le plus, la presque totalité
manifeste un désir intense de vivre dans la
paix et dans la sérénité, aussi bien exté-
rieures (dans la famille et dans la société),
qu’intérieures (en soi-même). Malgré cette
exigence très forte, bien peu parviennent à
l’expérimenter parce que, au lieu de recher-
cher et corriger leurs propres fautes (il y en
a toujours), on tend à rendre les autres res-
ponsables de chaque événement négatif.
L’expérience m’a enseigné que trouve la
paix seulement celui qui trouve Dieu, son
amour et son pardon. Aujourd’hui beaucoup
parlent de Dieu, mais c’est souvent un Dieu
à notre usage et consommation; c’est un
Dieu inanimé, personnifié ou très loin de
notre monde. Ce n’est pas le Dieu de la paix,
mais un placebo illusoire que nombreux se
créent pour tâcher de tranquilliser leur
propre conscience.
Le Dieu de la paix est Jésus Christ. Ce
Jésus qui a été obéissant à la volonté du Père
jusqu’au point de mourir en croix pour nous.
Ce Jésus qui nous a tous aimés, même ses
propres persécuteurs. Ce Jésus qui a fondé
les sacrements et qui a tout accompli pour
que nous puissions voir, croire et l’imiter
pour atteindre, comme Lui, « l’état d’hom-
me parfait »
.(Eph. 4,13). En ayant perdu de
vue ce Jésus, l’homme a perdu la santé, son
équilibre intérieur, la paix.
Il n’y a qu’un moyen pour revenir à
Jésus et se retrouver soi-même: lui deman-
der de tout coeur pardon et lui promettre,
avec l’aide de la Grâce qu’il nous donne
continuellement, de ne plus l’offenser. C’est
l’écho de la voix de St Jean Baptiste qui
répète depuis des siècles pour nous admo-
nester: «Convertissez-vous car le Royaume
des Cieux est proche».
(Mt 3,2).
Comme médecin, en différents cas j’ai
demandé au patient de se réconcilier avec
Christ pour résoudre ses problèmes phy-
siques et ceux qui l’ont fait et ont pris l’ha-
bitude de se confesser fréquemment, ont
expérimenté la joie de vivre et se sont mer-
veilleusement guéris tout doucement.
La confession est médecine pour l’hom-
me et pour la société entière: une société qui,
aujourd’hui a un besoin particulier d’être
guérie. Ne laissons pas sans réponse cette
nouvelle invitation du Père!
Dr. Roberto Gava
(de: Le sacrement de la confession)
La Sainte Vierge apparaît dans ces temps
si difficiles quand certains individus sans
scrupules manipulent les masses en utilisant
les mass-média, et spécialement la télévi-
sion. Ils créent une opinion publique en
imposant leur propre mesure d’immoralité et
en promouvant une fausse liberté, transfor-
mant l’égoïsme et le plaisir en esclavage.
Comment aujourd’hui est-il possible de
changer cette situation négative dans le
monde entier? Comment est-il possible de
témoigner que Dieu s’est fait homme et nous
a rachetés? Comment est-t-il possible d’of-
frir son enseignement et sa voie pour trouver
la paix? Dans ses messages récents, la Reine
de la Paix souligne notre responsabilité pour
le monde qui est sans paix, sans Dieu, sans
foi. Dans ce monde, nous sommes avec Elle.
Nous sommes envoyés pour être lumière
dans ces ténèbres. Nous sommes appelés à
être paix dans cette inquiétude et apôtres
dans cette vallée de Babel. La Sainte Vierge
n’a jamais dit: écrivez des articles ou parlez
en influençant les mass-média etc. Elle nous
invite à répondre à l’appel et à être un signe
et grâce pour les autres.
Comment pouvons-nous réaliser tout
ceci? La Sainte Vierge dit que c’est possible
en donnant du temps à Dieu, pour qu’Il puis-
se nous transformer. Nous devons expéri-
menter notre transformation. Je crois ferme-
ment en cette transformation. À mes yeux
Medjugorje, en premier lieu, est cette gran-
de transformation du coeur humain surtout,
de la vie, de la famille et du monde. Je sais
que la conversion est possible. Nous devons
grandir tant que nous ne sentons pas le
besoin de la conversion; tant que nous ne
haletons pas à la prière et au sacrifice pour le
don de la conversion.
Dans mon coeur je reconnais que la
Reine de la Paix pendant le temps des appa-
ritions a touché tous nos problèmes et a
apporté les réponses à toutes les questions.
La Sainte Vierge nous appelle à donner des
exemples pratiques de vie pour que nous
puissions développer notre apostolat en
vivant ses messages. De cette manière est
confirmée l’expérience de l’Église: notre
changement a débuté en restant agenouillé
en prière devant notre Seigneur.
(
d’une lettre aux Couples de prière)
Père Jozo:
Je crois dans
la transformation!
« Depuis 26 ans la Gospa nous demande de
prendre le temps de prier chaque jour en famil-
le. Elle sait pourquoi ! Elle veut nous protéger
du désastre ! Mais beaucoup ne l'écoutent pas et
après ils viennent pleurer devant elle en disant
'Sauve-nous' ! C'est maintenant que nous devons
prendre les bonnes décisions ! Il suffit de se
décider, et Dieu est bon, il va nous aider. Mais il
faut commencer aujourd'hui, et dire « Voilà, je
vais faire ce que tu dis, je vais faire tout mon
possible, et toi tu fais le reste ! »
Soeur Emmanuel +
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de la Paix vit d’offrandes!
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