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www.medjugorje.ws » Text version » Echo de Marie Reine de la Paix » Echo de Marie Reine de la Paix 194 (Juillet-Août 2007)

Echo de Marie Reine de la Paix 194 (Juillet-Août 2007)

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Message du 25 mai 2007:
« Chers enfants, priez avec moi le
Saint Esprit afin qu’Il vous guide dans la
recherche de la volonté de Dieu sur le che-
min de votre sainteté. Et vous qui êtes loin
de la prière, convertissez-vous, recher-
chez dans le silence de votre coeur le salut
de votre âme et nourrissez-la avec la priè-
re. Je vous bénis tous individuellement de
ma bénédiction maternelle. Merci d’avoir
répondu à mon appel. »
En recherche
de sa volonté
Fidèles à l’ordre reçu par Jésus (At 1, 4-
5) les onze Apôtres ne s’éloignent pas de
Jerusalem et ils attendent l’Esprit Saint,
assidus à la prière, avec quelques femmes
dont Marie, mère de Jésus et avec ses frères
(Ac 1, 14). Aujourd’hui comme alors, Marie
nous accompagne dans l’attente de l’Esprit,
Elle attend avec nous la Pentecôte. Certes,
ce n’est pas exactement comme il y a deux-
mille ans mais les différences extérieures,
bien qu’apparentes, ne sont pas celles qui
marquent la différence entre les deux événe-
ments. La vraie différence réside dans la foi
avec laquelle est attendu l’Esprit Saint et
dans l’abandon résultant de Son action de
Feu transformante. Nous pouvons prier et
faire encore et encore des neuvaines, mais si
nous ne sommes pas disposés à être transfor-
més par le Feu de l’Esprit, quelle valeur ont-
ils? Si je ne désire pas ardemment dispa-
raître dans le Feu de l’amour, je ne suis
rien… cela ne me sert de rien
(cfr 1 Cor 13).
Chers enfants, priez avec moi le Saint
Esprit afin qu’Il vous guide dans la
recherche de la volonté de Dieu sur le che-
min de votre sainteté.
Voici ce que nous
devons demander au Saint Esprit et pour être
certains que ce soit une prière sincère, prions
avec Marie. Elle-même nous y invite: priez
avec moi
. Prions avec Elle, prions avec Ses
mots; prions avec Son Coeur. Point n’est
besoin de grands discours, de phrases recher-
chées; une monosyllabe suffit, il suffit d’un
Oui, Son Oui, Son Fiat à la Volonté du Père
et l’Esprit Saint réalisera en nous Sa Volonté,
comme Il a fait avec Marie. Prier l’Esprit
Saint pour qu’Il nous guide dans la recherche
de la volonté de Dieu équivaut à permettre
que L’Esprit l’accomplisse en nous et pour
nous. On procède ainsi sur le chemin de la
sainteté, c’est-à-dire de la vie en Dieu. Notre
contribution active reste dans l’acceptation
de la volonté de Dieu; la capacité de réalisa-
tion ne nous appartient pas, ni même dans
nos vertus, mais dans la grâce qui nous est
apportée. Cette vérité nous donne courage,
mais en même temps élimine toute excuse
confortable qui puisse retarder notre Oui.
La seconde partie du message concerne
ceux qui sont loin de la prière, ceux qui ne
prient pas ou le font seulement de manière
formaliste, en veillant à tenir leur coeur bien
loin de son implication réelle. Et vous qui
êtes loin de la prière, convertissez-vous,
recherchez dans le silence de votre coeur
le salut de votre âme et nourrissez-la avec
la prière
Voilà l’exhortation de Marie, clai-
re, forte, essentielle. Ses mots ne résonnent
pas comme des reproches mais ils tracent
des étapes précises et fondamentales.
D’abord l’invitation à se convertir, à
orienter esprit, âme et coeur vers l’amour
miséricordieux de Dieu c’est-à-dire, à se
disposer à l’accueillir et le vivre dans sa
propre vie. Ensuite se consacrer au salut de
l’âme et la nourrir avec la prière. La conver-
sion déplace l’attention de l’homme à Dieu,
non par désir d’évasion mais pour une
recherche de notre véritable essence. La
prière n’est pas optionnelle mais une néces-
sité vitale pour l’âme, c’est sa nourriture.
Tout ceci dans le silence du coeur, dans le
recueillement si cher à Marie et tellement
nécessaire pour que ne soient pas couverts
par les clameurs du monde les soupirs plain-
tifs de l’Esprit. La bénédiction maternelle de
Marie descend sur nous tous, sans exclusion,
qu’elle nous convertisse et nous dispose à
accueillir en plénitude et en joie l’Esprit de
Dieu qui attend seulement notre Oui pour
réaliser en chacun de nous l’amour éternel
du Père.
Nuccio Quattrocchi
Message du 25 juin 2007:
Anniversaire des apparitions
« Chers enfants, aujourd’hui encore,
avec une grande joie dans le coeur, je vous
appelle à la conversion. Petits enfants,
n’oubliez pas que vous êtes tous importants
dans ce grand projet que Dieu conduit à
travers Medjugorje. Dieu désire convertir
le monde entier et l’invite au salut et au
chemin vers Lui qui est le commencement
et la fin de chaque être. D’une manière spé-
ciale, petits enfants, je vous invite du fond
de mon coeur: ouvrez-vous à cette grande
grâce que Dieu vous donne à travers ma
présence ici. Je désire remercier chacun de
vous pour les sacrifices et les prières. Je suis
avec vous et je vous bénis tous. Merci
d’avoir répondu à mon appel. »
Merci, Mère!
Aujourd’hui s’accomplit le 26° anniver-
saire de la présence à Medjugorje de Marie,
notre Mère, et son message descend sur
nous, son peuple comme une pluie bénéfique
qui baigne et donne vie. Ses mots sont affec-
tueux mais forts; ils transmettent joie et
conscience ensemble, espoir et invitation à la
conversion. Ils nous rappellent l’importance
de Medjugorje et de chacun de nous dans le
plan divin de salut: Petits enfants, n’oubliez
pas que vous êtes tous importants dans ce
grand projet que Dieu conduit à travers
Medjugorje.
Le grand plan de Dieu passe
par la conversion universelle. Dieu désire
convertir le monde entier et l’invite au
salut et au chemin vers Lui qui est le com-
mencement et la fin de chaque être.
La conversion consiste à se laisser renou-
veler par Dieu. «Celui qui était assis sur le
trône dit: “Voici que je fais toutes choses
nouvelles”…” Je suis l’Alpha et l’Omega, le
Début et la Fin. À celui qui il a soif je donne-
rai gratuitement l’eau de la source de vie»
(Ap 21,5-6).
La conversion est toujours un
processus en acte, jamais terminé dans notre
vie terrestre; c’est le chemin vers Dieu. Nous
aurons soif le long du chemin mais Lui nous
donnera gratuitement l’eau de la source de
vie. Celle-ci est l’eau qui jaillit du côté du
Christ (J 19, 34) et nous enlèvera toute soif
sauf la soif du Christ (J 19, 28). C’est la soif
de qui désire vivre non plus pour lui-même,
mais pour le Christ mort et ressuscité. Notre
vie vaut seulement si elle est une mission qui
nous est confiée par Dieu et vécue en chemin
vers le Père, avec Christ et avec les frères.
Ma vie ne peut plus se traîner d’une chose à
l’autre, elle ne peut plus se fermer dans l’au-
to-compassion, elle ne peut plus osciller
entre beaucoup de satisfactions égoïstes et
peu d’actes de générosité. Ma vie, c’est de
pouvoir dire avec l’apôtre Paul, «Ce n’est
plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en
moi». La conversion est un processus de
transsubstantiation de la créature humaine en
Jésus; en Lui la créature est appelée à deve-
De l’embrassement du
Christ naît l’amour
(Pasternak – ‘Docteur Jivago’)
Juillet-août 2007
-
Edité par Eco di Maria, C.P.
47 31037 LORIA (TV)
(Italie) - Tel/fax 0423.470331
A. 23, n. 5 - 6 Sped. a. p. art. 2, com. 20/c, leg. 662/96 filiale di Mantova, Autor. n. 13 del tribun. MN: 8.11.86
Edition francaise: veuillez adresser tout courrier à notre secrétariat (adresse pag. 8)
194
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nir Eucharistie vivante. Dans cette
démarche, nous avons un continuel, indis-
pensable besoin de la grâce divine sans
laquelle ne serait pas possible la communion
avec Christ Jésus. Cette grâce Dieu l’accor-
de sans mesure, avec une miséricorde infi-
nie. La présence de Marie à Medjugorje est
une autre grâce de grandeur exceptionnelle.
À qui, dans l’Église, reste hésitant sur la
nécessité de cette présence, nous demandons
de faire comme Marie ‘qui gardait dans son
Coeur ce qu’Elle ne comprenait pas’ (Lc 2,
51), Et, si cela lui semble trop difficile, de
suivre le conseil de Gamaliel (Ac 5, 34-39).
Par contre, à qui croit en la présence de
Marie à Medjugorje, nous demandons de
transcrire dans son propre coeur l’invitation
de notre Mère: D’une manière spéciale,
petits enfants, je vous invite du fond de
mon coeur: ouvrez-vous à cette grande
grâce que Dieu vous donne à travers ma
présence ici.
L’ouverture du coeur que notre
Mère nous a toujours demandée est essen-
tielle pour vivre et transmettre l’amour que
Dieu révèle en Jésus. Dieu estime le juste et
aime le pécheur pour le retour duquel Il
sacrifie le Fils. Cet Amour nous devons en
vivre et en témoigner en chaque circonstan-
ce, avec la vie et pas avec des mots.
N.Q.
L
E
P
APE
, P
ÈLERIN À
A
SSISE
Pierre va chez François
C’était un jeune comme eux quand par les
rues d’un Assise médiéval, François flânait
avec ses camarades de noce, gai et joyeux,
génial aussi alors dans sa capacité de les
entraîner tous avec son charme désinvolte.
Insouciant des problèmes sociaux et religieux
il dépensait sans compter, désirant pour lui le
meilleur, y compris la gloire quand il choisit
de partir à la bataille. Mais il n’alla pas loin.
Dans la ville voisine de Pérouse, en effet,
François fut fait prisonnier pour une année
entière. Humainement parlant, un malheur;
spirituellement le salut car, lorsqu’il revint à la
maison de son père, riche marchand d’étoffes,
François était porteur dans son coeur d’un
appel tout spécial, (capable de l’arracher des
filets d’une mondanité brillante pour l’insérer
dans l’abîme d’un amour “qui dépasse les plus
hauts sommets”). Un amour qui prit posses-
sion de son coeur et ne l’abandonna jamais;
mieux, ce fut ce nouvel amour qui contraignit
le jeune d’Assise à laisser tout le reste pour
s’occuper seulement de Lui…
C’est l’histoire d’une conversion profon-
de, radicale comme bien d’autres. Mais celle-
là est arrivée ici il y a exactement 800 ans,
dans une toute petite ville du centre de l’Italie;
elle fut non seulement décisive pour ce
François aux gestes élégants, mais pour une
multitude de gens qui, depuis ces huit siècles
ont suivi les traces de celui qui est connu de
tous comme “le poverello d’Assise.”
La mémoire de cet événement très impor-
tant est célébrée dans l’arc de toute l’année,
depuis octobre 2006 jusqu’à octobre 2007. Il
rappelle une conversion personnelle, mais
devenue patrimoine commun parce qu’elle ne
cesse de produire toujours de nouveaux
fruits: conversions de jeunes, consécrations
religieuses, intrépides séquelles, etc.
Hôte d’honneur dans ce contexte de fête
le Saint-Père Benoît XVI, pèlerin pour un
jour à Assise le 17 juin dernier. Nombreux
furent les moments où le Pape s’est arrêté
avec les fidèles, les Clarisses, les moines, les
hommes politiques, etc. Mais le moment le
plus vibrant, celui-là même qu’il a défini
comme “le point culminant”, ce fut la ren-
contre avec les 10.000 jeunes rassemblés
dans la place d’en face, célèbre Portiuncule,
berceau de l’ordre: “Saint François parle à
tous, mais je sais qu’il a vraiment pour vous,
jeunes, une attraction particulière”, s’est
exclamé, convaincu, le Saint-Père, heureux
de se trouver devant tant de jeunes, sereins
et assoiffés de vérité et de réconfort.
“Nous avons mille points obscurs, mais
nous prenons peine à trouver des réponses
convaincantes; nous sommes tentés de pen-
ser que la vérité n’existe pas, que chacun ait
sa vérité”, dit un garçon, Marc, au nom de
tous les autres, rassemblés sur l’esplanade;
“certes, nous aimons être gais mais aussi,
comme le Pape, nous ressentons que le seul
divertissement ne nous rend pas heureux.
Aidez-nous, Saint-Père, à comprendre et à
faire nôtre l’expérience de François.”
Le Pontife ne s’est pas trop fait prier et
avec son éloquence toujours aussi ponctuel-
le et tranchante il a rappelé les traits de ce
jeune qui n’hésita pas à se dépouiller totale-
ment de tout pour se rhabiller de l’unique
Bien nécessaire. “Sa conversion arriva
quand il était dans la plénitude de sa vitalité,
de ses expériences, de ses rêves - a commen-
cé le Pape -. Il avait passé vingt-cinq ans
Jésus qui passe
Il arrive une fois par an ce passage de
Jésus dans les maisons, mais c’est seulement
la manifestation extérieure de ce qui a lieu
en réalité, de façon invisible chaque jour:
Jésus est vivant et présent dans la vie des
hommes, il chemine avec eux, parmi eux.
Simplement, nous ne le voyons pas. Et voici
pourquoi est importante, le jour de la Fête-
Dieu,
la procession qui porte le Pain eucha-
ristique à travers la ville, un pain où la pré-
sence du Seigneur est absolument réelle.
L’Eglise veut « porter idéalement le
Seigneur Jésus dans toutes les rues et quar-
tiers de Rome », a dit le pape Benoît à la
foule rassemblée ce jour-là: « Nous l’im-
mergerons, pour ainsi dire, dans le quotidien
de notre vie, pour qu’il aille là où nous
allons, pour qu’il vive là où nous vivons. »
Comme il est important de sentir Jésus
tout près de nous dans ces longues journées
qui nous voient souvent épuisés, préoccupés
et écrasés de fatigue. Et si nous agissons sans
Lui, le soir nous nous sentons faibles et
dépourvus: « Pour toute génération chré-
tienne, a expliqué le Saint Père, l’eucharistie
est la nourriture indispensable qui la soutient
dans la traversée du désert de ce monde, des-
séché par des systèmes idéologiques et éco-
nomiques qui n’engendrent pas la vie, mais
plutôt l’éteignent. Un monde, a-t-il ajouté,
où domine la logique du pouvoir et de l’avoir
plutôt que celle du service et de l’amour, un
monde où assez fréquemment triomphe la
culture de la violence et de la mort. »
Ne négligeons donc pas ce précieux baga-
ge, indispensable dans notre voyage terrestre:
«Le Mystère eucharistique» , conclut le Pape,
c’est le don que Jésus-Christ fait de lui-même,
nous révélant l’amour infini de Dieu pour tout
homme. Les Apôtres l’ont reçu du Seigneur
dans l’intimité de la Dernière Cène, mais il
était destiné à tous, au monde entier. Voici
pourquoi il est proclamé et exposé ouverte-
ment, pour que chacun puisse rencontrer
Jésus qui passe comme il le faisait dans les
routes de Galilée, de Samarie et de Judée,
pour que chacun en le recevant, puisse être
guéri et renouvelé par la force de son amour.
sans venir à bout du sens de la vie… Sous
cette manière de vivre il y avait le désir de
bonheur qui habite chaque coeur humain.
Mais est-ce que cette vie pouvait donner la
vraie joie? François était certain de ne pas la
trouver. Vous mêmes, chers jeunes peuvent
faire cette vérification à partir de votre expé-
rience. La vérité est que les choses finies
peuvent donner des lueurs de joie, mais seul
l’infini peut remplir le coeur… Comme il
arriva pour François, Christ parle aussi à
notre coeur. Passer une vie entière assourdie
par des voix retentissantes mais vides et ris-
quer de laisser fuir sa voix, la seule qui
compte, parce que c’est la seule qui sauve.”
Les jeunes étaient attentifs aux mots
paternels du Pape Benoît qui, désireux de les
avoir à ses côtés, s’est exclamé à un certain
moment: “Soyez, vous, chers jeunes, ma
joie comme vous avez été celle de Jean-Paul
II”. Naturellement les applaudissements et
les choeurs qui scandaient son nom répon-
daient déjà à la demande d’affection et de
partage que le pontife âgé a lancé à ces nou-
velles générations de chrétiens: “C’est le
temps de jeunes qui, comme François,
deviennent sérieux et sachent entrer dans un
rapport personnel avec
Jésus. Il est temps de
regarder le déroulement
de ce troisième millénaire
commencé depuis peu,
comme une histoire qui a
plus que jamais besoin
d’avoir le levain de l’É-
vangile.”
La rédaction
Christ Seigneur,
il y a huit siècles tu demandas à François
de réparer ta maison,
et dans cette Année de la Conversion
tu nous appelles à nous
mettre sur ses traces.7
Donne-nous de nous convertir à Toi,
de tout coeur.
Répands en nous ton Saint Esprit,
et donne-nous une foi droite,
un espoir certain, une charité parfaite.
Fais que nous te contemplions,
Comme François à Saint Damien,
dans ton regard vif de Christ Ressuscité.
Fais que nous te rencontrions,
Comme François te rencontra
dans le lépreux,
en beaucoup de souffrances
et dans la pauvreté de nos frères.
Accorde-nous d’être Église vive,
ardente dans la pratique
et dans l’annonce de l’Évangile,
soudée dans l’unité de ses familles,
riche d’amour et généreuse dans le service,
En communion avec les Pasteurs
et en dialogue avec tous.
Enseigne aux jeunes la voie
du véritable amour,
et appelle de nombreuses âmes à te servir
dans la prêtrise et dans la vie consacrée.
Eclaire et soutiens le Pape Benoît XVI,
que nous aimons d’un amour filial,
prêts à suivre ses directives.
Marie nous accompagne,
Ta et notre Mère,
Vierge faite Église.
Les Saints, nos Patrons, nous soutiennent.
Honneur et gloire à toi,
qui vit et règne avec le Père et l’Esprit
dans les siècles des siècles. Amen.
2
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Qui est la Mère du Bon Conseil
« ...Parmi
toutes les
fleurs du printemps Vierge
Sainte tu es la plus belle
fleur... ».
C’est le début de
l’hymne à la Mère du Bon
Conseil que le peuple de
Genazzano, petit centre du
Lazio près de Rome, chante à
« sa Madone » d’un coeur
tout rempli d’amour.
Dans le langage humain
quelques termes ont une
valeur et un poids tels que le
seul fait de les dire fait vibrer
le coeur et c’est ce qui se passe pour le titre
Mère du Bon Conseil, dont la Vierge très
sainte est honorée dans l’Ordre augustinien et
dans tout le peuple chrétien. Et vraiment
quelle est la personne qui, en employant le
mot de « mère », ne se sente illuminée
d’une lumière particulière avec des nuances
comme reconnaissance, affection, sacrifice,
gratuité, oblation, prévenance ? En effet être
mère signifie avant tout: donner la vie.
En fait l’appellation « Bon Conseil »
ajoute à la maternité la nuance d’une rela-
tion d’amitié et de confiance naturelle à
deux coeurs qui se cherchent et s’aiment
selon la nature, mais qui, avec l’expérience
de Marie, vont voir illuminer l’humain
d’une lumière divine, le Christ étant le «
Conseil » du Père pour une humanité qui
risque de se noyer et de se perdre dans les
flots du péché.
L’origine de ce titre vient du Sanctuaire
augustinien de Genazzano (Rome), où
depuis 1467 est très vénérée une précieuse
fresque représentant la Vierge étreignant ten-
drement le cou de son Fils Jésus. Les débuts
se réfèrent à un fait plus ou moins prodi-
gieux, en tout cas vu comme tel par les gens
de l’époque: une image très tendre de la
Vierge Marie qui s’imposa à l’attention de
tous. Le Père Ambrogio da Cori nous affirme
que le 25 avril 1467 à l’heure des Vêpres: «
quaedam imago Beatae Virginis in pariete
dictae ecclesiae mirabilia apparuit
»
(l’image que l’on vénère sur le mur de cette
église apparut miraculeusement). C’est à
partir de cet écrit que se développa une tradi-
tion spectaculaire, mise aussi en valeur par le
témoignage d’un peuple qui depuis toujours
reconnaît en cette image sa patronne et pro-
tectrice: le peuple d’Albanie.
En réalité ce titre appartenait déjà à la
petite église des Augustiniens au centre de
Genazzano. Elle était en mauvais état et
nécessitait des réparations; celle qui se char-
gea de la tâche était une tertiaire augustinien-
ne, la Bienheureuse Petruccia, qui, arrivée à
l’épuisement des fonds dont elle disposait,
continuait à avoir toute confiance: «La Vierge
Sainte et Saint Augustin sauront bien interve-
nir pour terminer la construction!» Ses prières
furent exaucées et son attente récompensée.
Voici qu’au soir du 25 avril
1467, fête de S. Marc, à l’heu-
re des Vêpres, se produisit
quelque chose qui surprit tout
le monde et fit crier au
miracle. Au début la peinture
« apparue » fut appelée :
Vierge du Paradis à cause de
la douceur et de la beauté de
l’image, Vierge de la Place à
cause du lieu où était l’église,
ou encore Vierge de
Genazzano à cause du nom du
lieu; mais entre tous a subsis-
té le vieux titre de Mère du Bon Conseil. On
a dit aussi que la peinture en question prove-
nait de la ville de Scutari en Albanie au
temps de l’invasion turque et que les anges
eux-mêmes l’avaient transportée pour que la
sainte image ne fût pas profanée.
Aujourd’hui encore cette dévotion est très
marquée chez les Albanais au point qu’ils
chantent : « Reviens, ô sainte Mère, reviens
en Albanie ».
Parmi tant de saints et de
bienheureux qui ont visité le sanctuaire il
faut souligner les nombreuses visites de la
Bienheureuse Mère Thérèse de Calcutta,
elle aussi originaire d’Albanie.
Le thème que développe cette Image est
l’intense étreinte du Fils et de la Mère
il apparaît bien clairement que la source
d’énergie est en Dieu incarné chez qui la
Mère puise la force et une lumière qui la
rend « divinement belle ».
Le culte de la Mère du Bon Conseil,
répandu par les Augustiniens, avec l’accord
des Souverains Pontifes, a trouvé dans le
coeur des fidèles une grande faveur et un
suivi, jusqu’à multiplier démesurément les
églises, autels et statues qui lui sont consa-
crés. Léon XIII en 1903, a décidé que, dans
les litanies de Lorette, on invoquerait la
Vierge sous le titre de Mère du Bon Conseil.
La fête liturgique, qui, au début, était le 25
avril, jour de son arrivée, est maintenant
célébrée le 26 du même mois.
Tournons-nous maintenant en vrais fils
vers la plus tendre des mères:
Réjouis-toi, ô Marie, Image de l’Eglise et
très douce Mère du Bon Conseil. Tu es notre
modèle, le signe assuré de notre espérance
dans notre pèlerinage. C’est pourquoi, sur
la route de la vie, rendue aride et tortueuse
par les forces dévastatrices de la violence et
de la volonté de puissance, en te regardant
nous apprenons à faire grandir le Christ au
coeur des hommes, nous apprenons, envers
et contre tout, à semer le Bien, le Vrai, le
Beau, en nous confiant à la force de
l’Evangile, la seule qui nous amène à te res-
sembler, ô Marie, Image de l’Eglise et notre
très douce Mère du Bon Conseil. Amen.
P. Ludovico Maria Centra O.S.A.
C’est un chant pour Lui
(simples pensées)
de Pietro Squassabia
On rencontre très souvent Jésus en lisant
la Bible, et pas seulement l’Evangile. On le
voit en tant d’événements racontés dans ce
Livre Saint. Mieux, il nous semble le ren-
contrer partout. Toute la Bible nous parle de
l’amour de Dieu pour l’humanité, mis en
œuvre à travers Jésus. Tout semble nous
révéler le mystère de l’amour de Dieu qui
sacrifie son propre Fils pour nous le donner,
malgré notre péché. Tout laisse apparaître le
Trésor caché à découvrir, tout semble nous
parler de Jésus.
Ainsi dans la figure de Moïse on voit
Jésus qui libère tout homme de l’esclavage
du péché. On peut le voir aussi dans la man-
ne qui nourrit toute personne affamée de
Vérité, dans le serpent de bronze qui sauve
de la blessure mortifère du péché, dans le
grain qui meurt pour porter des fruits de
salut, dans le petit car lui s’est fait tout-petit
pour être proche de nous et en nous. Et ain-
si on peut dire qu’à toutes les pages de la
Bible, elle nous parle de Jésus. En somme, la
Bible paraît entièrement écrite pour lui, elle
semble un chant pour lui, le plus beau des
enfants des hommes,
qui pour l’amour de
Dieu et des hommes s’est rendu le plus
humble comme quelqu’un devant qui on se
voile la face
(Is.53,3).
La Bible paraît le chant du Père au Fils
dans lequel Il se complaît de toute éternité;
le chant de la Mère au Fils, sujet continuel
de sa contemplation, et duquel elle puise
tout l’amour; le chant de l’homme à Jésus.
Agneau immolé pour le salut de tous. La
Bible semble le cantique de joie du ciel et de
la terre à l’Ami, devenu motif de jubilation
pour l’univers entier.
C’est pourquoi Marie nous invite à lire la
Bible et à la mettre en vue dans nos maisons,
parce qu’elle veut nous porter à Jésus. Oui,
Marie, en nous invitant à lire la Sainte
Ecriture, nous porte inévitablement à Jésus,
nous fait découvrir la personne de Jésus.
Voici ce que désire la Mère: elle nous porte
tous à Lui.
Conservons pieusement alors, les
paroles de ce Livre, retenons-les dans notre
cœur et contemplons-les continuellement.
Faisons comme Marie qui conservait et
méditait tout ce qu’elle écoutait et voyait
faire par Jésus: ainsi nous pourrons sûre-
ment Le rencontrer. Marie veut nous aider
en ceci: demandons-le lui avec confiance.
Peut-être, ainsi, pourrons-nous éprouver la
joie de cheminer avec Jésus, à travers un
parcours qui passe inévitablement par cette
porte étroite, qui pour Jésus a été sa Passion,
un exemple aussi pour nous.
Merci, Marie, parce que tu nous indiques
cet instrument de salut. Merci, Jésus, parce
que tu es notre salut.
«Demandez et vous obtiendrez, afin que votre joie soit parfaite» (J 16,24).
La joie promise par Jésus est offerte à qui sait toujours trouver la plénitude dans le vide continuel d’un chemin
jamais terminé et d’un voyage en avant, qui est vraiment le propre de ce dynamisme de relation dans lequel le Seigneur
- mort et ressuscité - veut nous introduire: la vie intradivine qui est toujours animée et jamais statique
ni satisfaite en elle-même, mais toute de désir.
Frère Michael Davide
3
Echo 194
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V
ACANCES
,
TEMPS DE
D
IEU
Dans une rencontre de prière à laquelle j’ai participé il y a peu, quelques jeunes ont été
invités à méditer sur le temps des vacances comme temps de Dieu, comme temps favorable
pour le chercher Lui et se consacrer à Lui . Dans ce contexte, un jeune de 24 ans a raconté
qu’il passera tout le mois d’août dans une mission salésienne au Kenya avec vingt autres
garçons de notre diocèse de Tolentino (Mc- I). Son témoignage m’a beaucoup frappé. C’est
beau et réconfortant d’entendre des jeunes qui, parmi tant de voix reconnaissent la Voix, qui,
parmi de nombreuses valeurs savent choisir la meilleure.
Ce n’est pas donné à tous de faire ce choix pour gérer son propre temps libre, mais il y
en a qui le font, qui sont prêts à s’engager, à risquer. Bien sûr, nous ne pouvons pas tous fai-
re de même; nous avons les mêmes possibilités, mais le Seigneur ne demande pas à chacun
les mêmes choses. Ce qui est sûr c’est qu’il nous appelle tous à savoir vivre notre temps
comme Son temps, un temps que Lui est venu habiter et racheter. C’est ce que nous annon-
ce St Luc: « le temps est accompli... ». Le temps que nous vivons est le temps de Dieu, un
temps plein, un temps accompli... Aujourd’hui même il nous est donné de comprendre cet
accomplissement, cette plénitude qui est le Verbe de Dieu fait chair.
Je voudrais que tous les lecteurs s’arrêtent à considérer que les jours qui vont être mis à
leur disposition pour se reposer et se détendre sont aussi un temps que la Providence met à
leur disposition pour rencontrer Dieu.. Ce n’est qu’en le rencontrant Lui que l’on trouve le
vrai repos, la vraie paix.
Nous connaissons tous cette très belle expression de Jésus retenue par Matthieu au cha-
pitre 11, verset 28 : « Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et oppressés et je vous sou-
lagerai ». Et il continue « et apprenez de moi... ». Le repos avec Dieu est toujours
constructif. En restant auprès du Seigneur, il y a toujours à apprendre. Rester avec Lui dans
toute situation de notre vie ne peut que nous faire grandir, nous améliorer et nous faire entrer
dans la « vraie vie », comme aime souvent à le redire le Souverain Pontife.
Oui, les chrétiens sont ceux qui doivent apprendre à apprécier chaque instant de la vie
et aussi le temps des fêtes, comme lieu dont Dieu se sert pour se révéler, pour appeler, pour
guérir, pour infuser son Esprit qui fait toutes choses nouvelles.
P. Gabriele Pedicino O.S.A.
As-tu de l’eau fraîche?
de Stefania Consoli
Quelle joie d’en trouver quand la chaleur
nous cause une brûlure, ou qu’elle brûle
notre corps exposé au soleil. Sa fraîcheur
nous réjouit, mais aussi sa limpidité, signe
qu’elle n’a été souillée par rien. On se sent
sûr quand, dans sa transparence l’eau laisse
entrevoir « le fond » des choses et que nous
sommes portés à la contempler. En la tou-
chant, en nous y plongeant ou en la buvant
c’est comme si ces
mêmes qualités entraient
en nous et nous rendaient
comme elle. Et pourquoi
pas, vu qu’en très grande
partie nous sommes com-
posés d’eau!
As-tu de l’eau
fraîche? Eh bien, ainsi est Marie: eau fraîche
et pure, toujours prête à couler en nous pour
nous laver des souillures du péché. Plongés
en Elle, nous éprouvons la légèreté de l’être
qui peut ainsi s’abandonner en toute liberté,
grâce à l’absence de pesanteur. Comme dans
la mer, quand on est « à flot ». Mais ici par
contre, je me réfère non à la pesanteur phy-
sique, mais à la pesanteur du péché, le nôtre
et celui d’autrui, à ce poids du monde qui
nous opprime avec ses exigences maté-
rielles, pressantes et envahissantes.
Jaillissant du coeur du Père, source de
grâce continuellement ouverte, Marie nous
arrive comme un ruisseau limpide, apte à sur-
monter tous les obstacles qu’il trouve devant
lui, sautant les pierres de notre obstination et
se glissant dans les failles de notre âme pour
la rassurer et l’abreuver. Chacune de ses
touches est bienfaisante, chaque goutte est
soulagement. Elle avance sûre et tranquille
comme un torrent qui vient de l’éternel et
entre dans le temps, remplissant les canaux
des vies desséchées, irriguant les champs des
pauvres desséchés par l’avidité des riches,
remplissant le vide des morts inattendues, des
deuils imprévus. Des populations entières
souffrent de la sécheresse de la foi, et Elle,
pluie bienfaisante, descend calme et réguliè-
re, assouplissant les coeurs qui, comme des
mottes de désert, gisaient endurcis car per-
sonne ne leur annonçait la Vérité.
Mais tout ne finit pas ici. Si l’on se tait,
l’eau devient musique et calme l’esprit épui-
sé; comme lorsque auprès de la mer l’onde
se brise sur la rive ou qu’on est proche d’une
fontaine qui, à un ryth-
me cadencé, verse de
l’eau. L’écouter donne
alors la paix et tran-
quillise l’âme. Si donc
on fait silence tout en
priant, on entend la
voix de Marie, on per-
çoit son chant, mélodie
de notes qui montent incessantes de son
coeur pour nous parler, nous rassurer, nous
consoler, comme c’est le cas pour les bébés
qui entendent la voix de leur maman.
Dans les monts d’une zone pierreuse,
une source très pure s’est ouverte il y a 26
ans et elle continue à nous donner de l’eau,
chaque jour, pour apaiser la soif de Dieu
qu’éprouve chacun en son coeur. A
Medjugorje Marie est l’eau fraîche et elle
est là pour tous. Des millions de pèlerins de
toutes races y ont puisé pour revenir chez
eux leurs gourdes pleines: de conversion,
de prière renouvelée, de sacrements vécus
Elle est là, depuis si longtemps, mais sans
stagner; elle est toujours en mouvement par-
ce que reste dynamique la nappe où elle pui-
se: le sein même de la Trinité.
Il est facile de recevoir cette eau: il suf-
fit d’y plonger les mains. Peut-être vides.
Ou mieux le coeur, parce que, de cette
façon, Elle ne s’en va plus.
Au service
du témoignage
Innombrables sont encore les pèlerins qui
continuent à arriver dans cette terre bénie, et
pour nombre d’entre eux, pour la première
fois. Tous montrent la soif d’apprendre
quelque chose ‘en plus’, de connaître Dieu,
d’entendre une voix supplémentaire qui leur
donne quelque conseil sur la manière de
prier, comment se rapprocher de Dieu. C’est
une joie de voir ce désir dans les âmes et je
pense que la Sainte Vierge désire que pour
chaque pèlerin commence un chemin person-
nel véritable de conversion.
C’est seulement l’Esprit Saint qui peut
communiquer l’amour de Dieu; Marie seule
connaît la manière juste pour toucher le
coeur de chacun. Dans le déroulement de
mon service de témoignage je m’aperçois
avec une toujours plus grande clarté que, au-
delà de mes mots, les gens discernent et
“absorbent” une grâce déjà présente, grâce
donnée par Marie, protégée et communi-
quée par notre offrande et la prière de toute
notre Communauté. On peut lire ou raconter
beaucoup sur Medjugorje, mais les pèlerins
recherchent avant tout le témoignage direct
d’une vie vécue.
Souvent lorsque je me prépare à rencon-
trer les pèlerins je perçois que ce que je dirai
n’est pas important, mais simplement mon
désir de communiquer Dieu et leur soif de
participer intérieurement à cet échange pro-
fond. Je ressens que le moment du témoi-
gnage ne doit pas être séparé de ce qui est la
vie vécue dans le quotidien.
Après chaque rencontre deviennent
impérieuses l’exigence et la responsabilité
de me retirer en prière pour remettre à Dieu
toutes les intentions qui ont été confiées et
toutes les réalités présentes en ces âmes
avec lesquelles je suis venu en contact, afin
que la lumière qu’elles ont reçu du Seigneur
ne se disperse pas au premier souffle de
vent, mais puisse avoir vraiment la force de
transformer profondément leur vie.
Nombreux sommes-nous ici, à
Medjugorje à accomplir ce service qui n’est
pas toujours facile car il exige la donation de
soi. Celui qui a vraiment été appelé à mettre
sa propre vie à la disposition du message de
Marie a quelque chose d’original à donner
aux autres. Il y a bien sûr des Communautés
et des charismes très différents, mais le mes-
sage que nous sommes appelés à transmettre
reste unique parce qu’il est le message de
Marie; unique est la ligne d’arrivée à laquel-
le chacun de nous doit parvenir, bien que sou-
vent par des routes différentes. Voyez com-
ment le témoignage des voyants est simple et
pour ainsi dire “toujours le même” dans la
substance; pourtant combien de coeurs sont
touchés par leurs mots, combien de per-
sonnes restent vraiment convaincues par ce
parler simple et accessible à tous, car c’est
par leur personne simplement qu’ils trans-
mettent espoir et joie, qu’ils parviennent à
communiquer aux âmes la vie de Dieu.
Francesco Cavagna
Que ton cœur entoure le mien o Marie,
fais que ta pureté me pénètre
et que ton obéissance me guide.
O, ma Mère,
quand tu pries je prie avec toi,
Et quand tu sourisJe souris avec toi.
Isabelle
4
background image
« U
N PEUPLE D
UN PAYS LOINTAIN
»
Au début du mois de mai, consacré à la
Mère de Dieu, on a pu voir un flot de pèle-
rins,
un peu différent de l’habituel. J’ai noté
en particulier la présence d’une foule très
fidèle à la dévotion mariale, une foule en
même temps très chère à mon coeur, « un
peuple d’un pays lointain, lointain mais tou-
jours si proche par la communion de la foi et
de la tradition chrétienne” ».
Oui, je parle
des Polonais, qui étaient, eux, le corps prin-
cipal de ce flot si ample de pèlerins de la pre-
mière semaine de mai. Ils sont venus remer-
cier Dieu pour le don de la Vierge Marie,
pour chanter leurs louanges au Seigneur.
Tout au long de l’Histoire ils ont expéri-
menté bien des fois une aide particulière de la
Mère de Dieu. La force et la splendeur de cet-
te « main maternelle posée sur leur terre »
se sont manifestées en diverses occasions,
dont la plus connue est la protection miracu-
leuse de la Vierge pendant l’invasion des
Suédois. Pendant des siècles le peuple polo-
nais a senti de près la protection spéciale du
manteau de la Vierge et plusieurs rois l’ont
déclarée « Reine de Pologne ». Pie XI a fixé
au 3 mai la fête de la Vierge Marie, Reine de
la Pologne et le Pape Jean XXIII a proclamé
Marie protectrice principale du pays de
Pologne avec St Stanislas et St Wojciech.
Et voici donc cette invasion de Polonais
à Medjugorje, voici que l’on entend réson-
ner la langue polonaise en hymnes de louan-
ge et de remerciement sur les collines qui
entourent cette terre bénie. Voici ce flot de
pèlerins venus d’un pays lointain...
Mais je pense que quiconque est allé à
Medjugorje s’est rendu compte que toute
période amène avec elle des flots de pèlerins
de divers pays, plus proches ou plus loin-
tains. En vivant ici, peu à peu on apprend à
reconnaître les caractéristiques typiques de
chaque pays (d’autant mieux qu’ensuite on
peut réussir facilement à reconnaître la
nationalité d’un groupe simplement d’après
le comportement, l’aspect, la manière de
s’habiller, ou même simplement au coup
d’oeil...). Oui, vraiment Medjugorje est tou-
jours en mouvement et la diversité entre les
personnes rend encore tout cela plus vif.
M
ARIE NOUS PRÉPARE
La tradition de la dévotion à la Mère de
Dieu, pendant le mois de mai trouve ses
racines dès le 15
ème
siècle. Elle est reliée à
l’époque des fleurs que les générations de
fidèles, nos prédécesseurs venaient apporter
aux pieds des diverses images mariales qui
se trouvaient dans les églises et chapelles et
aussi en divers édicules construits le long
des routes des villages. Je pense aussi à une
réalité: la Vierge Marie en ce mois nous pré-
pare pour quelque chose de plus important.
Elle nous guide vers l’unique Bien, c’est-à-
dire Dieu... Après mai arrive juin, mois
consacré au Coeur divin de Jésus d’où ont
jailli le sang et l’eau pour notre salut. Elle,
«l’humble servante» c’est justement pour
cela qu’elle est «Reine du ciel et de la terre»
parce qu’elle ne nous garde pas pour elle-
même, mais elle veut être pour nous comme
une flèche indicatrice dont l’unique sens est
de diriger nos pas là où est notre Père...
L
A BEAUTÉ DES ENFANTS
C’est une joie de voir les enfants
habillés de la manière la plus solennelle
possible, s’approchant pour la première fois
du Seigneur présent dans le sacrement de
l’Eucharistie, avec simplicité mais aussi
avec un certain sérieux et une impatience
sympathique. “Si vous ne devenez pas com-
me des enfants vous n’entrerez pas dans le
royaume des cieux.”
Plus que nous, adultes, ces petits cœurs
sont étonnés par ce mystère: “un si grand
Dieu qui peut tout contenir se fait ainsi petit
et humble pour entrer dans nos pauvres
coeurs…”
Cette image des enfants qui ont reçu la
sainte communion pour la première fois
pourrait nous toucher ardemment et nous
encourager à nous approcher avec une foi et
un amour plus sincères de ce sacrement, de
cette source de vie et de toute grâce…
M
ARIE NOUS VISITE CHAQUE JOUR
Je me demande si nous sommes
conscients de cette vérité: que la Mère de
Dieu, la Pleine de grâce nous visite chaque
jour comme Elle a visité Elisabeth?
Entre le P. Ljubo qui répète souvent aux
pèlerins: “Je suis déjà ici à Medjugorje
depuis 7 ans, mais j’ai peur de dire que je
connais Medjugorje. Medjugorje, on peut le
connaître seulement agenouillé en prière.”
Je me suis souvenu de cette phrase en
voyant, tard dans la soirée le jour de la
Visitation, un groupe de jeunes “en station-
nement” sur le Podbrdo aux pieds de la
Sainte Vierge. Mon coeur s’est réjoui de les
voir et d’entendre leurs prières, libres de
grandes philosophies et théologies, prières
très concrètes, sincères et exprimées avec le
langage typique des jeunes. Ils étaient com-
me ils sont… ceci est important!
Accompagnés par la lumière de la pleine
lune ils étaient venus recevoir la visite de la
Mère de Dieu (à les regarder ils étaient sem-
blables à beaucoup de jeunes perdus dans la
vie nocturne des villes et en même temps si
différents, seulement pour avoir répondu à
l’invitation de leur Mère céleste).
L
A FÊTE DE
S
ON
C
ORPS
C’est vraiment Lui qui passe dans les
rues de Medjugorje. Corps eucharistique,
corps réel. Sa bénédiction veut atteindre
chaque recoin du milieu dans lequel nous
vivons, et tout ce qui se trouve dans le coeur
humain....
Cependant, au-delà à la joie de Le
suivre, j’éprouve aussi la douleur de voir le
nombre de ceux qui considèrent comme une
promenade la procession du Corpus
Domini
, vraiment ici, dans le lieu où la
Sainte Vierge nous appelle à la conversion
depuis déjà 26 ans!
Je regrette cette remarque, mais elle est
inévitable. Oui, parce que notre Dieu est si
bon, patient et miséricordieux, et nous
hommes nous ne le voyons pas; souvent
nous ne nous en apercevons pas même
quand il est ainsi près de nous!
Mais nombreux aussi étaient ceux qui,
avec un coeur sincère ont accompagné par
les rues le «Corps du Seigneur» avec digni-
té et un véritable amour envers le Doux
Agneau,
“bon comme un morceau de
pain”... dans lequel Il est resté présent, vrai-
ment pour nous, et pour toujours.
de Sr Halina
L’Anniversaire !
Cette fois encore l’Anniversaire des
apparitions arrive avec son accompagne-
ment de grâces. Le 25 juin, Medjugorje était
littéralement ‘comble’ de pèlerins, venus de
toute part pour rendre grâce à Marie qui,
depuis vingt six ans, nous visite chaque jour
et nous guide vers son Fils Jésus.
Veille de fête, veille de joie dans le cœur
de tous, dans la certitude de rapporter à la
maison de nouveaux dons spirituels pour
cheminer encore plus prompts et décidés sur
la route indiquée par la Reine de la Paix. A
travers Medjugorje, Dieu met en oeuvre un
grand plan et celui qui s’y engage ne peut
que se sentir important !
C e q u i s e p a s s e a M e d j u g o r j e . . .
C’est l’Amour qui
m’envoie vers vous
Ils sont toujours intenses les messages
que la Reine de la Paix confie à la voyante
Mirjana, quand le 2 de chaque mois, elle res-
te avec elle en prière pour la conversion des
non croyants. A la rencontre de juin Marie
nous a fait dire : «Chers enfants, même en
ce temps difficile l’Amour de Dieu m’envoie
à vous, petits enfants; n’ayez pas peur, je
suis avec vous. En toute confiance donnez-
moi vos coeurs pour que je puisse vous aider
à reconnaître les signes de ces temps dans
lesquels vous vivez. Je vous aiderai à
connaître l’amour de mon Fils. Moi, à tra-
vers vous, je triompherai. Je vous remercie».
Comme d’habitude, cette fois encore la
Vierge a invité à prier pour les prêtres et a sou-
ligné l’importance de la bénédiction sacerdo-
tale en disant : «Quand les prêtres vous bénis-
sent, c’est mon Fils qui vous bénit».
5
background image
E
N CONCLUSION DU
J
UBILÉ
:
Le mystère d’une grâce
encore à découvrir
de Giuseppe Ferraro
Il existe un message sans paroles que
Marie nous transmet à Medjugorje avec une
extraordinaire intensité, celui sûrement le
plus précieux et qui donne sens et fécondité
à tous les autres: un courant de grâce qui, par
Sa présence vivante se communique aux
âmes avec la force ineffable de l’amour.
Cette grâce a commencé à se manifester à
partir d’un événement qui, tout en étant situé
dans l’espace et le temps, s’origine dans le
mystère du Coeur de Dieu: aux secondes
Vêpres de la Solennité de St Jean-Baptiste il y
a vingt-six ans, la Mère de Dieu est apparue à
six jeunes sur une hauteur dominant une bour-
gade inconnue d’Herzégovine et s’est présen-
tée au monde: «Je suis la Sainte Vierge Marie,
Reine de la Paix» (Mess. 26.06.1981). De cet-
te irruption inattendue du mystère dans un
pauvre village de paysans, qui voit tout à coup
s’ouvrir le Ciel sur un pauvre bout d’Europe
chrétienne, dans l’indifférence absolue des
grands de la terre et des puissants appareils
médiatiques de notre monde hypercivilisé,
commence à se développer, avec la force et la
suavité du levain évangélique, une mystérieu-
se dynamique spirituelle qui transforme les
coeurs d’une multitude de fils.
C’est là que commencent à accourir, de
plus en plus nombreux, d’abord des régions
voisines et puis peu à peu de tous les conti-
nents, des millions d’hommes et de femmes
que Marie appelle à ce qu’elle définit elle-
même comme « fontaine de la grâce » :
«Chers enfants ! Vous êtes responsables des
messages. Ici se trouve la source de grâces,
et vous, chers enfants. Vous êtes les récep-
tacles qui transmettent les dons. C’est pour-
quoi, je vous appelle, chers enfants, à faire
votre tâche avec responsabilité. Chacun en
répondra selon sa mesure. Chers enfants, je
vous demande de donner les dons aux autres
avec amour. Ne les gardez pas pour vous.
Merci d’avoir répondu à mon appel.»
U
N PLAN TOUT SPÉCIAL
Telle est la relation bien connue de qui-
conque s’est intéressé, même superficielle-
ment à la grâce de Medjugorje. Cependant il
est clair que, si tout se limitait à cela il s’agi-
rait d’un événement très attirant, mais privé de
l’élément fondateur de toute grâce spirituelle
authentique: l’implication des âmes dans le
grand service du Christ pour le salut du mon-
de. Hélas, sur ce point beaucoup - même par-
mi d’illustres participants aux travaux - butent
jusqu’à l’incompréhension, s’embourbant
dans des logiques qui noblement voudraient
tout réduire à un « Sanctuaire marial » et à
l’icône dévotionnelle d’une « petite madone
» qui semblerait être apparue principalement
pour exaucer les demandes les plus variées des
pèlerins, afin de leur rendre plus supportable
l’existence dans cette « vallée de larmes ».
En réalité, s’il est bien vrai qu’à Medjugorje
même les grâces particulières ont été très
abondantes et absolument extraordinaires,
c’est encore bien plus évident que tout cela fait
seulement partie de l’économie d’un vertigi-
neux plan de grâce au souffle cosmique qui va
bien au-delà des minables schémas spirituels
où on imaginerait de le circonscrire.
T
ROIS PÔLES D
ATTRACTION
Déjà une considération plus attentive de
la spécificité des trois grands foyers spiri-
tuels choisis dès le début par Marie à
Medjugorje: Podbrdo, Krizevac et église
paroissiale, laisse pressentir la connotation
profonde de la grâce spéciale que Dieu offre
au monde à travers la présence de la Reine
de la Paix. C’est une grâce dynamique qui
porte imprimé le sceau du mystère trinitaire
et se communique aux âmes en les guidant
aux passages spirituels successifs qui impli-
quent des grâces de diverses tonalités avec
cependant les pétales d’une fleur unique,
formant entre eux une unité inséparable.
Plus concrètement, au Podbordo Marie
rend palpable sa présence pour nous enve-
lopper profondément dans le mystère de son
Immaculéité et pour pouvoir ainsi nous
conduire à la partager pleinement avec Elle.
Sur le Krizevac elle nous communique son
offrande totale d’Elle-même, parfaitement
insérée dans l’offrande royale de l’Agneau,
dans le signe de la Croix glorieuse. Et effec-
tivement ce n’est que dans le Coeur transper-
cé de son Fils que naît le mystère de l’Eglise,
source pérenne de cet Amour qui pousse les
âmes à former le Corps eucharistique du
Christ, sacrement de création nouvelle pour
tout l’univers, signifié symboliquement à
Medjugorje par l’édifice qui réunit la
Communauté paroissiale.
Ce n’est pas un hasard si Marie est appa-
rue longuement et d’une façon spéciale dans
ces trois lieux de grâce, comme pour vouloir
nous guider vers un parcours spirituel qui
nous rend progressivement participants de
Sa propre mission co-rédemptrice.
L
IEU DE COMMUNION
Mais le fait nouveau qui transparaît de
plus en plus concrètement c’est que
Medjugorje semble être le « petit grain de
sénevé » d’un bien plus grand projet de grâ-
ce destiné à entraîner toutes les âmes et toute
la création. Suite à des signes concordants et
à l’annonce clairement prophétique de la
Reine de la Paix, cela semble illuminer les
cieux sur l’achèvement définitf de ce « mys-
tère de Sa volonté » (Eph 1,19), annoncé par
l’Ecriture, « c’est-à-dire le dessein de réca-
pituler en Christ toutes choses, celles du Ciel
et celles de la terre » (Eph 1,10)
Ce même courant de grâce qui se com-
munique aux âmes dans des lieux choisis par
Marie à Medjugorje se manifeste avec une
intensité égale, voire même accrue, dans de
nouveaux lieux spirituels, espaces de com-
munion vitale avec son Coeur Immaculé
qu’elle-même a suscités et qu’Elle guide per-
sonnellement, même au moyen de dons et de
charismes particuliers. Ceux-ci sont destinés
à se répandre et à se multiplier dans le mon-
de entier selon un inscrutable dessein de grâ-
ce écrit dans le Coeur de Dieu pour régénérer
pleinement les membres du Corps mystique
du Fils, à la lumière du mystère nuptial de
l’Agneau Immolé (Ap 19,7), « dans le but de
se manifester, face à Son Eglise, toute glo-
rieuse, sans tache ni ride...mais toute sainte et
immaculée » (Eph 5,27).
N
OUVELLES FAMILLES SPIRITUELLES
C’est pourquoi, à partir de la grâce de
fondation de Medjugorje, dont elle avait déjà
fait germer la semence à travers le premier
groupe de prière de Jelena, Marie aujour-
d’hui engendre de nouvelles familles spiri-
tuelles.
Et c’est par elles qu’Elle multiplie sa
présence spéciale dans le monde, à vrai dire
par des moyens divers, mais avec une inten-
sité, une réalité, un caractère concret iden-
tiques à ceux qu’elle a pris dans ses pre-
mières apparitions aux voyants. Ces nou-
velles communautés qu’on appelle parfois
improprement « fruits » de la grâce de
Medjugorje, en représentent au contraire une
évolution dynamique plus avancée. Unies
par le même sceau spirituel qui s’exprime à
Medjugorje dans les grands foyers de la grâ-
ce d’origine, elles réunissent des âmes choi-
sies d’avance et appelées à vivre - en intime
union avec Marie - le mystère de sa même
Vie Immaculée, de son offrande totale unie
‘vitalement’ à celle de l’Agneau Immolé, et
de sa même Communion au foyer de
l’Amour trinitaire. A travers le oui incondi-
tionnel des âmes qu’Elle-même a choisies et
appelées, elle veut maintenant communiquer
cette invitation à toute la création : « Chers
enfants, aujourd’hui je me réjouis avec vous,
et je vous invite à vous ouvrir à moi et à
devenir instruments entre mes mains pour le
salut du monde... Je désire, petits enfants,
que vous tous qui avez senti l’odeur de la
Sainteté à travers ces messages que je vous
donne, vous l’apportiez à ce monde affamé
de Dieu et de l’amour de Dieu… »
.
(25.03.1994). Ce n’est qu’ainsi que la mort
dans toutes ses expressions sera définitive-
ment consumée par l’Amour, et tout l’uni-
vers pourra être pleinement récapitulé en
Christ, pour être offert au Père: « Il faut en
effet qu’il règne jusqu’à ce qu’il ait mis tous
ses ennemis sous ses pieds. Le dernier enne-
mi à être anéanti sera la mort... afin que Dieu
soit tout en tous » (1 Co 15,25-26.28).
Le pouvoir transformateur
de la prière
Elle t’attire si tu le lui permets, elle t’ar-
rache de façon invisible quand tu t’im-
merges avec tout ton être dans l’état où l’hu-
main cède la place au divin, l’état de priant.
Tu sens sa touche qui s’insinue en ton âme
et se répand dans tout ton être à mesure que
progresse la prière. C’est l’Esprit qui prie en
nous, c’est lui qui s’écrie : «Abba, Père»
avec «des gémissements ineffables». On le
sait, mais en faire l’expérience est tout autre
chose. C’est pourquoi il faut de l’honnêteté
quand nous nous mettons à prier, pour tout
laisser et se consacrer seulement à la prière:
instrument capable de changer le sort de
peuples entiers, même lointains, grâce à la
toute-puissance qu’elle recèle, si elle est fai-
te avec le coeur. Il y faut de l’humilité pour
le laisser faire Lui, pour Lui donner d’ame-
ner notre âme à formuler des demandes, des
intercessions et des bénédictions selon les
besoins réels des hommes et non selon nos
prévisions. Il y faut de la petitesse pour nous
abaisser de plus en plus pendant que Dieu
nous envahit et fait de nous des canaux.
Si vraiment on se laisse transporter com-
me une barque placée sur le sillage du cou-
rant, peu à peu on sentira que tout l’être subit
une mutation, se transforme. Graduellement
s’éloigne le réel avec ses oripeaux et s’ap-
proche le réel céleste avec ses habitants et ses
lumières. L’esprit se pacifie et les membres
s’adonnent au repos. Du coeur croulent les
murs derrière lesquels d’habitude il se barri-
cade pour se défendre. La grâce l’enveloppe,
l’amollit, le modèle, l’ouvre pour y introdui-
re une autre vie, celle de Dieu et en chasser
les pensées qui y gisent enfermées.
Le regard intérieur s’élargit, exige
pénombre et attention pour cueillir d’invi-
sibles images venant du ciel. C’est alors que
les yeux spontanément s’entrouvrent. La voix,
instrument d’oraison, s’atténue et glisse tran-
quille au rythme qui convient à la prière et les
silences deviennent abîme. Tout change en toi
lorsque, priant, tu te transformes toi-même.
6
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“Offrez votre vie!”
La victoire
sur l’égoïsme
Depuis déjà plusieurs numéros, nous
parcourons avec les lecteurs un chemin pour
comprendre le sens de l’appel à offrir sa vie
en sacrifice à Dieu, pour le salut du monde.
Nous l’avons défini aussi comme « Amour
sacrifié en paix ».
Cette route en effet nous
aide à donner avec générosité l’amour que
Dieu a imprimé en nous, en restant toujours
en paix surtout quand les épreuves inévi-
tables se font présentes. C’est alors effecti-
vement que se vérifie l’authenticité de la
réponse personnelle: quand les circons-
tances s’avèrent hostiles, contraires à nos
attentes; quand, non seulement nous ne
voyons pas les fruits de notre sacrifice, mais
que par surcroît tout semble s’écrouler.
Parfois les épreuves se succèdent et nous
n’en voyons pas le bout, et notre moi se
rebelle, réclamant des comptes à Dieu en
raison de difficultés insupportables. C’est
l’expérience de beaucoup d’autres avant
nous, et la Bible en témoigne par exemple
avec le juste Job, qui, de riche devient
dépouillé et plein de tourments, mais malgré
tout ne cesse de louer son Seigneur.
Beaucoup nous ont demandé de préciser
quelques concepts qui, tout en restant
simples, ont besoin d’approfondissement
pour être vécus avec le plus de conscience
possible. De suite essayons d’offrir une
réponse à leurs demandes dans le désir d’ap-
profondir quelques éléments fondateurs de
notre chemin.
Que doit-on sacrifier ?
Pour répondre à cette demande il faut
avant tout un sacrifice intérieur: celui de
mon moi et de tous ses masques, c’est-à-dire
de cette richesse humaine qui sert d’écran à
l’égoïsme, lui permettant d’agir sans être
dérangé.
Essayons de mieux comprendre.
Certains, tout en voulant faire un chemin
d’offrande, trouvent refuge dans leurs
propres capacités et vivent un activisme
exaspéré, estimant que, avec leur oeuvre
personnelle ils sont à même de résoudre tous
les problèmes. En général ils pensent tout
savoir, agissent suivant leur propre logique
et s’enorgueillissent des louanges reçues
pour leur action, laissant de côté la chose la
plus importante: sacrifier leur propre ‘moi’
et permettre à Dieu d’agir à travers eux
Comment faut-il utiliser dans ce cas, ses
propres talents ?
Avec simplicité et surtout en sachant que
nous sommes tous sujets à l’erreur. Si avec
patience nous supportons nos limites sans
essayer de les camoufler pour paraître bons
aux yeux des autres, Dieu s’en servira et
nous obtiendrons la vertu d’humilité, qui, à
coup sûr, est un bien meilleur que tout suc-
cès extérieur.
Le perfectionnisme, tant humain que
spirituel, est un produit nuisible de notre
moi. La volonté d’être parfait en tout nous
pousse à désirer que tout corresponde à nos
attentes, d’où notre effort à ne pas com-
mettre d’erreur si minime soit-elle. Mais
comme c’est impossible nous nous effor-
çons ensuite de la cacher pour ne pas faire
mauvaise impression. Qui agit de cette
façon vit dans la peur et l’esclavage parce
qu’il cherche à satisfaire tout le monde, veut
que tout soit au point, mais ensuite devient
sa propre victime et rend la vie impossible
aux autres. Comprenons donc que vouloir
être parfait nous fait prendre plusieurs
masques, derrière lesquels nous sommes
malheureux, irréalistes et menteurs.
Quels autres déguisements faut-il
craindre ?
Dans la vie spirituelle il existe un autre
masque très subtil: la divinisation du moi. Il
s’agit d’un puissant orgueil présent dans
l’âme, spécialement dans les âmes sensibles,
ouvertes aux dons spirituels. Ce type d’or-
gueil pousse l’âme à s’identifier avec Dieu.
Toute expérience spirituelle, même la
plus parfaite, n’est jamais Dieu: c’est seule-
ment un rayon, un petit rayon de la divinité.
Dès que nous affirmons que ce que nous
expérimentons est Dieu, nous tombons dans
l’orgueil . Il nous est donné seulement d’être
petits, sacrifiés, pour que Deu se manifeste
en nous comme le Seigneur et nous attire
dans sa divinité. Nous ne devons jamais
auto-diviniser notre moi.
Pourquoi l’épreuve est-elle considérée
comme une grâce ?
Normalement l’homme combat les diffi-
cultés de la vie, ou les fuit. Mais si nous
voulons que notre moi soit purifié, il faut
nécessairement accepter qu’il soit aussi
éprouvé. C’est Dieu qui permet l’épreuve.
Personne ne peut la choisir volontairement,
parce que notre instinct de survie nous pro-
tège. Mais c’est à nous qu’il est donné de la
transformer en occasion de grâce quand
nous laissons Dieu lui-même nous protéger.
Quand dans la douleur nous reconnais-
sons Dieu comme notre Seigneur, quand,
avec sérénité et foi nous permettons que les
offenses transpercent notre coeur, dans ce
même moment nous entrons dans les plaies
de Jésus où nous trouvons une totale protec-
tion. Alors nos blessures deviennent les bles-
sures mêmes du Christ et, de la plaie de son
coeur va couler l’Amour miséricordieux.
Pourquoi est-il si difficile d’entrer en
nous-mêmes ?
Parce que notre moi est très fort; il est le
lieu où nous entretenons beaucoup d’inté-
rêts, de droits, d’idées...C’est pourquoi il
faut entrer dans la pauvreté intérieure où
nous acceptons de mourir à nous-mêmes.
L’Eglise affirme que l’eucharistie est la
source et le sommet du culte à Dieu. Ceci
doit devenir en nous vie et réalité. C’est
dans la donation que nous commençons à
être vrais. L’homme vit sa perfection dans
l’amour et dans la donation, abstraction fai-
te de tout autre don spirituel. Mais il est
important que cette donation soit respon-
sable, pleine de vie et d’enthousiasme. Nous
devons être l’expression de l’amour vivant
et tendre de Dieu, non pour satisfaire les
autres - dans ce cas ce serait un esclavage -
mais pour nourrir l’amour même de Dieu
qui habite dans les frères.
Comment gérer les dons que Dieu nous
confie personnellement ?
Tout don présent dans une âme vient de
Dieu et a pour but de rendre actifs les dons
présents dans les autres, comme dans un
organisme où tout organe fonctionne grâce à
un autre. Même les dons spirituels ne sont
pas des fins à eux-mêmes, destinés à un
besoin personnel de qui le possède (ce serait
de l’égoïsme). Notre donation, dans le sacri-
fice de nos intérêts donne vie à nos frères.
Nous n’appartenons plus à nous-mêmes,
mais nous vivons pour les autres. C’est là
que meurt définitivement notre égoïsme.
Beaucoup ne veulent pas se mettre en dis-
cussion et encore moins mourir à eux-
mêmes, mais dans cas il ne peuvent pas non
plus ressusciter !
Quelle est la différence entre élévation et
exaltation ?
Exaltation signifie élévation de nous-
mêmes. On trouve dans le monde beaucoup
d’âmes exaltées, mais peu d’ « élevées ».
L’unique qui l’est vraiment c’est Marie, éle-
vée en corps et en âme.
Les personnes exaltées vivent dans les
nuages; les personnes que Dieu élève sont
humbles, petites, simples, et en toute situa-
tion elles manifestent Dieu. C’est pourquoi
Jésus glorifie le Père dans les petits parce
que lui-même se rend présent en eux. Qui
veut être élevé par le Père doit être le der-
nier, comme Jésus, comme Marie, parce que
c’est Dieu qui attire l’âme, c’est Lui qui
l’exalte; nous lui donnons seulement la pos-
sibilité de le faire.
Personne ne peut être élevé si d’abord il
n’a pas tout sacrifié, s’abandonnant complè-
tement à l’action de Dieu. Dieu l’attirera à lui,
et pas lui seulement, à travers son âme il en
attirera beaucoup d’autres. C’est à ce point
que deviennent réalité les paroles de Jésus: «
Quand je serai élevé, je vous attirerai tous à
moi ». Si nous les vivons de tout coeur, nous
entrerons nous aussi dans le sacerdoce royal
du Christ pour le salut des âmes.
P. Tomislav Vlasic (à suivre)
J’étais prisonnier
et vous m’avez visité...
Chers Tous, de l’Echo,
Je vous écris de la Prison de Montorio
Veronese pour pouvoir, à travers vous,
remercier les nombreuses personnes qui
m’ont écrit pour me communiquer leur sou-
tien dans leur prière pour moi, pour mes
deux fils et ma femme.
Avec vous et avec les nombreux groupes
de prière qui m’ont écrit j’ai accueilli
l’amour de la Vierge Sainte et j’ai compris
l’immensité de sa Miséricorde.
D’ici je ne peux pas faire beaucoup pour
les autres, mais il y a une très grande chose
que je fais chaque jour: je prie la Vierge
qu’elle nous couvre de son manteau pour
nous rendre tous frères en son amour.
A nouveau je vous remercie tous; pen-
dant que j’écris je me rends compte que
c’est aujourd’hui la Fête des mères et je
trouve que cette lettre tombe bien pour fêter
et remercier notre Mère Céleste.
Lucio Niero
7
background image
Les lecteurs écrivent...
Sr Stefania Bassan de Khartoum –
Soudan: Depuis plusieurs années je reçois «
l’Echo » et j’en bénis le Seigneur pour le
bien qu’il a fait et à moi et à tant d’autres
personnes, spécialement dans la mission de
Won où je me trouvais. Maintenant depuis
un an je suis revenue à Khartoum. Le travail
ne me manque pas, avec les pauvres, mais
surtout à la maison je dirige la cuisine de
notre maternité qui, au milieu de la journée
a de vingt à trente malades. Elles y viennent
toutes, chrétiennes et musulmanes et on vit
en dialogue, au concret. J’admire ainsi la
femme africaine forte, courageuse, avec tant
d’enfants; c’est elle qui sauvera cette grande
population. Je vous remercie beaucoup de
m’avoir envoyé l’Echo; je vous prie de
continuer à le faire. Maintenant je vous salue
bien, je prie pour vous et je vous demande
une prière pour le peuple soudanais.
Sr Maria del Rosario d’Espagne:
Chère Famille de toutes les personnes qui
font que je puisse recevoir l’Echo de Marie
qui me donne tant de consolation. Je suis
une Soeur infirmière; je ne peux plus tra-
vailler comme les autres. Chaque jour je
regarde la poste pour voir si l’Echo m’arri-
ve... il me fait tant de bien ! Je le lis avec
beaucoup d’attention; je photocopie
quelques pages pour pouvoir les relire et
puis je le passe à une dame qui a été à
Medjugorje; elle lit et puis passe encore à
une autre, formant ainsi une chaîne. Je ne
peux pas envoyer de l’argent, mais j’offre
ma prière constante, mes souffrances et mes
limites pour que la Providence vous donne
ce qu’il vous faut pour pouvoir diffuser les
messages de la Gospa à tous. Oui, je désire
recevoir votre Echo de Marie.
Sr Rosa du Chili : Avec grande joie
nous attendons votre journal l’Echo riche de
réflexions spirituelles. Notre sincère merci
monte vers Dieu dans la prière de chaque
jour. Que Dieu vous le rende! Puisse chaque
parole écrite être transformée par notre chè-
re Maman en autant de perles pour le ciel où
nous vivrons ensemble pour l’Eternité. Nous
vous confions toutes et chacune en particu-
lier, à Jésus miséricordieux.
Frau Kraler d’Autriche: Merci pour
votre merveilleux petit journal. Il me rend
heureux chaque fois qu’il arrive.
Marie d’Allemagne: L’Echo est un des
meilleurs journaux religieux que je connais-
se. Merci et que Dieu vous bénisse !
P. Giorgio de Jérusalem: Parmi tant de
publications que je reçois à Jérusalem m’ar-
rive la vôtre, et elle est toujours la bienvenue.
je la lis volontiers et je vous prie de continuer
à me l’envoyer. Merci et bon travail!
Carla d’Italie: Compliments à toute la
rédaction pour les articles très intéressants
qui nous enseignent beaucoup et nous font
vivre proches de Medjugorje. Bon travail à
tous!
Giovanna d’Italie: Merci pour tout ce
que vous faites pour nous et pour Marie.
C’est bien plus que vous pensez. Que le
Seigneur vous bénisse !
Sergio Grisenti de Pergine Valsugana
(Italie): Hélas trop tard j’ai connu ce pério-
dique, vraiment formatif sur la spiritualité
mariale. J’ai réussi seulement à récupérer les
derniers numéros de cette année et de l’an-
née passée. Parmi les quelques textes de spi-
Là-dedans,
il y a la Sainte Vierge!
Aujourd’hui m’est arrivé l’Echo (que j’at-
tendais vraiment avec impatience); vous ima-
ginez ma joie en le recevant, augmentée de
voir imprimés les mots avec lesquels je vous
avais demandé de ne pas suspendre l’envoi.
Aujourd’hui je rappelle encore comment
je suis venue à la connaissance de son exis-
tence. Ce matin-là je m’étais rendue en
Place S. Lorenzo au Pistoia pour retirer des
analyses (il s’y trouve une aile du vieil
Hôpital avec en annexe une petite église);
j’étais en train de sortir quand j’ai vu avec
surprise la petite chapelle de l’église de la
MADONNA DEL LETTO (litt. N.D. du Lit)
qui était encore ouverte.
Bien que pressée, je suis entrée et j’ai
trouvé un petit bijou du baroque. L’église a
été construite sur le lit d’une petite chambre
d’hôpital. Ce lit - il remonte à peu près à
1400 - était celui d’une fillette de 12 ans
nommée Marie, malade de phtisie en phase
terminale. Une nuit elle fut guérie par notre
Mère Céleste qui voulut laisser un signe de
Son tendre passage, avec Son image et celle
de Son Fils aux deux extrémités: à la tête et
au pied de ce petit lit... Les moines voulurent
alors construire une chapelle sur ce petit lit
avec ces images mystérieusement apparues
(ce sont deux très belles icônes).
Encore aujourd’hui qui entre trouve le lit
dans une crypte singulière, fermée avec une
grille, en guise d’autel et c’est ici que ce
matin-là je me suis agenouillée pour prier
sur mes misères et j’ai trouvé beaucoup de
copies de l’Echo de Marie. J’en ai pris une,
je l’ai lue, et s’est ouverte devant moi une
dimension inconnue (une phrase, de je-ne-
sais-qui m’est alors venue à l’esprit: “le Fils
porte toujours à la Mère et la Mère au Fils.”
Tout de suite j’ai envoyé la demande
d’abonnement. C’est comme si Marie ne
m’avait plus laissé.
Un matin j’ai trouvé la porte de l’église
fermée (il était environ huit heures trente) .
Je l’ai regretté, ainsi que quelques femmes
qui, comme moi, voulaient entrer: “nous le
croyons ” m’ont-elles dit avec leur accent
cadencé toscan, “il y a là-dedans la Sainte
Vierge!”.
Rossella Castagnini
ritualité auxquels je recours pour ma forma-
tion intérieure, ce journal m’aide énormé-
ment à assimiler les désirs de Marie très
sainte, à travers les commentaires des
prêtres et tant de témoignages des pèlerins et
de dévots à Marie et ils m’infusent un esprit
de foi et de confiance que j’ignorais aupara-
vant; ceci en vue d’une authentique crois-
sance intérieure à la mesure de Dieu et non
selon mes paramètres personnels, grâce sur-
tout aussi aux nombreuses attentions de
Marie face à l’humanité dans ces dernières
années significatives de grâce par sa conti-
nuelle présence et ses exhortations à la
conversion.
Je remercie le Ciel de ce don ou mieux de
ce journal qui recueille comme en un ciboire
les messages de la Vierge où nous pouvons
puiser à tout moment et que nous pouvons
relire, méditer et accueillir comme un don de
bienveillance et de miséricorde de la part de
Dieu pour cette pauvre humanité. En vous
remerciant pour votre attention, je souhaite
tous les biens à ce journal et à tous ceux qui
le rendent vivant et ouvert au monde.
Les chrétiens en Irak
sont en train de mourir
C’est le cri d’alarme qui s’élève après le
meurtre du Père Ragheed Aziz Ganni, prêtre
chaldéen, tué dimanche 3 juin à Mossoul
(Irak), avec aussi 3 sous-diacres. Ils venaient
à peine de terminer la célébration de
l’Eucharistie quand ils ont été assassinés.
C’est, en terre d’Irak, le n.ième assassinat de
quelqu’un qui met sa vie au service du
peuple chrétien.
« Depuis longtemps la communauté
chrétienne irakienne est épuisée d’enlève-
ments, de chantages et d’intimidations,
n’ayant plus désormais de protection ni du
gouvernement, ni des forces de la coalition.
» a pu dire le Père Philip Najim, procureur
chaldéen près le Saint-Siège. « L’Eglise est
en train de disparaître sous le coup des per-
sécutions, des menaces et des violences de
la part des extrémistes qui ne laissent pas le
choix: ou la conversion ou la fuite. Les chré-
tiens deviennent les boucs émissaires à utili-
ser ou à éliminer. Ils ne peuvent plus profes-
ser leur foi librement; aux femmes on impo-
se le voile, et on enlève les croix des églises.
Les séquestrations de prêtres sont de plus en
plus fréquentes », constate-t-il . « Puisse le
sacrifice du Père Ganni, son martyre, être
comme une sève nouvelle et vitale pour sa
communauté, pour son Eglise irakienne et
pour l’Eglise universelle ».
(de Zenit)
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De tout coeur nous remercions tous ceux
qui se sont déjà fait instruments de la
Providence pour l’Echo en envoyant leur
offrande. Que le Dieu de tout bien récom-
pense au centuple leur générosité, en Grâce
et bénédiction.
Au cours des mois d’avril et mai 2007
les lecteurs d’Echo francophone ont envoyé
6.282 euros. Que les généreux donateurs
veuillent bien trouver ici l’expression de la
gratitude des bénéficiaires.
L’Echo de Marie Reine de la Paix est gra-
tuit. L’oeuvre vit d’offrandes.
* L’ECHO en cassettes-audio pour non-
voyants
(mensuel) les personnes intéressées
peuvent s’inscrire à l’adresse ci-dessous:
Que nous bénisse Dieu Tout Puissant,
le Père, le Fils et l’Esprit Saint,
Amen.
Villanova M. 25 juin 2007
Resp. Ing. Lanzani - Tip. DIPRO (Roncade TV)
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