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Echo de Marie Reine de la Paix 155 (Janvier-Février 2001)

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Eco di Maria
Regina della Pace

Français 155

Janvier - Février 2001


Message de Marie du 25 novembre 2000:

"Chers enfants, aujourd'hui où le Ciel vous est proche de manière particulière, Je vous invite à la prière pour qu'à travers la prière vous mettiez Dieu à la première place. Petits enfants, aujourd'hui Je suis près de vous et Je bénis chacun de vous de Ma bénédiction maternelle afin que vous ayiez force et amour pour toutes les personnes que vous rencontrez dans votre vie terrestre et que vous puissiez donner l'amour de Dieu. Je me réjouis avec vous et Je désire vous dire que votre frère Slavko est né au Ciel et qu'il intercède pour vous. Merci d'avoir répondu à Mon appel".

P. Slavko est né au Ciel

Il y a dans notre journée des devoirs précis, immédiats, souvent répétitifs, parfois très humbles et pourtant nécessaires à notre vie terrestre. C'est à eux que nous consacrons, par libre choix ou par nécessité, une grande partie de notre temps; c'est une conséquence de notre condition humaine et nous devons nous y soumettre. Parfois - et même peut-être souvent - nous oublions que l'homme n'est pas seulement une créature, mais une personne créée par Dieu à Son image et à Sa ressemblance (Gen.1,26-27). La référence continuelle à Dieu ne peut manquer, ne peut être éludée sans porter gravement atteinte à la nature et à la dignité de la personne humaine. C'est encore plus vrai pour celui qui, baptisé dans le Christ Jésus, porte en lui l'image du Fils et est appelé à se conformer à Lui (Gal.3,27). La référence à Dieu a un nom: la prière. Il ne faut donc pas s'étonner que Marie, constamment, nous rappelle à la prière. Elle, qui est Mère, connaît bien ce dont nous avons besoin et avec insistance, avec une patience amoureuse, Elle nous le rappelle. Pendant très longtemps on nous a dit que ce qui distingue l'homme de l'animal, c'est la capacité de raisonnement; maintenant, nous ne sommes plus tellement certains que cette capacité soit le signe distinctif de l'homme. Ne serait-il pas plus correct de dire que ce qui caractérise l'homme, c'est la capacité de prier?
Aujourd'hui où le Ciel vous est proche de manière particulière, Je vous invite à la prière pour qu'à travers la prière vous mettiez Dieu à la première place. Aujourd'hui il y a une raison supplémentaire pour que le Ciel nous soit particulièrement proche: la naissance au Ciel du P.Slavko; les saints rapprochent la terre du Ciel. C'est un fruit ultérieur de la présence de Notre-Dame à Medjugorje. Reconnaissons le temps où nous sommes visités; prenons au sérieux les messages de notre Mère, Ses invitations. Entrons dans la prière pour donner à Dieu la place qui lui est due dans notre vie, la première place! Accueillons Dieu avec l'amour qui Lui permette de pouvoir vivre en nous, de pouvoir agir à travers nous. Y a-t-il une plus belle perspective pour le Noël qui arrive? Marie est avec nous: Aujourd'hui Je suis près de vous et Je bénis chacun de vous de Ma bénédiction maternelle. C'est une bénédiction particulière qui nous donne force, qui nous donne la capacité d'aimer toutes les personnes que nous rencontrons dans votre vie terrestre. Il faut être forts pour résister aux tempêtes de la vie, pour ne pas succomber, pour ne pas se troubler; Marie nous donne cette force, nous le croyons et l'expérimentons en nous. Ce n'est pas facile d'aimer toutes les personnes que nous rencontrons, ce n'est pas facile d'aimer qui nous cause du tort, nous hait, nous persécute, mais c'est cela que veut Jésus (Lc.6, 27-35). Ce n'est pas facile d'aimer qui nous blesse, spécialement s'il nous est cher, s'il nous est particulièrement proche; mais nous n'avons pas le choix: Jésus a déjà choisi pour nous, nous n'avons plus qu'à Le suivre. Nous devons porter à tous, non notre amour fragile et imparfait, mais l'amour que Dieu a pour eux.
Marie nous bénit pour nous rendre capables de donner l'amour de Dieu; avec Sa bénédiction nous pouvons être porteurs de l'amour de Dieu; offrir cet amour à tous: à qui est dans la douleur, dans le péché, seul, marginalisé, à qui a perdu l'espérance, ne sait plus aimer, mais aussi à qui est dans le bien-être, ou se croit auto-suffisant, à celui qui blesse, à qui ne croit plus ou n'a jamais cru. Nous devons nous faire canaux qui permettent à l'amour de Dieu de s'écouler pur, sans aucune pollution de notre fait, et d'atteindre ainsi tous ceux qui sont en contact avec nous.
Je me réjouis avec vous et Je désire vous dire que votre frère Slavko est né au Ciel. Né au Ciel, au terme de la Via Crucis! Du sommet du mont Krizevac jusqu'au Ciel> > le passage est dans la continuité d'une vie vécue au service de Dieu et de la Madone. C'est une joie pour nous tous qui l'avons connu personnellement, ainsi que pour tous ceux qui l'ont apprécié à travers ses écrits ou ses interventions à Radio Maria. Et c'est une consolation parce qu'il intercède pour nous.
Nuccio Quattrocchi

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Message de Marie du 25 décembre 2000:

"Chers enfants, aujourd'hui où Dieu m'a donné de pouvoir être avec vous, le Petit Jésus dans les bras, Je me réjouis avec vous et Je rends grâce à Dieu pour tout ce qu'Il a fait en cette année jubilaire. Je rends grâce à Dieu surtout pour toutes les vocations de ceux qui ont prononcé pleinement leur oui à Dieu. Je vous bénis tous de Ma bénédiction et de la bénédiction de Jésus nouveau-né. Je prie pour vous tous afin que la joie naisse dans vos coeurs et que dans la joie vous aussi puissiez porter la joie que j'ai aujourd'hui. Dans cet enfant, Je vous apporte le Sauveur de vos coeurs et Celui qui appelle à la sainteté de vie. Merci d'avoir répondu à Mon appel".

A Noël il y a la plénitude de la joie

Ponctuellement, à Noël Marie se présente avec le petit Jésus dans les bras. C'est un signe, mais aussi une réalité; l'éternité est ce qui persiste, ce qui ne change pas devant Dieu mais subsiste, continue à exister. Les événements signés par l'Esprit ne sont pas sujets à l'usure du temps, ils se placent hors de celui-ci, dans l'éternité de Dieu. Ainsi en est-il pour l'Evénement par excellence, pour la venue de Dieu dans le monde, pour Sa naissance en tant qu'homme. Marie est mère dans l'éternité. Par grâce de Dieu, dans les moments particuliers de notre histoire Elle nous visite, nous parle, Se manifeste; mais Sa maternité subsiste toujours, dans l'éternité, et non seulement à l'égard de Jésus mais aussi dans Ses rapports avec nous. Je me réjouis avec vous et Je rends grâce à Dieu pour tout ce qu'Il a fait en cette année jubilaire. Dans l'histoire d'Israël, la joie a toujours été une manière d'exprimer, comme peuple et donc publiquement, louange et remerciement à Dieu. La joie qui anime ce message de Noël est quelque chose de plus grand. C'est un état existentiel éternel et non une joie qui ne serait qu'une parenthèse, c'est une réalité immanente et non un moment de la vie: Je prie pour vous tous afin que la joie naisse dans vos coeurs et que dans la joie vous aussi puissiez porter la joie que j'ai aujourd'hui.
La joie de Marie n'est pas un sentiment, c'est Jésus; et cet aujourd'hui n'est pas un moment, c'est l'aujourd'hui éternel de Dieu. Marie prie pour que ce Noël soit notre Noël, pour que la joie naisse dans nos âmes. Jésus est déjà né en nous par notre baptême mais, pour que nous puissions être vraiment pieux et fidèles, nous avons - et nous aurons toujours - beaucoup à faire pour Lui laisser la liberté de vivre et croître en nous. Qu'aucune crainte ne nous retienne; Dieu nous donne la grâce de reprendre le chemin, de continuer, de recommencer; il suffit de se décider avec un coeur sincère. La venue de Dieu dans le monde est fixée dans l'éternité et à elle nous pouvons accéder à chaque instant de notre existence terrestre, de même que nous pouvons chaque jour Le rencontrer dans la Sainte Eucharistie. Dans ce temps très particulier de grâce il est encore plus facile de L'accueillir dans notre âme: les fruits du Jubilé n'ont pas encore tous été cueillis et Marie continue à nous visiter et à nous instruire.
Je rends grâce à Dieu surtout pour toutes les vocations de ceux qui ont prononcé pleinement leur oui à Dieu; c'est un fruit déjà mûr du Jubilé, qui mûrira encore si nous savons nous ouvrir à Dieu, Lui dire notre 'oui' en plénitude, sans conditionnement ni atermoiements. Encore une fois, Jésus naît pour nous, naît en nous; l'unique condition est notre accueil. Très probablement, l'action de grâce de Notre-Dame concerne la floraison des vocations religieuses et nous tous devons rendre louange et gloire au Seigneur pour les si nombreuses réponses positives à Son appel. Mais nous aussi, laïcs, sommes tenus à une réponse qui nous engage pleinement, occupe tous les espaces de notre existence, investit toute notre activité, et avec laquelle chacun de nos choix, de nos décisions, de nos attitudes sera en conformité.
Que dans la joie vous aussi puissiez porter la joie que j'ai aujourd'hui; cette joie qu'est la présence de Jésus en nous, cette joie que personne ne pourra nous ravir (J.16,23), est accueillie, est portée en nous et au monde. Elle doit transparaître dans nos gestes, briller dans nos yeux, fleurir sur nos lèvres; elle est transmise en silence, témoignée dans le concret de la vie. La joie est un des fruits de l'Esprit (Gal.5,22) et une composante du Royaume de Dieu (Rm.14, 17); si elle est absente de notre vie il est à douter de notre foi.
Dans cet enfant, Je vous apporte le Sauveur de vos coeurs et Celui qui appelle à la sainteté de vie. La sainteté n'est pas une collection de vertus ou de bonnes oeuvres, ce n'est pas un faire, mais un être. La sainteté consiste à être habité par Jésus, qu'Il vive en nous; la sainteté jaillit de notre adhésion pleine à la vie qu'Il veut vivre en nous et exprimer par notre intermédiaire. Nous sommes saints dans la mesure où Sa vie prend le pas sur la nôtre; ceci peut se produire soudainement, en un instant, mais peut aussi requérir un long cheminement. Mais, de toute façon, cela arrivera si l'ancre de nos existences reste solidement amarrée à Marie: dociles et humbles serviteurs de l'Evangile et de l'Eglise, nous éprouverons alors une joie emplie de Sa présence, douceur sans fin à Sa droite (Ps.15,11). N. Q.

 

 

Chronique du Jubilé

Hommes politiques: Que votre engagement soit un service!

De toutes les parties du monde, de nombreux hommes politiques et gouvernants sont venus à Rome le 5 novembre dernier, pour célébrer leur journée jubilaire. En plus d'une occasion le Saint Père leur a accordé une attention particulière: durant l'assemblée des 'parlementaires du monde' le 4 novembre au Vatican dans la salle Paul VI; au cours de la célébration jubilaire en Place St Pierre; et enfin durant la rencontre de fête du dimanche soir.
Certains événements politiques coïncidant avec ces journées de Jubilé des hommes politiques (notamment l'acuité renouvelée du conflit entre Israël et la Palestine... l'élection du Président des Etats-Unis...) ont rendu encore plus incisif le message de Jean-Paul II qui a invité à une politique de qualité, qui sache prendre en compte les réelles attentes de l'homme et qui abhorre toute forme de médiocrité et d'intérêt personnel. Puis, se faisant le porte-voix des plus pauvres et des faibles, il a revendiqué pour eux non seulement un peu d'attention, mais aussi des gestes concrets de solidarité et de respect de la dignité humaine.
La préoccupation essentielle de l'homme politique a-t-il dit doit être la justice: une justice qui ne se contente pas de donner à chacun son dû, mais tende à créer entre les habitants des conditions d'égalité des chances et donc à favoriser ceux qui, en raison de conditions sociales, culture, santé... risquent d'être toujours aux dernières places dans la société, sans possibilité personnelle d'amélioration de leur sort. Le Saint Père a aussi adressé un appel à tous les législateurs d'avoir à se conformer à ce Législateur suprême qu'est Dieu, Duquel toute loi puise sa force.
Il leur a dit de ne jamais perdre de vue la loi naturelle qui est inscrite dans le coeur de chaque homme et qui est le point de référence normatif pour la loi civile. En d'autres termes, il a voulu rappeler aux politiques chrétiens que les lois doivent toujours respecter et promouvoir la personne humaine, c'est pourquoi une loi qui ne respecte pas le droit à la vie, n'est pas une loi conforme au dessein divin. En fait, la loi humaine n'est jamais contre mais au service de la liberté. L'amour envers Dieu et l'amour envers le prochain, explique le Souverain Pontife, devrait pousser tout chrétien à concevoir l'engagement politique comme un service et non comme une médiation des intérêts ou, pire encore, comme une question de démagogie ou de calcul électoral.
A tous, il a ensuite proposé la figure de Thomas More (dont l'effigie surplombait la place depuis le balcon central de la Basilique), comme exemple de liberté et de fidélité aux lois de la conscience, face à des demandes moralement insoutenables. Que son témoignage vous soit un aiguillon et un encouragement. Puisse votre travail être chaque jour au service de la justice, de la paix, de la liberté et du bien commun. Agnès Rubino

Les athlètes de Dieu

"Ne savez-vous pas que, dans les courses du stade, parmi tous ceux qui courent, un seul remporte le prix? Courez tous de manière à le remporter." (1 Cor.9,24).
A travers la métaphore du sain esprit de compétition sportif, St Paul met en lumière la valeur de la vie, la comparant à une course vers un but non seulement terrestre et passager, mais éternel. Une course dans laquelle non pas un mais tous, peuvent être victorieux.
Ecoutons aujourd'hui ces paroles de l'Apôtre, réunis dans ce Stade Olympique de Rome, qui encore une fois se transforme en un grand temple à ciel ouvert, annonce J.P.II aux athlètes de toutes nations et disciplines sportives réunis pour le Jubilé des sportifs célébré le 29 octobre.
Ce fut une occasion de joyeuse fête et un véritable hymne de louange et de reconnaissance au Seigneur, pour rendre grâce à Dieu pour le don du sport, dans lequel l'homme exerce son corps, son intelligence, sa volonté, reconnaissant en eux ses capacités comme autant de dons du Créateur.
Tout au long de sa vie, le Saint Père a toujours réservé une place privilégiée au sport, affirmant ainsi que le corps est un grand don qui doit être cultivé de manière harmonieuse, pour le bien de la santé tant physique que spirituelle. En outre: la pratique sportive assume aujourd'hui une grande importance - affirme-t-il - parce qu'elle peut favoriser chez les jeunes l'affirmation de valeurs importantes telles que la loyauté, la persévérance, l'amitié, le partage, la solidarité. C'est pourquoi, au début d'un millénaire qui se veut basé sur la paix est grande dans le monde la responsabilité des sportifs.
Ils sont appelés à faire du sport une occasion de rencontre et de dialogue, au-delà de toute barrière de langue, de race, de culture. Le sport peut, en fait, apporter une contribution certaine à l'entente pacifique entre les peuples, et contribuer à l'affirmation dans le monde de la nouvelle civilisation de l'amour.
Nous savons tous que pour réussir dans la vie il faut persévérer dans l'effort. Celui qui pratique le sport le sait bien: c'est seulement au prix d'un entraînement pénible que l'on obtient des résultats significatifs. C'est la logique du sport, et c'est aussi la loi de la vie: sans sacrifice on n'obtient pas de résultats importants, et même pas d'authentiques satisfactions. L'apôtre Paul nous le rappelle encore une fois: "Un lutteur pratique toutes sortes d'abstinences, et cela pour gagner une couronne périssable, tandis que nous, nous aspirons à la couronne immortelle" (1 Cor. 9,25). Chaque chrétien est donc appelé à devenir un véritable athlète du Christ, c-à-d. un témoin fidèle et courageux de son Evangile. Mais pour réussir en cela, il est nécessaire qu'il persévère dans la prière, qu'il s'entraîne dans la vertu, qu'il suive en tout le Divin Maître.
Par ces mots, le Pape conclut son discours aux sportifs, en soulignant pourtant que c'est Jésus le véritable athlète de Dieu; Christ est l'Homme "le plus fort' (cfr Mc 1,7), que pour nous Il a affronté et vaincu l'adversaire, satan, avec la puissance de l'Esprit Saint, inaugurant le Royaume de Dieu.
Il nous enseigne que pour entrer dans la gloire il faut passer par la passion (cfr Lc 24,26-46) et nous a précédés dans cette voie, pour que nous suivions Ses traces. S.C.

Le S.Père demande pardon au nom de l'Eglise
Seul, l'amour guérit

"Redressez-vous et relevez la tête car votre délivrance est proche" (Lc 21,28). C'est une affirmation évangélique que la liturgie du premier dimanche de l'Avent nous rappelle; elle met en lumière la peur qui terrasse les hommes face aux bouleversements finals. Pourtant, en contraste l'évangéliste met en relief une bien plus agréable et joyeuse perspective de l'attente chrétienne: "Alors on verra le Fils de l'Homme venir sur la nuée, avec puissance et grande gloire" (Lc 21,27).
Le Jubilé de la Communauté des Déficients, lui aussi placé au début de l'Avent (3 décembre) veut signifier, ainsi que le leur dit le Pape, que: dans votre corps et dans votre vie, très chers Frères et Soeurs, vous êtes porteurs d'une intense espérance de libération. N'y a-t-il pas en cela une implicite attente de la 'libération' que le Christ nous a acquise avec sa mort et sa résurrection? En effet, toute personne marquée par une difficulté physique ou psychique vit une sorte 'd'avent' existentiel, l'attente d'une 'libération' qui se manifestera pleinement - pour elle comme pour tous - seulement à la fin des temps. Sans la foi, cette attente peut prendre le ton de la désillusion et de l'inconfort; soutenue par la Parole du Christ, elle se transforme en espérance vivante et agissante.
Le Pape le dit avec conviction à ceux qui sont marqués par une forme plus ou moins aigue de déficience. En ce jour autour de lui sont rassemblées 12.000 personnes, dont environ 4.500 sont des accompagnateurs ou les familles des malades. La célébration significative que nous accomplissons en ce moment met en lumière qu'une manière concrète pour nous préparer à cette rencontre, c'est la proximité et le partage avec celui qui, pour quelque raison que ce soit, se trouve en difficulté. C'est ainsi que la Communauté chrétienne se prépare à la seconde venue du Seigneur: en mettant au centre les personnes que Jésus Lui-même a privilégiées, ces personnes que souvent la société marginalise et auxquelles elle n'accorde aucune considération. Affirmation très claire et sans équivoque, adressée surtout à nous, les soi-disant 'normaux'.
Nous nous habituons à vivre parmi eux, mais les connaissons-nous vraiment? Nous les croisons, mais ne les approchons pas toujours. La déficience physique (et surtout celle mentale) cache souvent la personne qui souffre de cette déficience: elle nous empêche de voir son vrai visage. La pitié peut être plus offensive que le rejet: celle qui abaisse le déficient au rang d'assisté, comme s'il devait attendre tout de nous, comme si nous n'avions rien à attendre de lui. Déjà, pressés et distraits, nous éprouvons de la difficulté à prêter attention à la vie des autres; bien davantage nous tenons-nous loin de la vie de ceux qui ne sont pas comme les autres et qui renversent notre échelle de valeurs.
Et toutefois, ce sont ces déficients les meilleurs témoins de la vie, de la véritable vie: le désir de vivre est plus fort que les blessures ou quelque faiblesse que ce soit. Même si pour eux c'est un combat de chaque jour, ils témoignent que la foi dans la vie est un don, l'oeuvre de Dieu qui est Vie et qui est Amour. Par votre présence, chers frères et soeurs, vous réaffirmez que la déficience n'est pas seulement une faiblesse, mais est surtout un stimulant et une sollicitation. Certes, elle comporte une demande d'aide, mais plus encore elle est une provocation dans les confrontations des égoïsmes individuels et collectifs; c'est une invitation à des formes toujours nouvelles de fraternité.
Avec votre réalité, vous mettez en crise les conceptions de la vie liées seulement à la satisfaction, au désir de paraître, à la hâte, à l'efficacité. Comment rester indifférents face à ces paroles qui interpellent fortement notre conscience; comment ne pas se laisser bouleverser face à un Jésus qui s'incarne pour venir à la rencontre de nos besoins? Nous nous demandons: comme Lui, sommes-nous en mesure de nous oublier nous-mêmes et de partager les souffrances du prochain? Oui, parce que le manque d'attention rend plus aigues souffrance et solitude tandis que la foi témoignée dans l'amour et dans la gratuité donne force et sens à la vie, souligne le Saint Père. La voie de l'amour est la route la meilleure pour aller à la rencontre du Seigneur qui viendra. C'est seulement en aimant de manière sincère et désintéressée que nous pourrons nous trouver prêts 'au moment de la venue de Notre Seigneur Jésus Christ avec tous Ses saints' (1 Tes.3,13).
Encore une fois l'amour est le critère décisif, aujourd'hui et toujours. Alors, comme l'affirme Mgr Sepe, ce Jubilé ne concerne pas seulement un groupe particulier de personnes, distinct des autres par la profession ou le statut civil, mais toutes les composantes de la société, appelées à faire en sorte que tous ceux qui sont frappés d'un handicap ne doivent pas - en plus de leur infirmité physique - souffrir aussi d'une mise en marge de la société.
Stéphanie Consoli

 

 

"Purification de la mémoire"

... Mais, sait-on ce que fut l'Inquisition?

Un des aspects les plus significatifs du Jubilé est la purification de la mémoire pour les fautes commises au cours de ces deux mille ans d'histoire.Parmi les sept invocations de pardon prononcées durant la Célébration eucharistique du premier dimanche de Carême présidée par le Pape, le Cardinal Ratzinger a demandé pardon parce qu'en certaines époques de l'histoire, les chrétiens ont parfois cédé à des méthodes d'intolérance et n'ont pas suivi le grand commandement de l'amour, défigurant ainsi le visage de l'Eglise. Dans ces méthodes non évangéliques on trouve la longue et complexe expérience de l'Inquisition, pour laquelle plusieurs fois Jean-Paul II a manifesté le repentir de l'Eglise.
Souvent l'inquisition est assimilée à une série de lieux communs qui dans l'imaginaire collectif diffusent l'idée d'une structure violente, oppressive, arbitraire. Il n'est pas possible de résumer synthétiquement ici l'histoire de l'Inquisition (pour qui voudrait le faire nous renvoyons auxActes du Symposium international d'étude sur l'Inquisition célébré au Vatican du 29 au 31 octobre 1998); nous nous proposons pourtant d'apporter quelques précisions pour permettre une évaluation plus correcte, à la lumière des recherches historiographiques des dernières décennies réduisant à de plus justes proportions la lugubre image qui nous est transmise.
L'inquisition embrasse une période d'environ six siècles, depuis son origine au cours des XIIème et XIIIème siècles jusqu'à sa disparition vers les débuts du XIXème. Elle se configure comme une structure ecclésiastique qui en collaboration avec l'Etat agissait pour la défense de la foi et l'élimination de l'hérésie. Etait considérée comme hérésie une erreur volontaire et obstinée contre la foi catholique professée par un chrétien. Pourtant, avec le temps furent persécutés aussi ces comportements moraux considérés comme illicites: apostasie, blasphème, magie, bigamie, infraction à l'abstinence de viande, homosexualité.
Il faudrait un chapitre spécial pour traiter du problème des conversos (hébreux) et des moriscos (musulmans) qui par intérêt ou par contrition disaient s'être convertis au christianisme mais continuaient à pratiquer leurs rites religieux. Envers eux l'inquisition espagnole agit avec une particulière dureté, allant jusqu'à entrer en conflit avec Rome qui intervenait pour en modérer les excès.
Les inquisiteurs - souvent des frères franciscains ou dominicains - agissaient comme délégués du Saint Siège et dans l'exercice de leurs fonctions ne dépendaient d'aucune autorité civile ou religieuse: ceci pour éviter des conditionnements de toutes sortes. Toutefois, bien vite les souverains voulurent affirmer leur pouvoir sur l'Inquisition, au point qu'elle devint parfois un instrument politique pour éliminer les adversaires. Si au terme d'une série d'interrogatoires, une personne dénoncée comme hérétique était reconnue coupable, elle pouvait se rétracter et devenir ainsi passible d'une simple condamnation d'incarcération (qui était modulée en fonction de la gravité de la faute: étroite c-à-d. dure, ou large c-à-d. plus douce). Il arrivait même que des condamnés obtiennent la liberté provisoire, mais ils devaient porter sur leurs vêtements une bande de tissu jaune ou rouge comme signe distinctif. D'autres fois au contraire, la peine consistait en une flagellation, un pèlerinage, ou encore une participation à quelque cérémonie religieuse.
Par contre, si un inculpé se refusait - même sous la torture - à confesser sa culpabilité et renier ses erreurs, l'inquisiteur 'l'abandonnait' (formellement il ne le confiait pas, mais simplement 'l'abandonnait') aux autorités civiles, ce qui signifiait une peine très sévère pouvant aller jusqu'à la condamnation au bûcher. La caractéristique de ces peines était qu'on voulait sauver l'âme du condamné par la pénitence et la souffrance: la mort même sur le bûcher était considérée comme une forme de purification de l'âme pour la sauver de la damnation éternelle.
Contrairement à une opinion couramment répandue, seulement une infime partie des procès se concluait par la peine de mort (moins de 2%) et en général l'inquisition s'efforçait de concilier la justice avec la miséricorde par une interprétation bienveillante de la loi. Il était préférable de tomber dans les mains de la justice ecclésiastique plutôt que dans celles de l'Etat; en effet, en comparaison des autres modalités du procès civil, le déroulement inquisitoire offrait au prévenu de beaucoup plus grandes garanties et tenait compte des conditions mentales, psychologiques, physiques et matérielles de celui-ci. Ce système judiciaire se présentait plus évolué que les formes d'intolérance qu'on relève aujourd'hui dans certains pays. Le bénéfice du doute prévalait: dans l'incertitude, on préférait habituellement laisser impuni un coupable que risquer de condamner un innocent. Malheureusement ne manquèrent toutefois pas des abus qui, sur une période de 600 ans, constituèrent pourtant l'exception et non la règle.
Pour une correcte évaluation du phénomène, il faut replacer l'Inquisition dans son temps, nous insérant dans la mentalité d'une société profondément différente du monde actuel, où n'existait pas le droit à la liberté religieuse, le principe de tolérance ou la liberté de pensée: seulement la vérité avait droit de cité, et la vérité - dans l'Europe catholique - était celle qu'enseignait l'Eglise. Et puis, il n'y avait pas la distinction moderne entre Etat et Eglise, c'est pourquoi le désaccord religieux était automatiquement considéré comme une désapprobation civile, un attentat à la société entière, un crime que l'Etat devait poursuivre.
Toute la chrétienté fut impliquée dans l'intransigeance religieuse: aussi bien les états catholiques (spécialement l'Espagne et le Portugal avec leurs colonies, et l'Italie) que les protestants, qui eurent leurs formes 'd'Inquisition'. Toutefois, la polémique anticatholique des illuminés du XVIIIème siècle prit particulièrement pour cible l'Inquisition espagnole, la transformant en une légende noire, (mythe qui résiste encore, malgré la lumière apportée par des études plus objectives). Même les protestants se servirent de la légende noire lors des polémiques confessionnelles; ceci contribuait à détourner l'attention d'un génocide plus réel et dramatique qui les vit tristement protagonistes: celui contre les Peaux-Rouges de l'Amérique du Nord.
Le recours à la violence (y compris la peine de mort) pour défendre la pureté de la foi et l'ordre social était un concept généralement accepté, qui trouvait ses références tant dans la Bible que dans les Pères de l'Eglise et même chez des théologiens parmi les plus illustres, comme St Thomas d'Aquin. Les mêmes inquisiteurs agissaient en toute bonne foi, pour la gloire de Dieu et pour le salut des âmes; peu nombreux, même parmi les saints furent ceux qui réussirent à se soustraire aux conditionnements culturels d'une époque violente qui avaient des canons de moralité qui nous sont fort éloignés.
Aujourd'hui, on reconnaît que la faute principale de l'Inquisition fut d'avoir voulu imposer par la force la foi, qui pour être telle doit nécessairement passer par la liberté: dans Son enseignement, Jésus n'a jamais obligé personne à Le suivre; Il a subi la violence mais ne l'a jamais pratiquée ni prêchée.
Mais pour arriver à la maturité de la foi, à la pleine compréhension du mystère révélé par le Christ, à l'affirmation de la liberté de conscience et aux actuelles conquêtes relatives à la dignité de l'homme, l'Eglise aussi - même dans sa sainteté - a dû parcourir un chemin long et pénible où n'ont pas manqué les péchés, les erreurs, les ombres et les déséquilibres qui caractérisent souvent aussi le chemin de tout homme dans son travail de recherche de la Vérité. Réfléchir sur notre histoire nous aidera tous - hommes et institutions - à être plus tolérants et confiants dans l'infinie miséricorde de Dieu, auquel nous demandons de nous pardonner en usant de la même mesure avec laquelle nous-mêmes sommes disposés à pardonner.
Mirco Trabuio

 

 

"Je ressens la joie d'exister!"

Dans le nouveau langage on n'utilise plus le mot 'handicapé' mais l'expression 'personne inadaptée'. La personne inadaptée n'est pas une machine cassée qu'il convient de réparer, mais une créature qu'il faut aider à vivre; toutefois sa vie est immensément plus importante que son handicap. Découvrir une telle autre personne c'est toujours entrer dans un monde nouveau parce qu'en réalité l'inadaptation n'est que la manifestation d'une habileté à vivre d'une manière différente, qui nous échappe.
L'Eglise appelle les personnes inadaptées à devenir des maîtres: le Saint Père leur a confié: "Nous comptons sur vous pour enseigner au monde entier ce qu'est l'amour". Pour mieux comprendre, puisons dans la correspondance d'un homme contraint à l'immobilité physique, qui n'a toutefois pas permis que la maladie paralyse sa volonté de vivre et son désir de diffuser la joie.

"J'ai 41 ans. On dit qu'étant jeune j'étais très beau, mais j'étais déjà marqué par un mal terrible qui allait m'entraîner à l'immobilité la plus absolue. Si j'aimais m'apitoyer sur moi-même, je dirais toutes les souffrances endurées, toutes les humiliations... Mais je ne voudrais attrister personne, au contraire j'aime diffuser à mon entourage la joie que Dieu a semée en moi. Il serait injuste que je la retienne jalousement!
Je n'aime pas la croix pour la croix... mais quand elle est là, il faut en faire un moyen de salut, une source de miséricorde et de pardon. Et c'est possible seulement si nous unissons nos souffrances à celles de Jésus et si, avec Lui, nous tranformons la croix des douleurs en croix de l'amour... Je ne suis pas un héros, encore moins un saint. Je suis seulement quelqu'un qui s'est remis dans les mains de Dieu et s'est laissé guider... La miséricorde du Seigneur m'a fait expérimenter une chose merveilleuse: plus mon corps va 'vers le bas', plus mon esprit s'élève et prend conscience que la vie est une joie, un don! En somme, la vie est merveilleuse! Beaucoup perdent leur temps à chercher des preuves de l'existence de Dieu et de l'âme, mais la vie n'en est-elle pas une grande preuve?
Je voudrais être le dernier à souffrir. Malheureusement il ne peut en être ainsi. Pourtant, je suis content 'd'être' car rien ne m'empêche d'aimer... d'aimer... C'est pourquoi je bénis le Bon Dieu qui m'a créé pour l'amour... Comme Jésus est généreux avec Ses visites d'Amour. Tout ce qui est souffert pour Lui et avec Lui, on le voit transformé dans un canal où dévale un déluge de joie et de grâce. Nous découvrons alors combien nous sommes minuscules et pourtant combien nous sommes aimés!
Ma condition matérielle est telle que chaque jour semblerait désespéré. Je n'ai vraiment aucun motif d'être content, pressé comme je le suis par tant de nécessités et de souffrances. Pourtant, je ressens la joie d'exister, parce que je ne me sens pas seulement vivre, mais posséder la vie: mon corps vit; mais mon âme possède la Vie!
Combien de fois m'a-t-on dit, en cherchant à me consoler: "Mon cher enfant, que faire?!... C'est ton destin! Chacun subit son destin: toi, tu es né sous une mauvaise étoile". Ils pensent ainsi me consoler mais, au contraire, ils m'humilient. Ils me privent de ma liberté; ils me réduisent à l'état de fantoche, victime par hasard d'un pantin qui s'amuse à me faire souffrir, qui a décrété cela dans sa cruauté. Au contraire, tout homme est appelé à la souffrance parce que tout homme est appelé à l'amour. Mieux, c'est dans la souffrance qu'on montre si l'on aime ou non.
Bien souvent je me demande le pourquoi de la souffrance, de si grandes douleurs. Mais Jésus Lui-même n'a pas voulu clarifier ce mystère. Il nous enseigne seulement le moyen de l'utiliser pour en faire un instrument de salut et de conversion. Mais je crois qu'aimer est plus important que comprendre. C'est vraiment dans cet abandon que la souffrance se traduit en joie, et j'estime que c'est le plus grand de tous les mystères.
Mais, que voulons-nous faire de cette souffrance? En ferons-nous un fardeau pesant qui rende notre coeur plein d'amertume? En ferons-nous des oeillères qui nous empêcheront de voir les souffrances des autres? Ou bien dirons-nous à Jésus: "Vois, Jésus, j'ai ici un gros tas de souffrance. Il encombre mon âme et étouffe mon coeur. Pourquoi ne le prends-tu pas, Toi, pourquoi ne le fais-tu pas Tien? Si je le garde pour moi, il me devient une masse d'immondices, et je n'aime pas rester sur un tas d'ordures. Si je te le donne à Toi, si je l'unis à Ta souffrance, alors je sais qu'il n'y aura rien de perdu et que ma douleur ne sera pas inutile parce que tu en feras un moyen de rédemption et de salut.
En elle-même, mon épreuve est obscurité et angoisse, Tu en feras lumière et joie; elle est prison, Tu la transformeras en liberté. Jésus, je Te demande une chose: ne permets pas que mon coeur se referme sur lui-même et que je tourne toujours autour de ma douleur, comme un chien à l'attache qui gravite sans cesse près du crochet qui le fixe au sol. Soulève-moi, Jésus, dans tes bras, soulève-moi bien haut, jusqu'à voir les souffrances du monde."
Louis Rocchi (Un homme avec le vice de la vie et de la joie)

 

"Revenez à la primitive ferveur"

La 'Femme' combat le 'dragon'
(suite)

En fait, la Madone ne sous-évalue pas le pouvoir de satan, comme semblent le faire avec une tragique légèreté tant d'esprits (même de bonne volonté) à l'intérieur de l'Eglise; au contraire, avec un réalisme salutaire Elle en met à nu les trames occultes et les intentions perverses: "Chers enfants! aujourd'hui Je vous invite à la prière comme jamais auparavant... Satan est puissant et il veut détruire non seulement la vie humaine mais aussi la nature et la planète sur laquelle vous vivez. Ainsi, chers enfants, priez pour pouvoir être protégés par la bénédiction divine de paix. Dieu M'a envoyée parmi vous pour vous aider. Si vous le voulez bien, emparez-vous du Rosaire! Un simple rosaire peut faire des miracles dans le monde et dans nos vies" (Mess.25.01.91).
Toutefois, la Reine de la Paix ne se limite pas à dénoncer l'action néfaste de satan sur les âmes, mais Elle indique aussi concrètement les armes spirituelles les plus efficaces pour le vaincre. Avant tout, Notre-Dame invite Ses enfants à la prière: "Je vous invite à commencer, particulièrment maintenant, le combat contre satan par la prière. Satan veut agir davantage, maintenant que vous êtes conscients de son activité" (Mess. 08.08.85). "Ce n'est que par la prière que vous pourrez vaincre toute influence de satan, là où vous êtes (Mess.07.08.86). A ce propos, la Sainte Vierge souligne la valeur d'une participation plus active à l'Eucharistie: "Je vous demande une prière plus active. De même, assistez à la Messe. Je veux que votre Messe soit une expérience de Dieu" (Mess.16.05.85). En plusieurs occasions, Elle confirme avec assurance que la prière intense et persévérante met en fuite l'adversaire: "... Continuez à prier toujours plus, ainsi satan sera loin de ce lieu" (Mess.05.09.85).
La Madone indique particulièrement que dans la prière du Rosaire réside un moyen puissant pour courber la tête orgueilleuse de l'Ennemi: "Chers enfants! Aujourd'hui Je vous invite à entrer en lutte contre satan par la prière... Chers enfants, revêtez l'équipement de combat et soyez victorieux, le chapelet à la main..." (Mess. 08.08.85). "Si vous priez, satan ne peut vous faire aucun mal, car vous êtes les enfants de Dieu et Je veille sur vous. Priez! Que le chapelet soit toujours en vos mains le signe, pour satan, que vous M'appartenez" (Mess. 25.02.88).
Poussée par un authentique feu d'amour pour les âmes, Marie exhorte aussi à renouveler l'usage, en esprit de foi, des sacrements de l'Eglise qui, par un effet de la grâce qui émane du mystère pascal du Christ, réalisent une protection efficace contre l'esprit du mal: "Je vous demande de mettre dans vos maisons le plus possible d'objets bénits. Que chaque personne porte sur soi un objet bénit. Ainsi satan vous mettra moins à l'épreuve, car vous aurez une armure contre lui" (Mess. 18.07.85).
Maintes fois Notre-Dame affirme que l'objectif principal de satan à Medj. est de contrecarrer par tous les moyens le grand plan de grâce pour le monde, que, dans ces temps, Dieu veut réaliser par Marie: "Je suis avec vous aussi en ces jours troublés durant lesquels satan désire détruire tout ce que Moi-même et Mon Fils Jésus construisons...Satan désire détruire tout ce qui est saint en vous et autour de vous. C'est pourquoi, petits enfants, priez, priez, priez..." (Mess. 25.09.92). "En ces jours satan veut empêcher Mes plans..." (Mess.12.07.84). "Chers enfants! Priez car satan veut encore embrouiller Mes plans. Priez avec le coeur et dans la prière, offrez-vous à Jésus" (Mess.11.08.84)
C'est pourquoi la Madone exhorte Ses enfants à se faire instruments actifs dans la lutte contre l'adversaire, à passer résolument à l'offensive contre les oeuvres du malin en utilisant les armes de lumière qu'Elle dépose dans leurs mains et dans leurs coeurs: la prière profonde, le jeûne et le sacrifice: "Satan est fort et veut balayer Mes plans de paix et de joie, il veut vous faire croire que Mon Fils n'est pas fort dans Ses décisions. C'est pourquoi j'appelle chacun d'entre vous, chers enfants, à prier et à jeûner avec encore plus de force..." (Mess.25.08.91). Mais l'arme spirituelle vraiment décisive, capable d'éradiquer toute action satanique, c'est toutefois l'amour, cet "amour divin... qui a été répandu dans nos coeurs par l'Esprit Saint" (Rm.5,5): "Que votre unique moyen soit toujours l'amour. Par l'amour tournez en bien tout ce que satan veut détruire et s'approprier. Seulement ainsi vous serez tout à fait à Moi et Je pourrai vous aider..." (Mess.31.07.86).
Face à la violence inouïe avec laquelle satan, en ces temps, se déchaîne rageusement sur le monde, la Madone n'hésite pas, en plein accord avec l'Evangile, à demander à Ses fils le témoignage le plus haut et parfait de l'amour: l'offrande de leur vie à Dieu, pour le salut de leurs frères, "Mon commandement, c'est que vous vous aimiez les uns les autres comme Je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis." (J.15,12-14). C'est la quintescence de l'appel de Marie à Fatima et à Medj. et c'est aussi le sceau de la victoire définitive de Son Coeur Immaculé sur toutes les puissances des ténèbres présentes dans le monde: "...Chers enfants, satan est assez puissant et c'est pour cela que Je recherche vos prières afin que vous les présentiez pour ceux qui sont sous son influence, pour qu'ils se sauvent. Témoignez par votre vie. Sacrifiez vos vies pour le salut du monde..." (Mes. 25.02.88).
C'est le chemin royal que Marie a parcouru victorieusement jusqu'au pied de la Croix, la source vive d'où coulent incessamment des fleuves de grâce et de lumière, capables d'atteindre le coeur de tous les hommes, de redonner vie et espérance à d'immenses multitudes de nos frères, qui tout en gémissant sous le joug du péché sont affamés de l'amour de Dieu; ils brûlent de la soif de l'eau vive qui jaillit sans cesse du côté ouvert du Christ, aujourd'hui offerte sans mesure au monde à travers le Coeur Immaculé de la plus tendre des mères.
Giuseppe Ferraro

 

Le démon aussi organise son 'église'

Les réflexions sur l'action de satan dans notre vie ne peuvent pas ne pas donner un aperçu de cette réalité 'organisée' à travers laquelle le démon agit pour diffuser dans le monde son plan de mort: les sectes sataniques. A ce propos nous continuons de publier quelques extraits d'une interview accordée par don Gabriele Amorth à la revue '30 JOURS' (n°7/8 2000 - v.Echo 154).

"Ce que je sais sur les sectes sataniques me fut dit par des personnes qui - au prix de grandes difficultés et d'énormes risques personnels - décident d'en sortir. Elles en restent toujours extrêmement marquées, avec des influences diaboliques qui leur provoquent de grandes souffrances, et ont besoin d'exorcismes pour en être libérées. Qui décide de sortir des sectes sataniques vit dans un état de grande terreur. En Amérique on est tué, en Italie, pas encore. Mais les sectes sataniques lancent des maléfices, c-à-d. perpètrent des rites sataniques contre les personnes qui les abandonnent.

D. Avez-vous l'impression que les sectes sataniques se diffusent actuellement beaucoup en Italie?
R. J'estime qu'il y en a six à sept cents en Italie. Il s'agit toujours de groupes très petits, parce qu'ils peuvent ainsi se réunir avec plus de facilité et sont difficiles à repérer. On compte seulement quatre grandes sectes sataniques en Italie, les autres sont composées chacune d'une dizaine de personnes.
Mais il y a une grande diffusion du satanisme qui va au-delà des sectes. Et elle entraîne un très grand nombre de personnes. Il suffit de penser au rock satanique. Je n'accuse absolument pas - ce serait ridicule - la musique rock. Mais il y a une de ses formes, justement nommée 'rock satanique', qui prêche le nihilisme le plus absolu, combat la religion catholique et quelqu'ordre social que ce soit. Elle enseigne que tout est permis et que l'individu est dieu. Elle porte à haïr l'Eglise.
On trouve toutefois beaucoup d'autres formes de diffusion du satanisme. Récemment j'ai vu un livret possédé par une jeune fille, dans lequel on enseigne aussi bien la consécration à satan que tous les moyens de se suicider. Vous savez qu'est en constante augmentation le nombre des suicides parmi les adolescents. Du reste, Dieu est le Dieu de la vie, et satan le seigneur de la mort. Saint Augustin disait que si Dieu ne l'en empêchait pas, le démon nous tuerait tous.

D. Pourquoi justement en cette période se diffuse tant le satanisme?
R. Parce qu'il n'existe plus de motif pour vivre. Les jeunes reçoivent tout de leurs parents, hormis la foi. Quand disparaît la foi de la vie d'un peuple, on s'y abandonne à la superstition et, aujourd'hui, surtout à l'occultisme.
D. Pour beaucoup, l'image des sectes sataniques se présente comme un jeu...
R. C'est malheureusement vrai. Et en fait, beaucoup y entrent pour vaincre l'ennui. Occultisme et satanisme ont toujours éveillé une grande curiosité. Avoir des expériences et des émotions neuves, apprendre des choses nouvelles fascine: qui entre dans des sectes sataniques a l'attrait d'acquérir des pouvoirs que les autres n'ont pas. Et satan lui donne vraiment ses dons: richesse, plaisir et succès. Ce sont les mêmes tentations qu'a subies le Christ: "Je te donne le monde si Tu te prosternes devant moi pour m'adorer". Qui sait combien nombreux sont ceux qui s'agenouillent, aujourd'hui, devant satan!
D. Sommes-nous face à une dangereuse invasion du satanisme?
R. Je crois vraiment que oui. D'une part il y a celui qui, lisant ces choses, est saisi d'horreur; mais il y a aussi celui qui en tire un exemple à imiter. Et aujourd'hui le satanisme est toujours plus demandé. Du reste, les sectes sataniques se diffusent aussi au moyen d'Internet. Il suffit de mettre en recherche 'satan' ou 'sectes sataniques' et on reçoit une instruction complète, également sur la manière de prendre contact avec eux. L'augmentation des vols d'hosties consacrées qui, ensuite, sont mises en vente n'est pas le fruit du hasard... Il faut dire que les satanistes croient vraiment à la présence réelle de Jésus dans l'Eucharistie. Plus que beaucoup de catholiques!"
(don Gabriele Amorth - d'une interview)

 

Le Père Slavko Barbaric' est décédé le 24 novembre 2000 à 15.30 h. d'un infarctus, après avoir animé le Chemin de Croix pour les paroissiens et les pèlerins sur la colline de Krizevac, comme habituellement tous les vendredis.
P. Slavko Barbaric est né le 11 mars 1946 à Dragicina. Il a été ordonné prêtre le 19 décembre 1971. Après 5 ans d'activité pastorale dans la province d'Herzégovine, paroisse de Capljina, il a obtenu en 1982 un doctorat de pédagogie religieuse ainsi que le titre de psychothérapeute. De 1982 à 1984 il a travaillé à Mostar comme aumônier des étudiants. La fécondité de son travail auprès des jeunes et le rayonnement des séminaires de prière, très bien accueillis par les étudiants, lui ont valu les persécutions du régime communiste en place à l'époque.
Grâce à ses connaissances des principales langues européennes et à ses engagements dans les paroisses auxquelles il avait été affecté, P.Slavko travailla infatigablement au service des pèlerins à Medj. où il fut transféré officiellement en 1983. En outre, dès le début de sa mission à Medj. il développa une activité d'écrivain, notamment par des ouvrages de spiritualité qui ont été traduits en une vingtaine de langues et diffusés dans le monde entier en plus de 20 millions d'exemplaires.
Chaque année il organisait des rencontres spéciales avec les prêtres et d'autres avec les jeunes; dans la maison de la province 'Domus Pacis' il tenait des séminaires de jeûne et de prière. Les dévastations provoquées par la guerre l'ont conduit à fonder et à accompagner une institution pour l'éducation et les soins: "Village de la mère" où se trouvent déjà une soixantaine de personnes (orphelins de guerre, enfants de familles désunies, mères célibataires, personnes âgées abandonnées, enfants malades...). Il est difficile d'extraire quoi que ce soit de la vie de cet homme, grand et exceptionnel, mais si c'était possible, ce serait sûrement la période qu'il a passée à Medjugorje. Le P.Slavko Barbaric a traversé le monde, diffusant le message de la paix et de la réconciliation donné par Notre-Dame. Il était l'âme et le coeur du mouvement pour la paix né à Medjugorje il y a dix neuf ans et demi.
(du Bulletin de Presse)

Lors de la dernière apparition quotidienne à Jakov, la Sainte Vierge avait dit au voyant qu'il ne La verrait désormais qu'une fois l'an, le jour de Noël. Cette année l'apparition a commencé à 15H20 et a duré 10 minutes. Notre-Dame était joyeuse, avec l'Enfant Jésus dans les bras. Elle a béni toutes les personnes présentes et a donné le message suivant:
"Chers enfants, en ce jour où Jésus est né et où, par Sa naissance Il apporte la joie infinie, l'amour et la paix, Je vous appelle d'une manière particulière à dire votre oui à Jésus. Ouvrez vos coeurs afin que Jésus y entre, y fasse sa demeure et commence à agir à travers vous. Seulement ainsi pourrez-vous comprendre la véritable beauté de l'amour de Dieu, de Sa joie et de Sa paix. Chers enfants, réjouissez-vous de la naissance de Jésus et priez pour tous les coeurs qui ne se sont pas ouverts à Jésus, afin que Jésus puisse entrer en chacun de ces coeurs, commence à agir à travers eux, et que tout homme soit un exemple de l'homme véritable à travers lequel Dieu agit."

Le père Slavko nous manque déjà

Slavko est décédé subitement à la fin d'un chemin de Croix, vendredi 24 novembre. Il est tombé sous les yeux des assistants. C'est une française, Marie-France, qui l'a recueilli dans ses bras. Mort d'un coup. Malgré son hygiène ascétique qui semblait lui promettre une longue vie. Mais, peut-être a-t-il abusé de ses forces jusqu'au court-circuit pour le Seigneur. Les voyants pour qui il était le guide et la référence spirituelle en sont profondément affectés, car ils ont chacun leur personnalité et la paroisse ne les influençait pas toujours comme elle le souhaitait. C'est Slavko qui était le meilleur lien sacerdotal permanent et spirituel.
Medjugorje perd son ambassadeur international, polyglotte, dans les cinq continents et le principal interprète auprès des pélerins. On était en train de lui interdire les tournées qui prolongeaient son rayonnement en souplesse. Pendant la guerre, et après, il avait créé des oeuvres humanitaires considérables: un village d'enfants et de veuves, à Medjugorje même, avec une école attenante.
Il faisait des retraites profondes avec jeûnes tous les mois. C'est lui qui avait lançé les retraites de prêtres en juin, après le Festival des jeunes de juillet qui se terminait au lever du soleil sur le mont Krizevac, le jour de la Transfiguration. Psychologue de formation, il était un homme créatif, modeste et spirituel. On reproche au message de Medjugorje d'être pauvre et répétitif. Il savait en faire passer chaque mois le rayonnement essentiel: celui d'un écho de l'Evangile, comme un prêtre qui veillait à faire passer sa flamme, enrichie au cours de sa longue vie.
Ceux qui pensaient qu'il ne servait pas une bonne cause oseront-ils se réjouir de cette mort qui porte un coup de plus au spirituel ainsi qu'aux fruits évangéliques et quotidiens.
Les précisions affluent sur la mort de Slavko. Il avait modifié ses habitudes. Il terminait son chemin de Croix non pas au sommet du Krizevac, comme auparavant, mais près du panneau de la Résurrection proche de la 14° station, celle de la mise au tombeau. En cette fin d'Année jubilaire, un "24" du mois, jour de la première apparition, il termine par ces mots prophétiques son intervention: "Que la Gospa prie pour nous à l'heure de la mort."
Il bénit le groupe. C'est son dernier geste mais à peine commence-t-il à descendre qu'il doit s'asseoir.
Ce meme 24 novembre, Marija eut une apparition après la mort de Slavko. On s'attendait qu'elle en parle, mais il n'en fut rien. Elle donnait seulement cette consigne qui continuait le message habituel de Slavko: "Nastavite dalje", "Allez de l'avant".
Le corps exposé dans la Chapelle de l'Adoration, cercueil ouvert selon la coutume régionale, attira foule et prière dans une atmosphère profonde et calme, où se mêlaient les larmes et l'attrait du Ciel. Le 25, jour de son message, Marija était présente à Medjugorje. Et elle transmit ces paroles de la Gospa dans un sourire de larmes. "Slavko u nebu ("Slavko au ciel")".
C'est la première fois qu'un message mentionne le nom d'une personne.
"La Gospa s'est déclarée pour lui comme il s'est déclaré pour elle", conclut soeur Emmanuel, à qui on doit ces nouvelles émouvantes. Il fut enterré le lendemain, 26 novembre, avec une grande affluence locale et internationale. Monseigneur Peric, qui cherchait à le faire partir de Medjugorje depuis un an, vint célébrer les funérailles. C'était un signe de paix et de communion, tant espérées dans la patience et l'obéissance. Slavko, fidèle au jeûne et à la prière matinale(à son heure de tranquilité), a usé ses forces dans une activité sur tous les fronts: local et international, à l'échelle des cinq continents. Sa succesion sera lourde à porter par la nouvelle équipe paroissiale renouvelée avec un nouveau curé. Puisse-t-il continuer du ciel le rayonnement qui fut le sien sur la terre!

René Laurentin (Pour L'Echo de Marie et Chrétiens Magazin)

 

Soeur Emmanuel se souvient:

C'est dans les larmes mais dans la joie aussi que je vous écris aujourd'hui alors que notre cher P. Slavko Barbaric' a rejoint la maison du Père. Les circonstances de cette mort sont étonnantes et si belles! Elles nous plongent dans l'émerveillement des voies de Dieu pour ce serviteur fidèle qu'Il a trouvé veillant dans la prière, à l'heure du retour de son Maître. Le nom de Slavko vient du mot croate slava qui signifie 'la gloire'. Il n'y a qu'un panneau de Gloire sur toute la montagne de Krizevac, en contrebas de la grande croix du sommet, et c'est là que le Ressuscité est venu enlever Son serviteur pour une étreinte éternelle (...)
(immédiatement après son décès) les nuages qui avaient provoqué la pluie s'écartèrent légèrement pour laisser apparaître le soleil, qui éclaira un moment cet endroit précis de la montagne. Le groupe vit alors un arc-en-ciel apparaître dans la plaine, dont l'extrémité semblait émerger de l'église de Medjugorje. (...)
(après les funérailles) un long cortège serpenta dans les rues de Medj. pour accompagner le cercueil de son prêtre et apôtre, pour lui rendre hommage. Par une permission spéciale, fra Slavko put être enterré au cimetière de Kovacica, derrière l'église. Au nom de tous les voyants, Jakov le remercia d'avoir été avec eux durant toutes ces années, dans les meilleurs moments comme dans les pires.
Laissez-moi partager avec vous un mot du P.Slavko qui dépeint si bien sa personnalité, sa détermination et aussi son humour. C'était en 1987. Mon amie Kate s'apprêtait à monter avec lui l'escalier du presbytère lorsqu'il s'arrêta pour écouter un moment quelques Américaines âgées qui bavardaient en bas des marches. Il avait l'air amusé et il demanda à Kate si elle avait entendu ce que ces femmes disaient. "Non, mon Père, je n'ai pas fait attention" dit-elle. "Eh bien, chacune expliquait aux autres comment économiser son énergie! L'une fait sa lessive de telle manière afin d'économiser tant et tant d'énergie, une autre cuisine comme ceci, une troisième fait ses courses comme cela, etc. C'était à celle qui trouverait la meilleure formule pour dépenser le moins d'énergie possible". Puis il ajouta d'un air espiègle: "Je me demande bien ce qu'elles feront de toute cette énergie quand elles seront dans leur cercueil?! Tu vois, quand je mourrai on pourra me presser et me tordre tant qu'on voudra (et il joignait le geste à la parole!), eh bien j'espère que personne ne pourra tirer de moi la moindre goutte d'énergie!" Il monta les marches quatre à quatre puis, se retournant, lança: "Et toi?"
C'est une vraie question pour chacun de nous! Le Père Slavko quitta ce monde après avoir tout donné de lui-même, tel est l'exemple qu'il nous laisse.
(du Journal de Soeur Emmanuel)

 

Le récit de témoins...

Voici quelques témoignages, recueillis 'à chaud', qui traduisent les impressions vécues par les personnes présentes.
Une Soeur de la Communauté des Béatitudes, qui a participé à l'ultime Chemin de Croix du Père Slavko nous dit: "Nous avons prié toute la Via Crucis, nous arrêtant chaque fois plusieurs mètres avant les stations parce que, dès le début, nous avons trouvé un groupe de pèlerins qui nous précédait; ainsi, P.Slavko, pour ne pas les déranger, nous faisait tous rester en arrière. J'ai personnellement apprécié ce respect. En fait, pour ce motif il n'a pas conclu le Chemin de Croix sous la croix comme à l'ordinaire, mais à la dernière station, celle de Jésus Ressuscité. Après la bénédiction finale, il s'est entretenu un instant avec les pèlerins puis a tourné autour de la croix, ramassant, comme il le faisait toujours, des vieux papiers et des bouteilles de plastique oubliés, afin de maintenir propre le Krizevac".
Près de son corps, exposé durant tout le vendredi et le samedi, nous avons vu arriver des hommes et des femmes de tous pays et nationalités, et surtout beaucoup de jeunes du lieu... Nombreux sont ceux qui disent avoir été bouleversés par les paroles prononcées par le nouveau curé, P.Ivan Seser sur la tombe du P.Slavko, dimanche après-midi... Une personne raconte: "P.Ivan a commencé son discours en faisant un peu la biographie de P.Slavko, l'émaillant de souvenirs personnels; comme, par exemple, le fait qu'il le voyait aller se coucher toujours très tard mais se lever très tôt le matin... Mais ce qui m'a le plus frappée, c'est quand le curé a dit: Tu as laissé beaucoup de projets et il sera difficile de les réaliser sans toi, mais je te promets que nous continuerons tout". C'est ainsi que nous apprenons la nouvelle que P.Ljubo, un jeune franciscain depuis quelques mois adjoint du nouveau curé, a reçu la charge qui incombait au P.Slavko pour les tâches de la paroisse. Prions de tout coeur pour le soutenir dans cet apostolat.
Touchantes aussi, les paroles du P.Ivan Landeka, le précédent curé, qui a mieux connu P.Slavko: Nous t'avons souvent dit que tu mourrais sur cette montagne. Et vraiment, tu es mort "dans ton lieu de travail". La colline des apparitions et le Krizevac étaient tes lieux de travail. Dans les derniers temps tu as reçu beaucoup de coups qui t'ont blessé. Pardonne-nous si, souvent, nous ne t'avons pas compris. Tu es toujours allé de l'avant et, quand nous n'avions pas encore compris de quoi il s'agissait, toi tu étais déjà plus loin!...Tu avais beaucoup de talents et tu les as mis complètement à disposition, tu as utilisé tous tes dons...
Un cortège innombrable a ensuite salué la tombe de ce franciscain qui a dépensé sa vie pour faire aimer Marie, Reine de la Paix, et son Fils Jésus. Avec P.Jozo et P.Tomislav, P.Slavko était l'un des apôtres appelés à être témoins des apparitions depuis leur début.
Nicola Bertani

Son oeuvre se poursuivra

Comme nous l'avons déjà évoqué, P.Ljubio, un franciscain résidant à Medj. a reçu la charge de remplacer P.Slavko dans son service au Sanctuaire. En outre, il s'occupera du commentaire du message mensuel de la Madone, qui est habituellement diffusé dans tout l'univers. Il nous fait part de ses sentiments:

"Tout d'abord je voudrais prier Notre-Dame pour qu'Elle m'aide et pour qu'Elle ouvre les coeurs de tous ceux qui L'écouteront, afin que Son message puisse apporter la santé physique et spirituelle et la tant désirée Paix, qui fait tellement défaut dans les coeurs et dans les familles. Je désire prier la Sainte Vierge pour qu'Elle remédie à tout ce en quoi je manquerai ou ferai erreur, à cause de mes limites.
La mort de notre frère Slavko a été subite et inattendue. Elle est douloureuse car elle a laissé un grand vide pour tant de personnes pour lesquelles il fut un vrai père, servant fidèlement notre Mère Céleste et Ses invitations ou conseils, pendant tant d'années.
Je suis conscient que personne ne peut se substituer à lui parce qu'il était fidèle, infatigable et totalement consacré à la Madone qu'il aimait tant. L'aimant, il pouvait et avait la force d'aimer tous ceux qui n'avaient expérimenté ni l'amour humain, ni l'amour divin. Dans ses travaux, les confessions, les prédications et les rencontres avec les personnes, il était vraiment et totalement impliqué; c'était comme s'il devait vivre toute sa vie en un jour: toujours en mouvement, il était impossible de le voir inoccupé.
Rappelons enfin la réflexion de P.Slavko à Radio Maria le 25 juillet, quand la Madone nous dit: "N'oubliez pas qu'ici, sur la terre, vous êtes en chemin vers l'éternité et que votre demeure est au Ciel".
P.Slavko commenta ainsi: Marie nous invite à devenir et à rester toujours conscients que nous sommes pèlerins sur la terre et que nous venons de l'amour de Dieu. Dieu nous a voulus dans ce temps, dans ce siècle, dans ce pays, dans cette famille, là où nous sommes avec les dons qu'Il nous a faits, mais Il nous a laissé aussi la liberté de faire ensuite notre choix pour la vie éternelle. Pour parvenir à former cette conscience, la Gospa fixe deux conditions: "Petits enfants, soyez ouverts à l'amour de Dieu et abandonnez l'égoïsme et le péché". (d'après un enregistrement)

 

Nous nous unissons à la douleur de tous ceux qui ont connu frère Slavko. Nous éprouverons le manque qu'il va laisser, non seulement comme homme mais aussi en raison du précieux service qu'il apportait à Medj. Nous lui sommes reconnaissants pour l'estime et l'affection qu'il a toujours manifestées à don Angelo et à l'Echo de Marie, et pour toutes les fois où il nous a été possible de publier les nouvelles et écrits relatifs à son activité pastorale.
Simultanément nous nous réjouissons avec tout le Ciel, avec les Saints et avec les Anges, avec notre chère Gospa pour la naissance de frère Slavko dans le Royaume de l'Amour éternel. Nous sommes certains qu'il aidera tous ceux qui se dépensent afin que le message de Medjugorje parvienne aux coeurs de tous les hommes du monde. C'est ainsi que nous nous confions à son intercession pour que notre travail au sein de l'Echo de Marie puisse porter toujours davantage de fruits de conversion et de paix dans les âmes des lecteurs et auditeurs.
Avec vous tous et avec ceux qui poursuivent l'oeuvre de frère Slavko, nous restons en union de prière, dans le coeur de la Reine de la Paix.

La Rédaction de l'Echo de Marie

 

Jelena Vasilj, choisie par la Madone pour être un canal vivant de Son Amour à travers les événements de Medj., commence avec ce numéro sa collaboration avec l'Echo de Marie. Jelena nous aidera à réfléchir sur les diverses thématiques regardant la vie des hommes en chemin vers le Royaume de Dieu. Profondément liée, par le coeur et l'âme, au P.Slavko, Jelena a désiré lui dédier cette première réflexion...

Une mort féconde

Aucun de nous ne peut dire n'avoir pas été frappé de stupeur par la mort de P.Slavko, au point que c'est avec peine que nous avons accepté l'idée que sa disparition corresponde à un projet précis de la Gospa. Les mots que Notre-Dame a dit à Marija Pavlovic' nous ont consolés et immergés dans le mystère de la mort, devant lequel chacun de nous se sent un peu étranger et confus. C'est une énigme qu'aucune philosophie humaine n'a réussi à pénétrer et que les disciples mêmes de Jésus refusèrent, à travers les paroles de Pierre. Non seulement le coeur de l'homme désire vivre, mais Jésus lui-même - nous dit l'apôtre Jean - fut troublé dans l'âme devant le tombeau de Lazare et pleura, au point de 'convaincre les Juifs de l'amour que le Christ éprouvait pour cet homme' (J.11,35).
Si, d'une part, la mort de notre cher Père Slavko nous prive de l'affection d'une personne de laquelle nous nous sentions tous aimés, d'autre part elle porte en elle beaucoup de fruits: c'est lui-même, en fait, le grain qui meurt et, en conséquence, donne une moisson abondante. Parlant avec quelques amis qui ont ressenti intensément son 'départ', nous avons convenu que nous sommes en train de vivre une nouvelle conversion; il m'a été dit: "Il me semble qu'un voile s'est dissipé"; nous voyons encore indirectement, mais un peu plus clairement.
En ce sens nous avons compris que nous rencontrons le misterium mortis; nous vivons la 'lumineuse' mort d'un autre qui a été non seulement obéissant jusqu'à la mort, comme une fin mais aussi comme partie intégrante du projet que Dieu a eu sur lui. Par certains traits sa mort nous rappelle celle du Christ. Comme son Seigneur, Slavko avait à peine terminé une vis crucis et est mort, comme Lui, vers la troisième heure, celle de Sa miséricorde.
Donc, cette mort chrétienne s'incorpore dans notre vie intérieure. Nous l'avons vécue comme nécessaire, et non causale. Il est à souligner que ce n'est pas seulement un passage à une nouvelle vie (qu'en un certain sens nous avons déjà vécue par notre baptême et dans les sacrements) mais fait partie de l'épreuve de l'amour.
Chacun de nous vit déjà cette mort, dirais-je, même dans son corps; il suffit de voir nos maladies qui sont une sorte de mort, incomplète il est vrai. Le Seigneur nous invite à déposer le vieil homme et ne pas épargner notre corps (auquel nous sommes très attachés, peut-être parce qu'il est notre maison, notre cellule, et que nous le vivons de manière quasi immédiate). Il nous demande donc non seulement de passer passivement à la vie nouvelle, mais de Lui remettre ce que nous avons reçu, pour l'avoir en plénitude.
Tout cela, nous pouvons déjà le vivre intensément, même dans l'esprit qui est touché par la séparation du corps et, en quelque sorte, souffre tant qu'il ne sera pas réuni à lui dans la forme 'glorieuse'. Pourtant, vivre la mort du Christ à l'intérieur de nous signifie surtout devenir simples et nous orienter vers l'essentiel.
Notre vie est vraiment un 'souffle'. Dieu peut nous appeler dans notre pleine activité - comme Il a appelé P.Slavko - pour un don total de soi. Donc, ne permettons pas à notre esprit de se surcharger de préoccupations superficielles; pensons seulement à l'amour, car c'est l'unique chose qui restera à la fin. Cette vie nous est donnée pour conquérir le Ciel, la vie éternelle est la récompense qui nous attend. Nous devons donc être très attentifs à ne pas nous laisser enchaîner par les faiblesses des hommes, leur jugement et leur domination.
La mort est le signe que chacun de nous appartient seulement au Christ et que le jugement final est de Son seul ressort. Pour anticiper ce moment et pour se préparer à ce jugement, pratiquer chaque soir avant de se mettre au lit un examen de conscience (comme un petit jugement universel), peut nous aider. Enfin, la mort, nous la trouvons dans notre maison, qui pend au bois du crucifix. Ce corps est celui du Christ mort, sous lequel la Madone nous a demandé de méditer les mystères glorieux, parce que le Père a glorifié le Fils et, dans la Croix, la mort a été vaincue. Unissons-nous à ce mystère, qui est aussi le nôtre, car à la fin se révélera aussi notre gloire jusqu'alors cachée dans le Christ. Adorons la Croix comme la Sainte Vierge nous le demande, et prions pour la vertu de patience qui, nous dit l'apôtre, génère l'espérance et devient l'objet de la vie bienheureuse. Demandons enfin à notre Mère de prier pour nous maintenant et à l'heure de notre mort. Jelena Vasilj

* Alberto Bonifacio, grand ami et collaborateur du P.Slavko, nous fait part de ses sentiments en nous rappelant, entre autres, les derniers événements de Medj.: "Sa mort inattendue a laissé en nous tous un profond désarroi et une grande douleur; pourtant, le message de la Madone nous a apaisés en nous apportant lumière et réconfort. Quand la chère dépouille a été déposée dans la tombe, dans le silence général un violon a fait résonner l'hymne de la Reine de la Paix".
En outre, Alberto nous informe que le 8ème séminaire international des guides des Centres de la paix, des pèlerinages et des groupes de prière et de charité, se tiendra à Medj. du 26 février au 1er mars 2001. Le thème en sera: 'Paix et réconciliation'.
On peut s'inscrire immédiatement. Les adhésions peuvent être envoyées par fax au 00 387 3665 1300 ou bien à l'adresse e-mail medjugorje-mir@medjugorje.hr ou en téléphonant au 00 387 3665 1988.

 

Les lecteurs écrivent

Cher père Slavko...

* Rien n'est changé, comme tu le vois. Nous continuons à t'écrire, à te demander ton avis, à t'engager dans les harassantes rencontres de prière. Mieux, j'ai l'impression que tu auras davantage à faire, depuis le Paradis, qu'auparavant, dans ton bien-aimé Medjugorje. C'est vrai, les personnes les plus chères, celles qui nous ont 'donné Dieu', lorsqu'elles s'en vont ne laissent pas un vide mais, au contraire, nous font comprendre qu'il s'agit d'attendre dans l'espérance, qu'ensuite ce sera meilleur, et pour toujours. (Gianni Romolotti - Milan)

* Nous présentons nos vives condoléances à toute la paroisse de Medj. et à tous ceux qui travaillent pour elle. Unis dans la disparition de Fr. Slavko, ainsi que l'a défini la Gospa et tel qu'il était vraiment; frère, père et soutien de chaque pèlerin qui est allé à Medj. et en a lu des nouvelles au moyen de l'Echo. (Centre Marie - Rome)

* Je ressens très fortement la perte soudaine de p.Slavko, missionnaire infatigable des messages de la Reine de la Paix. Il était l'un des piliers fondamentaux de Medjugorje. Nous avons eu la grâce de l'avoir au Paraguay en février 95 pour trois jours de conférences. La même année, nous l'avions rencontré à nouveau en Equateur. Je puis témoigner que c'était un homme simple, humble et paternel. Je retiens dans mon coeur, comme un trésor très précieux, d'avoir eu l'opportunité de le connaître. (Rebecca Ventalgo - Paraguay)

* Je te bénis, p.Slavko, pour tout ce que tu as fait pour moi (en Argentine et lors de ma visite à Medj.). Tu seras éternellement dans mon humble coeur. Je n'oublierai jamais tes adorations eucharistiques. Je te suplie d'intercéder auprès du Très-Haut afin que j'aime toujours davantage Jésus et ma Mère céleste, comme tu les as aimés ici sur la terre, et maintenant au Ciel; intercède également pour ma conversion et celle de ma famille, de mes amis et de toute l'Argentine. Merci, p.Slavko "pour la semence" que tu as versée dans nos âmes lors de tes pèlerinages par le monde! (Conrad E.Bauer - Argentine)

* Nous nous unissons à la paroisse franciscaine, à Echo et à tous les pèlerins de Medj. avec une profonde douleur, pour la perte inestimable de p.Slavko, grand pécheur d'âmes de ces dernières années. Comme Jésus, il a donné sa vie au pied de la Croix, pour nous tous, les pèlerins. Merci p.Slavko. (Roberto Masagna - Madrid)

* P.Slavko laisse un grand vide parmi les pèlerins et je suis sûre que beaucoup de jeunes pleurent... et pas seulement eux. (Rita - Suisse)

* Frère Pierre, de l'Ouganda - "Très cher Echo..." Tous mes souhaits accompagnent tes désirs... Merci de nous faire parvenir toujours ponctuellement notre petit journal; je te lis tout de suite! Merci aussi pour le précieux service que tu rends à tant de frères et soeurs. Je suis un missionnaire combonien, avec 67 'printemps' sur les épaules, dont 40 passés et vécus magnifiquement en Afrique du Sud, au Soudan et en Ouganda. Je veux m'unir dans la prière aux millions de fidèles pour intercéder auprès de Marie pour la paix dans le monde, qui malheureusement n'existe encore pas. En particulier pour l'Afrique et davantage encore pour mon Ouganda martyrisé. Il y a un mois à peine s'est produit le martyre du Père combonien Raphaël, de Bari: victime de coups de feu, puis volé et brûlé. Marie, Reine de la Paix, intercède pour tous auprès de notre Bon Père Eternel. Un cordiale salutation et un encouragement pour vous tous. Que votre travail soit riche de beaucoup de biens pour le Royaume de Dieu déjà présent au milieu de vous, et riche aussi de mérites pour nous tous, là-haut, en Paradis.

* Soeur France, de l'Albanie -Très chers amis de l'Echo; avant tout je vous remercie de tout coeur pour l'assiduité avec laquelle vous m'envoyez l'Echo. Quand il arrive, c'est une fête pour moi, parce qu'avec ses nouvelles il me réjouit le coeur et m'aide dans mon apostolat, spécialement dans cette terre où le peuple a tant de peine à croire.
Je ressens vivement les efforts que vous faites pour maintenir la revue et ne vous oublie pas dans la prière pour que la Madone vous protège et vous donne toujours les moyens d'aller de l'avant.

* Un prêtre de Colombie - Merci infiniment pour l'envoi régulier d'Echo en langue espagnole. Il est très utile, non seulement à moi mais à toutes les personnes qui vont à la S.Messe que je célèbre et auxquelles je lis avec profit cette revue.

* Marie, de Turin - Avant tout: Merci... pour la grande joie que vous nous donnez à tous avec l'envoi de l'Echo. Quelle source de grâce que ce journal! Seul le Seigneur connaît votre fatigue mais "réjouissez-vous - dit le Seigneur - vos noms sont inscrits dans le ciel". Votre persévérance apporte dans nos maisons beaucoup de lumière, de joie et, par voie de conséquence, de paix. Merci pour tout!

* Les missionnaires français de l'Eucharistie, de Los Angelès (USA) - Mille mercis pour la revue. Nous l'attendons toujours impatiemment. Que Dieu la bénisse et la soutienne et donne enthousiasme à votre travail pour faire connaître et aimer sa Mère très Pure.

* Rosine de l'Ohio (USA) - Je vous écris pour vous remercier pour les exemplaires d'Echo que je lis bien volontiers; dans ses articles je trouve une nourriture pour mon esprit.

Villanova Maïardina, 1er janvier 2001

 

 

Au cours des mois d'octobre et novembre 2000 les lecteurs d'Echo francophone ont offert 51.132Fr.F. Que les généreux donateurs veuillent bien trouver ici l'expression de notre reconnaissance.
"Que Dieu nous bénisse de la lumière de Son visage". Qu'Il puisse être vraiment l'unique Lumière de notre vie.
Quand le Seigneur sera réellement à la première place dans notre coeur, nous manifesterons cette Lumière à nos proches. Offrons nos corps comme instruments de justice pour que se réalise Son salut. Que le Seigneur nous bénisse.

Une seule adresse pour l'édition en langue française:"Echo de Marie Reine de la Paix - B.P.4602 - F-45046 Orléans Cedex 1.
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Pour diffuser les messages et les vivre dès leur parution vous pouvez recevoir les quelques lignes du message mensuel dès le 27 de chaque mois (postés le 26) et ceci en autant d'exemplaires que vous le souhaitez; il suffit d'en faire la demande à l'adresse ci-dessus.

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Que la bénédiction maternelle de Notre-Dame, Reine de la Paix, vous accompagne tout au long de cette année nouvelle.
L'équipe de l'Echo de Marie, francophone

 


 

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