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Medjugorje et la Nouvelle Évangélisation

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Les Mouvements Spirituels dans l’Église et Medjugorje

Dès l’origine, l’Église du Christ avait conscience d’exister grâce à l’action de l’Esprit Saint que le Christ avait promis et envoyé en temps voulu. (Cf. Lc 24,49 ; Ac 1,4ss, 2,1ss ; Jn 14,16-26, 16,7-14) Cette conscience animait aussi bien la première communauté de Jérusalem qui avait reçu la promesse de Jésus, que toutes les autres communautés chrétiennes. C’est ainsi que Paul signale aux Galates qu’ils avaient « commencé par l’Esprit » (Ga 3,3), et appelle les Thessaloniciens à « ne pas éteindre l’Esprit ». (1Th 5,19) Lorsqu’il appelle les chrétiens de Rome à « ne pas se modeler sur le monde présent », mais plutôt que « le renouvellement de leur jugement les transforme et les fasse discerner quelle est la volonté de Dieu » (Rm 12,2), Paul présuppose l’action de l’Esprit Saint, force rénovatrice, par le baptême déjà présente dans les chrétiens. (Cf. Rm 8,9ss) Ceci ne signifie pas le salut définitif et accompli, mais uniquement les prémices de l’Esprit, suffisantes pour que le chrétien, en communion avec toute la création, supporte les douleurs de l’enfantement qu’il doit encore traverser. (Rm 8,23-27) C’est sur ces bases que, à travers les siècles, l’Église s’est forgé la conscience d’être l’« Ecclesia semper reformanda », « Église qui doit toujours se renouveler ». À travers les époques successives, l’Esprit Saint trouvait toujours de nouvelles manières d’expression, afin que cette ferveur et cette vie intérieure s’expriment dans de nouvelles formes. « La notion de l’Église qui doit se renouveler en permanence a fondamentalement marqué l’histoire de l’Église. Les mouvements, désireux de vivre radicalement l’Évangile, ne cessaient de jaillir dans l’Église, comme par exemple les ordres religieux fondées par Benoît de Nursie, Bernard de Clairvaux, François d’Assise et Ignace de Loyola. » [1] Il faut reconnaître que tous ces ordres, comme tant d’autres, étaient à leur époque le signe d’un profond renouveau de l’Église. Leur charisme rayonna pendant des siècles, marquant d’un sceau puissant la vie spirituelle de l’Église et du monde. Aussi la notion de la « suite du Christ », dans l’enseignement spirituel et dans la théologie, était limitée à l’état de vie des religieux, ce qui n’est certainement pas dans l’esprit du Nouveau Testament. Car, le Nouveau Testament ne connaît pas de double morale : la voie des préceptes pour les uns, la voie de la haute exigence de la suite du Christ pour les autres. Il n’y a qu’un seul idéal de la vie chrétienne, celui de la suite du Christ. Il concerne toute l’Église, en tout lieu et en tout temps. La diversité des possibilités de la mise en pratique de cet idéal est un autre propos.

Le Concile Vatican II a tâché de corriger cette position, en soulignant la dignité, l’importance et la mission des laïcs chrétiens dans le monde contemporain. Dans la Constitution dogmatique sur l’Église, nous lisons : « C’est pourquoi les laïcs reçoivent, en vertu de leur consécration au Christ et de l’onction de l’Esprit Saint, la vocation admirable et les moyens qui permettent à l’Esprit de produire en eux des fruits toujours plus abondants ». (LG, N°34) Le Concile a ainsi confirmé ce qui se passait déjà dans l’Église, et a donné une impulsion aux nouvelles évolutions. À côté des mouvements laïcs déjà existants, comme les Focolari, Cursillo, Opus Dei, Communione e Liberazione ou Marriage Encounter, la période post-conciliaire a suscité d’autres formes de renouveau dans l’Esprit, que ce soit le renouveau personnel, le renouveau des états de vie, le renouveau et la prise de conscience de la grâce des sacrements, ou le renouveau des communautés paroissiales. Ce qui est commun à tous ces mouvements, c’est leur empressement à créer une forme de spiritualité adaptée à notre temps, « spiritualité en tant que stimulant pour le renouvellement de la pensée et de la volonté humaine selon l’Évangile, liée à l’aspiration à faire l’expérience de la foi en communion avec les autres, favorisant l’ouverture à de nouvelles approches de la prière, de la Parole de Dieu et des sacrements. » [2] C’est ainsi que se précisent, pour ainsi dire, les données à l’intérieur desquelles nous pouvons facilement situer Medjugorje en tant que phénomène spirituel propre à notre temps. À Medjugorje s’est élaborée, dès les premiers temps, une spiritualité expressément laïque, puisque les voyants eux-mêmes sont des laïcs, et que leurs messages trouvent écho surtout auprès des chrétiens laïcs, en les invitant au renouveau dans l’esprit de l’Évangile, à l’ouverture à la prière, à la Parole de Dieu et aux sacrements. Dès le début, l’Église de Medjugorje a donné une place centrale à l’eucharistie, à l’annonce de la Parole de Dieu, au sacrement de la pénitence et à la prière, vécus d’une manière nouvelle et intense. En ce sens, Medjugorje ne peut être classé dans aucun des mouvements spirituels déjà connus, mais comme un mouvement qui contribue grandement au renouveau de l’Église dans le monde entier. En effet, la spiritualité de Medjugorje n’est pas un mouvement au sein de l’Église, mais l’Église elle-même en mouvement, puisqu’elle intéresse et attire tout le monde de même manière : les simples fidèles, les théologiens, les nombreux prêtres, évêques et cardinaux. Les éléments fondamentaux de la spiritualité de Medjugorje vus dans leur ensemble pourraient au mieux être décrits et définis par ce que l’on sous-entend aujourd’hui par la notion si souvent employée de « nouvelle évangélisation ».

 


 

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