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In memoriam Fr. Slavko Barbarić, OFM

Discours lors de la Messe des funérailles et au cimetière

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Introduction par Mgr. Ratko Peric, évêque de Mostar, et homélie par le P. Tomislav Pervan, Provincial franciscain LORS DE LA MESSE DES FUNERAILLES


L'introduction par Mgr. Ratko Peric évêque de Mostar-duvno et de trebinje-mrkanj LORS DE LA MESSE DES FUNERAILLES, le 26 novembre 2000 en la fête du christ-roi

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen. Paix à vous!

Cher Père Tomislav, Provincial, cher Père Ivan, Curé, frères prêtres concélébrants, chers frères et soeurs,

Nous offrons cette Sainte Messe pour l’âme du défunt Père Slavko Barbaric, membre de la Province franciscaine d’Herzégovine, à qui j’exprime du fond de l’âme mes condoléances humaines et chrétiennes, ainsi qu’à tous les membres de la famille qui l’a engendré.

Face à la mort humaine, la nôtre et celle de nos proches, chacun de nous se tient d’un coeur bouleversé, l’intelligence étonnée et l’oeil triste, mais Dieu a le droit de rappeler de ce monde à Lui, dans la patrie éternelle, qui Il veut, quand Il le veut, d’où Il veut et à la manière qu’Il veut. Il ne consulte personne au sujet de notre mort ni n’amnistie personne de la mort. Il est le Créateur de notre corps et de notre âme, le maître absolu du temps et de l’éternité, de ces espaces matériels et des sphères spirituelles, et c’est pourquoi nous nous tenons devant Dieu dans l’attitude d’humilité et de foi.

Devant l’appel de Dieu se taisent toutes les remarques et toutes les histoires humaines. Il ne reste que la réponse de celui qui a été appelé devant Dieu, et notre intercession humaine face à ce sacrifice de Jésus devant le Père du Ciel plein de miséricorde. Que le Christ-Roi, dont nous célébrons la fête aujourd’hui et à qui nous offrons cette sainte Messe, reçoive l’âme du défunt prêtre Slavko et lui accorde la récompense pour ses bonnes oeuvres et le pardon de toutes ses omissions. Nous aussi, repentons-nous pour les bonnes oeuvres non accomplies et pour toutes les mauvaises pensées, paroles et actes qui n’étaient pas en accord avec la loi de Dieu.


HOMELIE DU PERE DR. TOMISLAV PERVAN, PROVINCIAL FRANCISCAIN D’HERZEGOVINE, A LA MESSE DES FUNERAILLES, LE 26 NOVEMBRE 2000

“Ostende mihi, Domine, vias tuas et semitas tuas edoce me ” “ Montre-moi, Seigneur, tes chemins et apprends-moi tes voies”

Père évêque, chers frères franciscains, chers frères prêtres, chère mère Luca, frères et sœurs du défunt père Slavko, chers membres de sa famille et ses amis, chers fidèles, chers pèlerins, notre cher père Slavko !

Lorsque, hier, j’ai reçu le coup de téléphone du bureau paroissial de Medjugorje au sujet du choix des lectures et des prières des fidèles pour la messe de tes funérailles, j’ai dit tout simplement : “ Que toutes les lectures soient de la fête du Christ-Roi de l’Année A, et que la prière des fidèles soit prise du Bréviaire, du jour de la fête, avec l’application au défunt. ” Je pense que, si l’on t’avait posé la question, tu serais d’accord avec ce choix : la première lecture, celle du prophète Ezéchiel, se réfère aux pasteurs ; la deuxième, celle de la Première lettre aux Corinthiens, parle de la victoire finale du Christ sur la mort et s’achève par Dieu devenant tout en tous ; l’évangile parle du Jugement dernier, où le Seigneur Lui-même sépare les hommes en deux groupes, en fonction de leur attitude envers les petits, les plus petits, ceux que personne n’aime ni ne considère.

Je voudrais tout d’abord exprimer ma grande gratitude et dire un grand merci au nom de la Province et en mon nom, pour d’innombrables expressions de condoléances, pour les télégrammes, le courrier électronique, les coups de téléphone, et pour votre présence ici à l’occasion de cette mort aussi soudaine. Puisque l’eucharistie signifie l’action de grâces, le sacrifice et l’offrande d’action de grâces, je demande et je vous prie, vous tous ici rassemblés, de rendre grâce lors de cette eucharistie pour cette vie humaine, chrétienne, franciscaine, religieuse et sacerdotale, cette vie qui était en tout un grand sacrifice, un grand abandon, un grand cœur pour tous les hommes. Aussi est-ce une expression de gratitude : parce que nous avons eu le Père Slavko, parce qu’il est un fils d’Herzégovine, parce qu’il a été un évangélisateur infatigable, parce qu’il a été, selon le désir de St François, un homme de dévotion et de prière, orationis et devotionis, ayant achevé sa vie terrestre là, où il aimait tant aller : sur le Krizevac.

Si je voulais résumer la vie du frère Slavko par une pensée biblique, je prendrais la prière du psalmiste : “ Montre-moi, Seigneur, tes chemins et apprends-moi tes voies ”. C’était le désir de toute la vie du frère Slavko : que le Seigneur lui montre ses voies, qu’il marche sur Ses chemins, les chemins de l’Evangile et de la conversion. Il n’est donc pas surprenant qu’il ait choisi comme thème de sa thèse précisément celui de la conversion et de la pédagogie religieuse : être en permanence à l’école du Seigneur et de Notre-Dame, marcher sur les voies et les chemins du Seigneur, apprenant chaque jour une nouvelle leçon.

Pour nous tous, sa mort est un choc. Cette mort prématurée, selon les paroles du psalmiste, “ au milieu de mes jours ”, en pleine force humaine. Si, selon le psalmiste, le nombre de nos jours est de soixante-dix ans, quatre-vingt pour les plus forts, alors les cinquante-quatre ans du frère Slavko sont vraiment au-dessus de la moyenne attendue dans une vie humaine. Je me sens libre de dire ici - d’après mon expérience et avec votre accord, et convaincu que c’est pleinement justifié – que devant nous repose une personne qui a vécu, humainement parlant, non une mais trois vies. Non deux mais trois, car le frère Slavko a ignoré la fatigue, le répit, le repos, ne s’est jamais couché avant minuit et n’a jamais attendu le lever du soleil dans sa chambre. Selon les paroles du psalmiste, il a toujours prié : “ Eveille-toi, harpe, cithare, que j’éveille l’aurore ”, et il a vraiment éveillé l’aurore par sa prière, par son pèlerinage quotidien sur la Colline des Apparitions ou sur le Krizevac. De jour en jour, d’année en année, indépendamment du temps qu’il faisait, il se levait avant les autres et il allait prier. Il disait que pour lui, en tant que prêtre, le seul temps libre dans la journée était ce temps matinal où, dès son lever, il montait sur ses collines où il a été surpris par la mort prématurée : par un arrêt cardiaque.

Son cœur n’en pouvait plus. Or, le Père Slavko avait un cœur qui se donnait jusqu’au bout. Il n’avait même pas le temps de penser à lui, à sa santé, aux maladies, il ne se plaignait jamais de rien, et pourtant, sa santé était fragile, surtout en hiver, lorsqu’il était accablé par toutes sortes de grippes et d’inflammations qui atteignaient son système immunitaire. A cause de toutes les charges qu’il a assumées, et qui l’épuisaient de jour en jour, il ne trouvait pas le temps de se reposer. Ainsi, portant sa croix - la croix de Medjugorje - depuis presque vingt ans, il l’a apporté sur le Krizevac, sa colline et la nôtre, et il l’a déposée au pied de la Croix du Seigneur, pour être glorifié dans l’éternité. Le Krizevac, cette colline qu’il gravissait régulièrement et en tout temps avec les pèlerins, afin de leur permettre de faire l’expérience du Mont Thabor au pied de la Croix, s’est transformé en son propre Thabor. Le Calvaire et le Thabor, le Krizevac et le Thabor, sont devenus pour le frère Slavko ce qu’était le Calvaire pour Jésus, selon l’évangile de Jean : la glorification finale du Fils de Dieu. “ Lorsque je serai élevé de terre, j’attirerai tout à moi… ” Père, tu as glorifié mon nom… La Croix comme la victoire finale, la Croix sous le signe du Thabor. “ Seigneur, il est bon que nous soyons ici… ” Slavko est resté là, au pied de la croix votive, sur le Krizevac, portant ses croix, portant les croix d’innombrables pèlerins, les croix de Medjugorje, les croix de son peuple, de l’Eglise et de cette Province. Ils est mort comme son Seigneur. Non sur une couche ou sur un lit, non entouré de ses frères ou de ses plus chers, mais au pied de la croix, lorsqu’il faisait froid en Herzégovine. Combien de symbolique y a-t-il dans cette mort ? Frère Slavko : tu as apporté ta croix au pied de la Croix du Seigneur, tu l’y as déposée, pour – par ta mort – nous attirer en si grand nombre ici : commençant par notre évêque, passant par les frères de la Province, tant de frères prêtres, de fidèle et de pèlerins qui ont fait des milliers de kilomètres pour te dire au revoir et merci. La mort est un aimant qui nous réunit, où nous sommes tous égaux.

Chers frères et sœurs !

Quoi dire à cet endroit au sujet de cette vie tellement remplie ? Je le connais depuis très longtemps, depuis 1961. Je l’ai rencontré pour la première fois à l’occasion de la première messe du frère Dobroslav Stojic et du frère Gojko Musa, le jour de la Saint-Etienne 1961. J’avais déjà fini ma première année du lycée au Petit Séminaire de Visoko, et lui, il venait d’arriver. Nous avons fait connaissance. Ce garçon maigrelet me disait qu’il était reçu au séminaire et qu’il allait à Dubrovnik. Ensuite, nous avons grandi ensemble et nous étions tous les deux incorporés à cette Province ; nous nous sommes accompagnés et épaulés, nous avons travaillé ensemble, nous avons collaboré, surtout à l’époque où j’étais curé ici à Medjugorje, pendant les six années du communisme très dur, lorsqu’il fallait, dans des conditions inhumaines et avec l’aide de Dieu, porter tout ce que la grâce nous demandait de porter depuis le premier jour des apparitions, apparitions qui ont commencé à faire imploser le monde communiste et le système athée, apparitions qui ont annoncé l’aurore d’une nouvelle liberté pour le monde et pour le peuple croate.

Léon Bloy, grand penseur et écrivain français, un converti, un fervent catholique, a exprimé une merveilleuse pensée, pensée reconsidérée par Marguerite Yourcenar, première femme écrivain reçue à l’Académie Française, comme l’une des plus belles phrases de la littérature française : “ Il n’y a qu’un seul malheur : ne pas être un saint. ” Cette pensée nous fait peur, mais nous ne devons pas la redouter. L’homme est saint dans la mesure où il veut l’être. Il dépend de nous d’être davantage saints, meilleurs que nous sommes. En cette fête du Christ-Roi, Dieu nous parle d’une manière très éloquente. Il nous parle des événements qui se passent autour de nous, il nous parle à travers l’histoire et à travers les personnes. Et le Christ, le Roi, a dit clairement : “ Je suis venu jeter un feu sur la terre… ” Medjugorje, plus précisément la Mère de Dieu à travers sa présence à Medjugorje, que veut-elle dire d’autre au monde contemporain ? Elle ne veut qu’une seule chose : établir le règne de Dieu sur la terre, élargir ce que le Christ est venu apporter à ce monde. Cela se résume en une seule idée : Dieu est Roi. Le Christ est notre Roi à tous. L’homme n’est qu’une faible créature. Que voulait notre frère Slavko ? Dans ses prières, d’innombrables adorations et homélies, conférences et articles, il voulait une seule chose : Jésus est mon Dieu, c’est Lui que j’adore, c’est pour Lui que je vis, Il est tout pour moi ! Par Mariam ad Jesum, per Jesum ad Mariam ! Par Marie à Jésus, mais aussi par Jésus à Marie !

Slavko puisait son inspiration dans le Christ et dans St François. Le Christ n’a rien écrit, il ne faisait que semer la parole que les disciples ont notée. Le Christ savait que seules certaines de ses paroles tomberont sur la bonne terre, mais dans la vie du frère Slavko, sa parole a été pleinement accomplie. Elle est tombée dans la bonne terre de la foi, du cœur, de la tradition reçue dans la famille, et elle a porté du fruit au centuple.

La figure de saint François l’enthousiasmait. François, comme le Christ, maître de tous. François, le plus grand entre les grands, qui a rendu ses vêtements somptueux à son père, riche marchant de tissus, François, qui a aimé la pauvreté pour elle-même. C’était également l’inspiration quotidienne de notre frère Slavko : ne rien posséder, tout donner, être - comme Paul - tout à tous pour gagner certains pour le Christ. Il avait, comme on le dit, toujours des poches trouées, donnait à droite et à gauche ; il ne demandait jamais aux gens qui ils étaient. Il a adhéré de toute sa foi à l’évangile de ce jour, car il a incarné dans sa personne l’amour de l’homme et l’amour de Dieu. Il voulait être un rayon de lumière dans les ténèbres de ce monde. Le frère Slavko tendait vers le Transcendant, vers l’Eternel. Nous savons bien que quelques rayons de lumière ne peuvent chasser la nuit, que quelques vagues ne peuvent ni soulever ni mouvoir l’océan, mais si l’homme est capable, comme notre frère Slavko, d’admirer une fleur ou un morceau de pain partagé avec les pauvres, alors le monde change déjà pour le meilleur. C’est ce que nous dit en effet l’évangile de ce jour, parlant de la rencontre finale avec le Seigneur Jésus lors du Jugement dernier, la rencontre que le frère Slavko a compris et vécu à la lettre.

Si le Seigneur lui avait dit : “ Ecoute, Slavko, tu vas mourir demain ”, je crois qu’il n’aurait pas un instant abandonné ce qu’il faisait chaque jour, car tout ce qu’il faisait avait un seul but : glorifier Dieu et Le servir. Il n’aurait pas pris une pause pour réfléchir sur sa vie. Il n’aurait pas renoncé à gravir le Krizevac, il n’aurait pas renoncé à la prière et à l’adoration, il n’aurait pas manqué de donner des conseils à tant de personnes, de se rendre auprès les plus nécessiteux. Si le Seigneur nous adressait un tel message à nous, nous nous serions probablement retirés dans notre chambre, aurions réfléchi une nouvelle fois sur notre vie, aurions profité au maximum de l’instant de la grâce. Nous aurions probablement réfléchi et médité sur cette parole de Dieu, aurions essayé de vivre plus intensément. Le frère Slavko, lui, aurait tout simplement continué à faire ce qu’il faisait : se consommer pour Dieu et pour l’homme. Une fois, quelqu’un demandait à un saint pourquoi il n’avait jamais peur, pourquoi il ne ressentait jamais l’inquiétude. Il a répondu : “ Parce que je pense chaque jour à ma mort ! ” Les gens ont peur, parce qu’ils craignent tout ce qui les entoure, ils ont peur de perdre ce qu’ils possèdent. Or, confronté à la mort, pensant chaque jour à sa propre mort, on comprend que tout ce que l’on possède est superflu. La mort donne la juste mesure de la vie, elle dit clairement où est la source de la vie et de la force.

La pensée de la mort devrait ouvrir chacun de nous à une nouvelle dimension : la vie est courte, il faut laisser derrière soi des signes clairs, des signaux, des panneaux d’indication qui orientent vers l’amour, des traces dont on aime se souvenir, des traces et des chemins que d’autres peuvent suivre. Jésus, sachant que son heure était venue, aimant les siens qu’il avait choisi dans le monde, les aimant jusqu’à la fin, a pris une serviette et une cuvette, et a lavé les pieds de ses disciples. Les pieds sont la partie la plus sale du corps. Dans son amour, Jésus a touché les pieds sales - mais aussi blessés - de l’homme, il a touché le talon d’Achille de chaque homme. Quoi dire des traces que le frère Slavko a laissées ? Il a traversé cette terre faisant le bien, annonçant Jésus Christ, prêchant l’Evangile, célébrant l’eucharistie, adorant le Christ dans l’eucharistie et sur la Croix, touchant les points douloureux de l’homme, ses talons d’Achille.

Le frère Slavko ne s’est pas contenté de parler. Il est passé à l’acte, en s’oubliant lui-même. Il donnait jusqu’au bout précisément à ceux qui avaient le plus besoin de l’aide. Il était une aide spirituelle et matérielle, l’ami de tant de personnes, d’innombrables personnes. Il a laissé sa trace, trace ineffaçable, il a vécu la parole de Jésus : “ Comme le Père m’a aimé, je vous ai aimés ”. Et : “ Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ”. Le frère Slavko a donné sa vie pour tous, il aimait d’un amour de prédilection ceux que personne n’aimait, les abandonnés, les négligés, ceux que le péché et la haine ont terriblement blessés. Il a consolé, il a pansé les blessures, il a aidé, il a accueilli. Il s’oubliait entièrement lui-même. Et c’est pourquoi il est parti trop tôt : parce qu’il s’est entièrement livré.

Notre cher frère Slavko ! Nous rendons grâce à Dieu de t’avoir eu. Nous rendons grâce à Dieu de t’avoir appelé dans cette communauté franciscaine. Nous rendons grâce à Dieu pour tous les dons qu’il t’a accordés et que tu as utilisés au maximum. Nous rendons grâce à ta famille de t’avoir donné à cette Province, pour laquelle tu seras une des figures les plus lumineuses. Nous croyons que nous avons en toi un intercesseur au ciel, une aide et un guérisseur de toutes ces blessures qui oppressent ce peuple et cette Eglise, mais aussi un réconciliateur qui implore la paix du Christ, la paix du Christ-Roi pour nous tous.

Nous sommes convaincus que tu as pu rencontrer le Seigneur face à face, les yeux dans les yeux, lorsque tu t’es trouvé devant son trône, exactement selon l’évangile de ce jour, de la fête du Christ-Roi. Tu as fréquenté son école de service et non de domination, de don et non d’accaparement, d’extrême pauvreté et non de richesse. C’est pourquoi nous sommes convaincus que le Seigneur lui-même est ta récompense.

Après t’avoir rencontré, d’innombrables personnes pourront dire : “ Merci à Dieu d’avoir créé une telle personne. Merci à Dieu de m’avoir aimé à travers lui. ” Et toi, frère Slavko, tu pouvais dire : “ Il y a tant de personnes qui m’ont permis d’aimer Dieu, qui m’ont permis de m’approcher davantage de Dieu, de Jésus et de Marie. ”

Tu t’es consommé au service de Marie, Mère de Jésus, au service de sa présence ici et dans le monde entier. Tu étais l’ambassadeur et le diffuseur de cette dévotion qui, chez toi, était toujours christocentrique. Nous sommes convaincus que l’Eglise ne l’oubliera jamais. Saint Jerko a dit ainsi : “ Il ne faut jamais pleurer les morts, mais être reconnaissants d’avoir vécu avec eux et de continuer à être en lien avec eux. Nous croyons qu’ils sont en Dieu, et qui est en Dieu est lié à toute la famille de Dieu. ” Avec cette pensée j’exprime mes condoléances à ta mère Luca, tes frères et tes sœurs, à toute ta famille. Je remercie ta maison et tous les tiens que nous t’ayons eu entièrement disponible.

Et à la fin, notre cher frère Slavko, je voudrais te demander une chose : Pardonne-nous, à nous tous, si - dans nos regards - tu as trouvé de l’incompréhension. Tu as été et tu voulais être jusqu’au bout vir catholicus, apostolicus, franciscanus, vir Croatia herzegoviniensis, donc jusqu’au bout catholique, apostolique, franciscain et un solide Croate d’Herzégovine. Tu nous as devancés, souvent incompris. Tu as pensé plus loin que les autres, comme le mythique Prométhé, celui qui a pensé plus loin que les autres et qui a inventé du neuf. Et pourtant, une chose demeure claire et évidente, et c’est la parole du Christ : “ Vous les reconnaîtrez selon leurs œuvres ”. Ton œuvre est visible, durable, car elle a été créée et bâtie dans la prière, à genoux, dans la quête de la volonté de Dieu à travers les signes des temps. Tu nous as devancés, mais tu restes dans nos cœurs, pour toujours lié à nous. C’est pourquoi : merci encore une fois pour tout, et repose dans la paix de ton Seigneur, à l’ombre de l’église de Medjugorje, du Krizevac et de la Colline des Apparitions. Amen.


Discours

ISCOURS DU P. IVAN LANDEKA AU NOM DES FRERES FRANCISCAINS DE MEDJUGORJE

Ce vendredi, après avoir fait l’un des énièmes Chemins de Croix sur le Krizevac avec les paroissiens et les pèlerins, la Via crucis s’est transformée pour le frère Slavko en Via lucis. Pour nous, c’était d’abord l’incrédulité, puis le choc. Le frère Slavko a doucement trépassé dans son bureau, sur le Krizevac.

Oui, c’est vrai, dans son bureau sur le Krizevac. Nous nous disions souvent les uns aux autres, et nous lui disions, que la mort le trouverait le plus probablement sur le Podbrdo (colline des apparitions) ou sur le Krizevac. S’il avait pu choisir le lieu de sa mort, il aurait sans doute choisi pour son lit de mort le Podbrdo ou le Krizevac. Et voici que, dans la mort, le Seigneur lui a accordé un petit peu de cette justice terrestre, compréhensible pour nous les hommes. Ces deux collines étaient son lieu de travail, son bureau, tout son mobilier et son lieu préféré de prière : ces purs sommets des montagnes. C’est là que le Seigneur et Notre Dame lui étaient si proche, si vivants, humains et pleinement divins.

Pour tout le reste, je n’ai qu’à rendre grâce :

Merci d’avoir tracé le chemin de la Reine de la Paix qui veut nous conduire vers son Fils.

Merci d’avoir été un maître de prière et de jeûne, maître aux proportions mondiales, et merci surtout d’avoir prié et jeûné toi-même plus que tous les autres.

Merci d’avoir de nous avoir enseigné comment faire le bien et comment aimer les hommes, et de n’avoir jamais reculé en cela.

L’échelle des valeurs dans la vie du frère Slavko était claire : d’abord Dieu et les affaires de Dieu, puis la Gospa et les affaires de la Gospa, puis l’amour de la patrie, de ce qui est croate. Le personnel venait à la fin, s’il restait du temps pour cela.

Tu étais ami des orphelins de guerre, des veuves et des détenus, défenseur des rejetés et des perdus, de ceux que nous avions tous plutôt tendance à fuir. Aujourd’hui, un tel groupe t’a porté ici, devant l’autel. Tu étais le médecin de ceux que les hommes et le métier ont abandonné comme étant sans espoir. Tu redonnais l’espoir et tu donnais une chance à ceux à qui généralement on ne la donne pas. Et voilà le miracle : tu avais régulièrement raison.

Pour ces gens-là, tu n’as jamais hésité à frapper aux portes. Et les portes s’ouvraient à toi.

En une cinquantaine d’années seulement, tu as vécu plusieurs vies bien remplies.

Cher frère Slavko, dans ta vie, tu n’as pas connu uniquement des ascensions : tu as également reçu des coups. Je sais bien que tu as été meurtri au cours de ces dernières années, tout particulièrement en ces derniers temps. Tu as été frappé par ceux qui étaient proches et par ceux qui étaient loin. Je savais que cela te faisait mal et que tu as souffert. Parfois, tu reculais un peu, mais, excepté quelques brèves remarques, tu abandonnais tout au temps et au Juste Juge.

Pardonne-nous de ne pas avoir pu toujours suivre ton rythme, ce qui ne nous a pas toujours plu. Très souvent, tu étais tellement rapide dans tes idées et dans tes projets. Tu avais déjà fait la moitié du chemin quand nous comprenions que c’était possible. Tu étais toujours au moins un pas devant nous.

C’est tellement difficile pour nous de te savoir parti ; mais tu es né au Ciel. Nous te disons merci d’avoir répondu à l’appel du Seigneur et de la Gospa. La volonté du Seigneur a le dernier mot. Nous l’acceptons.

Chers paroissiens, chers pèlerins, au cours des mois qui viennent, les gens viendront et demanderont : “ Où est le frère Slavko ? Est-il à la maison ? ” Dites-leur : “ Oui, il est à la maison, il est chez lui ! ”

Repos éternel accorde-lui, Seigneur !

ISCOURS DU P. MATE DRAGICEVIC AU NOM DE SA PAROISSE NATALE DE CERIN

La paroisse natale est en deuil, elle pleure son fils, le grand frère Slavko Barbaric, qui nous a quitté si soudainement.

J’ai dit : un grand homme !

Il est grand,

  • parce qu’il a été infatigable dans la prière
  • parce qu’il a été intrépide dans l’annonce de la Parole de Dieu et des messages de la Gospa dans le monde entier.

Saint François Xavier, en tant que missionnaire dans l’Extrême Orient, a baptisé plus que 40000 personnes, mais le frère Slavko a montré le chemin vers Dieu à des millions

  • parce qu’il a été un insurpassable bienfaiteur des orphelins, des malades, des dépendants, des pauvres, des personnes âgées et des impuissants,
  • parce que son âme, son style et son comportement étaient si sympathiquement franciscains et simples,
  • parce que, comme St. François, il a aimé toute la création et la mère Terre ; il a été un vrai écologiste de notre temps avec le slogan : “ Plus de fleurs, moins de déchets ”.
  • parce qu’il a été docteur en théologie - non en papirologie rationaliste, mais en théologie du cœur, et ce doctorat là, il l’a obtenu ici, à l’école de la Gospa. Cette théologie du cœur, il l’a exprimée par écrit et verbalement, en sorte que les auditeurs et les lecteurs ne pouvaient pas rester indifférents.
  • parce qu’il a sans cesse marché sur les traces du triangle dessiné ici à Medjugorje par la Gospa, dont les pointes relient la Colline des Apparitions, le Krizevac et l’église : il y a prié, il en a parlé, il a planté ce triangle dans les cœurs des hommes. Sur la Colline des Apparitions, la Gospa semble nous appeler à nous connaître nous-mêmes ; sur le Chemin de Croix sur le Krizevac, elle nous appelle à déposer tout ce qui, en nous, es négatif et pécheur, et à l’église, elle nous indique les sacrements de guérison et de rafraîchissement spirituel : la sainte confession et la sainte messe. Le frère Slavko était infatigable à inscrire ce triangle dans les cœurs.

Mais le grand homme qui se trouve en haut ne doit pas descendre, mais continuer à monter. C’est ce qui s’est passé avec notre frère Slavko. Gravissant le Krizevac, priant le Chemin de Croix du Seigneur, il a gravi le sommet de son propre Calvaire, et le Seigneur l’a élevé à Lui.

La paroisse natale de Cerin est séparée de son grand fils avec tristesse, mais pleine de reconnaissance, de fierté et d’espérance certaine.

Chère mère, frères et sœurs, membres de la famille et amis du feu frère Slavko,

Nous sommes tous ensemble dans le deuil, mais nous nous séparons pleins de reconnaissance, parce que Dieu a trouvé dans notre paroisse de Cerin une famille pour élever un tel grand homme. Nous nous séparons du frère Slavko pleins de fierté, parce qu’il a été ce grand homme, nous nous séparons pleins d’espérance que la Gospa, à qui il a été tellement attaché, lui a dit : “ Bienvenu, mon fils, dans les bras de ton Père et de ta Mère, et merci d’avoir répondu à mon appel ! ”

Cher frère Slavko, merci pour tout ! Que cette terre croate de Medjugorje soit légère pour toi. Repose dans la paix de Dieu !

DISCOURS DU PERE DIETRICH VON STOCKHAUSEN AU NOM DES PRÊTRES DU MONDE ENTIER VENUS EN PELERINAGE A MEDJUGORJE

Respecté, cher Père Slavko !

Aujourd’hui, près de ton lit de mort, je voudrais te dire merci au nom de tant de prêtres germanophones et des prêtres du monde entier venus ici, à Medjugorje. Ils y ont trouvé un approfondissement de leur foi, certains même la restauration de leur foi. Je voudrais te dire merci pour les innombrables jeunes qui ont reçu leur vocation spirituelle ici, à Medjugorje, ou qui ont redécouvert la foi en l’amour de Dieu à leur égard. A travers ta vie droite, engagée et exemplaire, à travers la célébration de la liturgie, à travers la parole et la prédication, à travers la parole écrite dans tes livres, tu as donné un profond témoignage de la foi en l’amour de Dieu envers les hommes et envers la création. Ici, à Medjugorje, tu n’as pas seulement compris l’appel de la Gospa, mais tu as été un instrument convaincant de son appel à la conversion et à la foi. C’est ainsi que tu as montré à tous les pèlerins venus en ce lieu que, dans ce monde, pour aller plus facilement et avec plus de conviction vers Dieu, nous avons besoin de la main guérissante de notre Mère du Ciel. Dans la célébration de la messe, dans les nombreuses confessions, dans l’adoration eucharistique, dans l’explication des Ecritures et à travers d’autres sacrements, tu nous as montré le chemin vers la vraie et véritable rencontre de Dieu dans ce monde. Dans d’innombrables rencontres avec les pèlerins, parlant les principales langues du monde, et à travers tes livres traduits en nombreuses langues du monde, tu as permis aux hommes d’avoir part à ta profonde et grande confiance en Dieu, et de comprendre que Dieu est le Père qui nous aime tous infiniment.

Ta mort subite sur le Krizevac, entre la 13e et la 14e station du Chemin de Croix, nous a montré à tous une nouvelle fois et clairement que le Père du Ciel, si plein d’amour, a reçu l’offrande de ta vie, avec Marie qui, à la 13e station, offre son fils mort au Père. Chaque jour, tu as gravi l’une des deux collines, tôt le matin, toujours le chapelet à la main, et as ainsi commencé l’œuvre de la journée. Le jour de ton enterrement, la fête du Christ Roi, est pour nous un signe que le Christ, le Roi et le Seigneur de ta vie, a accepté l’œuvre de ta vie, et que Marie, la Reine de la Paix, a pu t’accueillir au royaume de paix de son Fils. Dans son message d’hier, notre Mère du ciel nous a annoncé que tu es né au ciel. Ainsi, tu as naturellement choisi et as reçu la meilleure part de la vie, et nous te l’accordons de tout cœur, car, en fidèle collaborateur de la Reine de la Paix ici sur terre, tu l’as bien mérité. Dans son message, la Gospa nous dit aussi que nous avons désormais un nouvel intercesseur au ciel ; nous te prions donc : dans ta vie céleste, sois toujours disponible pour chacun de nous, comme tu l’as été sur la terre, ici à Medjugorje. Encore une fois, de tout cœur : que le Seigneur te récompense pour ton amitié, ton amour et ta vie exemplaire. Au revoir au ciel !

DISCOURS DE MAGDALENA PAJIC AU NOM DES ENFANTS ET DES COLLABORATEURS DU “ VILLAGE DE LA MERE ”

Cher frère Slavko,

Nous t’attendons encore !

Vendredi, après le Chemin de Croix, tu devais passer au Village de la Mère. Je ne sais pas si tu voulais rencontrer quelqu’un en particulier ou tout le monde. Maintenant, nous voici tous ici, en ce cortège de deuil. Même la petite Maja de Bjelovar est arrivée, Boris et Toni sont là, et – comme par miracle – ils sont silencieux, et tante Ruzica rajoute un Réjouis-toi à son chapelet, pour toi.

Vendredi, nous avons veillé tard dans la nuit, cherchant à savoir où tu étais passé et pourquoi, et nous avons vu les sœurs, confuses, se taire au lieu de nous donner la réponse.

Certains d’entre nous ne comprennent pas vraiment ce qui s’est passé, certains ne se souviendront même pas de toi, mais nous ressentons tous la douleur, une douce colère, mais surtout le même désir : celui de te dire un grand merci.

Merci, frère Slavko, d’avoir eu l’idée de fonder le Village de la Mère, merci de ne pas avoir eu peur de nous accueillir, aussi différents que nous sommes. Merci de nous avoir appris à être courageux, nous demandant de dire les dizaines du chapelet à haute voix, alors que nous apprenions encore à prier.

Merci, car nous avons vu que les jouets sont en couleur, que le Nutella est sucré, et qu’il faut être deux pour la balançoire. Merci, car nous aussi, nous avons pu - comme tous les autres enfants – revêtir une robe blanche pour la Première Communion. Merci de nous avoir appris à aimer Notre Dame et à prier Dieu, merci, car – malgré tout - nous avons découvert la signification du mot amour. D’autres nous disaient que le temps guérit tout ; toi seul, et maintenant ta mort, tu nous disais que le temps n’est qu’un compagnon de route, et que l’amour seul panse et guérit tout.

Le moment nécessaire pour que l’on se rende compte de ton amour et de ton sacrifice était aussi bref que celui qui t’a emporté dans la mort. Nous savons désormais que chaque petit papier jeter au bord du chemin, chaque mauvaise note à l’école, chaque désobéissance à la tante, sont des offenses. A travers ces paroles, nous écrivons le vœu de fidélité à ta parole et à ton œuvre.

Au cœur de notre tristesse, c’est comme si tu venais nous demander : “ Enfants, où est votre foi ? ” C’est précisément dans la foi que nous te voyons uni à notre Mère et ta Mère, et nous supportons plus facilement cette tristesse. C’est également notre seule espérance, car pourquoi ne pas reconnaître que, par ton départ, le Village de la Mère - notre orphelinat – devient un grand orphelin ?

Nous serions certainement pris d’angoisse si nous continuions à t’attendre. Nous te demandons plutôt que tu nous attendes, là, où tu es, au sanctuaire céleste. En esprit, nous te voyons nous tourner le dos, descendre le chemin légèrement courbé, quitter le Village de la Mère ; pour la première fois nous ne disons pas : “ fra Slavko, adieu ”, mais le cœur blessé, l’âme pure des enfants et d’une voix enthousiaste, nous disons : “ au revoir et merci, notre cher fra Slavko ” !

DISCOURS DE L’ETUDIANTE GABRIJELA CILIC AU NOM DU FOND “ AMIS DES TALENTS ”

Notre cher père, frère Slavko,

Au nom du Fond “ Amis des Talents ” Medjugorje et au nom des dix générations d’étudiants pour qui tu as procuré des milliers de bourses et que tu as aidé dans la croissance spirituelle – un infini merci.

Nous prenons congé de toi, créateur de l’idée et fondateur du Fond, notre respecté et aimé président, notre frère Slavko.

Cher ami, la réalité de ton départ physique est douloureuse et dure, mais la foi en les chemins du Christ - les chemins de la croix sur lesquels tu as marché, la foi en la croix avec laquelle tu as vécu et au pied de laquelle tu t’es endormi – est le résumé du chemin parcouru dans ta vie terrestre : chemin d’amour, de don aux frères, les hommes.

En ce moment il n’est pas possible de compter toutes les bonnes, grandes et nobles œuvres que tu as faites pour ce Fond et pour nous, les étudiants ; nous ne nous rendons même pas compte de leur portée.

Nous sommes convaincus que le temps qui vient permettra à tous de reconnaître la noblesse et la portée de tes œuvres, nous sommes prêts à reconnaître qu’en ce moment nous ne nous rendons pas compte de la grandeur de ce que nous avons perdu, mais nous voulons exprimer le vœux de suivre le chemin de la Reine de la Paix que tu nous as montré.

Tes collaborateurs du Fonds et nous, les étudiants, déposons ces mots de gratitude auprès de ton lit de mort, priant le Père Céleste de t’accorder la place que tu mérites dans la Jérusalem céleste, et qu’il laisse parmi nous ton noble esprit.

Le poète A. B. Simic dit :

“ Tu ne peux pressentir mon retour et ma proximité
dans la nuit, lorsque le doux clair de lune murmure dans ton oreille…
et lorsque, à la tombée de la nuit, tu vois l’ombre noire qui bouge
au-delà des eaux sombres,
sache :
je marche droit et solennel,
comme auprès de toi. ”

Tu resteras toujours dans nos cœurs et dans nos prières.
Merci.

DISCOURS DE BORIS VIDOVIC AU NOM DE LA COMMUNAUTE DU CENACLE

Merci !

Nous étions tous surpris par la mort soudaine du frère Slavo Barbaric, sur la colline du Krizevac, à Medjugorje, après la prière du Chemin de Croix. Seule la manière dont il est mort, si semblable à celle de Jésus lui-même, nous donne la consolation et l’espérance que le Seigneur a bien choisi le bon moment.

Merci, frère Slavko, pour tout ce que tu as fait pour tous les nécessiteux, les pauvres, les étudiants, les familles et tant, tant d’autres.

Merci d’avoir protégé la vie, d’avoir rayonné la paix et l’amour, d’avoir toujours eu du temps pour un entretien. Merci pour ta prière, si concrète, si forte et si persévérante, pour les longues veilles et adorations à genoux, merci pour ta vie exemplaire.

Mais, plus que tout, merci pour ton témoignage quotidien et infatigable en faveur des messages de la Gospa depuis dix-huit ans que tu es à Medjugorje.

Nous savons que nous avons maintenant un grand protecteur et intercesseur au ciel.

DISCOURS DE JURE DZIDA MAIRE DE CITLUK

Assemblée en deuil et attristée, cher frère Slavko,

Cœur attristé et âme bouleversée, au nom de la commune de Citluk où notre défunt est né, où il a passé une grande partie de sa vie sans s’épargner, où il s’est dépensé, où il a brûlé, flambé, où il s’est consumé, où il repose dans la paix éternelle, je me sépare de lui et j’exprime notre grande gratitude et louange.

Depuis que le Ciel s’est ouvert au-dessus de Bijakovici et Medjugorje, depuis que la Gospa s’est mise à parler, le frère Slavko, fils de Saint François, celui qui a aimé sa région et le peuple croate, qui a été “ le messager du Grand Roi ”, a appelé le monde à Dieu, lui disant qu’il y a un pays appelé Herzégovine où le ciel s’est ouvert et a parlé, lui disant qu’il y vit un peuple de Dieu – le peuple croate, plein de foi, avec une culture qui lui est propre, qui a souffert et qui espère.

Combien de personnes nous ont connus grâce à lui ?
Combien nous ont aidé grâce à lui ?
Qui pourrait les compter ?
Jeudi, au Village de la Mère, nous avons parlé avec les donateurs du projet de construction d’une maison pour les personnes âgées…
Frère Slavko, tu as aimé Medjugorje ! Tu as été amoureux du Krizevac !
Sur le Krizevac, tu as donné ton dernier souffle et tu as rendu l’âme.
A Medjugorje, tu as trouvé la paix et le repos éternels.
Frère Slavko : Merci pour chaque parole !
Merci pour chaque conseil !
Merci pour chaque encouragement !
Merci pour chaque aide reçue par ton intermédiaire !
Merci pour chaque bonne œuvre !
Merci d’avoir parlé au monde de ta région et de ton peuple !
Frère Slavko, maintenant que tu es au ciel, n’oublie pas les besoins et les angoisses de ta région, de ton pays et de ton peuple.
Dors du sommeil d’un grand ouvrier et homme juste, engagée et infatigable.

DISCOURS DE JAKOV COLO AU NOM DE TOUS LES VOYANTS

Notre cher frère Slavko !

Comment ne pas se souvenir de toutes ces années que nous avons passées ensemble : chaque conversation, chaque prière commune, tout ce que nous avons traversé ensemble ? Comment ne pas se souvenir de chacun de tes sacrifices et de chacun de tes combats menés pour nous ? Comment ne pas se souvenir de ta bonté et de ton amour pour nous ? Souvent, tu nous disais : “ Savez-vous que je vous aime ? ” Nous avons senti cet amour tant de fois et de tant de manières différentes. Nous nous souvenons de tant de paroles prononcées par toi. Souvent, tu nous as demandés après l’apparition : “ Comment va notre Gospa ? ” Toi, frère, tu es maintenant avec elle, toi qui as consacré ta vie à elle, toi qui as tout fait afin que tous connaissent son amour et sa bonté, et cet amour et cette bonté vivaient en toi : tout ceux qui t’ont connu pouvaient en faire l’expérience. Nous te disons merci, cher frère, pour le soutien que tu nous as accordés et dont nous avons si souvent eu besoin, et tu le donnais à chaque instant. Nous te disons merci pour chaque conseil que tu as donné au moment où c’était le plus nécessaire. Merci de nous avoir conduits dans notre vie spirituelle et de nous avoir aidé dans notre vie privée à travers la prière. Merci pour chaque visite rendue, visite qui apportait tant de bénédictions et tant de joie à la famille. Merci pour toutes les fois où tu as joué avec nos enfants qui savaient reconnaître un vrai ami. Aujourd’hui, cher frère, nous pleurons, mais en même temps nous nous réjouissons, car tu es désormais avec celle que tu as infiniment aimée, à qui tu as donné toute ta vie : la Gospa. Ton œuvre, ta bonté et ton amour vivront toujours en nous, et toi, cher frère, prie toujours pour nous et veille sur nous. Maintenant, cher frère, nous te disons ce que tu nous disais toujours : “ Sais-tu, cher frère, combien nous t’aimons ? ”

Jakov, Ivan, Mirjana, Ivanka, Vicka et Marija

DISCOURS FINAL DU CURE DE MEDJUGORJE DR. FR. IVAN SESAR

Chers frères et sœurs, notre cher frère Slavko !

Aucun de nous, qui t’ont connu un peu mieux ou qui ont vécu avec toi, ne devaient jamais demander où tu allais dimanche après-midi : nous savions tous très bien que ce temps était strictement réservé pour la prière du chapelet sur le Podbrdo. Ni la pluie, ni le soleil, ni le vent, ni la tempête, ni rien d’autre ne pouvaient te distraire de cette intention. Aujourd’hui, le Podbrdo est vide et triste, attendant son hôte le plus fréquent et le plus cher. Mais tu n’es pas là ! Tu n’es pas là, parce qu’il a plu au Seigneur de la vie et de la mort de prendre ton âme au pied de la croix, ce vendredi, lorsque – pour la énième fois, tu as gravi le Krizevac, méditant la passion de ton Maître et Sauveur Jésus Christ. Quelle symbolique ! Tu as aimé la croix, tu l’as portée infatigablement, tu l’as vénérée régulièrement et à ses pieds tu as rendu ton dernier souffle, vendredi, sur le Krizevac.

Le frère Slavko est né à l’époque où le printemps remplace l’hiver, le 11 mars 1946, à Dragicina, paroisse de Cerin. Son père est Marko, sa mère est Luca, née Stojic. Il a fini l’école élémentaire en 1961 à Cerin, de 1961 à 1965 il a fréquenté le lycée classique à Dubrovnik, où il a eu son baccalauréat. Le 14 juillet 1965, il a revêtu l’habit franciscain à Humac. Il a étudié la théologie à Visoko, à Sarajevo, à Graz et à Freiburg. Il a fait ses vœux solennels le 17 septembre 1971 à La Verna, où son père et notre père, saint François, a reçu les stigmates. Il a été ordonné prêtre le 19 décembre 1971 à Reutte, en Autriche. Après cinq ans de service pastoral à Capljina, il a poursuivi ses études à Freiburg où, en 1982, il a obtenu le doctorat en pédagogie religieuse et le titre de psychothérapeute. De 1982 à septembre 1984, il a été aumônier des étudiants à Mostar.

Grâce à sa connaissance des principales langues européennes et l’immense amour de la Mère de Dieu, malgré les obligations qui le retenaient dans les paroisses, le frère Slavko consacraient chaque moment libre aux pèlerins à Medjugorje, où il a été officiellement transféré en septembre 1983. Il y est resté jusqu’à septembre 1985. De 1985 à septembre 1988, il a été vicaire paroissial à Blagaj, et il a utilisé tout son temps libre à Medjugorje, travaillant infatigablement avec d’innombrables pèlerins qui s’y rendaient. De 1988 à 1991, il a été assistant du maître des novices à Humac, où il a également été vicaire paroissial.

Au début de la guerre en Bosnie-Herzégovine, lorsque la plupart des frères âgés sont partis en exil à Tucepi, s’est posé le problème comment assurer les confessions à Medjugorje. Suite à une permission verbale du feu Drago Tolj, provincial à l’époque, le frère Slavko s’est installé à Medjugorje et y est resté jusqu’à sa mort, qui nous a tous surpris et bouleversé ce vendredi, à 15h30.

Quelqu’un a écrit qu’il n’était pas important combien de temps on vivait, mais comment on vivait. Si c’est le critère, on peut dire pour que frère Slavko a vécu au moins trois vies humaines. C’était un ouvrier infatigable dont le travail ne connaissait ni limite d’heures ni de lieu fixe : on pouvait le voir parler aux pèlerins, une heure plus tard consoler les affligés qui le recherchaient chaque jour, puis se hâter au Village de la Mère, institution qu’il a fondée et qui lui procurait tant de joie, institution qui s’occupe aujourd’hui de plus de 60 personnes, principalement orphelins de guerre ou enfants des familles brisées.

Il est difficile d’énumérer tout ce que notre cher frère Slavko a fait : il nous faudrait beaucoup, beaucoup de temps. En faveur de cela témoignent des centaines de condoléances que nous recevons ces jours-ci du monde entier. En un mot : il était un enfant avec les enfants, il souffrait avec celui qui souffre, il était intellectuel avec les intellectuels. Il était une mère pour les égarés et les abandonnés, celui qui recueillait les personnes rejetées. Il était “ dépendant ” de ceux qu’il devait aider. Nous devons au moins mentionner ce que tout le monde sait : il attendait régulièrement le lever du soleil sur le Krizevac ou sur le Podbrdo, et à minuit il était encore debout. Personne ne l’a jamais vu assis sur son ordinateur en train d’écrire, or il est certainement l’un des auteurs spirituels les plus féconds. Ses livres sont traduits en une vingtaine de langues et imprimés en plus de 20 millions d’exemplaires dans le monde entier.

Beaucoup le considéraient comme un phénomène, et il l’a vraiment été. C’est précisément pour cette raison que son départ parmi nous est d’autant plus douloureux, car les miracles n’arrivent pas tous les jours et de tels hommes ne naissent pas souvent.

Mon cher frère Slavko ! Je ne pouvais pas imaginer que nous allions nous séparer aussi vite, ni que ce serait moi qui allais lire ton curriculum vitae, bien que l’on dit que les perles n’ont pas de curriculum vitae, mais des curriculum gloriae. Elles vivent éternellement, car elles ne sont pas trouvées, mais données. Cependant, il a plu au Seigneur de la vie et de la mort de te rappeler à lui précisément en ce moment, et nous l’acceptons comme sa volonté. Tu laisses derrière toi de grands projets qui seront difficilement réalisables sans toi, mais ici, devant ta tombe ouverte, où tu reposeras en paix, je promets que nous allons au moins essayer de continuer là, où tu t’es arrêté, car je sais que c’est ton plus grand désir.

Repose dans la paix de Dieu, et que Dieu bon et miséricordieux récompense toutes tes bonnes œuvres. Amen.

Photographs

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